mercredi 7 novembre 2018 - par Pierre Sarramagnan-Souchier

11 Novembre : Je ne cautionne pas les hommages nationaux des tueries de 14-18

19 millions de morts et 20 millions de blessés dans le monde pour “la Der des Der” : Du devoir de ne pas cautionner les hommages nationaux des tueries (14-18 et autres salades !)… :

 

Le dernier Poilu et après !

( Extrait)

« (…) En son temps, je crois me souvenir qu'un homme s'était opposé à la Première Guerre Mondiale avec énergie et courage. C'est plutôt à ce genre d'homme que j'aurais envie de dire merci. Un homme de passion que l'histoire devrait retenir pour son engagement à refuser les guerres. Comment s’appelait-il déjà ?

Ah, oui, Jean Jaurès !

Dieu que le monde aurait avantage à se rappeler des hommes d’exceptions comme celui-ci plutôt que de traîner dans la fange où se vautrent les politiques de bas niveau et qui font très certainement régresser les peuples en envoyant leurs officiers ordonner l’anéantissement de l'Espérance des peuples. Mais mieux encore, c’est au courage silencieux de tous ces petites gens de rien du tout, qui par conviction idéologique ou religieuse, refusèrent tous ces massacres inutiles et n’ont pas hésité en leur temps à se faire objecteurs de conscience, à devenir des insoumis et des déserteurs pour sauver le sens de l'Homme dans les sociétés, que je dis merci. Oui, à tous ces obscurs pacifistes et antimilitaristes qui préfèrent la rencontre des peuples par le partage des richesses pour tous plutôt que les égoïsmes nationaux et internationaux. Car ne nous y fions pas, ce n'est pas en nous surarmant pour protéger quelques biens matériels périssables que nous rencontrerons nos semblables, mais bien en œuvrant par l’amélioration de la condition des plus nécessiteux que nous ferons avancer la paix.

Le moins que l’on puisse constater, c’est que nous n'en prenons pas la direction. La France n’est-elle pas la première productrice d'armes du monde par habitant et troisième exportatrice mondiale alors que des sans-abri périssent dans ce même pays de froid et de misère.

A qui voudrait-on faire croire que ce chemin est un chemin d’avenir et d’espérance ?

Les prochains carnages sont déjà programmés et il serait quand même temps d’inverser ces tendances de destruction que nous font subir toutes ces “têtes brûlées”, pour s’orienter vers un avenir moins dysharmonieux et plus radieux.

(…) »

Source : http://pierre.souchier.free.fr/revoltons_nous/page.revoltons-nous.12.html



Votre insoumis, déserteur de service !
Pierre Sarramagnan-Souchier,
le 6 novembre 2018.

#Déserteur, #Insoumis, #14-18, # Der des Der, # Première Guerre Mondiale, #11 novembre,

 



127 réactions


  • Hervé Hum Hervé Hum 8 novembre 2018 10:35

    Le vrai courage, c’était de déserter, pas d’obéir à faire la guerre.

    et le vrai combat, c’était de faire la révolution contre ce gouvernement (comme les précédents) inféodé aux intérêts des possédants, qui pour mâter son prolétariat contre ses velléités de justice sociale, sollicita la guerre, à ses partenaires européens, eux même au prise avec leur propre prolétariat. Comme cela fut fait pour mâter la commune de Paris d’ailleurs.

    Ainsi, pendant que les dirigeants faisant la guerre ensemble, les soldats, tous des prolétaires sauf exception, la faisait contre eux même.

    Le résultat fut la mort de 19 millions d’hommes et de ces millions de blessés, souvent mutilés, où, loin de leur rendre justice, on les assassines une seconde fois avec ces hommages cachant la vérité sur les raisons de leur mort. Pour perpétrer un mensonge qui loin d’être dénoncé, est devenue une pseudo vérité où encore aujourd’hui, comme le rappelle Pierre Sarramagnan-Souchier, tout est fait pour les préparer à s’entre tuer une nouvelle fois. Et ce, en usant du même artifice. La patrie en danger, mais qui cache toujours la vrai raison, le capital des possédants en danger.

    Quand le peuple est affamé et réclament le sang des coupables de sa misère, il ne faut pas qu’il regarde à l’intérieur ceux qui le gouverne et vivent sur sa peau, mais à l’extérieur ou bien, que ce soit celui qui à l’intérieur est désigné comme l’étranger, celui qui doit être renvoyé à l’extérieur.

    Mais comme le remarque Tall, si aujourd’hui la guerre tarde a revenir sous nos latitudes, c’est qu’entre temps est apparut l’arme nucléaire qui n’épargne personne. Qu’à cela ne tienne, la guerre dites froide suffit à contrôler les peuples et nos dirigeants y travaille d’arrache pied !

    On va donc célébrer des bouchers pour les remercier de leur efficacité à envoyer à l’abattoir des millions d’êtres humains,. Par milliers chaque jour, sans doute même devaient t’ils f aire des paris à celui qui en tuerait le plus en une journée.

    Où la polémique autour du maréchal Pétain sert surtout à faire diversion, donner du grain à moudre aux idiots de services et continuer à s’apitoyer sur les conséquences sans jamais regarder les causes.


    • charly10 8 novembre 2018 11:38

      @Hervé Hum

      « On va donc célébrer des bouchers pour les remercier de leur efficacité à envoyer à l’abattoir des millions d’êtres humains ».

       On ne célèbre pas les généraux, on célèbre avant tout les poilus, ceux qui ont combattu contre leur gré, quelquefois avec résignation mais beaucoup de courage et de sacrifice.

      Je doute que, dans des circonstances identiques, la réponse des citoyens d’aujourd’hui, soit au même niveau d’abnégation.


    • velosolex velosolex 8 novembre 2018 11:43

      @Hervé Hum
      Je suis assez prudent sur ce genre d’affirmation, à propos de la guerre de 14, bien qu’étant pacifiste de cœur. Le monde de 14 est encore imprégné d’idéaux chevaleresques, de patriotisme, et même les fils des généraux d’industrie ont souvent péri dans cette boucherie. On a envie de projeter ses valeurs et ses dégoûts, mais je ne pense pas qu’elles étaient dominantes à cette époque. La vanité, la bêtise, la croyance imbécile qu’on va être épargné est le marqueur de ces années. Les soldats, bien sûr, évolueront sous le poids des évidences du massacre inutile, de la bêtise meurtrière. Lire les mémoires de Louis Berthas, tonnelier, est un repère utile pour comprendre l’époque. A l’arrière, tout va bien. Les gus sont à l’ouest. Là les écrits de Proust, dans « le temps retrouvé », sont intéressants. Il raconte le sentiment de beauté qu’il a eu en voyant un combat aérien au dessus de la capitale, et le passage d’un zeppelin. « Mon dieu que la guerre est jolie ! » disait Appolinaire. Bien des artistes ont chanté la guerre. De Fernand Léger à Junger. Un bain de régénérescence. Pas des artistes mineurs, mais de ceux qui sentent au niveau atavique les aspirations de la foule et du temps ; C’est pour cela que je dirais que ce suicide collectif s’est fait avec la complicité d’une grande partie de la population. Ce qui nous ramène aux notions de bien, de mal, et de sens de la vie, dans un univers en proie à de grandes mutations. Comme la guerre de 30 ans et ses horreurs a crée un catharsis dans l’europe du 17 siècle, celle ci l’ a fait durablement pour nous. 


    • Hervé Hum Hervé Hum 8 novembre 2018 13:45

      @velosolex

      Je comprend ce que vous écrivez, c’est ainsi que j’ai été conditionnée à voir la chose, mais c’est surtout pour oublier ce que j’écris sur les motivations réelles de ceux qui ont poussé à la guerre, c’est à dire, la menace du prolétariat de revendiquer plus de justice sociale à une époque où la bourgeoisie appelait le prolétariat, la « canaille » pour marquer tout le mépris qu’elle lui portait où lui donner le minimum lui paraissait encore trop.

      Aussi, quoi de plus naturel que d’envoyer à l’abattoir la canaille récalcitrante ?

      Après, c’est toujours la même technique consistant à voir l’arbre qui cache la forêt, car je doute que si on regarde les statistiques, on trouve le même % de morts du coté de la haute bourgeoisie que des ouvriers. Pour la petite bourgeoisie, les % doivent se rapprocher, mais plus on monte dans la hiérarchie, plus l’écart est grand.

      Je ne ni donc pas qu’il y en eut et que la loi se voulait égalitaire dans le texte, mais dans la réalité, cela m’étonnerait.

      Les massacres n’étaient donc pas inutile pour la bourgeoisie qui craignait plus que tout les idées communistes de l’époque et c’est bel et bien cette peur qui liait la bourgeoisie française à la bourgeoisie allemande.

      Pour preuve, je n’ai pas souvenir d’avoir vu un seul documentaire à la télé traitant des causes de la guerre, parler de cette raison, mais uniquement de l’assassinat de l’héritier au trône d’Autriche et des jeux d’alliances entre nations, mais jamais de la menace de l’alliance internationale du prolétariat. Tous les livres d’histoires ou documentaires que j’ai visionné prennent soin de ne pas relier les deux.

      Car juste avant l’entrée en guerre, le prolétariat français et allemand étaient unis contre leur bourgeoisie respective, mais que le mot d’ordre fallacieux « la patrie en danger » va d’un seul coup en faire des ennemies mortels et détruire cette alliance qui représentait et représente d’ailleurs toujours, la pire des menaces.

      C’est, aujourd’hui, la même technique qui est utilisé et les mêmes dindons qui doivent servir de farce.


    • Hervé Hum Hervé Hum 8 novembre 2018 14:03
        • @charly10

          Je doute que, dans des circonstances identiques, la réponse des citoyens d’aujourd’hui, soit au même niveau d’abnégation.

          et ce serait la meilleur des choses !

          Mais c’est sans compter avec la propagande actuelle jouant le principe du pompier pyromane, pour d’un coté parler de fraternité universelle et de l’autre, attiser les haines entre les peuples par le biais de la concurrence ou guerre économique entre prolétariat de tous pays, accentué par le flux migratoire provoqué sciemment.

          Et là, les élections de trump aux USA, de Bolsonaro au Brésil, de l’échec des parties dits de gauches un peu partout en raison de la pression économique exercé par la ploutocratie contrôlant les principaux gouvernements occidentaux, préparent bel et bien le prolétariat de tous les pays à la guerre contre eux même et toujours par l’intermédiaire du mot d’ordre « la patrie en danger ».



    • velosolex velosolex 8 novembre 2018 14:16

      @Hervé Hum
      Les idées communistes sont encore bien embryonnaires, et beaucoup de paysans les rejettent en France. Cette internationale des prolétaires a mon avis n’a pas été le déclencheur, car anecdotique...La phobie des rouges, après la révolution soviétique, sera bien plus grande à partir des années 20, et une des composantes de la seconde guerre... Pas en 14.. Le nationalisme était depuis 70 très présent en France, un pays alors en expansion bourgeoise, où les progrès sociaux amenèrent un optimisme envers le progrès, notion qui de valeur positive va s’inverser après guerre
      . Cette guerre a été une catastrophe pour la plupart des gens, bourgeois compris. Car c’est un pays vainqueur mais ruiné qui émerge en 18. Pas de vainqueur en fait....L’Europe va s’enfoncer, et perdre ses valeurs, son aura, son économie, sa place, au bénéfice des états unis. La chute de posture amenant la perte de l’empire colonial date aussi de cette guerre. Les idées de supériorité des blancs, d’un devoir de civilisation, que même Jean Jaurès soutenait
      Donc s’il y a eu un plan derrière cela, il était l’oeuvre d’un fou. La théorie des alliances est têtue car elle tient, et est plus complexe qu’elle en a l’air, car la Serbie, d’où tout part, et soutenue par la France et la Russie. L’empire austro Hongrois ne veut pas d’une guerre européenne, mais joue sa place face à cette Serbie de plus en plus nationaliste, et qui vient de liquider un dirigeant. Cet assassinat anecdotique, à peine traité par la presse, va mettre du temps à allumer le feu. Les autrichiens vont fixer au début des mesures de rétorsion, envers les serbes, que ceux ci vont accepter sauf une ; La venue d’inspecteurs. On est au bord du précipice. Mais encore en équilibre. Jusqu’au moment où on ne l’est plus. Une guerre locale va dégénérer, car chacun a des intérêts, ou pense en avoir dans une victoire, qui sera forcément rapide. 


    • Hervé Hum Hervé Hum 8 novembre 2018 15:35

      @velosolex

      Votre début de commentaire ignore un fait important, c’est l’histoire de la commune de Paris et celle ci, contredit ce que vous écrivez. L’internationale des prolétaires ou travailleurs n’est donc pas anecdotique, elle est fondamentale. Ensuite, la phobie ne fera que se poursuivre et provoquera la 2ème guerre mondiale et permettra les lois sociales qui aujourd’hui sont battues en brèche et face auxquelles, le prolétariat occidental en vient à vouloir en découdre avec les autres prolétaires pour défendre ses pseudos acquis sociaux, parce qu’il ne veut pas s’en prendre à sa propre oligarchie. Pseudos acquis, car ils ne sont qu’une contrainte imposé par la guerre froide, dont la fin a permis d’amorcer le retour du système tel qu’en lui même.

      Ensuite, parler des nations comme la propagande nous l’enseigne dès l’école, consiste à prendre des vessies pour des lanternes. La manipulation des cogito se faisant quasi exclusivement par le confusionnisme.

      Plutôt qu’un long discours, je vous recopie ce qu’écrivait Voltaire et qui est toujours autant d’actualité.

      "

      Quand nous parlons de la sagesse qui a présidé quatre mille ans à la constitution de la Chine, nous ne prétendons pas parler de la populace ; elle est en tout pays uniquement occupée du travail des mains (y compris des intellectuels et autres scientifiques, qui sont les mains du cogito asservie). L’esprit d’une nation réside toujours dans le petit nombre, qui fait travailler le grand, est nourri par lui, et le gouverne.

      C’est une suite naturelle de l’inégalité que les mauvaises lois mettent entre les fortunes, et de cette quantité d’hommes que le culte religieux, une jurisprudence compliquée, un système fiscal absurde et tyrannique, l’agiotage, et la manie des grandes armées, obligent le peuple d’entretenir aux dépens de son travail. Il n’y a de populace ni à Genève, ni dans la principauté de Neuchâtel. Il y en a beaucoup moins en Hollande et en Angleterre qu’en France, moins dans les pays protestants que dans les pays catholiques (ou musulmans). Dans tout pays qui aura de bonnes lois, le peuple même aura le temps de s’instruire, et d’acquérir le petit nombre d’idées dont il a besoin pour se conduire par la raison (et non se laisser manipuler par la passion, d’une culture faites pour cimenter la populace à servir les intérêts de ses maîtres)."


      Les parenthèses sont de moi, mais la justesse d’analyse est implacable et vaut toujours autant.

      Cela veut dire que, pour autant que le système ne soit pas menacé, le petit nombre qui gouverne le grand nombre peut jouer à la guerre, mais si la populace en vient à menacer le système qui leur permet de vivre au dépend du grand nombre, alors, la guerre visera à éliminer cette menace en priorité, mais où vous ne vous pouvez pas vous en rendre compte, parce que ce sont, en apparence, toujours les mêmes protagonistes se faisant la guerre.

      Autrement dit, détenant le pouvoir, c’est eux qui décident des raisons de la guerre et c’est toujours la défense du système qui prime sur leurs rivalités personnelles, mais cela, vous ne pouvez le voir que si vous comprenez que la patrie n’a de raison d’être que pour contrôler la populace et la soumettre, en aucune manière pour défendre les intérêts du peuple en tant que prolétariat, puisque le but est de l’exploiter. Là encore, parler de peuple seul, permet de mélanger, d’unir des intérêts opposés et de diviser des intérêts liés en fonction de la classe sociale.

      Bien sûr, les lignes de démarcations sont plus subtiles, parce qu’au milieu, se trouve toujours des cas où le dirigeant est animé d’empathie envers le peuple et épris d’un minimum de justice sociale, mais c’est l’exception, pas la règle.


    • velosolex velosolex 8 novembre 2018 17:42

      @Hervé HumP
      Paris n’est pas la France. Je vous dis cela de Bretagne où dans cette région le pouvoir cléricale est énorme. Et même Paris ne trouvera pas une adhésion totale aux idées des communards, zola et Flaubert en témoigne, ainsi que les versaillais. 


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 novembre 2018 08:53

      @velosolex

      Paris n’est pas la France, mais c’est là où le pouvoir se faisait et se défaisait. C’est là où donc, les idées s’imposent aux régions, pas l’inverse.

      La révolution française s’est faites à Paris et ensuite est descendu dans les régions, or, si elle avait échouée comme pour la commune de Paris, il n’y aurait tout simplement pas eut de révolution.

      Surtout, l’échec de la commune de Paris va venir de son isolement grâce à l’armée d’occupation allemande que la bourgeoisie française va réclamer pour mâter les communards et leur abandonner, volontairement et même en insistant, l’Alsace et la Lorraine.

      Enfin, aucune idée ne reçoit l’adhésion de totale et n’est pas nécessaire, car encore une fois, sous cette condition, aucune révolution ne peut avoir lieu.


    • velosolex velosolex 9 novembre 2018 14:31

      @Hervé Hum
      Non, l’armée française à pris une claque, due à la bêtise de napoléon 3 qui est tombé dans le piège qui lui a été tendu, après la dépêche d’Ulm. Intendance, organisation, cette armée fonctionnant avec des charges héroïque de chevaux face aux canons, anticipe le décalage qui sera présent dans les premiers mois de 14. La défaite était prévisible, elle s’est transformée en raclée ; Comme en 39 l’état major est à l’ouest. Paris refuse la défaite, la paix, sur des idéaux de gauche. Moment glorieux, mais condamné, avec les forces allemandes autour de la ville. Il est possible que la paix a été haté par les français, rapport à la commune, comme l’Allemagne a haté l’armistice en 18, avec la peur de la révolution russe faisant contagion.Mais l’un comme l’autre des deux événements dans des défaites militaire qui étaient inéluctables, et 71 bien plus que 18 pour les allemands. 
      Maintenant je ne crois pas que la commune dans le contexte de la guerre avait une chance de faire contagion dans un pays dominé. Sans doute l’opportunité était plus grande en 1848. Marx pensait que la révolution avait plus de chance de se passer en france ou en angleterre qu’en russie. 
      Pour le reste. Paris à beau être paris ; On ne met pas le peuple au garde à vous des idées révolutionnaires. . Il faut qu’elle soit souhaitée ailleurs. C’est ce qui s’était passé en 89, où elle a d’ailleurs commencé à Grenoble avec la révolte des tuiles, qui amènera par ricochet la réunion des états généraux. 


    • Hervé Hum Hervé Hum 10 novembre 2018 12:04

      @velosolex

      On ne va pas refaire l’histoire et croyez ce que vous voulez, mais le nationalisme, le patriotisme ou autrefois, le royalisme, ne servent qu’à asservir les peuples, la populace à leur élite dirigeante, en aucune manière pour la défendre contre l’étranger. Mais pour convaincre la populace d’un pays quelconque d’obéir et de se soumettre à son élite dirigeante, il faut la présence permanente d’un ennemi extérieur justifiant la dictature intérieure. Ce principe était déjà connu au temps de l’antiquité et n’a fait que perdurer. C’est ainsi que la muraille de Chine fut construite.

      La difficulté d’entendement, c’est la confusion entre d’un coté des luttes de pouvoirs au niveau des élites et de l’autre, les luttes de classes à l’intérieur des pays. Par le fait que c’est toujours la condition de tranquillité de la seconde qui laisse libre la première.

      Pour le cas dont nous parlons, une fois l’armée de Napoléon battu par l’armée prussienne, où seuls les soldats meurent, il s’agissait surtout, pour la bourgeoisie au pouvoir, de sauver la république bourgeoise et non de sauver l’honneur de la France.

      Enfin, en 1871, la France ,ouvrière était encore trop agricole face au prolétariat industriel et n’avait donc aucune chance de gagner la province. Par contre, en 1914, elle devenait de plus en plus industrielle où la menace n’était plus concentré à Paris, mais aussi dans les grandes villes de province. Et puis l’empereur de Prusse avait tout intérêt à soutenir la bourgeoisie et non le prolétariat. Enfin, il manquait une condition qui n’était pas rempli et ne l’est d’ailleurs toujours pas, c’est d’avoir un modèle communiste qui ne soit pas une réaction au modèle capitaliste, mais fondé sur ses propres postulats.

      Pour le reste. Paris à beau être paris ; On ne met pas le peuple au garde à vous des idées révolutionnaires. . Il faut qu’elle soit souhaitée ailleurs. C’est ce qui s’était passé en 89, où elle a d’ailleurs commencé à Grenoble avec la révolte des tuiles, qui amènera par ricochet la réunion des états généraux. 

      Le hic, c’est que la révolte en question confirme ce que j’écris sur le fait que c’est la lutte des classes qui provoqua la révolte et ensuite, la révolution. Et encore une fois, c’est Paris qui a décidé de la révolution, pas Grenoble ou n’importe quelle ville de province. La réalité des faits, prouvent que, si vous ne disposez pas de la force militaire, c’est en mettant une bonne partie du peuple au garde à vous des idées révolutionnaires qu’on peut faire la révolution pour changer de régime de pouvoir. C’est ce qui s’est passé en 1789, sans la populace au garde à vous des idées révolutionnaires, pas de révolution du tout, juste une révolte. Enfin, mais on peut continuer, ces idées révolutionnaires étaient portées par la philosophie des lumières, MAIS SURTOUT, par l’exemple anglais qui avait déjà fait sa propre révolution de palais. En effet, c’est la noblesse anglaise elle même qui va réduire le pouvoir monarchique et inviter la bourgeoisie à la table des chefs. Et pourquoi fait t’elle cela ? Par simple raison de cupidité, parce que la bourgeoisie se révèle la plus compétente pour développer la technique et le commerce afin de donner à l’Angleterre, l’empire qui sera le sien.Ce sont donc les idées de la révolution dites « libérale », qui va gagner la noblesse anglaise, puis européenne, d’accepter de partager le pouvoir avec la bourgeoisie, avant de devoir se soumettre totalement à ses conditions. Mais les deux sont comme cul et chemise, ce qui ne peut être le cas avec le prolétariat.


  • JL JL 8 novembre 2018 10:39

    ’’On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels ’’ Anatole France.

     

     Merci pour cette belle pensée qui mieux que de longs discours, fait ressortir l’essentiel.

     

    Je voudrais revenir ici sur l’hommage à Pétain voulu par Macron et ceux pour qui il œuvre, pour dire deux choses :

     

    La première : je trouve révoltant que la raison invoquée pour expliquer le rétropédalage à ce sujet n’est pas l’indignation nationale du susdit, mais le fait que ses cendres ne reposent pas aux invalide !!! Ce prétexte constitue à mes yeux une surcouche de scandale sur le scandale ! Qu’on y réfléchisse.

     

    La deuxième chose : je ne crois pas une seconde au pseudo attentat qui aurait été déjoué, imputé à la « droite extrême » ! En effet, qui donc est en phase avec Macron sur ce déni de l’indignité nationale dont a pourtant bel et bien été frappé Pétain, sinon cette fange que faute de mieux ici, je qualifierai de « droite extrême » puisque la fille de celui qui ne voyait des les génocides systématiques qu’un « détail de l’histoire » s’est acheté depuis peu une respectabilité républicaine ?

     

    J’ajoute : vu sous cet angle, le débat du deuxième tour de la récente présidentielle, prend un sens tout à fait révélateur.

     


    • velosolex velosolex 8 novembre 2018 11:24

      @JL

      D’accord avec vous. Il faut sauver le soldat Macron. Ce soi disant attentat préparé, ressemble à une tenue de camouflage, après qu’il est mis le pantalon rouge...Ou une tentative de diversion. Au niveau de la com, ce gars là en tout cas aurait du lire« la présidence pour les nuls »...Bon, peut être rêvait il de réunir derrière lui ceux de l’extrême droite. Mais qui se rappelle encore de Charles Maurras tout autant. Cela pourrait avoir le mérite d’offrir aux jeunes l’envie de s’intéresser à Pétain. Cette vieille baderne réussit tout de même l’exploit d’être pris pour un sauveur en 40. Ce qui en dit long sur les réactions d’un peuple en état de choc. 


  • Arthur Gohin 8 novembre 2018 12:01

      Je suis pour la désertion lors de cette guerre de 14-18, mais je reconnais qu’il n’est pas facile d’être lucide dans l’esprit de son temps. Sans oublier que c’était risquer le peloton d’exécution... sauf si l’on arrivait à convaincre toute sa région. 

       Ces dernières années nous français sommes en réalité en guerre, et qui pis est contre des pays trop faibles pour se défendre. De même qu’en 1914, chaque militaire devrait démissionner, personnellement puisque la conscience de chaque homme est personnelle. 

      Mais le primat de la conscience n’est guère en voque même aujourd’hui :

     https://reseauinternational.net/lettre-ouverte-au-general-pierre-de-villiers/

      Pourtant la conscience est le seul trèsor que ni la guerre ni la misère ne peuvent ravir. A chacun de voir comment Dieu peut l’aider à garder ce trèsor. 

      Ce 11 novembre 2018, les puissants de ce monde vont faire leur théatre habituel. Comme pour le centenaire du génocide arménien, ils se sont rassemblés mais rien n’a changé pour autant. 

      Cependant ils ne sont pas tous semblables, que Dieu inspire les siens. 

      


    • velosolex velosolex 8 novembre 2018 14:27

      @Arthur Gohin
      Il faut avoir à l’esprit que pour la plupart des soldats, déserter, c’est trahir. Difficile de comprendre cela, quand on est derrière un clavier au calme. Dans un corps d’armée, soumis à la pression, à la guerre, à la peur, à la nécessite de serrer les rangs, c’est autre chose. Une emprise psychologique fait qu’il devient extrêmement difficile de se détacher des autres. C’est ce qu’on appelle « l’esprit de corps »...Ce corps va générer un sens, une intelligence, une façon d’analyser pragmatiquement les enjeux, les raisons, faisant marcher chacun au pas....La dedans la conscience individuelle est mis en veilleuse, dans une dynamique de survie et d’adaptation....C’est cela qui explique les traumatisés, ces gens qui se sont trouvés à accomplir parfois des abominations, et qui prennent après les combats la mesure de ce qu’ils ont fait. Alors oui, déserter quand c’est un choix, pas du à l’écroulement des viscères, cela s’apparente non à de la lacheté,mais à une capacité de compréhension et d’un courage énorme. 


    • Arthur Gohin 8 novembre 2018 18:18

      @velosolex
        J’ai écrit moi aussi la difficulté de déserter. Mais je n’écrit pas au calme comme vous dites, la vie m’est bien difficile à moi aussi ; heureusement Dieu est plus grand que le vie.
         Ainsi en aucune circonstance de la vie il ne faut mettre sa conscience en veilleuse, car c’est là où Dieu ne vous abandonne jamais.


  • alinea alinea 8 novembre 2018 15:46

    Oui, il y a eu Romain Rolland, Aldous Huxley, Hermann Hesse, à cette époque.

    Si j’étais Ministre de l’Éducation, je les mettrais au programme tous les ans, qu’au bac on les connaisse.

    Il n’y a pas qu’eux, mais ils sont français, anglais et allemands !


    • velosolex velosolex 8 novembre 2018 18:17

      @alinea
      « Le monde d’hier » de zweig est intéressant en ce sens. Il montre la décadence morale de l’Europe, le reniement des valeurs d’ouverture et de progrès, après la guerre de 14, pour le nationalisme. Zweig est issu c’est sûr de Vienne, de parents riches et cultivés, qui voient déjà l’Europe se faire avec 70 ans d’avance. 
      Le mouvement « Die Brücke » dans l’Allemagne de la république de weimar, et les visions de Rosa Luxembourg seront broyés par les bottes des nazis en germanisation. 
      Le problème avec l’histoire enseignée aux enfants, c’est qu’il extrêmement difficile je pense de faire des ponts avec le présent pour les profs. Leur donner des outils de compréhension, c’est bien, mais avant leur donner le gout eux même de la recherche. 


  • Julyo Julyo 8 novembre 2018 17:53

    Ce Macron en loupe pas une quand il s’agit de la chose guerrière.

    Quand je l’ai vu se pavaner dans un véhicule militaire sitôt son élection, j’ai compris ce qui nous attendait.

    Le bombardement de la Syrie souveraine avec ses acolytes ne restera pas isolé.

    Ses déclarations ridicules de constitution d’une armée européenne pour contrer les soi disant menaces de la Russie en disent long.

    A quoi sert de commémorer si on laisse ce type en place et qu’on le laisse faire ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 8 novembre 2018 18:39

      @Julyo : « soi disant ». Ah ? Et qui serait le « soi » ?
      Pourquoi ne pas employer le mot juste : « prétendues » ?


    • lloreen 8 novembre 2018 21:22

      @Julyo
      « A quoi sert de commémorer si on laisse ce type en place et qu’on le laisse faire ? »

      Cet imposteur se voit déjà empereur.
      Après le coup d’état du 5 décembre 2016 qui a mis fin à la constitution du fait de la fin de la séparation des pouvoirs conformément à l’article 16, la clique des Rothschild & consorts a fait organiser des élections pour imposer leur associé-gérant, expert en fusions-acquisitions (association de malfaiteurs...) en trafiquant les machines à voter, ces mêmes machines qui permirent au clan Bush de prendre le pouvoir aux Etats-Unis par le même stratagème.

      La transition se met lentement mais sûrement en place, les preuves sont là.
      https://www.youtube.com/watch?v=jvezLxcZme0


  • lloreen 8 novembre 2018 21:03

    Puisque le sujet s’y prête, je vous invite à regarder ce documentaire historique « Tempête infernale » sur le massacre du peuple allemand -entre autres-...Ce sont des images effroyables qui font prendre conscience qu’il est temps de se débarrasser de ces prédateurs qui ne trouvent leur bonheur que grâce au malheur des autres en imaginant encore que le temps des duperies touche à sa fin.

    https://librepenseur-demosophy.blogspot.com/2018/10/ce-quon-ne-vous-pas-dit-sur-la-seconde.html


    • Julyo Julyo 10 novembre 2018 11:19

      @lloreen
      Vu le lien. C’est terrifiant parceque en plus, inimaginable et vraisemblablement la vérité !
      C’est corroboré par Cavanna dans les Russkofs qui décrit le viol
      collectif d’une Allemande et les excécutions des civils allemands par les Russes.


  • captain beefheart 9 novembre 2018 01:22

    Je me suis souvent posé la question pourquoi en rapport avec la Grande Guerre on ne parle jamais de la clôture barbelé portant 2500 volt érigée par le Wehrmacht entre la Belgique et les Pays-Bas,de Cadzand à Vaals,plus de 200 km,de long 2m10 de haut.C’était dans un petit bouquin régionale sympa que j’ai appris ça,traitant des aléas des locaux frontaliers passant des denrées d’un pays à l’autre pour se payer un bout de gras le dimanche (genre du seigle dans le chassis de vélo ,du beurre sous les grosses jupes).Le premier victime de cette nouvelle perversité inventé par les humains était un jeune homme français déserteur ou voulant échapper à la mobilisation,il était d’Amiens je crois.Les trafiquants frontaliers inventaient des combines pour pouvoir passer quand même,comme un grand cadre hexagonal en bois coincé entre deux des 7 fils barbelés pour pouvoir faire passer un homme ,ou des biens.

    Est-ce que c’était la première fois dans l’histoire que ce procédé était utilisé,ou l’avaient-ils le déjà appliqué avant,en Afrique par exemple,on n’en sait rien.


  • Pierre Sarramagnan-Souchier Pierre Sarramagnan-Souchier 14 novembre 2018 11:53
    Pour les 8 mai et 11 novembre : « Pardonne mais n’oublie pas ! » Nelson Mandela

    POUR UNE EUROPE FRATERNELLE !

    A mon avis, on devrait faire du 8 mai et du 11 novembre, des fêtes de paix populaires et joyeuses et dépasser ces commémorations sordides en reprenant l’idée de l’ancienne candidate à la présidentielle de 2012, madame Eva Joly qui proposait de remplacer le 11 novembre par une « journée européenne de la paix »

    #8 mai #11 novembre


  • Pierre Sarramagnan-Souchier Pierre Sarramagnan-Souchier 21 novembre 2018 13:57

    Merci pour vos nombreuses remarques chers internautes !


    J’ai donc sans surprise constaté que le 11 novembre 2018 à Paris, l’on était bien au pays du “Ventedarmistang” !

    La France étant désormais le troisième marchand d’armes au monde :

    ( http://www.europe1.fr/economie/la-france-est-desormais-le-troisieme-marchand-darmes-au-monde-3421934?fbclid=IwAR37LUWFyasJOlfM6LbRrvYfqMLBWhcHIbXNQjJ8HtBgS2Hf29bmkMhZvKA ) Ce sui ne manque pas de sel pour cette cérémonie qui se prétendait être une célébration de la paix, que de réunir ainsi tous les puissants qui veulent en découdre pour le pire et surtout pas pour le meilleur de l’humanité !

    Il est vrai que depuis que tout est corrompu, nos sociétés de morts-vivants n’ont plus aucune morale et aucun respect pour l’humain…

    Et ces dirigeants qui nous dirigent, ont le culot de vouloir nous imposer leurs modes de vie… Un comble ! Des criminels en puissance qui veulent faire plier les peuples à leur volonté de l’égoïsme où les puissants seraient rois au détriment des peuples qu’ils massacrent et bombardent en toute impunité… C’est détestable… Honte à ce siècle d’hypocrisies…


    Ventes d’armes : Une politique qui va dans le mur…
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ventes-d-armes-une-politique-qui-208975

    Rappel :

    •••• La poutre dans l’œil de la France qui dénonce la paille des autres ••••

    Le Pape dénonce “l’hypocrisie des puissants qui parlent de paix mais qui vendent des armes”

    http://www.francesoir.fr/politique-monde/le-pape-denonce-lhypocrisie-des-puissants-qui-parlent-de-paix-mais-qui-vendent-des?fbclid=IwAR0B8i3m4eou9m8Pm8Do1PkprO-HKIFTrhUsM5SZU8UAQxYG-elK1OqgIw0


    La phrase pour en finir : 

    « Le chaos du monde ne naît pas de l’âme des peuples, des races ou des religions, mais de l’insatiable appétit des puissants. Les humbles veillent. »


    Avec mes courtoises salutations citoyennes.

    Votre déserteur, pacifiste de service !


  • Pierre Sarramagnan-Souchier Pierre Sarramagnan-Souchier 18 décembre 2018 19:12


    URGENT // Budget 2019 : Pétition pour le gel du programme de modernisation des armes nucléaires françaises


    Pétition pour le gel immédiat des programmes de modernisation des armes atomiques françaises qui permettrait de dégager une somme minimale de l’ordre de 18 à 20 milliards sur les 37 milliards d’€uros prévus…


    https://www.mvtpaix.org/utils/petitionparlementaires-loidefinances2019.php

    voir aussi ici : 

    https://www.facebook.com/notes/le-mouvement-de-la-paix/intervenez-au-cœur-du-débat-parlementaire-en-cours-lettre-pétition-urgente-aux-p/2032267860143673/


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