Reinette Reinette 1er mars 2009 12:08

CUMULER PLUS, POUR GAGNER PLUS !
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« Il faut se serrer la ceinture, l’heure est aux économies  ». En cette période de crise, ces mots sont devenus une vraie rengaine.

Sarkozy l’a clairement exprimé lors de ses voeux en 2009 : « Pour nous en sortir, chacun devra faire des efforts »

Observons le salaire* des 577 députés (ceux qui nous représentent !)

Les prix sont par mois (prix et non salaires car ça coûte au contribuable).

Salaire : 5 126 € net d’impôts
Il s’agit d’un très bon salaire pour un responsable politique qui découpe son travail en trois tiers : un tiers du temps, il travaille dans les commissions de l’Assemblée nationale pour préparer les propositions de lois et les textes présentés en séance plénière, un tiers du temps il siège à l’Assemblée nationale, d’octobre à juin, avec souvent une session extraordinaire en juillet. Et le reste du temps, le député sillonne sa circonscription...

Frais de mandat : 6 223 € non imposable

Puisqu’il s’agit d’une indemnité, elle est non imposable. Avec cette somme, les députés sont donc censés couvrir toutes leurs dépenses de représentations : déplacement sur le terrain, costumes et autres frais divers.


+ collaborateurs  : 8 853 € ( c’est toujours mieux de se tourner les pouces à deux voire trois)
 

Souvent, les députés embauchent des membres de leurs familles, sans qu’ils n’aient de formation particulière. Le temps de travail d’un collaborateur n’est d’ailleurs soumis à aucune règle. Certains députés, très consciencieux, ont donc un véritable staff, d’autres, plus dilettantes, se contentent d’une secrétaire ou d’un collaborateur. Une partie du crédit alloué part alors dans la poche du député.


+ train : gratuit en 1ère classe

+ avion : 40 vols gratuits

+ taxis parisiens : gratuit

+ voiture (avec chauffeur je vous prie) : à disposition, le plus scandaleux étant les députés qui demandent une voiture pour aller dans des restos chics de la capitale se situant à 700m de l’Assemblée (ensuite ils vous diront que "ce n’est pas bien de polluer les enfants")
Autrement dit, la plupart des déplacements sur le terrain sont financés par l’Assemblée nationale, le député n’ayant pas besoin alors de piocher dans sa cagnotte de 6 223 euros de frais de mandat. Rien n’oblige le député à dépenser l’intégralité de ses indemnités. Il peut alors les garder pour lui, à condition que l’ensemble des indemnités perçues personnellement ne dépasse pas les 8 100 euros depuis une loi qui date de 1992)

+ hôtels haut de gamme : tarifs préférentiels

+ restaurant de l’Assemblée : environ 7 € le repas ! Table très haut de gamme ! Si je ne dis pas de bêtises, le café à l’Assemblée nationale est à 0,50 € (sans compter les cigares).

+ prêts à taux réduit : 2 à 3%


Les députés non réélus percevront « à vie » 20 % de leur traitement : soit 1 390 € par mois. C’est ce que nous pouvons appeler les « golden parachutes » de nos députés. Bien entendu cette généreuse « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n’est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple, justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un conseiller .

Toutes les sommes reçues par le député s’élèvent donc à 20 208 euros. Le député est libre de les dépenser comme bon lui semble.

Au total, les 577 députés perçoivent donc un peu de plus de 11 millions d’euros cumulés par an. Mais cette somme globale n’est que la partie émergée de l’iceberg. Car sur les 577 députés en place en janvier 2007, 439 possédaient un autre mandat (maire, conseiller général ou régional) et 80 en possédaient deux autres.
Autrement dit, 90% des députés cumulent leur fonction nationale avec une fonction locale rémunérée, bien évidemment !


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