Michel DROUET Michel DROUET 6 juin 2010 12:36


Il y a 40 ans lorsque j’ai commencé à travailler dans la fonction publique, je gagnait environ 25 % de moins que dans le privé à qualification égale.
C’était la période des 30 glorieuses et l’on valorisait plus le privé que le public.
Avec les crises successives, les choses se sont inversées et c’est les salariés du privé qui s’en prennent plein la figure.
On a donc, rogné sur les salaires et les retraites du privé au nom de la compétitivité (et aussi au nom des profits).
On cherche désormais à « aligner » (mot à double sens) les fonctionnaires sur le privé en attendant une prochaine attaque sur les « derniers avantages » du privé qui servira de base à une nouvelle régression de ceux des salariés du public. Et ainsi de suite, jusqu’à la disparition des systèmes de retraite par répartition.
L’histoire est un éternel recommencement, mais toujours dans le même sens et tout le monde n’est pas concerné.
L’opposition privé/public est totalement artificielle. Elle n’est là que pour contenir le débat entre les salariés quel que soit leur statut, en évitant de mettre sur la table les sujets qui fâchent : le bouclier fiscal, la financiarisation de l’économie, les retraites chapeau, les niches fiscales, la baisse de la TVA dans la restauration, la défiscalisation des heures sup. etc, etc...


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