eric 23 janvier 2009 15:26

Merci

T&B ? Connait pas

Sur une classe sociale potentiellement révolutionnaire, de dipômés frustrés dans leurs attentes, je trouve au contraire qu’il ne développe pas. Dans plusieurs ouvrages, il parle de l’alphabétisation des hommes jeunes comme origine de toutes les révolutions, mais ce modèle ne rend pas compte du Nazisme, dans un pays largement et depuis longtemps alphabétisé.

D’un point de vue démographique et sociologique, les forces vives du Nazisme furent très exactement ce dont nous parlons. Hitler, comme Himmler, comme la moitié des écrivains Nazi les plus populaires, sont des enfants de fonctionnaires, trompés dans les attentes de stabilité et de visibilité de l’avenir inculquées par leurs parents. (voir je crois, histoire d’un allemand de Sebastain Haffner qui lui s’en sor parcquil vient d’un milieu chrétien et ne peut pas croire à ce qu’on lui raconte sur les juifs)

La principale différence entre les révolutions un peu Nihiliste type Nazis ou Chiites iraniens et positivistes type bolcheviques réside moins dans les catégories sociales concernées qui sont les même, comme le montre Todd, que dans la situation de leur société.
Les russes malgré la guerre sortaient de la période Stolypine, plus forte période de croissance de longue durée connue en occident, et, pour leur catégorie sociale plustot positive. Ils n’ont commencé à complètement délirer que suite aux résultats de leurs propres politiques. Les allemands eux sortaient d’une pèriode de paupérisation et avaient dès le départ un vision sombre des choses.

Personellement, en écoutant les alter trotsko quelque chose et leur profond pessimisme ( "la mondialisation voulue par l’élite ultralibérale mondialisée est inéluctable, le combat est déjà perdu, une autre vie est possible mais malheureusement trop de force du mal s’y opposent" etc.... voir leurs sites), je pense que si révolution il devait y avoir, elle serait résolument nihiliste et de type fachisante, même si l’étiquette du moment devait être "progressiste".

En ce qui concerne leur tolérance à la mondialisation, je suppose qu’il faut segmenter entre le haut du panier, les fonctionnaires de ce que j’appelle la gauche arrivée, mieux payés, souvent socialistes, qui profitent de tous les avantages du système, y compris des prix bas sur les produits importés et des femmes de ménages pas cher, et les petits employés publics, parapublics ou financés sur fonds publics, plus extême gauche, moins protégés par des statuts (intermittents du spectacle animateurs socio cul) etc.. car pour eux la mondialisation à des conséquences directes.

Comme pour faire face, il faut être efficace, on est en pèriode de tentative de contrôle des dépenses publiques. Ils sont donc directement visés. ils sont ce que j’appelle l’arrière garde du prolétaria ; ceux que la gauche arrivé est prête à sacrifier pour sauver l’essentiel, ses statuts à elle.

Quand au protectionnisme, c’est un vaste débat. En tant que libéral, je ne suis ni pour ni contre par principe. Entre paysqui respectent certaines règles du jeu, l’ouverture est sans doute la meilleure solution. Ponctuellement, si un pays joue les passager clandestin, par exemple si les communistes Chinois esclavagisent leur population pour maintenir des coûts particulièrement bas, il peut être possible au coup par coup de faire pression. Sur le fond, ethique, chaque fois que plus de liberté est possible c’est mieux, dans la pratique le libéralisme est pragmatique, il plannifie en tant de guerre, il nationalise quand c’est inéluctable, privatise quand il le peut, protège en tant que de besoin ses industrie ou s’ouvre quand il en à l’opportunité.

Je trouve philosophiquement un peu inquiétant un parti pris à priori pour le protectionnisme qui me paraît plus idéologique qu’économique.



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