heliogabale boug14 29 décembre 2009 20:50

Je réponds (plus ou moins bien) à la question plus haut :
une reconnaissance de dettes est un moyen de transaction et également une unité de compte, ce qui lui fait deux points communs avec la monnaie. La reconnaissance de dettes n’est pas une réserve de valeurs à strictement parler, puisque sa valeur peut être dépréciée à tout moment...
La monnaie fiduciaire rentre dans cette définition, prenons l’exemple extrême du Zimbabwe, tous les six mois, on y dévalue la monnaie...la banque centrale du zimbabwe n’honore pas les dettes qu’elle émet ce qui a pour conséquence que les zimbabwéens sont à chaque dévaluation moins riches...
Quand je possède des billets de banque, je me contrefiche de leur valeur intrinsèque nulle, garantie sur du néant (depuis 1971), ce qui m’intéresse c’est le pouvoir d’achat que je possède à travers ces billets...
Le citoyen lambda se fout donc de la valeur intrinsèque du papier-monnaie...du moment qu’il a confiance en les institutions émettrices de ces dettes et je ne vois pas en quoi le raisonnement qu’il fait de la monnaie scripturale ne pourrait être prolongé pour la monnaie fiduciaire, reconnaissance de dettes émises par une banque, la banque centrale. Elle a certes bien plus de possibilités de se refaire que les autres banques mais c’est la même chose fondamentalement.


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