krikri 8 février 2008 20:31

>Rare sont les gens qui voyagent / déménagent qui ne font pas attention à leur accent, ... C’est l’une des >choses qui selon moi se travaille le plus.

Les gens qui quittent leur region decouvrent leur accent, et ils s’en preoccupent tous a un moment ou l’autre. Ils vivent plus ou moins bien la difference, se corrigent parfois en improvisant ou *font avec*. Mais, a part certains linguistes, artistes et des gens d’un certain niveau comme les politiciens mediatises, personne ne prend de cours de *diction* ou d’ *orthophonie* dans leur langue maternelle. Il y a surement beaucoup de gens qui ne savent pas que ca existe, et d’autres qui ont peur de renier leurs origines. En tout cas, c’etait tres rare en France il y a quelques annees. 

>Esperantulo, je m’excuse, j’ai raté le passage où il définit exactement les niveaux B1 et B2,

Ce n’est pas lui qui les definit mais un concordat de professeurs europeens :

http://www.azurlingua.com/adultes/cadreurop.htm

Pour resumer, ces niveaux de reference et les tests nous servent a placer les etudiants en langue dans des groupes de niveau. Les tests de fin C1+C2 verifie que l’etudiant a les competences linguistiques (mais pas seulement) necessaires pour suivre des etudes universitaires dans la langue etudiee. Pour les objectifs professionnels, dans certaines specialites, il y a d’autres evaluations et d’autres tests organises notamment par les chambres de commerces. Mais c’est la mode actuelle d’afficher ses B1 et A2 sur son CV.

Pour les enseignants de langues, ces niveaux ont ete un gros progres. Ils ont permis une certaine uniformisation des niveaux des methodes. Avant, il y avait des methodes ou on faisait faire des annees de grammaire et de traduction ecrite avant de commencer *la conversation*. D’autres ou on faisait tres vite causer les eleves, sans trop savoir ou aller ensuite quand ils etaient devenus *a l’aise a l’oral* (mais n’avaient pas parfois que des connaissances superficielles). Il restait aussi des gens qui formaient les eleves a lire, des classiques de preference, et a traduire dans leur langue, sans devenir capable de parler ou ecrire eux-memes. La, on a definit ce qui est devenu la nouvelle base en Europe.

>Je ne crois pas que l’on demande à l’éducation nationnale de former des gens capable d’être fluent’ en >anglais. On leur demande de pouvoir se débrouiller à l’étranger, ou avec un étranger qui parle pas >français,

Non. Les programmes de l’education nationale n’ont jamais eu ces objectifs de cours Berlitz. Classiquement, l’etude des langues sert d’abord au developpement personnel de l’eleve, en lui faisant faire l’experience de l’etude des bases (grammaticales, phonologiques etc) d’une langue, et de lui donner une initiation a une autre culture par l’etude en V.O. d’articles, d’extraits litteraires et autres documents. Cette base doit permettre de continuer l’etude de la langue a l’universite. Pour l’anglais, mais pas necessairement les autres langues, un des objectifs supplementaires est de donner aux eleves les competences pour lire les documents en anglais necessaires a leurs etudes futures et a rediger des resumes et synthese en anglais, pour presenter leurs futurs theses, etc... le programme amene au niveau B2 ou C2, selon l’ambition des eleves. Le bac prepare au pire a la fac, au mieux a la prepa, c’est pas un scoop, si ?

 Il y aura toujours un decalage entre les desirs des gens (faut que le petit apprenne l’espagnol pour nous aider dans nos vacances a Barcelone... ou...je veux que mon fils soit bilingue parfait indetectable pour avoir des chances dans la vie... moi, j’veux parler comme un rapper ...)., ce qui est enseigne...et ce dont les gens auront besoin pour lire la notice de l’e-phone, faire un echange Erasmus ou etre serveur a Londres.


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