Eric F Eric F 3 juin 09:35

Si on regarde les conditions initiales de création de la CECA puis CEE, on ne peut pas récuser que cela a établi une coopération entre des pays qui s’étaient fait la guerre pendant des siècles, et que depuis lors il n’y a jamais plus eu de guerre entre eux, et que par ailleurs on a connu une croissance solide pendant des décennies.

Là où ça dérape, c’est sur deux plans :

-La part excessive prise par les instances européennes qui se substituent de plus en plus aux états, dans une dynamique de fédéralisme européen et de libre échange mondialisé (plutôt que nous protéger).

-Les élargissements au delà de l’Europe occidentale à des pays dont on a financé le développement au détriment de nos intérêts, élargissements qui en se heurtant à la zone historique d’influence russe nous conduit artificiellement à un conflit qui n’est pas le nôtre.

Les eurofédéralistes (centristes, socialistes, écolos) veulent que cela s’accentue dans ce sens (suppression unanimité, élargissements encore plus à l’Est), c’est à ceux là qu’il faut absolument faire barrage.

Les souverainistes veulent réorienter la gouvernance de l’Union vers moins de contraintes et davantage de protection.

Sinon, faut-il prendre le risque de sortir, ce qui sera pour la France un gap considérablement plus important que ce n’était pour le Royaume Uni car notre économie et la monnaie sont imbriqués ?
Si on dénonce la dette -ce que n’a pas fait le Royaume Uni, champion de la finance-, on est blacklisté du commerce mondial.
Nous n’avons plus de ressources locales en matière première énergétique et minière, et le tissu industriel est plus faible que celui de nos voisins (17% PIB au lieu de 24 en moyenne européenne).


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