Jason Jason 23 janvier 18:22

Bonsoir,

Et merci de ce constat accablant. Je suis très pessimiste sur l’avenir de notre société et je ne vois pas apparaître la fameuse et tant attendue conscience de classe. Si le peuple reste un puissant levier menant à une transformation de l’économie prédatrice, je ne vois pas, par contre, la naissance d’un mouvement qui pourrait effectuer un changement radical des institutions.

La lutte des classes n’est le plus souvent qu’un combat de chapelles, d’ambitions pour les places, de luttes d’égos, où l’usure, le découragement atteignent trop d’acteurs. Comme le disait un député : « Si les dégoûtés s’en vont, il ne restera plus que les dégoûtants ».

Pour reprendre la belle définition de Piere Rosanvallon, le capitalisme est (et reste) un opportunisme de classe. Il est protéiforme et s’accommode de tous les régimes, y compris de nos pseudo-démocraties.

Les définitions de la (des) démocratie/s existent dans les textes et les discours. Le contrat de confiance sur lequel ce système politique repose est vicié car il s’agit le plus souvent d’un contrat dans lequel l’élu ne doit rien à l’électeur. Dans la mesure où ce contrat ne peut être révoqué, si l’élu peut trahir son mandat, alors, tout est permis. De plus, le clientélisme fait des ravages avec ses enfumages permanents.

On ne peut pas revenir à l’existence des clubs comme en 1789, où les motions présentées devant le parlement (Constituante, Convention) faisaient et défaisaient les majorités. Et pourtant, il appartiendrait aux partis et aux associations syndicales de développer dans tout le pays des tribunes de discussions et d’apprentissage de la lutte politique. Au lieu de cela, le pouvoir monarchique existant se contente, de manière surplombante, de demander des cahiers de doléances dont il ne tient pas compte. Et pour cause : il s’agit de jouer la montre.

L’avenir reste sombre.


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