mardi 2 mai 2017 - par Aimé FAY

1 franc = 1 euro : c’est peut-être pour demain !

Un nouveau franc sera égal à 1 euro ne cesse de répéter la présidente du Front national afin de rassurer son électorat, celui qui compte bien la porter au pouvoir dans quelques jours, le 7 mai 2017 !

La parité franc/euro : absurdité !

Non Marine Le Pen, ce n'est pas vous qui fixerez, in fine, le cours du franc par rapport à l'euro et aux autres grandes monnaies internationales. En disant : 1 franc = 1 euro, vous et votre équipe mentez... et montrez encore pleinement votre incompétence monétaire et économique, votre incrédibilité. Il en est de même pour votre nouvel allié d'opportunité  : Nicolas Dupont-Aignan (lien 1) (lien 2) (lien 3) (lien 4). Comment cette personne là, peut-elle être demain Premier ministre ?

Votre incompétence pourquoi ? Parce que le cours d'une monnaie librement convertible − nous espèrons que le franc le sera, si malheureusement vous étiez élue − n'est pas fixé par sa génitrice ou son géniteur comme dans les pays pauvres ou les dictatures, où la monnaie est inconvertible, mais par le marché : le marché des changes international. Marché qui fonctionne 24h/24 et 7j/7. Le cours d'une monnaie y est fixé par la loi de l'offre et de la demande. C'est comme cela - pas autrement - et vous n'y pouvez rien !

Votre incompétence sera même amplifiée si, par exemple à l'automne 2017, vous écrivez et déclarez, encore, que vous osez fixer le cours du franc à 1 euro. Vous serez la risée du monde développé et la France entière, notre pays, avec vous !

Par ailleurs, dans votre projet (Tout ce qu'il faut savoir sur la fin de l'euro !) vous dites textuellement que "L’euro est surévalué par rapport aux autres monnaies du monde. Cela pénalise les exportations […]. [...] le bilan de l’euro est désastreux [...]. [...] les ravages de l’euro, monnaie surévaluée [...].".

Bref ! vos rengaines habituelles, parfois changeantes (notre article de demain, 3 mai), mais désormais bien connues de toutes et tous.

Si l'euro est si mauvais, si destructeur… pourquoi créer une nouvelle monnaie - le franc - ayant la même valeur ?

Quelle est donc votre crédibilité à vouloir gouverner le pays ?

Vous n'êtes évidemment pas crédible et votre principal conseiller, énarque de surcroit (Florian Philippot, probable futur ministre de l'Économie), ne l'est pas non plus. Vos incompétences conjuguées vous font dire tout et le contraire de tout !

Pourquoi ? Nous imaginons que vous n'êtes pas totalement idiots tous les deux. Vous savez très bien que la raison n'est pas de votre côté ! Vous dites de grosses âneries, mais cela demande, pour les contrer, des connaissances que beaucoup n'ont pas dans votre électorat. Cela s'appelle de la tromperie, de la manipulation, de la démagogie… du populisme spécieux le plus archaïque.

Par ailleurs − toujours dans votre projet (Tout ce qu'il faut savoir sur la fin de l'euro !) − vous parlez de dévaluation compétitive : "[...] les conditions (dites de « Marshall-Lerner ») sont remplies en France pour qu’une dévaluation soit bénéfique. [...]. [...] elle relancerait les exportations et donc la croissance et l’emploi [...].". Absurde : vous dévaluez... mais 1 franc reste égal à 1 euro ? C'est vraiment n'importe quoi !?!

Bon ! Soyons objectifs et cléments. Jouons un instant votre jeu !

Si vous voulez instaurer une monnaie dévaluée (c'est-à-dire dépréciée, donc faible), il ne faut pas fixer le cours du franc à 1 euro, mais plutôt à 0,90… ou 0,70 euro. Par ailleurs, si le franc est une monnaie convertible − ce qu'on espère, car la France n'est quand même pas un pays pauvre… aux frontières monétaires fermées −, ce n'est pas vous, Marine Le Pen, qui en fixerez le cours. C'est le marché des changes ! Cela veut dire que, une fois au pouvoir, probablement et malheureusement dès le 7 mai :

- Si la confiance que vous inspirerez est bonne, voire excellente, le franc sera immédiatement demandé (achat) et son cours s'appréciera de quelques points. On aura peut-être : 1 franc = 1,10 euro ou plus ; 1 franc = 1,20 dollar ou plus. Le monde voudra détenir du franc, car il sera une monnaie forte et recherchée. Notre dette diminuera en valeur 1 et nos importations en dollars ou en euros seront moins chères. Mais, en contrepartie, nos exportations seront plus difficiles et nos entreprises exportatrices souffriront, voire licencieront, si elles n'arrivent pas à baisser leur prix, baisser les salaires ou leur marge et/ou à augmenter sensiblement leur productivité ainsi que leur qualité ou bien monter en gamme !

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- Si vous n’inspirez pas confiance (ce que nous, n'ayant pas voté pour vous, nous ne souhaitons absolument pas, car la France sera terriblement et durablement affaiblie), le franc sera immédiatement chahuté et son cours se dépréciera de plusieurs points. On aura peut-être : 1 franc = 0,70 euro ou moins encore. Le marché des changes vendra du franc à terme pour spéculer sur sa baisse, car notre nouvelle monnaie sera considérée comme une monnaie faible, voire même exotique. Notre dette explosera en valeur 1 et nos importations en dollars ou en euros seront très chères. Mais, en contrepartie, nos exportations seront facilitées, à condition que la dépréciation du franc soit importante (supérieure à 30 ou 40%. Voir courbe en "J" (ici, fin du paragraphe 1°)) et que nos entreprises n'augmentent pas leur marge et/ou les salaires, donc leur prix ! À court terme cela peut paraît attrayant de voir le volume de nos exportations croître, mais la faiblesse de notre monnaie ne va pas encourager nos entreprises à faire des efforts de gamme, de qualité, d'innovation, ni même de productivité. In fine, nos entreprises exportatrices seront cantonnées dans le bas de gamme… avec des bas salaires, comme corollaires.

Par ailleurs, sachez madame Le Pen : qu'une monnaie faible n'a jamais créé d'emplois (voir article paragraphe 1°), sinon tous les pays pauvres seraient riches… l'emploi étant créateur de richesse.

Dès votre élection, que choisira le marché des changes ? Un franc fort ou un franc faible ? C'est-à-dire : une France forte ou une France faible ?

Laissez le marché des changes décider ! Arrêtez de vous enfermer dans votre incompétence ! Vous n'êtes déjà pas crédible, pas de taille pour gouverner... n'en rajoutez pas encore !

Arrêtez aussi de faire croire à votre corps électoral que c'est vous qui allez tout définir, tout décider. C'est un mensonge, une tromperie de bas étage, la France n'est pas et ne sera jamais la Corée du Nord !

Mais, vous nous direz qu'en période électorale, c'est le jeu de dire tout et n'importe quoi pour accaparer les voix des gens (malheureux ou déboussolés) qui croient aux paroles des personnes comme vous. Personnes dont le métier − véritable aspirateur à voix − est uniquement de faire de la politique 2 en se nourrissant du malheur des populations les plus fragiles économiquement et socialement. Honte à vous !

Malheureusement, pour beaucoup de celles et de ceux qui vous écoutent et vont voter pour vous, le 7 mai, seul compte le fait de bien parler, de dire ce qu'ils veulent entendre, d'être sympathique et télégénique. Vous êtes malheureusement tout cela Marine Le Pen !

In fine, nous pensons : qu'amateurisme, incompétence, incrédibilité... et sophisme sont au cœur de votre projet et cela le rend funeste pour notre pays. Pourtant, 7,7 millions de personnes 3 ont pensé, ce 23 avril 2017, que vous, dame Le Pen, êtes leur avenir et même l'avenir de la France !

Heureusement que 39,3 millions de Françaises et de Français pensent apparemment le contraire. Cela devra être quand même confirmé le 7 mai prochain ! Le vote Macron est donc indispensable !

 

N.B : Le cours du franc est le premier sujet que nous voulions aborder. L'autre est que l'on ne change pas de monnaie comme cela, du jour au lendemain.

Faut-il vous rappeler que ça nous a pris 2 ans pour passer du franc à l'euro et que cela nous a coûté plusieurs milliards avant que nous ayons des euros dans notre poche, dès le 1er janvier 2002.

Alors, arrêtez de prendre les électrices et les électeurs pour des vaux 4, comme les leaders du Brexit l'ont fait pour le peuple britannique ! Ces malotrus, traîtres à leur peuple, ont d'ailleurs tous refusé d'assumer leurs responsabilités. Ces poltrons se cachent aujourd'hui 5

1. Si notre dette est de 2 100 milliards d'euros et que le franc (fort) vaut 1,10 euro, la valeur de notre dette ne sera que de 1 909 milliards de francs. Si 1 franc = 1,20 euro, elle ne sera que de 1 750 milliards de francs.

Par contre, si 1 franc (faible) = 0,90 euro, la valeur de notre dette sera 2 333 milliards de francs. Et, 2 625 milliards de FN si le 1 franc vaut 0,80 euro. Ou : 3 000 milliards de francs, s'il vaut 0,70 euro.

2. "[...] la politique est devenue un métier exercé par des gens qui n'en ont exercé aucun avant et qui n'ont aucune formation pour en exercer un autre après." (Jacques Attali : 100 jours pour que la France réussisse, p. 14).

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3. Rappelons Proudhon quand il écrivait : "Le peuple, incapable encore de juger sainement ce qui lui convient, applaudit également aux idées les plus opposées, dès qu'il entrevoit qu'on le flatte : il en est pour lui des lois de la pensée comme des bornes du possible ; il ne distingue pas mieux aujourd'hui un savant d'un sophiste, qu'il ne séparait autrefois un physicien d'un sorcier." (Proudhon : Lettre à Messieurs les Membres de l'Académie de Besançon. Paris, le 30 juin 1840).

4. De Gaulle aurait dit que "83% des électeurs sont des vaux". À vérifier. Par Monsieur Philippot peut-être ?

5. "Ceux qui ont provoqué ce résultat (le Brexit) quittent la scène les un après les autres : Johnson, Farage, d'autres", a commenté, mardi 5 juillet 2016, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, les qualifiant "de rétro-nationalistes, pas de patriotes".

 

Quelques autres articles de l'auteur sur le sujet :

Marine Le Pen et l'euro : amateurisme et/ou incompétence 1 / 2 (lien)

Marine Le Pen et l'euro : amateurisme et/ou incompétence 2 / 2 (lien)

L'électeur est-il pris pour un gogo ? (lien)

Quid de la compétitivité hors-prix de la France ? (lien)

L'État-providence un enjeu discret de l'élection présidentielle (lien)

Du protectionnisme, de celui du Front national en particulier (lien)

La mondialisation 1, 2 et 3 (lien 1) (lien 2) (lien 3)

 

Crédit photo : Baudelet.net (ajout de A. Fay : "L'avenir... signé Le Pen").

 



208 réactions


  • titi 2 mai 2017 10:38

    @L’auteur

    Rien n’empêche MLP de fixer la parité du nouveau franc = 1 euro lors de son lancement.

    Comme jadis le nouveau franc a valu 100 anciens.

    Bien entendu dans la seconde qui suivra le lancement, la parité changera. Le franc baissera, et l’euro s’appréciera.

    Mais dire que MLP ne peut pas fixer la parité c’est un erreur.
    Elle peut tout à fait le faire... pendant 1 seconde.

    Et elle fera comme tous ceux qui ont voulu rendre le pays compétitif à coup de dévaluations... elle mangera son chapeau :)


    • Francis, agnotologue JL 2 mai 2017 10:52

      @titi
       

       pour avoir un franc fort, et compte tenu d’une baisse probable dès les premier jours, pourquoi ne pas fixer le premier franc à deux euros ?
       
      Ce serait bon pour le moral, non ?
       
       

    • Zolko Zolko 2 mai 2017 13:07

      @titi : « Rien n’empêche MLP de fixer la parité du nouveau franc = 1 euro lors de son lancement .... pendant 1 seconde. »
       
      bien plus qu’1 seconde : elle peut le faire tant que durent les réserves de la Banque de France. Ou tant qu’elle consent à dilapider ces réserves pour défendre ce cours. Mais ça serait pas très malin, puisque l’objectif d’introduire le nouveau Franc serait justement de dévaluer pour redonner de la compétitivité aux entreprises Françaises.
       
      Par contre, l’objectif de la parité est que la dette Françaises dénominée en €uros et convertie en 1F = 1€ va être dévaluée de la même proportion que le nouveau Franc.


    • titi 2 mai 2017 13:19

      @JL

      Un franc « fort » c’est n’est pas une question de parité au lancement.
      Un franc « fort » c’est un franc qui est défini comme tel par le marché.

      Démarrer à 2 pour être à 1.5 dans les 3 mois suivants ca va vite se voir sur le pouvoir d’achat.
      Ne serait ce qu’à la pompe.


    • Francis, agnotologue JL 2 mai 2017 13:31

      @titi
       

      Je suis bien d’accord. Mais c’est psychologique : en dessous de 1, il n’y a plus de plancher ; au dessus, oui.

    • titi 2 mai 2017 14:45

      @JL

      Vaudrait mieux partir à 1 euro = 100 francs... les Français deviendront millionnaires comme sous René Coty... puisque cette époque parait être un horizon indépassable pour nos concitoyens.


  • Taverne Taverne 2 mai 2017 10:46

    Marine Le Pen ne sait plus « si elle est mâle ou femelle » comme dit l’expression populaire (lire ici Le Monde). Plus elle s’approche de l’échéance et plus elle panique en matière de programme économique : sortir de l’euro ou pas ? Elle sait pas. Quand ? Elle sait pas. Conséquences pratiques immédiates ? Elle sait pas.


    • Francis, agnotologue JL 2 mai 2017 11:06

      @Taverne
       

       elle est déboussolée. Et pourquoi est-elle déboussolée ? Parce qu’elle doit opérer une révolution au sein de son parti dans la perspective du nouveau paysage politique que les « deus ex machina » alias les démiurges du Système nous ont concocté avec « l’opération Macron », je veux parler de la mise à mort du clivage droite gauche au profit du nouveau clivage nationalistes vs mondialistes, ou si vous préférez et parce que ça ne sera jamais présenté comme cela mais comme ceci : « Républicains vs Démocrates ».
       
      Et de « Chef national » mais dans un projet looser elle s’est vue offrir le poste de « Délégué supranational » mais dans un projet winner : une promotion, assurément !
       
      Un projet winner parce que c’est LE projet qui gagne ; une promotion parce que la prochaine fois ce sera son tour.

  • mac 2 mai 2017 10:54

    Le Pen ou pas l’euro finira probablement par mourir de sa belle mort et ce jour là, il pourrait moins valoir que les anciens francs à savoir zéro, surtout pour ceux qui ont encore quelque chose sur leur compte. Si ce jour arrive nous pourrons resortir des articles aussi lucides...


  • Gavroche 2 mai 2017 12:47

    Bonjour


    Quand on raisonne en moutons qu’aucun argument incontestable ne peut faire changer d’avis, le dialogue parait vite impossible.

    Un fait certain : Sauf à appliquer le programme anti - capitalise de partage des richesses de Mélenchon, le chômage continuera d’augmenter, le pouvoir d’achat n’augmentera pas.

    Ceci étant posé voyons quelles conséquences directes du Frexit :

    L’auteur est compétent, il pourrait nous expliquer les choses autrement, de façon compréhensible pour tous car elle ne sont pas simples.

    Prenons un exemple simple : 
     un produit quelconque provenant d’Asie du sud est, de consommation courante et intensive comme un vêtement par exemple, acheté essentiellement par les millions gens pas fortunés car pas cher ; Il vaut disons 20€ actuellement. 

    Ces millions de gens peu fortunés devraient le payer combien en cas de sortie de l’euro ? xx€ ?
    Combien ?
    Voilà qui serait parlant.

    Bonne journée.

    • Petit Lait 2 mai 2017 13:03

      @Gavroche
      Combien ? Si le FFR dévalue de 10% ce produit coutera FFR 22. FFR 24 si c’est 20%. Du coup, les FFR 20 que vous aurez reçu contre vos EUR 20 au départ ne vous permettront plus d’acquérir ce bien. 


       

  • Petit Lait 2 mai 2017 12:57

    Donc, voici un auteur, plutôt spécialiste de la question, qui écrit un article documenté et circonstancié, selon toutes les théories économiques connues, qui se fait allumer gratuitement par, manifestement, une horde d’ignares de la chose économique, incapable du moindre réel argument dépassant l’invective voir l’insulte, au seul motif que ce qu’il écrit ne correspond pas à leurs créneaux politiques ou sociaux. La vérité, elle, on s’en fiche en fait. Non, on ne s’en fiche pas : elle peut devenir « alternative », ça va très bien. 

    Les commentaires à cet article ont largement tendance à en démontrer la véracité : les supporters de Le Pen, Asselineau et aussi Mélenchon d’ailleurs, n’ont aucune idée de l’économie. Et pire, n’ont absolument pas conscience de l’importance d’une économie florissante sur leur propre bien-être. 
    Le constat est amer... 

    • Zolko Zolko 2 mai 2017 13:16

      @Petit Lait : j’ai raté la partie « documentée » de cet article. Il n’y a que des liens vers ses propres articles. Quant au spécialiste, celui qui est capable de dire : « Si l’euro est si mauvais, si destructeur… pourquoi créer une nouvelle monnaie - le franc - ayant la même valeur ? » n’a pas compris la notion de valeur nominale d’une monnaie. Que 1F vaille 1€ ou 10€ n’a aucune signification autre que le symbolique, ce qui compte est l’entité qui la contrôle : la BCE hors d’influence du gouvernement Française ou la BdF soumise à la législation Française.
       
      Vous ne comprenez même pas ses choses simples et vous donnez des leçons. M’étonne pas que vous votiez Macron, tiens.


    • Petit Lait 2 mai 2017 13:34

      @Zolko
      « Que 1F vaille 1€ ou 10€ n’a aucune signification autre que le symbolique » : La Marine nous raconte que son nouveau FFR vaudra 1EUR, oui ou non ? Mais qui décidera la valeur du FFR par rapport à l’EUR ? Le marché. A moins qu’elle ne le fixe, mais dans ce cas, le FFR ne dévalue pas, donc n’apporte absolument rien de neuf par rapport à l’EUR. Changer de monnaie juste pour avoir l’illusion de ne pas voir écrit EUR sur le billet est d’une stupidité abyssale. 

      Mais en fait, pour ma part, j’aimerais bien que la France quitte l’EUR, le pays ne vaudra tellement plus rien qu’il y aura bien quelques résidences secondaires a acheter à prix réduit, avec mes CHF. Ce qui sera un moindre mal. Par contre, la méchante « finance mondiale » va se faire un plaisir d’acheter pour rien ce qu’il restera d’entreprises françaises et de les dépecer et d’en siphonner les actifs sans même que La Marine n’ait pu bouger le petit doigt. 
      Mais après tout, vous l’aurez voulu !

    • Petit Lait 2 mai 2017 14:19

      @Ar zen
      Oui, tant que la France vit en autarcie... mais je doute que la dette détenue à l’étranger ne soit convertie en Francs. 

      Et la France est un pays importateur. Donc les importations deviendront plus chères. Compensé par une hausse des exportations ? Pas gagné. Du moins pas à court terme. La Suisse par exemple malgré un Franc fort exporte beaucoup. La force ou la faiblesse d’une monnaie n’est donc pas le seul paramètre. 
      Pour améliorer la situation économique de la France et réindustrialiser, il faut déjà commencer par améliorer les conditions cadres : recherche et application des résultats au privé, formation, infrastructures, lois etc.... 
      L’EUR et l’UE, même si ils n’ont pas que des avantages c’est certain, ne sont que des bous émissaires pour toutes les Marine et tous les Méluche de France. Les vrais problèmes se trouvent en France, pas ailleurs. C’est du pipeau, mais ça se vend bien au chaland. Rien de plus. 

    • Legestr glaz Ar zen 2 mai 2017 14:28

      @Petit Lait


      Pas d’accord avec vous. L’UE ne sert pas la France mais, au contraire la désavantage. 

      L’euro n’est pas adapté à l’économie française. La France ne peut plus déprécier sa monnaie pour une relance compétitive. Le poids des importations dans l’économie en France est d’environ 30%. 

      De toute façon l’euro va exploser et il vaudrait mieux en sortir avant que cela ne se produise. Mais je sais qu’il est déjà trop tard. 

      Si vous disposez de 30mn, vous allez tout comprendre, vraiment tout comprendre. Et ceci n’est diffusé nulle part. 



    • Zolko Zolko 2 mai 2017 15:25

      @Petit Lait : « Mais qui décidera la valeur du FFR par rapport à l’EUR ? Le marché. »
       
      Puisque vous vivez en Suisse, savez-vous qui décida de la valeur du Franc Suisse jusqu’au 15 janvier 2015 ? La Banque Nationale Suisse :
       
      « Un euro pour 1,20 franc suisse, c’est fini. La Banque nationale suisse (BNS) a mis fin, jeudi 15 janvier dans la matinée, à ce taux plancher qui avait été fixé le 6 septembre 2011. »
       
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/15/la-suisse-renonce-a-bloquer-le-cours-du-franc-face-a-l-euro_4557033_3234.html
       
      Donc qu’est-ce qui fixe la valeur d’une monnaie ? ben .... ça dépend. C’est balourd, hein ?


    • Petit Lait 2 mai 2017 17:14

      @Zolko
      La BNS a été contrainte d’intervenir afin d’éviter une trop forte envolée du CHF, en effet. Et a dû arrêter, la situation devenant intenable pour elle et le pays, alors qu’elle était pourtant assez bien équipée pour imprimer des billets de CHF 1’000 par tonnes.... Voilà bien qui démontre un avantage de faire partie de l’EUR : la stabilité... Et le fait qu’elle ait dû arrêter montre bien qu’au final, c’est bien le marché qui fixe la monnaie. 


      Quoi qu’il en soit, quel avantage de quitter l’EUR sinon pour dévaluer ? Encore faut-il avoir les moyens de maîtriser cette dévaluation. Pas sûr que la France en ait les moyens. Et dans tous les cas, même si ça marche, je doute que le gain en exportations ainsi réalisé suffise à combler les inconvénients crées... Je ne dis rien de plus... 

    • joletaxi 2 mai 2017 17:15

      @Zolko

      là, on peut dire que vous avez tout compris

      cela doit être une spécificité des électeurs de MLP,je me demandais qui pouvait gober ces idioties


    • Clouz0 Clouz0 2 mai 2017 17:35

      @joletaxi

      Résultat du vote des militants de La France Insoumise pour le second tour, sur 243.128 exprimés : 
      - 36,12% pour un vote blanc ou nul- 34,83% pour un vote en faveur d’Emmanuel Macron- 29,05% en faveur d’une abstention

      Bof, À la vue des résultats de leur consultation citoyenne on peut déjà dire que la proportion d’imbéciles, ( ou/et d’aveugles, ou/et d’amnésiques... ) chez eux, dépasse les 65%. 
      Pour tempérer un peu, il n’est pas certain que ce soit un % de beaucoup supérieur à celui de l’ensemble de la population.

    • mac 2 mai 2017 18:26

      @Petit Lait

      Quand on en arrive à traiter les gens d’ignares c’est qu’on n’a pas forcément beaucoup de cordes à son arc. Pour qui vous prenez-vous ?

      L’auteur est spécialiste (encore faudrait-il définir avec quel sens il faut prendre ce mot) d’une discipline qui est loin d’être considérée par tout le monde comme une science exacte. De plus, il est des « spécialistes » qui pensent exactement le contraire...

      Il n’y a pas grand chose à conclure sur le fait que les dévaluations sont généralement immédiatement suivies d’une augmentation du chômage comme je l’ai lu auparavant...


    • mac 2 mai 2017 19:57

      @Clouz0
      Pourquoi traiter les gens d’imbéciles, vous avez peur ?
      Il est vrai que votez pour un quasi inconnu est une preuve d’intelligence...


    • franc 3 mai 2017 06:01
      @Petit Lait

       Vous êtes complètement à côté d ela plaque

      il ne s’agit pas de changer de monnaie pour changer de monnaie ou de retourner vers le franc pour le retour du franc mais pour avoir la maitrise de la création d ela monnaie et de la politique monétaire et de crédit et ainsi pouvoir librement faire la relance ou la reconstitution du tissus industriel français qui produira de la richesse qui pourra être redistribuée à tous les français et non pas quelques privilégiés ou parasites

  • Gavroche 2 mai 2017 13:09

    Inutile de trop cogiter , deux choses sont certaines : 


    Macron est contre, Le pen ne peut être élue.
    Et même si ça se produisait , aucun référendum ne serait majoritaire pour un Frexit.

    Rien que la campagne électorale qui le précéderait et qui verrait étalés au grand jour les avantages et inconvénients du Frexit ne ferait que confirmer la situation actuelle : 75% des français sont contre .

    • mac 2 mai 2017 20:00

      @Gavroche
      Normal 75 % des français voire plus n’y comprennent rien...


    • Petit Lait 3 mai 2017 10:15

      @mac

      Permetez moi de vous citer : « @Petit Lait

      Quand on en arrive à traiter les gens d’ignares c’est qu’on n’a pas forcément beaucoup de cordes à son arc. Pour qui vous prenez-vous ? »

      Est-il besoin de rajouter quoi que ce soit ?


  • Legestr glaz Ar zen 2 mai 2017 13:30

    Une analyse qui infirme les dires de l’auteur. 



  • abcd 2 mai 2017 13:46

    Quand vous aurez fait lire votre billet à Stiglitz, je suis sur qu’il sera rassurer, plutôt que d’affronter le problème de la zone Euro (l’Allemagne), il suffit de ce voiler la face et de désigner un bouc émissaire (même si je ne voterai pas pour elle, mais je cracherai pas sur 20% des électeurs, ni sur la ligne gay friendly qui n’est plus un reste de l’OAS), vive les médiocres.


    • abcd 2 mai 2017 13:48

      @abcd
      Et si vous vous intéresseriez au vrai économiste, vous seriez que Lordon a déjà prédit il y a des années que Marine ne sortira pas de l’Euro, vous vous tracassez vraiment pour rien (enfin si biaiser le problème pour ne pas l’affronter).


    • abcd 2 mai 2017 21:21

      @abcd

      De toute manière ce n est pas les paroles d un économiste qu il faut écouter, mais c est acte, or cela fait quelques années qu un choix bizarre de diversification a été réalisé, au lieu d un patrimoine nominatif qui offre une garantie, un compte, une action, une maison ( si il n y a pas de problèmes dans la zone Euro) un choix plus risqué est réalisé, l achat de cailloux ( http://www.lespierresdejulie.com/blog/forte-augmentation-des-cours-des-pierres-fines-et-pierres-precieuses) mais c est comme un bon porteur n importe qui peut être débiteur, sauf que si l économie s écroulé, les cailloux en poche un billet d avion au matin et notre fortune est tres probable dans un lieu plus calme.


  • Legestr glaz Ar zen 2 mai 2017 13:52

    Je soumets à la sagacité de l’auteur un article de manière à le faire sortir du biais de confirmation d’hypothèse qu’il développe allègrement. 



  • L'enfoiré L’enfoiré 2 mai 2017 14:08

    Bonjour Aimé,


     Bonne remise sur le chemin des monnaies.
     Si le franc était remis en chantier, il vaudrait bien moins que l’euro.
     Ce serait une dévaluation pour les deux monnaies, mais avec un impact plus grand sur la France.
     Il faudrait qu’il se refasse une santé ce FF.
     Ce qui est loin de se produire en fermant les frontières et en utilisant une technique périmée de mercantilisme avec des taxes d’importation et le protectionnisme.
     Tout s’échange aujourd’hui, en fonction de la compétence, du renom pour les matières, les productions et les hommes.
     De plus, de nos jours les entreprises produisent plus qu’elles ne peuvent vendre localement.
     Elles sont aidées par les machines dans ce but.
     Aujourd’hui quelle est la monnaie qui reste la référence ?
     L’euro, non, (de moins en moins d’ailleurs)...
     Si vous voyagez, prenez des dollars, c’est plus sûr.

  • njama njama 2 mai 2017 14:09

    Le cours d’une monnaie y est fixé par la loi de l’offre et de la demande. C’est comme cela - pas autrement - et vous n’y pouvez rien !

    eh ben non !
    depuis quand le franc CFA, le dirham marocain, la Livre syrienne ou turque, le shekel israélien, le rouble, ... seraient côtés sur le marché des devises ? ce sont des monnaies cependant convertibles sur leur marché intérieur

    Le franc (nouveau MLP_NDA), ne serait pas forcément adossé à l’€uro sauf conversion au tout début, puis après ce serait une monnaie nationale, comme la Livre anglaise £, le couronne suédoise, le franc suisse ...
    Je ne vois pas l’intérêt de garder un franc couplé à l’€uro qui subirait ses fluctuations car l’€uro est couplé au dollar , et quel avantage en €urope jusqu’ici Mr Aimé FAY ?

    quand le dollar est fort, on nous dit que ce n’est pas bon pour l’€uro !
    et quand il est faible, on nous dit ce n’est pas bon pour l’€uro !

    en fait c’est jamais bon pour l’€urope, du moins pour la France et après faut savoir, c’est l’€uro qui n’est pas bon ? ou c’est le dollar qui n’est pas bon ?
    à moins que ce soit que l’un et l’autre qui sont couplés qui n’est pas bon !!!
    je penche pour cette hypothèse qu’il faudrait déconnecter l’€uro du dollar (les partenaires européens seront-ils d’accord ?) ou retourner au franc et à une banque nationale, une « Banque de la France », et pas « Banque de France » qui n’était qu’une banque de capitaux privés ...


    • joletaxi 2 mai 2017 14:22

      @njama
      toutes les monnaies sont cotées sur le marché, et quand un pays se mêle de fixer son cours, il intervient sur le marché en achetant, vendant des devises contre sa monnaie, encore faut-il avoir des munitions, la Chine en est gorgée, elle peut se le permettre.
      c’est la cas de la France ?


  • joletaxi 2 mai 2017 14:18

    ce qui est particulièrement inquiétant c’est que la dette ne cesse de croître, et qu’elle est détenue principalement par l’étranger.
    Le Japon est bien plus endetté que nous, mais sa dette est détenue quasi à 100 % par les japonais, et la valeur du yen sur les marchés n’a aucune influence sur cette dette, sinon, qu’elle se dévalorise, et partant, dévalorise l’épargne.
    Le moindre relèvement du taux sur les marchés aurait des conséquences catastrophiques sur le budget, et dans ce sens, on peut se demander ce que vaudrait un emprunt rédigé en FF ?et à quel taux il trouverait preneur ?

    https://www.contrepoints.org/2017/04/29/287989-futur-president-ne-pourra-eviter-question-de-dette-publique

    c’est fou comme les gens endettés trouvent toujours mille et un prétexte pour tenter de se soustraire à leurs obligations.
    Et n’oubliez pas que les 2 derniers conflits européens ont eu pour origine une crise de la dette

    pra contre le truc "abracabrantesque du programme, c’est de revenir à la coexistence de 2 monnaies, une locale, et une internationale,,
    j’ai connu cette période transitoire, et pour les sociétés actives à l’international c’était le casino permanent, l’euro vait été accueilli comme un élément de stabilité.
    mais bon, vrai que l’on va aussi fermer les frontières, produire local, faire du 100 % renouvelable,
    vivement un smartphone local


    • Onecinikiou 3 mai 2017 04:57

      @joletaxi


      Vous avez raison d’aborder la question de la croissance de la dette, sauf que cette dette a été multipliée par 2,5 depuis l’introduction de l’euro en 2002, ce qui ne conforte pas l’idée que la monnaie commune nous aurait permis de résorber nos déficits et endettement - comme les promesses d’alors avait pourtant été martelées par tous ses partisans, nonobstant la croissance, la protection vis a vis de l’extérieur et la baisse du chomage concomittante qu’elle devait nous apporter... !

      Nous avons juste constater des tendances exactement inverses à celles qui avait été promises en contre-partie de nos abandons successifs de souveraineté, il est normal que les naïfs qui s’y soient laissés prendre et qui subissent surtout les conséquences délétères de ces choix politiques est quelques ressentiments à l’egard des bonimenteurs qui se sont trompés sur tout - dans le meilleur des cas, car dans le pire ils ont sciemment menti à leurs concitoyens, servant par la même les intérêts bien compris de la puissance actionnariale, la seule qui trouve son compte à cette situation de crise larvée.

      La croissance de la dette marque en France deux ruptures de pentes nettes ces dernières décennies : en 1992/1993, après l’adoption du Traité de Maastricht qui intégrait déjà l’adoption à court terme d’une intégration monétaire ; et en 2008/2009, suite à la crise financière mondiale, mais qui n’est qu’un déclencheur qui masque en réalité pour cette dernière un problème structurel de fond lié à la divergence croissante de la compétitivité des économies nationales au sein de la zone euro, constatable là encore de manière très nette à partir du milieu des années 2000.

      Cette divergence croissante de la compétitivité des différents appareils productifs nationaux se suffit a expliquer en lui-même l’augmentation toute aussi croissance des déficits jumeaux, tant commerciaux que budgétaires, au sein des Etats parmi les moins compétitifs et constitutifs de ladite zone, tout en expliquant correlativement le fait que cette zone fut, et demeure, de toutes les sphères macro-économiques celle qui, au monde, « bénéficia » du plus faible taux de croissance sur la période, depuis l’introduction de la monnaie commune. Ces différents phénomènes se cumulent et expliquent là encore très bien un taux de chômage endémique au sein de ces pays, ravagés par le marasme économique et la déflation salariale.

      Déflation salariale, vecteur supplémentaire de contraction économique, qui est la nécessaire contre-partie, absolument inévitable, au fait que ces Etats ne peuvent plus ajuster la compétitivité intrinsèque de leur appareil productif respectif par le taux de change monétaire, ne disposant plus de leur monnaie en propre. C’est donc le serpent (monétaire) qui se mord la queue, participant d’un cercle vicieux absolument préjudiciable à la bonne santé economique de nos différents pays. 

      Les partisans fanatisés de l’euro, qui préfèrent voir nos pays crever pour la sauvegarde illusoire de leur idole plutôt que de se déjuger face à leur bilan triste à pleurer, n’ont pas à s’etonner de la résistance croissante à leur projet mortifère détestable qu’il trouve parmi des individus lucides qui n’ont vocation à se soumettre aux diktats de la pensée unique européiste.

  • Petit Lait 2 mai 2017 14:22

    Petit détail piquant : nul doute que les taux d’intérêt exploseraient avec une sortie de l’EUR... quel effet sur les finances publiques ?????? Ah oui, c’est vrai... on s’en moque... 


    • Leonard Leonard 2 mai 2017 14:23

      @Petit Lait

      Tout dépends de la création d’une banque centrale étatique ou non... (vous savez le droit de battre monnaie... Ce qu’on nous a volé...)


    • franc 3 mai 2017 06:13
      @Leonard
       
      Oui tout à fait, je l’ai déjà dit dans un commentaire précédent ,ce petit lait est complètement à côté d e la plaque ,il oublie que la création d’une Banque Centrale d el’Etat qui peut battre la monnaie et faire crédit aux entrepreneurs et créateurs français pour reconstituer le tissus industriel français selon la tradition colbertiste et gaulliste

  • Leonard Leonard 2 mai 2017 14:22

    Donc si j’ai bien compris depuis la publication de vos « livres » sur papier et ici, de vos articles sur Agoravox, vous croyez avoir une science infuse ?

    « Le peuple, incapable encore de juger sainement ce qui lui convient, applaudit également aux idées les plus opposées » —> Continuer à applaudir Macron car, vous faîtes bien parti du peuple...


  • lahalle 2 mai 2017 14:54

    @ l’auteur

    Votre article ne tient pas apparemment compte des dernières modifications apportées à leur programme par les génies de l’économie de l’équipe Dupont-LePen…

    En effet, on s’acheminerait  dans le futur paradis populaire vers ce qu’il convient d’appeler une monnaie à deux vitesses :

    -L’€uro serait conservé et servirait uniquement aux échanges internationaux des entreprises.

    -Il serait créé une monnaie nationale et souveraine, sous-entendu dépréciable à souhait…

    Les hiérarques du front national, ainsi que la candidate« sans étiquette », se sont évertués toute la journée d’hier, à expliquer avec des fortunes diverses que cette situation n’était pas une première, puisqu’elle était identique à  celle que nous avons connue de 1979 jusqu’à 1999 où l’ECU et le franc cohabitèrent.

    Je n’ai pas la prétention d’être un spécialiste en économie, c’est pourquoi, je sollicite votre avis, vous qui semblez un peu plus éclairé que moi…. Mais enfin, il me semble bien que l’ECU n’était en aucun cas une monnaie fiduciaire et que son utilité était seulement d’appuyer sur les monnaies fortes les monnaies plus faibles du SME. Par exemple, on pouvait libeller une créance en ECU, mais elle devait être payée par une monnaie du panier de monnaie garanties par l’ECU et alors, que la monnaie utilisée soit par exemple la Lire , alors plutôt volatile, ou le Mark, déjà plus costaud, la confiance en la créance était totale, car garantie par l’ensemble ce qui évitait spéculation et dévaluation.

    Là, la mesure est totalement différente, puisque l’€uro est une monnaie fiduciaire. Et quoi qu’ait pu en dire la candidate "sans étiquette", lors de son passage  dans le journal de Pupu, la situation que nous risquons de connaître en France si ces cinglés arrivent un jour au pouvoir, sera bien la même que les cubains connaissent avec deux monnaies (eux étaient contraints de la subir, mais c’est une autre histoire…). A savoir, qu’en France il y aura deux catégories de personnes, celles qui seront rémunérées avec des franc dévalués (tous les salariés ) et ceux qui auront la possibilité de se procurer des bons gros €uros bien juteux (commerçants ayant pignon sur rue, industriels, députés européens…)

    Il est à noter, de plus, que le maintien de l’€uro comme monnaie d’échange international des entreprises obérera complétement la déjà hypothétique possibilité de relance de l’industrie et de baisse du chômage que le passage total au Franc dévalué proposait… En bref, les ouvriers français seront payés à coup de lance-pierre avec des francs dévalués et les entreprises continueront à vendre mal leurs produits en €uros, monnaie forte


  • Hermes Hermes 2 mai 2017 16:31

    C’est vEaux et pas vaux !
     d’ou l’expression « quand le veau vote ça vaut pas ».


  • velosolex velosolex 2 mai 2017 16:37

    Bravo pour votre article qui dénonce cette absurdité électorale, qui clive même jusqu’à ce parti. Les conneries, ok, mais ne pas toucher au portefeuille d’’actions et de devises, quand même....

    Imagions la ruée vers les banques si une telle décision était prise. Et là, même les électeurs du front seraient devant, sortant vite fait leurs euros avant qu’on leur convertisse en monnaie de singe...Qui dévaluerait à toute allure, par effet mécanique du doute. Les banques d’ailleurs seraient obligés de fermer, de geler les comptes...Par effet d’entrainement, le pays serait paralysé, avec des conséquences innombrables ; Du coup, c’est sûr, plus d’importations, aucune entreprise etrangère accepterait de prendre des risques. C’est ainsi qju’on reviendrait à une économie de guerre, avec tickets de rationnements, comme à la bonne époque du Maréchal. Et papa Le pen ferait le catéchisme aux petits enfants....Les bonnes âmes seraient priés de donner leur dernier euro pour la quète du curé.....

    • mac 2 mai 2017 18:32

      @velosolex

      Allez arrêtez votre « délire ». Votre diatribe ne contient aucun argument.
      Demandez aux chypriotes ce qu’ils en pensent de l’Euro. Ils ont vécu à peu près ce que vous dites...



    • Taverne Taverne 2 mai 2017 18:40

      @mac

      Cela n’est pas un délire, c’est ce que disent tous les économistes et les chefs des grandes entreprises françaises. Assèchement des liquidités (manque d’argent dans les distributeurs) et fuite des capitaux, crise de la bourse. Puis avec la sortie de l’euro : chute immédiate du pouvoir d’achat, renchérissement des importations à cause de la taxe Le Pen, etc.


    • mac 2 mai 2017 19:34
      @Taverne

      Non ce n’est pas ce que disent tous les économistes mais ce que disent certains économistes qui pantouflent souvent pour des grandes banques et les grandes entreprises qui ont crée l’Euro à leur image et qui s’en nourrissent.
      Quand aux chefs des grandes entreprises françaises ce sont assez souvent des héritiers qui seraient parfois bien incapables de créer leur propre entreprise à partir de rien , voire des hauts fonctionnaires qui vivent de l’état ou des marchés de l’état. C’est peut-être à cause du pouvoir qu’on a laissé à certains médiocres que notre pays n’innove plus et exporte de moins en moins.

      La valeur de notre monnaie est liée à notre capacité à innover et à exporter, mais nous avons foutu en l’air notre industrie de façon suicidaire et c’est pour ça que ça va mal. Tout le reste est de la littérature, un cautère sur une jambe de bois.


    • Ouam Ouam 3 mai 2017 02:22

      @mac
      +1 avec toi mac,et sur l’ensemble de tes propos

       il suffit de se remémorer chypres, ils sonts retournés à l’age de pierre, en etant sous l’euro, apres en plus avoir été completement dépoullés de l’ensemble de leurs économies.

      Ce qui de plus à completement stoppé net toute forme de développement et de commerce, vu que la bas plus personne n’a confiance dans l’euro (le fiduciaire quoi)
      bref....


    • franc 3 mai 2017 06:17
      @velosolex
       Oui c’est ça on l’avait déjà dit aussi avec le Brexit ou le refus du TCE

       ça ne prend pas ,ça ne prend plus.

    • abcd 5 mai 2017 21:16

      @Taverne

      Tu parles de Chypre, effectivement c est bien le sort à venir de la zone Euro, si les imbéciles s occupent du FN, plutôt que des écarts de balance courante qui s aggrave.


    • Aimé FAY Aimé FAY 5 mai 2017 23:58

      @abcd

      Merci pour les imbéciles !

      À quoi reconnait-on un(e) imbécile ? À de nombreux éléments et, notamment, au fait qu’il(elle) n’arrive pas à pondre un seul article dans un média pourtant très accessible à celles et ceux qui peuvent aligner 5 ou 6 phrases correctes de suite.

      Compte tenu de votre prétention, je pense que vous ne vous êtes pas du tout reconnu. La souffrance est donc moins lourde.

      Bon WE et bon vote, pour votre pays. Il faut décider : MLP ou EM.

      N.B : quant à la balance courante, ce n’est pas la plus importante. Celle qui compte, in fine, c’est la balance des paiements. Elle intègre, le solde de la courante dite aussi commerciale.


  • GerFran 2 mai 2017 18:09

    François Asselineau : Si on quitte l’Euro, le nouveau Franc va-t-il perdre 80% de sa valeur ?




  • Claudec Claudec 2 mai 2017 18:25

    Le plus affligeant n’est pas davantage l’irresponsabilité que l’incapacité de ces apprentis sorciers de tous les extrémismes, mais que tant de gogos soient crédules au point de croire en leurs promesses et de voter pour eux.

    Les marchands d’illusions peuvent décidément compter sur une clientèle inépuisable.

    • mac 2 mai 2017 18:35

      @Claudec
      Les apprentis sorciers ne sont-ils pas ceux qui ont crée l’Euro ?
      Le pays est ruiné avec 15 à 20 % de la population sans emploi ou emplois très précaires mais en restant au franc on aurait sans doute fait pire ?


    • titi 2 mai 2017 19:26

      @mac

      « très précaires mais en restant au franc on aurait sans doute fait pire ? »

      Exactement.
      Nos deux premiers millions de chômeurs nous les avons eu sans l’euro, lorsque le franc fluctuait et que nos gouvernements dévaluaient.

      Quand on loupe une première fois un gâteau au chocolat, soit la recette et mauvaise, soit c’est le cuistot.
      Quand on loupe deux fois un gâteau au chocolat avec une deuxième recette, plus aucun doute n’est possible.


    • mac 2 mai 2017 19:44

      @titi
      Un peu sommaire comme raisonnement parce que le second gâteau est encore plus raté que le premier cf « les vrais chiffres du chômage ».
      Et ça ne vaut pas que pour nous, presque tous les pays d’Europe du Sud se sont fait bouffés.
      Finalement, il n’y a presque les allemands qui sont contents...


    • titi 2 mai 2017 21:50

      @mac

      Les pays du sud étaient mauvais avant l’euro. Ils sont mauvais pendant. Ils seront mauvais après.

      La dévaluation va conduire à de l’inflation pour les produits importés. Donc une perte de pouvoir d’achat.
      Il faudra travailler plus pour pouvoir consommer pareil.

      Donc ca revient à gagner moins pour le même travail.
      C’est comme si on supprimait les 35h... mais c’est présenté autrement.


    • mac 2 mai 2017 22:35

      @titi

      Les pays du sud n’étaient peut-être pas tous au même niveau mais alors pourquoi a-t-on cherché à les intégrer à tout prix ?

      Mais revenons à la France. On ne peut pas vraiment dire qu’elle était mauvaise au départ.
      Grande puissance industrielle, exportatrice (4ème) , troisième puissance spatiale et nucléaire.
      Comment a-t-elle pu perdre toutes ses ambitions ?
      Si les français doivent se remettre au travail, ça ne sera pas forcément plus mal puisqu’on incite 20 à 25% d’entre-eux à rester chez-eux probablement parce qu’on a trouvé moins cher.
      On a parfois l’impression d’être revenus sous l’occupation, d’autres ont gagné donc soumettons-nous ?
      Oui notre débâcle économique actuelle crève parfois les yeux comme notre débâcle militaire en 40 mais est-ce une raison pour capituler ?


    • titi 2 mai 2017 22:47

      @mac

      « Comment a-t-elle pu perdre toutes ses ambitions ? »
      Et j’ajouterai puissance militaire...

      Notre budget est déficitaire depuis 1980.
      On peut toujours ergoter sur comment financer ce déficit (dévaluation, emprunt) , on se trompe de cible.

      Notre système social n’est pas viable. Notre fonction public est pléthorique. Notre administration est trop lourde.
      Qu’on finance tout ce bazar par la planche à billet, des emprunts russes, ou l’aide du St Esprit, ca ne changera rien : le système n’est pas viable.

      Faire croire qu’il existe une solution de financement « magique » qui serait indolore pour les Français c’est une fumisterie.


    • franc 3 mai 2017 06:20
      @Claudec

       les gogos ce sont ceux qui ne croient qu’à l’économisme , la vie est plus vaste et plus forte et plus haute que l’économisme et la politique est au dessus de l’économisme

    • franc 3 mai 2017 06:25
      @titi

      Au temps de De Gaule ,on avait le franc et la France était la première puissance industrielle en Europe devant l’Angleterre et devant l’Allemagne

    • titi 3 mai 2017 10:00

      @franc

      Sous Richelieu on avait la Livre Tournois et la France était la première puissance mondiale militaire, industrielle et démographique. Revenons à la Livre Tournois.

      De Gaule est mort. Et la France de De Gaule aussi.


  • blablablietblabla blablablietblabla 2 mai 2017 18:59

    Très bon article bravo , allez faire comprendre ça aux décérébrés lepenistes ici présent qui ne savent que cracher leur haine à longueurs d’articles !


  • Veniza Veniza 2 mai 2017 19:09

    « Si l’euro est si mauvais, si destructeur… pourquoi créer une nouvelle monnaie - le franc - ayant la même valeur ? »


    Euh... mais pour retrouver notre souveraineté, pardi !!

    Le franc n’aura pas la même valeur bien sûr, il sera un peu déprécié, mais l’euro aussi va se déprécier si la France sort !


     smiley

    • titi 2 mai 2017 19:21

      @Veniza

      Lorsque le franc fluctuera sur les marchés, lorsqu’il sera balloté, dévalué, et que nous devrons acheter du pétrole aux uns, de l’uranium aux autres qui ne voudront que du bon dollar ou du bon euro et pas de notre monnaie de singe, nous reparlerons de souveraineté.

      La dévaluation, ou la dette ce n’est qu’un moyen technique de financer le déficit.

      Avec l’euro et en nous endettant ? Nous nous appauvriront et nous perdrons notre souveraineté auprès des banquiers.
      Sans l’euro et en en dévaluant ? Nous nous appauvriront et nous perdrons notre souveraineté auprès de nos fournisseurs.

      Croire que l’on peut sans conséquence continuer à dépenser indéfiniment plus que l’on a, c’est croire au Père Noel.


    • Clovis 2 mai 2017 21:13

      @titi
      Pour information, puisque vous parlez de l’essence, le prix moyen du SP95 est actuellement de 1,41 euros. Si nous étions sortis de l’euro il y a 5 ans, il serait de 1,18 euros (ce chiffre tient compte d’une dévaluation mécanique de 20% suite au retour du franc).

      En effet, le prix du baril a chuté de moitié, mais notre force d’achat, l’euro, a perdu 30% de valeur. 

      Le risque serait en effet d’être considéré en monnaie de singe... Mais bon... c’est un pari à faire. 6ème puissance mondiale ou pas ?


    • titi 2 mai 2017 21:45

      @Clovis

      Ce pari, comme vous dites, a déjà été tenté au début des années 80 avec 0 résultat.

      La vérité c’est que la dévaluation c’est la manière la plus édulcorée pour les politiques de faire passer la pilule de la perte de pouvoir d’achat.
      Sauf dans le fond ca ne résout rien.

      Il faudra bien un jour ou l’autre s’attaquer aux déficits.


    • Onecinikiou 3 mai 2017 05:31

      @titi


      Vous ne pourrez sérieusement vous attaquer aux déficits qu’avec de la croissance, or il ne pourra y avoir de croissance durable et relativement soutenue, pour la France, en restant dans la monnaie unique et sans recours à des mesures protectionnistes minimales. Et donc finalement sans sortir des traités qui nous lient les mains à ce sujet. C’est un cercle vicieux. 

      Le préalable est donc d’organiser le recouvrement de nos souverainetés perdues, processus qui s’est fait avec le concours et la complicité d’une classe dirigeante défaillante et sinon compromise, au profit d’une technostructure inefficiente et idéologisee, qui ne sert en réalité que les intérêts exclusifs de la puissance actionnariale européiste, nullement ceux des peuples et de leurs composantes dans leur immense majorité. Tous les indicateurs macro-economiques faisant foi.

    • franc 3 mai 2017 06:31
      @titi
       qui vous dit que le franc sera ou restera une monnaie de singe

       Une fois que le tissu industriel français sera reconstitué grâce un e politique gaullienne ou colbertiste avec le crédit d e la Banque de l’Etat ,l e franc sera une monnaie de référence .

       Après l’effort ce sera la récompense

    • titi 3 mai 2017 10:07

      @franc

      Le franc sera monnaie de singe comme il l’a été de 1920 à 1990.

      Pour une raison très simple : c’est le moyen le plus pratique pour nos politiques de faire régler aux Français l’indigence des politiques économiques.

      Tant que nous seront déficitaires l’euro sera inadapté, et le franc sera une monnaie de singe.

      De Gaulle est mort en 1970. Colbert en 1683. Si vous pensez régler les problèmes du XXIè avec les recettes du XX et du XVII je vous souhaite bon courage.


    • titi 3 mai 2017 10:12

      @Clovis

      « En effet, le prix du baril a chuté de moitié, mais notre force d’achat, l’euro, a perdu 30% de valeur.  »

      Justement. Contrairement à 2012 où tous les voyants étaient rouge, vous faites bien de souligné que depuis 2 ans..

      L’euro a perdu 30%... que le plus gros risque qui aurait pu être lié à cette baisse, c’est à dire l’explosion de la facture énergétique n’a pas eu lieu grâce à la baisse du pétrole (au passage.. merci le gaz de schiste)
      Les taux sont historiquement bas...

      et.. et... et... La France ne s’en sort toujours pas.
      On a une recette complétement différente d’il y a 5 ans et le résultat est toujours le même.

      Etes vous vraiment sûr que le problème vienne des autres ? de l’Europe ? de l’euro ?


    • Onecinikiou 3 mai 2017 11:00

      @titi


      Vous vous payez de mots (« monnaie de singe ») sans comprendre leur portée, ou leur non portée en l’occurence. 

      Le statut de la monnaie a peu d’importance en réalité, ce qui compte ce sont les données objectives, les indicateurs macro-économiques qui reflètent le plus sérieusement une situation donnée : PIB, taux de croissance, balance commerciale, taux de chômage, inflation, déficit public, endettement souverain, taux d’industrialisation etc... 

      Or, les limites de votre discours sur la monnaie sont précisément dans le fait que, jusque dans les années 80 et à partir très singulièrement de notre intégration toujours plus poussée dans la technostructure euro-fédéraliste, tous ces indicateurs étaient meilleurs (voire bien meilleurs) en moyenne que depuis l’avènement de l’euro et des différents traités l’instituant, et notamment le Traité de Maastricht.

      Comme beaucoup de mal-comprenants, vous ne saisissez pas que l’euro, son taux de change intra-communautaire et avec la zone $, est structurellement sous-évalué pour un pays comme l’Allemagne et ses pays satellites (Autriche, Pays-Bas, Danemark), ce qui compte tenu de la compétitivité instrinsèque de l’appareil productif allemand - dont il est vain de croire qu’il puisse être singé en claquant des doigts ou même avant la fin de ce siècle - lui permet de dégager des excédents de sa balance courante record, nommant au préjudice de ses partenaires européens les moins compétitifs. 

      Inversement, ce taux est bien trop surévalué pour ces derniers, qui voient leurs déficits commerciaux croitre et diverger d’année en année, ce qui impacte nécessairement et leur taux de croissance - puisque reflet du déficit chronique de compétitivité de leur appareil productif - leur taux de chômage, et leurs comptes publics (déficits et endettement).

      La solution qui existait par le passé face à ses divergences croissantes et de réajuster par le taux de change des monnaies nationales. Cela a permis à un pays comme le France et sa « monnaie de singe » comme vous dites, de connaitre pendant des décennies des taux de croissance à deux chiffres, un chômage plancher, pas de déficit ni d’endettement, une balance courante équilibrée et sinon excédentaire. 

      Qu’est-ce qui est préférable selon vous : la première alternative avec l’euro, ou la seconde avec sa monnaie nationale (fusse-t-elle de singe) ?

    • titi 3 mai 2017 13:24

      @Onecinikiou

      « Le statut de la monnaie a peu d’importance en réalité, ce qui compte ce sont les données objectives, les indicateurs macro-économiques qui reflètent le plus sérieusement une situation donnée  »

      C’est exactement ce que je dis : francs, euros, cela n’a aucune importance.
      Nous étions mauvais avec le franc.
      Nous sommes mauvais avec l’euro.
      Si nous ne changeons pas de paradigme nous serons mauvais avec le nouveau franc.

      « lui permet de dégager des excédents de sa balance courante record »
      Vous n’avez aucune mémoire.

      A part pendant un lapse de temps très court dans les années 90, qui d’ailleurs correspond à la période de politique du « franc fort » initiée par Bérégovoy et qui consistait à mettre le franc à la remorque du mark en arrêtant les dévaluations, notre balance n’a jamais été bonne.
      Même les années où nous dévaluions tous les ans.

      http://www.humandee.org/IMG/jpg/Graphique_5-_Balance_commerciale_de_marchandises.jpg


    • titi 3 mai 2017 13:37

      @Onecinikiou

      « Vous ne pourrez sérieusement vous attaquer aux déficits qu’avec de la croissance »

      Ce n’est absolument pas ce que je dis.

      Je dis juste que quelque soit la méthode pour combler le déficit, dévaluation du franc, ou emprunt à taux proche de 0 grâce à l’euro, c’est traiter la conséquence et pas traiter la cause.

      Et je dis aussi également, que l’une ou l’autre de ces méthodes conduit inéluctablement à une baisse du pouvoir d’achat : il faudra travailler plus pour consommer au même niveau qu’actuellement.
      Car en économie il n’y a pas de magie.

      Nos déficits sont structurels. Quelle que soit la méthode de financement, nous continuerons à nous appauvrir collectivement.


    • franc 3 mai 2017 14:43
      @titi

      bah au temps de De Gaule le franc est faible et la France est forte ,première puissance d’Europe .


      Rappelez Raymond Barre le meilleur économiste de France et en même temps l’inflation à deux chiffres

      l’esprit de Colbert et de De Gaule est éternel ,c’est l’esprit de l’intelligence et de volonté de création et de conquête pour le progrès d e l’humanité


    • titi 3 mai 2017 16:57

      @franc

      « bah au temps de De Gaule le franc est faible et la France est forte ,première puissance d’Europe . »
      Là c’est du domaine du culte du cargo, par de l’économie.

      Et au temps de De Gaule le rap n’existait pas. Je pense qu’il faut supprimer le rap !!!


    • Onecinikiou 3 mai 2017 19:43

      @titi


      Mais non la France n’était pas mauvaise, vous délirez. La France non seulement se portait socio-économiquement infiniment mieux qu’aujourd’hui, mais elle rayonnait sur le monde en politique étrangère, comme quoi tout se tient en politique.

      Quand vous élisez des mauvais et sinon des traitres, évidemment qu’ils font faire une mauvaise politique. Même avec de l’or entre les mains. 

    • titi 3 mai 2017 21:33

      @Onecinikiou

      En 1960 le temps de travail était de 2200 heures par an.
      Aujourd’hui il est de moins de 1600 heures.

      C’est marrant mais personne n’en parle.


    • Onecinikiou 4 mai 2017 11:51

      @titi


      C’est vrai, mais la productivité horaire a presque triplé sur l’intervalle, ce qui veut dire que la productivité a augmenté beaucoup plus vite que ne baissait le nombre d’heures travaillées par emploi sur la même période. Participant d’une part à l’augmentation de la richesse crée (en volume et par habitant), et d’autre part à l’augmentation de la rentabilité de capital, qui a capté une part croissante de ces gains de productivité, en défaveur de la masse salariale. Expliquant cette fois la croissance des inégalités de revenus et de patrimoine.

    • titi 4 mai 2017 16:59

      @Onecinikiou

      La productivité « française » est un mythe.
      Toutes les productions a faible valeur ajoutée ont été délocalisées.
      Il ne reste que les productions à forte VA, et 6 millions de chômeurs.

      Si avec ca on présente pas une statistique de productivité potable c’est que pour le coup on est encore plus mauvais que mauvais.


    • titi 4 mai 2017 17:05

      @Onecinikiou

      Tout ca pour dire...

      La dévaluation du franc ce n’est pas le Graal
      Si tout ce que vous retenez des 30 glorieuses c’est que le franc était faible, et qu’en revenant à un franc faible on va revivre c’est 30 glorieuse, vous êtes dans l’incantatoire.

      Dans les années 60, les femmes ne travaillaient pas.... facile d’atteindre le plein emploi.
      Dans les années 60, le temps de travail était x 1,5.... facile d’être compétitif.
      Dans les années 60, la Chine crevait de faim..
      Dans les années 60, l’Allemagne était occupée et divisée..

      Ces paramètres étaient bien plus déterminant pour notre économie que de savoir si le franc et 6% ou 10% sur évalué par rapport à l’Allemagne.

      Pour faire simple : les autres pays ne nous attendent pas.


    • Onecinikiou 4 mai 2017 18:01

      @titi


      Non ce n’est pas un mythe. Même pondéré des effets du chômage endémique qui nous touche tout particulièrement, nous restons de tous les grands pays industrialisés dans le trio de tête mondial, immédiatement derrière les Etats-Unis et l’Allemagne, et loin devant l’Italie, la Grande-Bretagne ou même le Japon. 

      Pourquoi adopter systématiquement un esprit de dénigrement à l’égard de notre pays, sur des indicateurs qui pour le coup sont plutôt en notre faveur, et alors qu’il y en a pléthore d’autres à critiquer ?!

      Vous voulez des solutions pérennes et efficaces pour sortir la France du marasme, retrouver une croissance soutenable, rééquilibrer notre balance commerciale, réduire sur le long terme le chômage, résorber progressivement nos déficits et notre endettement ? Il faut agir sur les structures macro-économiques. Par exemple :

      1/ Recouvrer notre souveraineté monétaire, dévaluer la monnaie nouvellement recrée de 20% par rapport aux zones Mark et Dollar. 

      2/ Réinstaurer des barrières douanières aux frontières nationales, modulées en fonction du change monétaire et des secteurs stratégiques à protéger. 

      3/ Autoriser de nouveau la Banque de France à prêter directement au Trésor français à taux nul ou privilégié, dans des volumes raisonnables (sans excéder 5% du PIB annuel).

      4/ Chercher à hausser l’inflation de moins de 2% l’an (objectifs statutaires BCE) aux alentours de 5%, avec nouvel objectif de croissance soutenue pour la BNF (idem FED).

      5/ Réinstaurer l’échelle mobile des salaires, et leur indexation sur les prix. 

      6/ Légaliser le patriotisme économique, en favorisant les entreprises françaises - ou fabricants en France - dans la commande publique. 

      7/ Stopper ou limiter drastiquement l’immigration légale et illégale par tous moyens disponibles, jusqu’à nouvel ordre. 

      Evidemment ce catalogue de mesures doit être appliqué dans son ensemble pour y trouver quelques bénéfices. Un mesure prise isolement ne sera pas suffisamment efficace pour inverser les tendances néfastes actuellement à l’oeuvre. 

      Aussi, vous avez compris qu’il ne pourra ce faire dans le cadre contraignant des Traités européens. Le préalable à son exécution devra donc être une dénonciation de ces derniers, si besoin unilatéralement. 

    • titi 4 mai 2017 19:24

      @Onecinikiou

      « Pourquoi adopter systématiquement un esprit de dénigrement à l’égard de notre pays, »

      Parce que c’est la réalité.
      Notre pays ne tient que parce que nous profitons des taux d’emprunt « presque allemands »

      La dévaluation de 20% ca revient au même que d’augmenter le temps de travail de 20%.
      Moi l’un ou l’autre ca me va.

      Sauf qu’augmenter le temps de travail c’est tout à fait possible sans remettre en cause les traités européen.

      Mettre des barrières douanières ca revient au même que mettre en place une TVA sociale.
      Moi l’un ou l’autre ca me va.

      Sauf que mettre en place une TVA sociale c’est tout à fait possible sans remettre en cause les traités européen.

      etc...

      Faut pas mettre nos erreurs collectives, en particulier au niveau du vote des présidentielles de 2012, sur le dos des traités européens.


    • Onecinikiou 4 mai 2017 21:01

      @titi

      Notre pays ne tient que parce que nous profitons des taux d’emprunt « presque allemands »

      Allez dire aux Grecs ou aux Espagnols avant l’ouverture des vannes du QE par la BCE de Draghi, quand les taux de leurs bons à 10 ans dépassaient les 20%, qu’ils profitaient de taux d’emprunt « presque allemands ». En fait nous ne sommes pas en régime de monnaie unique, mais de monnaie commune. Tous les Etats conservent en propre leur capacité à se refinancer, et donc les taux afférents. 

      Redonnez le pouvoir à une banque centrale d’imprimer à volonté de la monnaie, vous tuez conséquemment le monopole des marchés financiers, et vous annihilez toutes velléités spéculatives, même en situation de crise économique. Pour preuve la politique d’assouplissement monétaire de la BCE, qui a effondré les taux d’emprunt qui étaient hors de contrôle la séquence précédente. Idem au Japon, dont la dette souveraine est pourtant la plus importante au monde, et qui ne craint nullement d’attaques sur sa monnaie, et profite de taux quasi plancher. Qui s’y risquerait d’ailleurs, sachant que la BNJ est devenu un puit sans fond !

      Voyez moi les spéculateurs ne me font pas peur, encore qu’il faille avoir la maitrise de sa politique monétaire, qui est une arme nucléaire à laquelle personne ne peut s’opposer. Et surtout pas les fonds spéculatifs. Une nouvelle fois les traités européens, qui nous lient les mains, jouent ici un rôle mortifère. Vous croyez que Soros aurait pu jouer contre le franc dans les années 90 sans la loi de 1973 interdisant au Trésor d’emprunter directement à la BNF ? Poser la question c’est y répondre. La réalité est que nos dirigeants politiques compromis, dans la main des financiers, se sont fourvoyés en désarmant l’Etat contre les puissances d’argent. 

      « La dévaluation de 20% ca revient au même que d’augmenter le temps de travail de 20%. »

      Vous ça vous va peut-être, mais ce n’est peut-être pas le cas d’une majorité. On pourrait tout aussi bien baisser les salaires de 20% (sans baisse du temps de travail cela va de soi) si on va par là. Mais ce modèle déflationniste est-il socialement tolérable ? Et puis pourquoi faire compliqué lorsqu’on peut faire simple. Nous avons vécu en régime de change (fixes ou flottants) pendant des décennies sans anicroche, et avec des économies plutôt florissantes. Mais nous disposions alors d’une monnaie en propre, et d’un taux de change que nous pouvions adapter (rôle qui peut être dévolu au marché) à la compétitivité de notre appareil productif. Aujourd’hui, avec l’euro, à part creuser le déficit de notre balance commerciale, condamner des masses de nos concitoyens au chômage, et voir partir nos usines à l’étranger, je ne vois pas où est le bénéfice. Ah si, il se trouvera toujours quelques connards pour la justifier en invoquant les facilités touristiques intra-européens. Va pas pouvoir faire beaucoup de tourisme le chômeur aux poches vides....

    • titi 4 mai 2017 23:26

      @Onecinikiou

      « Redonnez le pouvoir à une banque centrale d’imprimer à volonté de la monnaie, vous tuez conséquemment le monopole des marchés financiers, et vous annihilez toutes velléités spéculatives »

      Bah vous avez la mémoire courte.
      La spéculation a existé sur le francs avant l’euro, elle existe sur l’euro, et existera aussi avec un nouveau franc et une « banque centrale ». 

      « Vous ça vous va peut-être, mais ce n’est peut-être pas le cas d’une majorité. On pourrait tout aussi bien baisser les salaires de 20% »
      Sauf à imaginer que les Français ne vont plus rien n’acheter à l’étranger du jour au lendemain, dévaluer c’est baisser le pouvoir d’achat et c’est baisser les salaires.
      Vous pouvez croire que l’on va relocaliser...La bonne blague. La salaire moyen chinois est de 300 euros mois. Le salaire moyen Ethiopien de 100 euros/mois. Ces emplois ne reviendront pas.
      Et si vous pensez que les consommateurs vont renoncer à leur iPhone, leur Nike, etc...
      Ils continuerons à en acheter c’est bien leur pouvoir d’achat qui va baisser

      Les problèmes de compétitivité c’est ça : un problème de cout/temps de production.
      Régler cela par la dévaluation, la TVA sociale, ou l’augmentation du temps de travail c’est pareil.

      Et sur les 3 options, 2 peuvent très bien être faites sans sortir de l’UE.

       


  • L'Auvergnat L’Auvergnat 2 mai 2017 19:28

    Si la « pétasse » passe (invraisemblable) au lieu de passer 3 mois à Maurice je passerai 5 ans.


    Mais surtout les pauvres resteront plus pauvres avec la « Hyaine »
    Ces « bougs » ont besoin de formation les pauvres ils sont enfumés par la bécasse.....



    • mac 2 mai 2017 19:49

      @L’Auvergnat
      Avec Macron et ses sbires vous sentez sans doute un grand désir de s’occuper des pauvres ?


    • mac 2 mai 2017 19:52

      @L’Auvergnat
      Vous pouvez rester à Maurice , de doute façon avec Macron il m’a semblé que la culture française n’était pas un concept très clair....


    • L'Auvergnat L’Auvergnat 2 mai 2017 22:54

      @macdo


      Certainement plus que la Hyaine

    • mac 2 mai 2017 23:43

      @L’Auvergnat

      Cela ne vole pas haut vos commentaires. A part un anathème très primaire, on ne voit pas trop où vous voulez en venir.

      J’espère quand même que votre poulain ne cherche pas à recruter chez les décérébrés ?

       Je suis un peu comme ce que j’ai entendu de Guaino.

      Je ne suis pas FN mais je ne me réjouis pas du tout de voir arriver Macron au pouvoir et surtout pas avec les honneurs.

      Allez sans rancune...


    • Onecinikiou 3 mai 2017 05:36

      @L’Auvergnat


      Vous êtes sûr d’avoir dépassé le stade de l’adolescence, on croirait lire un puceaux boutonneux qui joue à se faire peur ! C’est tout à fait pathétique je vous assure.

    • L'Auvergnat L’Auvergnat 3 mai 2017 18:32

      @Onopiu.....

      Je me gausse....les ligaturés des neurones.
      J’espère que vous avez des solutions de repli.




  • Clovis 2 mai 2017 21:04

    Eh bien, on en lit des choses. Puisque vous êtes économiste, alors je ne vous apprendrai pas qu’en vertu de la Lex Monetae (cf. droit international) , tout pays sortant de l’euro dispose de la liberté de fixer la parité qu’il souhaite. Donc 1 franc = 1 euro est tout à fait possible. Ce n’est que dans un deuxième temps qu’il faudrait considérer une possible dévaluation mécanique du nouveau franc.


    Mais rappelons :

    - premièrement que le nouvel euro en question serait lui aussi dévalué, perdant l’appui de l’économie française

    - et deuxièmement il faut considérer que l’ensemble des obligations françaises est à hauteur de 80% assise sur des contrats de droit français, ce qui limite la dévaluation potentielle à 20%. Maximum. Ces deux éléments conjugués imposent mécaniquement une limite de dévaluation de 17%. Je rappelle au passage que la parité euro / dollar s’est effondrée durant les dernières années (à peu près 30% de chute).J’en profite pour réfuter ceux qui disent qu’il est impossible d’avoir deux monnaie d’échange, la destination du pays conditionne simplement la monnaie (à l’heure actuelle, on échange en dollars avec les EU ...).

    Par ailleurs, en ce qui concerne les jeux d’exportation et d’importation, certes les prix d’achat à l’étranger seront plus chers. C’est regrettable. Il ne faut pas oublier que nos exportations se vendront mieux : du coup, un simple calcul de différentiel augmenterait nos marges. Libre à nous de réajuster nos prix pour coller à la concurrence, mais dans ce cas, libre à nous aussi de nous approvisionner ailleurs. 

    De plus, je vous invite à consulter les taux de chômage des pays pauvres ou émergents : https://fr.actualitix.com/doc/cartes/wld/carte-taux-de-chomage-dans-le-monde.jpg
    On peut constater que nous sommes de mauvais élèves et vous conviendrez que le cas du moyen-orient / Afrique est à part, on sait bien à quelle sauce ces pays-là sont mangés.

    Enfin, le temps de 2 ans pour passer du franc à l’euro était du essentiellement à la convergence des politiques économiques, chose qui n’existe pas si on va dans l’autre sens.

    Dernière chose : la dette s’élèverait en effet. Mais le contrôle de notre monnaie nous permettrait de rembourser le capital du, et non pas les intérêts uniquement, comme nous le faisons depuis 1990, suite à la loi de 73 bien connue. 

    Si jamais quelqu’un devait répondre à mon commentaire, merci de ne pas le faire dans l’invective.

    • titi 2 mai 2017 22:00

      @Clovis
      « - premièrement que le nouvel euro en question serait lui aussi dévalué, perdant l’appui de l’économie française »

      L’allemagne emprunte à taux négatifs.. c’est que les marchés parient sur le contraire => un renchérissement de l’euro, qui avec le départ de la France, deviendrait un nouveau mark.

      Cette histoire de monnaie c’est un peu simpliste.
      Dire que le fait de pouvoir dévaluer est l’alpha et l’oméga de la politique économique, c’est prendre les Français pour des truffes.
      D’après l’indice Bic Mac, le franc suisse est une des monnaies les plus surévaluées.
      Et pourtant on peut pas dire que ca va spécialement mal du coté du Léman.


  • Gavroche 2 mai 2017 22:09

     « Le Monde » passe en revue la garde rapprochée du candidat à la présidentielle"





    Du beau monde. mme Lepen a les mêmes ?

    Les français qui comptent parlent aux français : Brigite Bardot appelle à voter contre Macron : là où Macron passe, les animaux trépassent smiley

  • lloreen 2 mai 2017 22:31

    1 euro=6,55957 francs...
    1euro= 1 franc est donc une nouvelle mystification pour masquer que la monnaie fiduciaire ne fait que « perdre de la valeur ».
    La réalité, c ’est que l’argent n’a aucune valeur. Ce n’est rien d’autre qu’une fausse croyance. la seule valeur ; c’ est l’être humain, ce que les escrocs et les imposteurs savent pertinemment bien puisqu’ils profitent de sa force de travail en l’échangeant contre leur monnaie de singe. Un vrai marché de dupes...


  • lloreen 2 mai 2017 22:35

    L’avenir, c’est la fin de l’argent. Ce n’est pas une utopie, c’ est la vérité oubliée.
    https://www.youtube.com/watch?v=GDTxIGbSJqk


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