Emile Red Emile Red 23 janvier 2008 11:21

Votre article serait de qualité si vous évitiez partis pris et erreurs historiques.

Vous simplifiez bien trop la période révolutionnaire et pré-indépendante, Bolivar n’a jamais été pro-église et Santander anti-clérical pur, ils sont de la même veine issus de la pensée des lumières française et passablement admirateur de Napoléon. Tous les deux avaient avant tout des idéaux sociaux comme le développement de l’éducation, l’abolition de l’esclavage et l’égalité de tous au delà des origines ethniques. L’importance de Santander dans la révolution de la Grande Colombie est superfétatoire, celui-ci n’est devenu important qu’après l’indépendance alors que Bolivar était décédé. Parler de Sucre, de Miranda ou de Manuela Saenz aurait plus de sens.

Autre affirmation aléatoire est votre propos sur la coca qui serait apparue dans les années 60, alors que la coca est une composante des cultures indiennes ancestrales, celle-ci a toujours eu une part importante dans la vie des paysans andins, on en trouve déjà trace culturelle et agricole bien avant la conquista.

Aussi vous cantonnez les milices à des groupes d’autodéfenses multi composantes, en expurgeant le fait qu’elles soient d’extrème-droite, c’est vrai pour certaines au service de potentats locaux, mais une majeure partie des milices du nord-ouest et du centre étaient et sont surement encore des groupes paramilitaires armés par les groupes fascistes de Colombie, les dictateurs étrangers et les fondamentalistes religieux.

Vous ne parlez pas de la naissance des FARCS issus des massacres occasionnés par les gouvernements successifs sur les partis de gauche et en particulier sur le PCC, massacres qui ont jalonnés l’histoire des FARC jusqu’aujourd’hui à chaque fois que ceux-ci ont tenté un retour au pluralisme démocratique. Quant à les traiter comme de vulgaire traffiquants de drogue, c’est méconnaître l’idéologie des FARC ou mentir, d’ailleurs vous oubliez consciencieusement l’ELN ou les AUC bien plus proches de la violence et du banditisme. Je ne ferai pas de commentaire sur votre façon de parler de Marulanda.

Sur Uribe, rien à dire tant votre apparente admiration sue de ces paragraphes inutlies. Uribe est un politique certainement pas libéral dans l’acception européenne mais ultra-conservateur, froid et calculateur. Son allégence aux USA est telle que même au congrés US les députés freinent des quatre fers pour éviter de tomber dans un piège à la "chilienne", une part importante des foreces amércaine a été retirée de Colombie de peur qu’à la suite d’un golpe de estado, Uribe les impliquerait au dela de l’enjeu prévu. 

Votre article aurait eu une bonne valeur de vulgarisation sans ces incessantes prises de position subjectives et ce survol historique approximatif.

 


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