François Schreuer (---.---.169.110) 22 avril 2006 02:37

L’auteur de cet article ne connaît manifestement pas grand chose à la réalité du monde du logiciel libre. Il avance de manière péremptoire des propos extrêmement généralisants sans les étayer sur des faits et sans même se donner la peine de les nuancer. Je crois qu’il serait avisé de commencer par lire les nombreux travaux, notamment sociologiques, écrits sur le sujet. Il apprendrait que les producteurs de logiciels libres sont loins d’être tous les professionnels (voir l’exemple de SPIP), que les motivations desdits développeurs et des commanditaires sont bien plus variées qu’il le pense, qu’il existe des projets entièrement bénévoles et performants (Debian, vous connaissez ?). Que le fait qu’un développeur soit payé n’implique pas une logique mercantile (pensons à tout le secteur de l’éducation pour lequel le libre représente une manière bien plus efficace d’allouer des ressources de développement) ni même un « intérêt » immédiat (car le développement d’une informatique libre représente un substrat bien plus propice à l’émergence de nouvelles idées et à la crétivité que le monde propriétaire).

Enfin, l’idée que le libre peut aussi représenter un enjeu en terme de démocratie, d’appropriation des savoirs par les citoyens (et donc justifier un investissement de la part des pouvoirs publics) ne semble même pas effleurer l’auteur de ces lignes.

Bref, j’ai rarement lu un papier aussi mal informé et d’une analyse aussi mauvaise que celui-ci.


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