Vianney 25 novembre 2010 01:55

Il y a beaucoup de choses dans ton commentaire, permets-moi d’en faire une critique constructive.

Tu écris qu’aucune réelle démocratie a existé par le passé ou existe actuellement. Bon, je n’ai pas lu de bouquins sur la théorie de la démocratie, je n’ai pas non plus les connaissances historiques de deux millénaires entiers pour acquiescer ta phrase. Cette question est une question de philosophes et d’historiens et un commentaire sur Agoravox n’est pas le meilleur endroit pour traiter ce problème.

Je suis moi aussi révolté par le pouvoir exceptionnel qu’on les banques dans nos « démocraties ». L’esclavage salarial actuel par la dette et la création monétaire privée est un fléau, on est d’accord. Nationaliser les banques me semble effectivement une proposition à considérer très au sérieux, qui résoudrait beaucoup de problèmes.

Toutefois, dans une optique d’action politique à court terme, il faut replacer la tyrannie financière dans son contexte géopolitique. Nous avons face à nous un empire dont la main armée est le système bancaire, certes, mais aussi ses armées, ses réseaux d’influence, sa structure décisionnel. C’est ici que l’Union Européenne est à blâmer. Si les vautours du FMI mangent nos économies et nos acquis sociaux, c’est aussi parce que les décideurs politiques les laissent faire. D’où la question : qui décide ? qui fait les lois ? ... ? Ici, l’UE a une responsabilité écrasante. L’inventaire des CVs des commissaires européens est éclatante. François Asselineau le fait dans sa conférence « Qui gouverne la France ? » : http://www.u-p-r.fr/les-conferences-de-francois-asselineau/extraits-1-a-4/

Tu écris préférer vivre dans une entité plurinationale (UE ? Europe ? Occident ?) plutôt que dans un espace national. Car une nation aura forcément des voisins, donc des ennemis, donc des conflits armés. Ici je ne suis franchement pas d’accord. La nation France a actuellement perdu sa souveraineté (monétaire notamment depuis 1973 etc). Cependant, si elle la retrouvait, elle pourrait mener une politique étrangère beaucoup plus progressiste qu’actuellement. L’actualité parle d’elle-même, nous vivons au sein d’un empire pluri-national qui nous mène déjà dans des conflits destructeurs (Afghanistan). Lors de la réunion du conseil de sécurité de l’ONU avant la guerre en Irak de 2003, Villepin et Chirac ont dû enfreindre une règle communautaire de l’UE (qui interdisait un veto si la majorité des états de l’UE n’était pas d’accord avec ce veto) pour s’opposer à la guerre américaine. Ici, c’est bien l’UE qui voulait nous obliger à participer à cette guerre basée sur un tissu de mensonges.

Enfin, question : peut-on imposer des règles aux banques si il n’existe plus de frontières ? L’idée de la frontière, c’est de dire qu’ici, nous imposons ces règles.

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