Christophe Christophe 14 décembre 2007 12:09

« Difficile de ne pas faire également le rapprochement avec l’affaire Francis Heaulme » Quel rapport ? Pour Heaulme, il n’y a pas eu quatre témoignages qui l’incriminaient complètement et qui se seraient retractés trois ans plus tard dans des contre-témoiganges fumeux qu’aucune personne sensée ne pouvait prendre autrement que pour une démonstration publique de la fameuse : « omerta ».

Il existe deux rapprochements à faire en terme juridique, même si les faits reprochés ne sont pas identiques.

Les témoignages sont des avoeux à l’encontre d’autrui ; Heaulme a, lui, reconnu avoir été le torsionnaire des deux enfants de Montigny-lès-Metz avant de se rétracter ; le tribunal n’a donc pas tenu compte de ses premiers avoeux dans, ni de la rétractation par ailleurs, elle a recherché des faits, des éléments tangibles qui pouvaient incriminer Heaulme dont nous connaissons les responsabilités qu’il a et qui sont reconnues par des éléments tangibles ayant mené à sa culpabilité dans d’autres affaires.

Le second élément de comparaison est justement là. La justice juge un acte, pas ce qu’est le prévenu, ses engagements, ses positions ou d’autres actes que celui qu’elle traite dans le cadre des investigations menées.

Concernant Colonna, il n’existe aucun fait démontré, aucun élément tangible qui puisse permettre de prouver quoi que ce soit. Pour Heaulme, c’est cela qui a conduit la justice à l’acquitter pour ce fait précis, mais pas pour les autres pour lesquels la justice a déjà fait son ouvrage. Pour Colonna, c’est l’inverse qui se produit ; Colonna ne peut prouver son innocence, d’après la justice française, basée sur la présomption d’innocence, ce n’est pas à lui de démontrer son innocence, c’est à la justice de prouver sa culpabilité.

Si la culpabilité ne peut être prouvée, comme dans l’affaire de Montigny-lès-Metz, cela ne peut déboucher que sur l’acquittement. A l’inverse, cela a conduit à la culpabilité pour le cas Colonna. Il plane, à mon sens, moi qui ne suis ni corse, ni nationaliste, juste un citoyen lambda, comme un arrière goût de vendetta dans cette sentence.

Si la République prône la vendetta, elle valide de fait tout autant les comportements criminels de certains nationalistes !


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