Antenor Antenor 24 novembre 21:46

Pour ceux qui ne jurent que par les preuves archéologiques, les découvertes de ces dernières années rendent de plus en plus difficile la localisation de la bataille hors du secteur de l’Auzon. Les fouilles à Orcet ont donné de nouveaux indices très probants. Par contre, les résultats au sommet de Merdogne restent toujours aussi décevants. Comment expliquer que le rempart de la supposée citadelle soit moins élaboré que celui de Corent ?

Pour comprendre la localisation de Gergovie au Crest et des capitales militaires en général, il faut prendre de la hauteur. L’organisation défensive du territoire était elle-même structurée comme celle d’une citadelle naturelle avec des murs (montagnes) et des fossés (vallées). Le Crest est entouré d’une première enceinte rapprochée avec la Couze Chambon au Sud, l’Allier à l’Est, les hauteurs de Merdogne au Nord et les volcans à l’Ouest.

Une seconde enceinte beaucoup plus vaste enserre l’ensemble du « pagus » avec la Couze d’Ardes au Sud prolongée par les hauteurs du Sancy et la vallée de la Sioule à l’Ouest et au Nord ; enfin à l’Est c’est la « douve » de l’Allier puis de la Dore en amont surpombée du rempart du Livradois qui assure la protection éloignée. Des sites comme Montpensier, Murat-le-Quaire ou Nonette sont de véritables tours de garde de cette gigantesque fortification naturelle.

Chez les Eduens, le « Donjon » de Mont-Saint-Vincent est directement bordé des douves de la Bourbince-Dheune et de la Guye-Grosne. A plus grande échelle, le territoire est protégé par les monts du Maconais et la Saône au Sud et à l’Est, par les collines du Charolais et la Loire à l’Ouest et par l’Arroux et les hauteurs d’Autun au Nord. Le fait que Mont-Saint-Vincent soit le site le plus élevé du secteur peut induire en erreur car ce n’est pas la raison pour laquelle Bibracte y est implantée mais bien parce qu’il est le plus compliqué d’accès depuis l’extérieur du « pagus ».


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe