docdory docdory 24 mars 2011 14:14

@ Oléagineuse

Je prend acte du fait que vous ayez fait une coquille et remplacé par inadvertance ou distraction le mot « protection » par le mot « promotion » . 

Néanmoins, cela ne fait que déplacer le problème :

En quoi les religions, qui sont des systèmes de croyance dépourvus de tout fondement rationnel et de toute preuve objective devraient être « protégées » , et par qui  ? Pourquoi protéger les religions plutôt que d’autres croyances sans fondement : on ne protège pas la croyance en la Terre plate, ni la croyance au système géocentrique, on ne protège pas la croyance en l’astrologie, en la chiromancie, en la radiesthésie ou dans les soucoupes volantes.

D’innombrables religions sont apparues et ont disparu lors de l’histoire de l’humanité, et dans l’histoire du peuplement de la France :

-notre ancienne religion, celle des gaulois, à disparu

-notre encore plus ancienne religion, celle des hommes de cro magnon, a disparu elle aussi

- La religion grecque et son clone la religion romaine ont disparu,

les religions sumériennes, égyptienne, précolombiennes etc ... ont disparu

Toutes ses religions ne sont plus connues que de quelques spécialistes d’histoire ancienne.

Croyez vous que ces religions n’aient, en leur temps , bénéficié d’aucune protection, et ces protections les ont-elles empêché de disparaître ?

Qui protégerait les religions, selon votre suggestion ? Certainement pas l’Etat, puisque la République ne reconnaît aucun culte ( article 2 de la loi de 1905 ) .

 Quant à l’idée de l’enseignement des religions dans les écoles, que vous trouvez très bonne, elle est en réalité très mauvaise , et pour de multiples raisons :

 1°) dans un pays ruiné comme la France, dans lequel il y a probablement 10 000 collèges voire plus, il faudrait créer un corps professoral de « professeurs de religions », au moins un par collège . Sachant que le coût annuel d’un prof, charges sociales comprises, doit être de 40 000 euros pour la collectivité, cela représenterait une dépense supplémentaire de 400 millions d’euros annuellement par l’éducation nationale

 2°) Pour laisser la place dans l’emploi du temps à des cours de religion, il faudrait supprimer des heures de cours en français , en maths, en sciences, qui sont pourtant des matières bien plus utiles aux élèves et bien plus formatrices que la connaissance de dogmes issus de l’antiquité ou du moyen âge,

 3°) Il faudrait dans ce cas aussi prévoir des cours d’athéisme, sauf à déclencher l’ire des deux cinquièmes de la population française

 4°) Un certain nombre de religions protesteraient de ne pas être enseignées en cours : il y a des centaines de religion actives sur cette planète, dont au moins une dizaine en France : imaginez les recours de la religion raêlienne, des mormons ou des témoins de Jéhovah devant le Conseil Constitutionnel s’ils n’étaient pas enseignés à l’école, alors que les autres religions le seraient. Et pourquoi l’Etat choisirait telle religion à enseigner plutôt que telle autre ?

 5°) La plupart des athées ou des membres de chaque religion refuseraient que leurs enfants se rendent au cours de religion, et porteraient le litige devant les tribunaux : imaginez vous un seul instant que des parents d’élèves athées laisseraient leurs enfants assister à des cours de religion, ou que des parents d’élèves musulmans accepteraient que leurs enfants aillent à des cours sur l’hindouisme ou le judaïsme ? Bon nombre de musulmans n’acceptent déjà pas que leurs enfants assistent aux cours de biologie sur l’évolution, alors des cours de christianisme ... Dans vos rêves !!!

 Vous voyez donc l’absurdité de votre proposition, qui ne serait qu’une façon fort dispendieuse de semer la discorde au sein de la population, sans le moindre intérêt au final.


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