phiconvers phiconvers 3 février 2008 17:41

Il me semblait avoir évoqué assez clairement le contexte de "la Violencia", que vous résumez un peu trop vite à un nettoyage social dirigé contre les pauvres. Dans une société inégalitaire comme l’était et l’est encore la société colombienne (comme ses voisines d’ailleurs, qui n’ont pas ou plus ce problème de guérilla anachronique), les pauvres sont aussi utiles aux riches que ceux-ci le sont aux premiers. C’est un système féodal, clientéliste, que je me suis attaché à décrire.

La mainmise sur quelques groupes d’autodéfense paysanne par le communisme est incontestable au début des années 1960. il faut étudier la popularité des guérillas (pas que les FARC) dans l’histoire et constater honnêtement que celles-ci ne jouissent plus de soutien dans la population. L’ensemble des sondages et des études universitaires, en Colombie et à l’étranger, convergent sur ce point. La survie de la guérilla tient à trois facteurs propres à la Colombie : la richesse de ce mouvement, liée au narcotrafic, la géographie extraordinairement complexe du pays et le caractère plutôt "nationaliste" de la guérilla qui, jusqu’à présent, a su éviter de trop titiller les voisins. Les choses ont évolué depuis l’arrivée de Chavez et, presque paradoxalement, le débordement des FARC du côté vénézuélien va peut-être signer leur fin.

S’agissant des millions de dollars investis par les Colombiens et par les Américains, il est inexact de prétendre qu’ils ont été inutiles. La situation en Colombie n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était au début des années 2000.

 

 


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