minijack minijack 27 septembre 2007 03:14

@ Emile Rouge (red)
(Vous semblez bien mériter de votre pseudo, en effet, le rouge vous va bien.)

Vous exagérez un brin !... Être libéral n’est pas synonyme d’être ultralibéral et bushiesque.

Je me sens libéral et je me déclare de droite parce que je crois à la libre entreprise et pas au collectivisme lequel a largement prouvé son incapacité sauf celle de distribuer (mal) l’argent qu’il n’a pas faute de productivité.

L’humain est ainsi fait qu’il travaille plus vite et mieux lorsqu’il travaille pour lui-même. Bizarre, non ? Être libéral c’est en tirer les conclusions qui s’imposent.

La « lutte des classes » est une utopie indigeste. Mieux vaut lui préférer la collaboration des classes. Encor faut-il qu’elle soit juste et équitable, ce qui n’est effectivement pas le cas.

Il est évident maintenant qu’il y a aussi des libéraux à gauche qui, depuis les bévues lamentables des premiers gouvernements socialistes (Mauroy, Fabius, etc), ont su prendre la mesure des réalités. Rocard était de ceux-là comme Edith Cresson ou ce brave Béré.

Tout comme la gauche n’a pas (si toutefois elle l’avait jamais eu) le monopole du coeur, la droite n’a pas le monopole des conneries. Ce qui ne les empêche pas ni l’une ni l’autre de dérâper de temps à autre, et de prendre aussi parfois quelques mesures remarquables... trop rarement il est vrai.
Heureusement la France est solide et n’est pas en faillite comme on voudrait nous le faire accroire. Ca ne veut pas dire qu’on doive dépenser à tout vat et n’importe comment.

En fait, il y a des gens bien et de bonnes idées de chaque côté et, bien que je n’aie pas voté pour lui, je trouve tout à fait intéressante l’expérience qu’est en train de mener Sarkozy en prenant des gens de gauche dans son gouvernement.
Ce qui me chagrine un peu (même un peu beaucoup) c’est la manière dont il s’y prend en ramenant toujours tout à lui. Ca enferme davantage les bonnes volontés un peu naïves tentant l’essai que ça ne libère les énergies. Du coup, ça risque de faire l’effet inverse de celui auquel on aurait voulu croire... Cela dit, 100 jours ça n’est effectivement pas suffisant pour juger. Ne tombons pas dans le travers démago politicien consistant à tout critiquer dès lors que c’est proposé par l’adversaire politique. Attendons de voir.

Je précise que, bien que libéral, j’ai voté Ségolène parce que je ne me reconnaissais plus dans l’UMP-godillots ni dans la politique ultralibérale de Sarkobush. Ségolène m’a semblé la plus à même de tirer le PS vers les réalités actuelles.
Elle n’a pas réussi, dommage ! Vu comme Sarko s’y prend pour hérisser le poil de ses propres amis, nul doute qu’elle réussira la prochaine fois. On aura malheureusement perdu quelques années.
Mais j’aurais volontiers voté MAM ou même Villepin si ça avait été possible, car il me semble que le gaullisme peut aussi se préoccuper de social tout en restant dans le monde de la libre entreprise.
Les meilleures années de la France (les trente glorieuses) remontent à De Gaulle et Pompidou. Ce n’est pas un hasard !
C’est avec Barre, le « meilleur économiste de France » (selon Giscard), que la dégringolade économique a commencé et qu’on a ouvert la porte à un tas de conneries collectivistes qu’on paie aujourd’hui. Il suffit de se rendre compte du niveau des taxes et impôts à l’époque et comparer avec aujourd’hui en parallèle du nombre des fonctionnaires... Et que je sache, les enfants n’étaient pas moins bien éduqués qu’aujourd’hui, et les services publics — EDF/GDF, PTT, etc,— ou hospitalier n’étaient pas moins bien assurés. L’immobilier n’atteignait pas des sommets himalayens, de nombreuses familles ouvrières pouvaient « faire construire » avec un petit prêt, et on n’empoisonnait pas encore la planète au niveau d’aujourdhui... (sauf en URSS !)

Peut-on revenir en arrière ? C’est toute la question. La réponse n’est ni de gauche ni de droite. Elle est tout simplement de bons sens.


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