bingofuel 10 août 2011 20:57

Assez d’accord pour dire que nous vivons la fin d’une idéologie nait dans les années 80 ; celle de l’administration Reagan qui a signé la mort de l’URSS, qui a installé les fondements de la nomenclatura extrémiste étasunienne, et qui a vécu d’un système économique établi sur une monnaie débridée (qui s’est traduit historiquement par l’émergence de la bourse).

Tout les mécanismes s’enchaînent logiquement et s’alimentent de l’idéologie « bourgeoise » d’accumulation et de sécurisation des biens et qui touche l’individu - ce que vous appelez « peur et cupidité ». L’effet CO2 en est un stigmate frappant : chacun attend des efforts des autres sans renoncer à son 4x4 et sa climatisation...

Je ne pense donc pas que le phénomène puisse être renversé car votre analyse met en évidence une entropie que rien ne peut arrêter ; elle est intrinsèquement liée à notre nature d’être humain. En physique l’accroissement d’entropie se traduit par le chaos d’abord, puis par un changement de phase. Ce qui tend vers un pronostic de destruction imminent de l’ordre existant, avant l’établissement de nouvelles règles sociétales. Historiquement, la chute de l’empire romain peut être considérée comme un exemple à l’échelle régionale de ce qui nous attend à l’échelle mondiale avec en corolaire une réduction notoire de la population humaine (Rome est passée de plusieurs millions d’habitants à son apogée à quelques milliers à l’époque Mérovingienne). Quels en seront les vecteurs : la guerre civile, l’émergence de bactéries résistantes, la peste nucléaire, les ravages climatiques, les bouleversements tectoniques, un peu de tout cela ?


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