Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 31 octobre 2009 13:02

«  Notre siècle est le siècle propre de la critique, à laquelle tout doit se soumettre. La religion, par sa sainteté, et la législation, par sa majesté, veulent ordinairement s’y soustraire. Mais alors elles excitent contre elles un juste soupçon, et ne peuvent prétendre à ce respect sincère que la raison accorde seulement à ce qui a pu soutenir son libre et public examen.  »

Immanuel Kant, Critique de la raison pure, Préface de la 1ère édition, traduction Alexandre Delamarre et François Marty, Paris  : Gallimard, 1980.  

«  La raison dans toutes ses entreprises doit se soumettre à la critique, et elle ne peut par aucune défense porter atteinte à la liberté de cette dernière sans se nuire à elle-même et sans s’attirer des soupçons qui lui font tort. Il n’y a rien de si important, au point de vue de l’utilité, rien de si sacré qui puisse se soustraire à cet examen approfondi et rigoureux, qui ne s’arrête devant aucune considération de personne. C’est même sur cette liberté [de la critique] que repose l’existence de la raison  ; celle-ci n’a pas d’autorité dictatoriale mais sa décision n’est toujours que l’accord de libres citoyens, dont chacun doit pouvoir exprimer sans obstacles ses réserves et même son veto.  »

Immanuel Kant, Critique de la raison pure, Théorie transcendantale de la méthode, I, deuxième section, traduction Alexandre Delamarre et François Marty, Paris  : Gallimard, 1980.


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