Gazi BORAT 14 septembre 2007 08:13

@ ddacoudre

Merci de votre panorama de moeurs et coutumes prouvant bien la relativité de celles-ci.. Margaret Mead dans l’aujourd’hui classique « moeurs et sexualité en Océanie » l’avait déjà démontré..

Ce qui est au centre du problème débattu ici, c’est l’institution du patriarcat auquel l’Ancien Testament, dont s’inspirent les trois monothéismes, donna une légitimité divine.. et qui est la cause principale aujourd’hui de l’asservissement des femmes.

L’Islam n’en a pas l’exclusivité, même si un militantisme politique actuel rend le phénomène plus visible.

Il est peut-être bon de se souvenir que les prophètes hébreux, sous des noms arabisés (Ibrahim, Moussa, Nouha, Daniel jusqu’à...Issa), sont bien présents dans les textes fondateurs de l’Islam..

Cette institution, avec son corollaire la patrilinéarité, contribua à enfermer les femmes, afin que nul ne puisse douter du nom du père, et sacralisa la virginité..

L’érotisation du cheveu est pour moi étrange.. et partagée par les trois religions. Le foulard a été longtemps chrétiens (on vilipendait jusqu’au xx° siècle les "filles en cheveux) et les femmes juives orthodoxes se rasent la tête et portent perruques.

Dans ce dernier cas, les paradoxes abondent. J’ai eu une collègue de travail, très pratiquante, mais qui cachait sa chevelure sous une perruque flamboyante (et séduisante)..

Quand à la question de la nudité : c’est avant tout pour l’homme une nécéssité vitale de se couvrir. Animal à l’origine tropical, son maigre pelage l’handicape en dessous de 20° centigrades.

Il est à noter que la nudité totale (corps sans parure)n’existe pas. Même certaines tribus africaines qui vivent nues compensent par une noblesse du port sans équivalent avec l’attitude souvent gauche et avachie des naturistes européens..

gAZi bORAt


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