phiconvers phiconvers 24 janvier 2008 10:14

Une source intéressante sur les positions respectives de Bolivar et Santander sur l’Eglise :
http://books.google.com/books?id=Vf0ut6I6kLoC&pg=PA96&lpg=PA96&dq=bolivar+santander+eglise&source=web&ots=XOJuIDw384&sig=pbztuhlC0YYgEy0dNT6qXax4om4#PPA96,M1

et puis ce petit extrait d’une conférence de Ph. Conrad :

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La fin du Libertador-Presidente

À l’issue de deux mois de vains palabres, la convention est dissoute et la Colombie se retrouve sans gouvernement et sans constitution mais le « pays réel », celui des notables locaux las de l’anarchie, fait appel à Bolivar qui prend alors le titre de Libertador-Presidente. Soucieux de briser le désordre grandissant, Bolivar recherche l’alliance de l’Église catholique, châtie impitoyablement les bandits de grand chemin et les agitateurs en tout genre, impose une discipline de fer à une armée nostalgique des campagnes de la guerre de libération, ferme les loges maçonniques transformées en foyers d’opposition par l’aristocratie locale attachée à ses privilèges. Des mesures énergiques sont également prises pour relancer la vie économique. Envoyé à Washington comme ambassadeur, Santander garde encore de nombreux partisans hostiles au président et celui-ci échappe même de peu à un attentat. Il a cependant fixé au 2 janvier 1830 la fin de sa « dictature » et mesure son impuissance à maîtriser les forces centrifuges qui menacent la Grande Colombie.

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Bien sûr, il ne s’agit pas de faire de Bolivar un fan du cléricalisme, mais sa volonté d’alliance avec l’Eglise est patent.

Sur la coca, je vous rappelle qu’il n’y a presque plus d’Indiens en Colombie, et que la consommation "culturelle" était donc rare en Colombie, à la différence du Pérou et de la Bolivie.

Je répète que parler de fascisme ou d’extrême-droite en Colombie n’a guère de sens. Une analyse du discours paramilitaire et des objectifs des commanditaires des milices montre qu’il n’y a guère de bases idéologiques. Parlons de féodalisme, de conservatisme, de latifundisme, mais pas de fascisme !

Pour publier sur Agoravox, et accessoirement être lu, il faut être assez bref ; j’ai donc bien précisé que ma présentation était "à grands traits", et j’encourage vivement mes lecteurs à creuser. J’ai évoqué les massacres dirigés contre l’UP et ai expliqué que cette initiative politique dominée par le PCC n’avait pas amené les FARC à abandonner la voie militaire. Je n’ai pas parlé des AUC parce que ce mouvement en tant que tel n’existe plus.

Uribe vient du parti libéral colombien, que cela vous plaise ou pas ! J’ai d’ailleurs expliqué que libéralisme et conservatisme en Colombie ne se distinguent plus guère aujourd’hui. Et oui, j’assume parfaitement mon admiration pour ce courageux leader, dont vous oubliez manifestement qu’il bénéficie, six ans après sa première élection, d’un incontestable et immense soutien populaire. Mais vous devez faire partie de ceux qui pensent que le peuple, quand il ne vote pas comme vous le souhaitez, doit être mis à l’écart...


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