Philippe Philippe 6 mars 2006 16:29

Le lien avec le sondage est donné dans le corps de mon article, dans les premières lignes.

Concernant Nantes que vous évoquez. Il s’agissait extra-brupto d’une création de ligne. Ici, ce n’est pas le cas, puisque le PC que le tramway doit remplacer a déjà son site propre ! C’est là toute la différence ! Et le budget aurait été mieux placé comme pour Nantes à créer une ligne nouvelle plutôt qu’à remplacer une ligne existante.

Les franciliens ne demandent que l’amélioration des liaisons existantes et celles de banlieue à banlieue. le choix fait est un choix de riche et de dépensier. Si vous avez déjà pris le PC, vous sauriez qu’il fonctionne bien !

Mais comme je le dis dans mon papier de base, le grand pb de la Mairie de Paris est qu’elle n’a pas de pouvoir direct comme le Maire de Londres sur les transports collectifs. Donc mon reproche, clairement exprimé, est de dire que la construction des couloirs améliorent le déplacement des parisiens par bus. Et là c’est faux. Et pour être utilisateur de bus et de métro parisiens, j’en sais quelque chose !!!

L’interlocutreur suivant votre message dit que plus les bus vont vite, plus ils ont de passagers. C’est bien la question : ils vont plus vite et leur nombre de pasagers n’augmente pas plus que sur les 10 années précédentes !

Voici ce que dit Le Monde du 7 octobre 2005, qui n’est pas taxé de journal de droite ... sur la baisse de la fréquentation des bus :

« Après une année 2004 marquée par une hausse de la fréquentation, la RATP affiche pour le deuxième trimestre une baisse d’activité de 4 % de son réseau de bus, jugée »préoccupante« . Certaines lignes sont très affectées, comme la petite ceinture (PC), qui enregistre une chute de 21 % de fréquentation, soit 2,5 millions de voyages en moins, tout comme la ligne 62, avec une baisse de 11 %.  »Ces mauvais résultats sont conjoncturels«  liés aux nombreux travaux de voirie , estime Lorenzo Sancho de Coulhac, responsable de l’agence territoriale de Paris. »Les moyens manquent tant en personnel qu’en matériel pour assurer un service plus régulier, en particulier sur les premières lignes Mobilien« , soutient de son côté Cyrille Brown, secrétaire général de la CGT-Bus.  »Les responsables de la mairie manquent de clarté sur leurs véritables intentions« , considère Jean Machéras, délégué de Paris de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut). Si cette association partage l’essentiel des objectifs de la mairie sur la diminution de la place de la voiture, elle regrette le manque d’explications sur les moyens d’y parvenir, notamment en termes de stationnement ou de livraison des marchandises. »

Quant à la pollution en augmentation de Paris, voici ce qu’en disait toujour le Monde du 14 janvier 2006

« En revanche, l’évolution des »polluants secondaires« , issus de la transformation chimique des molécules dans l’air, est plus préoccupante. Les concentrations moyennes de dioxyde d’azote et de particules à proximité du trafic routier dépassent systématiquement les valeurs limites fixées par la réglementation. Quant aux niveaux moyens d’ozone, leur niveau a doublé en 15 ans. Pour ces trois polluants, si l’évolution actuelle se poursuit, »la France ne respectera en aucun cas les objectifs fixés par l’Union européenne en 2010", explique Philippe Lameloise, directeur d’Airparif. Selon lui, la politique mise en place à Paris, qui a abouti à la diminution de 15 % du trafic, ne joue qu’un rôle secondaire dans la baisse des concentrations de certains polluants. « L’impact des améliorations techniques et du renouvellement du parc automobile est beaucoup plus lourd », affirme le directeur d’Airparif. A propos de l’étude publiée en décembre 2005 par les universitaires Rémy Prud’homme et Pierre Kopp, qui évoquait une augmentation récente de la pollution à Paris du fait de la congestion des grands axes et du ralentissement de la vitesse moyenne des véhicules (un véhicule pris dans un embouteillage pollue davantage), les experts d’Airparif ont affirmé que les deux auteurs avaient travaillé sur des données « anciennes ». Les expérimentations menées par Airparif sur certains boulevards dotés de couloirs de bus ont montré une « diminution nuancée » des polluants sur ces axes."


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