courageux zanonyme 23 août 2011 17:07

Merci pour cette bonne introduction aux différentes écoles d’économie. Il y a cependant à mon avis une petite confusion au sujet de l’école néoclassique. En effet cette école représentant une idéologie libérale a été la première à utiliser des outils mathématiques quantitatifs en économie. et l’a fait afin de justifier ses théories, de façon effectivement assez fumeuse, mais il n’est en soi, ni « libéral », ni illégitime de vouloir faire des modèles quantitatifs à propos d’économie. C’est actuellement une approche reconnue dans les milieux universitaires, et elle est utilisé par des économistes de tous bords dont certains parmi les atterrés que vous citez. Bien sûr le fait d’utiliser des calculs n’est jamais la garantie d’un résultat juste, si le modèle n’est pas valable à la base, c’est un problème qui se pose dans tous les domaines, en particulier en physique/sciences du vivant, où la démarche scientifique implique de remettre perpétuellement le modèle en question. C’est le travail d’un chercheur honnête de faire la part des choses.

Bref en résumé on peut tricher avec les maths, mais encore plus avec le baratin.

D’autre part j’ai un peu du mal personellement à voir l’intérêt du débat « l’économie est-elle une science ? », mais en ce qui me concerne (et en ce qui concerne messieurs Larousse, Robert, et autres Wikipédia), la réponse est clairement oui : en effet je pense que les gens qui remettent en cause ce terme veulent dire par là que l’économie n’est pas « exacte », ce qui est absolument vrai, comme d’ailleurs pour la physique, la biologie, la chimie, qui, toutes, font des erreurs, corrigent les modèles, négligent des paramêtres, « trichent » pour essayer de comprendre « par petit bouts » le réel plutôt que de poursuivre LA formule universelle qui, à supposer qu’elle existe, a de fortes chances d’être totalement inexploitable et incomprehensible... Il est vrai que l’economie souffre d’une image particulièrement négative en raison de deux facteurs : d’abord la difficulté d’expérimentation, et ensuite son enjeu politique qui fait que la présence de l’économie dans les médias est souvent confisqués par des baratineurs au service d’intérêts privés. Mais heureusement de vrais économistes commencent à se faire entendre, grâce à des initiatives comme les atterrés, et c’est pour le mieux.


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