epapel epapel 16 février 2010 14:23

Non, car autrement je l’aurais pointé aussi, mais c’est dommage parce que cette erreur ôte la possibilité d’une mise en perspective plus globale et plus fondamentale. En effet les US ont un grand intérêt dans les difficultés de la zone euro :
- détourner (pendant quelque temps) les marchés de leur propre difficultés financières
- pouvoir emprunter plus facilement et à moindre coût sur les marchés grâce à la remontée du dollar

Et surtout le cœur de la crise actuelle restera les US tant qu’ils n’auront pas résorbé leur déficit budgétaire et commercial, réduit fortement leur dépenses militaires, et réduit l’endettement des ménages et des entreprises ce qui prendra au moins 5 ans avec une politique volontariste. Je pense que les marchés vont se retourner très vite sur le dos des US et de la Grande Bretagne (qui est bien plus liée aux US qu’à l’UE) dès que la Grèce aura reçu une soutien effectif de la zone euro.

A contrario, prise dans son ensemble la zone euro a un faible déficit commercial, des dépenses militaires réduites et un taux d’endettement des ménages limité, le problème fondamental de la zone euro c’est l’absence de coordination des politiques économiques qui conduit au chacun pour soi et des pratiques divergentes voire contradictoires et ça continuera tant qu’aucun remède n’est mis en place. La cause c’est un traité de Lisbonne qui interdit de le faire activement au niveau européen et ne propose que la solution passive du respect des critères Maastrich. L’alternative pour l’Europe c’est :
1) une politique déflationniste pilotée par la réduction des déficits dans chaque Etat qui fera augmenter le chômage et les diminuer les revenus durablement après leur stagnation depuis 10 ans.
2) une révision des traités européens pour mettre la politique monétaire au service des Etats, conduire au niveau politique la convergence des économies et enfin surtout assurer la protection de l’UE face à la concurrence agressive et déloyale de la Chine et des autres pays émergents impossible à contrer avec les règles de libre échange actuelles (pour preuve il y a quelques années l’industrie textile européenne a mis moins de deux ans à être liquidée après la levée des quotas chinois).

Pour le malheur des européens, nos dirigeants et la commission européenne ont choisi la première option car ils sont tous des ultra libéraux.


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