le naif le naif 19 février 2010 16:35

@ jesuisunhommelibre 

"Puisque nous sommes globalement d’accord, ne pensez-vous pas que c’est justement un excès de réglementation qui a généré ses produits de plus en plus sophistiqué et de plus en plus loin de la réalité ?"

Je pense que l’excès de réglementation est pervers, il y a l’esprit, la lettre et des armées d’avocats. Dans un sens je suis d’accord avec vous, l’inflation exponentielle de textes, de lois, de règlements a fini par constituer un réseau inextricable où seul les gros peuvent s’en sortir. C’est pourquoi, je suis pour un État fort ( là il faudrait parler démocratie et indépendance, mais ce n’est pas le sujet ) en position d’arbitre, œuvrant pour le bien général et faisant respecter l’esprit de la loi.

"D’autre part, je ne vous apprendrez rien en parlant de l’information essentiel que constitue le prix d’un bien, quelqu’il soit. Or, quand la FED produit du billet vert à tour de presse, elle génère nécessairement cette spéculation parasite, puisque les repères n’existent plus."

Nous sommes ici dans une configuration très particulière, où les règles habituelles des marchés ne s’appliquent plus, je comparerai cela à une partie de poker menteur, où un joueur peut emporter la mise avec un jeu pourri. Les mécanismes du marché ne fonctionnent plus, sinon la partie serait terminée depuis 2008. Tous les bilans et les stats sont truqués et le jeu de la concurrence est totalement faussé. In fine ce qui fixe les prix, c’est ce qu’un acheteur peut mettre sur la table. Le dollar est de la monnaie de singe, tout le monde le sait et dans un marché non truqué il serait déjà par terre......

"Il y a une différence majeur, entre la loi, applicable à tous, et garantissant les droits fondamentaux, et une réglementation, a la fois tatillonne et en retard d’une guerre.« 

Tout à fait d’accord sur ce point

 »Ceux qui créent les produits financiers sont très largement plus compétents et plus motivés que ceux qui établissent les règles.« 

Ce sont les mêmes, ils commencent par faire du lobbying à Washington ou à Bruxelles et une fois les textes qu’ils ont eux même rédigés et proposés sont adoptés, ils en sont bien évidement les premiers bénéficiaires ( c’est d’autant plus facile qu’ils ont contribué généreusement à l’élection »des représentants du peuple« ) Raison pour laquelle vouloir réformer ou »moraliser« la finance, sans au préalable, réformer nos »démocraties" c’est mettre la charrue avant les boeufs 



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