Sylvain Reboul Sylvain Reboul 21 mars 2006 18:14

Votre vision du patron est un peu trop réductrice et dramatisée : celui-ci par définition dispose de capitaux ou alors ce n’est pas lui le patron mais ses investisseurs, et , en effet, sa situation peut être précaire ; mais il a néamoins un un peu plus de pouvoir sur sa vie professionnelle et d’initiative ( et cela est toujours gratifiant) que des employés précaires. Dès lors qu’il dispose d’une savoir-faire apprécié et s’il est malin et s’il réussit un tant soit peu, il peut très bien mettre ses oeufs dans plusieurs paniers pour éviter sinon la faillite au moins la ruine..et transmettre un petite fortune à ses enfants ou successeurs.(Vous voulez plus de precisions ?)

De plus un patron souvent, sinon il n’en est pas vraiment un, a des employés dont il dépend aussi et qu’il a pour rôle de motiver au service de son entreprise. Il ne peut pas les traiter comme des objet ou des marchandises jetables, sauf à les pousser à la résistance passive, voire au sabotage et/ou au détournement de marchandises ou d’activités. Un patron est donc aussi et même surtout, à moins de vouloir faire tout ce que vous dites tout seul, un meneur d’homme et un chef d’équipe et donc quelqu’un dont le comportement éthique légitime l’autorité dont il a besoin vis-à-vis de ses collaborateurs et le pouvoir qu’il exerce sur ses employés.

C’est incroyable comme il faut répéter des évidences aussi triviales à des gens qui sortent des grandes écoles ; pour avoir longtemps exercé, avant que de m’occuper de l’entreprise familiale (80 personnes en Allemagne), la fonction de professeur colleur dans les classes préparatoires des concours des écoles de commerce dont HEC, je peux vous dire que je m’étonne d’une vision aussi pauvre et mythique du patron-forçat de droit divin qui n’existe que dans votre mythologie tendancieuse.

Le rasoir philosophique


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