jeudi 8 avril - par Desmaretz Gérard

39 - 45 : « La Bretagne aux Bretons ; l’Allemagne aux Teutons »

Les Allemands atteignent Abbeville (Somme) le 20 mai 1940, huit jours plus tard deux-cents mille britanniques et cent-trente mille français embarquent à Dunkerque sous la mitraille, Le 6 juin, le Gouvernement français se réfugie à Tours puis à Bordeaux. Le 17, le Maréchal Pétain appelle à cesser les combats, le lendemain, le général de Gaulle lance son appel sur les ondes de la BBC. Le samedi 22 juin, l’armistice est signé dans la clairière de Rethondes (Compiègne) dans le wagon où fut signée l’armistice du 11 novembre 1918... C'est la consternation, des bâtiments de guerre bloqués dans les ports français de la Manche et de l’Atlantique se sabordent, d’autres parviennent à s’échapper. Le 18 juin, la Minerve et la Junon quittent Cherbourg pour Plymouth, ils feront partie en compagnie des Rubis, Narval et du Surcouf des sous-marins des Forces Navales de la France Libre.

Dans la nuit du 18 juin deux-cent quinze jeunes Normands embarquent à bord de bateaux de pêche pour Londres, cinq jeunes ch'tis s'entassent dans un canoë. Le 19 juin, deux navires paimpolais débarquent quatre-vingts élèves officiers de l’École d’hydrographie à Falmouth et à Plymouth, cent-vingt-huit Bretons quittent l'île de Sein. Une clause de l’armistice stipule : « les navires marchands français de toutes sortes se trouvant dans les ports français, sont soumis à l’interdiction d’appareiller ». Un quart de la Marine marchande rallie Londres ! On ne peut qualifier tous ces hommes de gaullistes, certains n'ont que peu entendu parler de ce général. Ce sont d'authentiques Patriotes au sens noble du terme. Le temps n'est plus aux tergiversations : « Les ennemis de mes ennemis sont mes amis ».

Les « Doriphores » vont se concentrer dans les grands ports atlantique capables d’accueillir les bâtiments de la Kriegsmarine et les U-Boots de l'amiral Doënitz. Les ports de moindre importance sont sous la surveillance de la Grenzaufsichstelle (douane militaire) et les petits ports placés sous la surveillance de policiers et gendarmes français. Hitler table sur le Plan « Otarie », le débarquement en Grande-Bretagne à partir des côtes de la Manche et de la mer du Nord.

Le 1 juillet 1940 l’Intelligence Service crée le premier réseau, « Alibi » va opérer sur l’ensemble du territoire et rester actif jusqu'à la Libération. Le : BCRA - SOE - MI.9 (filière d'évasion des aviateurs) et l'OSS vont eux aussi tirer parti des côtes bretonnes très découpées, accores, offrant de nombreuses criques et abers (estuaires fluviaux) jouxtant les landes et situées à moins de 100 MN de la côte anglaise pour la dépose et récupération d'agents, exfiltration des aviateurs abattus, l'acheminement du courrier, des armes, des postes radios, des fonds à la Résistance. Les renseignements transmis par la Résistance vont contribuer aux raids sur : Dieppe, Brest, Lorient et Saint-Nazaire. Le renseignement est primordial : construction et renforcement des installations, mouvements des navires, des U-boot, des troupes, leur moral, armement, ravitaillement, stations radars, aéroports de la Luftwaffe, zones minées, etc. Le 3 juillet, les Britanniques lancent une attaque sur la Flotte française à Mers el-Kébir, 1.297 marins ont été tués. Ce drame est vécu comme un « coup de Trafalgar ».

En 1940, le Parti national breton créé à partir d'une scission du Parti activiste breton dispose de son l'hebdomadaire l'« Heure bretonne », Radio-Rennes diffuse une émission en langue bretonne, « La race bretonne doit être protégée ». Son Service d'Ordre, le Bagadou Stourm (groupe de défense) va se compromettre avec l'occupant : délation, infiltration de la Résistance, assassinats et torture... Le PNB qui « fricote » avec l'Abwehr est rejeté par l'ensemble de la population : « La Bretagne aux Bretons ; l’Allemagne aux Teutons ».

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Partout en France le souvenir de la Première Guerre mondiale est très prégnant, 1.500.000 tués ou disparus, soit 14 % de la population masculine auxquels il convient d'ajouter 900.000 blessés avec une incapacité moyenne de travail de 30 % et les Gueules cassées ! Le 17 juin, le pilonnage de l'artillerie Fritz sur la ville de Rennes afin d'en faciliter la prise par l'infanterie, fait 2.000 morts ! Été 40, 137.000 Bretons sont prisonniers en Allemagne. Pas une famille française qui ne soit pas meurtrie. Ces catastrophes nationales auront des répercussions sur le recours à la main d’œuvre étrangère et le « redressement démographique », avatars délaissés par les historiens... Question subsidiaire, l'Allemagne est-elle à l'origine de l'immigration que la France connait ?

Novembre 40, l’administration occupante procède à l’enregistrement et à la vérification de l'identité de toute la population séjournant dans la zone côtière interdite. Toute personne qui n'y résidait pas avant le 1er janvier 1937 est sommée de la quitter avant le 20 novembre. Le 30, la circulation dans les rues est interdite entre 22 heures et 6 heures. Tous les propriétaires de bateaux sont fichés et tout navire qui tenterait d'appareiller avant 9 heures ou d’y pénétrer après 19 heures court le risque d'être envoyé par le fond ! Les communications téléphoniques civiles entre la zone côtière et le reste du pays sont suspendues. Les côtes (phares, feux) et les villes sont plongées dans l'obscurité en raison du black-out. L'occupant oblige lors de son avancée, les territoires occupés à passer à « l'heure de Berlin » TU + 2 h (on avance d'une heure). L'Armistice signé le 25 juin 1940 à 18 h 50, le fut à heure d'été allemande !

Au mois de mai 1941 les patrons pêcheurs sont astreints au versement d'une caution de 1.000 à 3.000 francs, selon le tonnage du navire, afin de prévenir « toute évasion vers la Grande-Bretagne ». Beaucoup de patrons renoncent à sortir. L'autorité allemande contrainte de se sustenter en produits de la pêche, en conserves et en poissons salés, va lever l'interdiction le 1er août 41. L'économie de guerre est invoquée par les Anglais pour interdire la pêche dans leurs eaux territoriales. Il est hors de question que les Bretons participent au ravitaillement d’une population « inféodée » à Vichy et encore moins à celui des armées allemandes. Des chasseurs et bombardiers appartenant du Coastal command vont mitrailler des bateaux de pêche et en envoyer quelques-uns par le fond ! Les Bretons, plus germanophobes qu'anglophobes, suivent les cortèges funéraires des aviateurs, marins et soldats alliés et fleurissent les tombes avec des gerbes symbolisant la cocarde britannique : rouge au centre - blanc - bleu.

Le reich-mark surévalué contribue au pillage de l'économie française. La famille française est au régime à 1.300 calories / jour ! Les personnes enrobées sont soupçonnées de s'approvisionner au marché noir ou gris. Selon des historiens, l'activité « BOF » (beurre, œufs, fromage) a représenté près de 20 % du produit agricole ! La graisse remplace le beurre, impossible de faire une mayonnaise sans œuf et sans huile. Les pommes de terre sont remplacées par le rutabaga, considéré aliment fourragé destiné au bétail, il échappe aux restrictions alimentaires... Impossible de chasser, les armes ont été confisquées et la chasse interdite, reste le braconnage pour les protéines animales. Pas de sucre, les récoltes de la betterave sucrière sont réservées à l'occupant pour la fabrication d'alcool. Les Vert-de-gris premiers Grünen ?

Le 21 octobre 41, la profondeur de la zone interdite est étendue à 20 kilomètres. Tous les habitants domiciliés à l’extérieur (voyageurs, vacanciers) de la nouvelle zone interdite signalée par de simples panneaux, doivent la quitter avant le 10 novembre. Ces prescriptions ne s'appliquent pas aux ouvriers travaillant dans les bases navales ni pour l’Organisation Todt. La Résistance va fabriquer de faux documents afin de permettre aux agents de s'y déplacer.

Fin 1941, la pêche hauturière ne peut se faire que dans des fenêtres horaires strictes et sur des zones délimitées par les autorités allemandes. Les bateaux doivent arborer un guidon jaune ou blanc sous le pavillon français afin de pouvoir les distinguer des autres unités. La pêche va se restreindre aux bateaux non-pontés se livrant à la pêche côtière. Si les yachts ont des voiles blanches, les bateaux de pêche ont une voilure rouge. Les voiles en coton sont tannées avec un mélange d'eau de mer, d'huile de lin et une poudre ocre rouge pour les protéger de la moisissure et en accroître l'usage.

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Le 8 novembre 1942 la pêche est totalement interdite dans les Côtes-du-Nord après le départ pour l’Angleterre d’un navire volé à son propriétaire. Cette mesure réduit au chômage toute la population maritime du quartier de Trégier. La pêche peut reprendre un mois plus tard, mais les marins surveillent leur embarcation, car nécessité fait loi. Au mois d'août 43, la Résistance doit verser 300.000 francs au patron-pêcheur de la Suzanne Renée pour exfiltrer dix-neuf aviateurs alliés. Lors d'une crise majeure on retrouve toujours six types de comportements : les partisans - les opposants - les attentistes (cela n'est pas de notre affaire, la tempête finira par passer, essayons de passer à travers les gouttes) - les versatiles (girouettes qui vous diront que c'est le vent qui change de direction et non le manche à air) - les affairistes (qui ne connaissent que deux leviers de pouvoir, la force et/ou l'argent) et les fortunés (qui peuvent aller se réfugier en un lieu sûr). Dans les années quarante, on compte pour une population de 40 millions d'habitants : deux millions de prisonniers - 400.000 résistants - 100.000 collaborateurs - 53.000 soldats des FFL (ces chiffres sont-ils fiables ?).

En 42-43, la section « Slocum » dispose de la 15e flottille basée à Falmouth et à Helford. Les Motor Gun Boats peuvent filer à 40 nœuds (les MTB 60 noeuds) et accomplir une rotation entre le sud de l'Angleterre et la côte bretonne en une nuit. Sauf urgence absolue, les opérations se déroulent par des nuits sans lune. Les bateaux de pêche ne sont pas délaissés, ils sont utilisés sur la côte ouest de la Bretagne où ils peuvent se fondre au sein d'une flottille de pêche, le temps de transborder du matériel dissimulé dans la marée (produit de la pêche). Cette action peut valoir un « aller-simple » pour Buchenwald ou Mathausen ! Le fonctionnement du réseau « VAR » créé en octobre 43 par le SOE, repose sur quelques résistants chargés d’accueillir les agents en gare locale, un négociant en vin assure leur transport, les sœurs du café Jacob à Guimaëc hébergent les agents dans une maison inhabitée située en face de leur établissement, et un habitant entrepose le matériel ou les armes.

Les 1, 2, 3 et 4 juin 1944, la BBC diffuse les 4 premières notes de la Cinquième symphonie de Beethoven : Pom-Pom-Pom-Pooom « Ici Londres, les Français parlent aux Français. Quelques messages personnels. Les sanglots longs des violons de l'automne ». Ces vers de Paul Verlaine signifient aux cadres de la Résistance que le débarquement aura lieu au cours de cette semaine. Le 5 juin, nouveau message personnel : « blessent mon cœur d'une langueur monotone » ; l'offensive est prévue dans les 48 heures. Dans la nuit du 5 au 6 deux-cent-dix messages personnels destinés à la Résistance activent les Plans : Vert (sabotages des chemins de fer) - Violet (les lignes des télécommunications) - Rouge (actions de guérilla) - Bleu (électricité et énergie) - Tortue (les routes). Un millier de sabotages va retarder les renforts allemands dépêchés sur la Normandie.

La « justice du Maquis » va s'abattre sur les individus ayant pris part à la collaboration : militaire - idéologique - économique - culturelle - horizontale... A la date du 22 juin 44, deux-cent-quarante-trois félons ont été déjà exécutés. Des Français ayant collaboré avec le régime nazi ont perçu de l’État allemand une pension d'un montant de 1.300 euros par mois jusqu’à leur mort ! L'Allemagne a toujours refusé de rendre public le nom des bénéficiaires. 

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25 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 avril 08:09

    « L’Allemagne a toujours refusé de rendre public le nom des bénéficiaires. »

    Vous devez bien avoir une idée, non ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 avril 09:18

      @Séraphin Lampion

      C’est Mélenchon qui avait levé le lièvre : lien

      « Après recherches, l’ambassade d’Allemagne à Paris précise ce mardi 5 mars [2019] qu’il s’agit de 27 mutilés, 21 veuves et 6 orphelins. Le cabinet de Geneviève Darrieussecq, ministre auprès de la ministre des Armées, confirme et ajoute que la pension, « calculée selon le degré d’infirmité du bénéficiaire », s’élève en moyenne à 335 euros en mars. »

      Ça ne dit toujours pas qui c’est, ni pourquoi les autres mutilés, veuves et orphelins n’ont rien touché !


    • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 8 avril 10:31

      @Séraphin Lampion
      Bonjour, les confidences reçues portaient sur 130 collaborateurs et non des pensions d’invalidité... Infos reçues dans les années 70 d’un ancien Français qui avait servi dans la SS. 


    • titi 8 avril 21:56

      @Desmaretz Gérard

      Il y a surtout les « malgré nous », anciens combattants de l’armée allemande.


    • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 9 avril 01:18

      @titi
      Exact, l’affaire a fait l’objet d’un article du Canard enchaîné en 1996. Le montant de 1300 euros est apparu il y a peu. Le récipiendaire voulait tirer un peu trop sur la ficelle et le chiffre a « fuité ».


  • julius 1ER 8 avril 10:11

    Vous avez raison de mentionner les vrais patriotes cad ceux qui sont partis en Angleterre sans attendre aucun appel ni mot -d’ordre .... c’est d’ailleurs comme cela que doit fonctionner un esprit libre et indépendant !!!!

    en filigrane de l’article il faut dénoncer cet Armistice de Pétain plus idéologique que répondant à des motifs impérieux pour préserver la France car à la lumière des archives et des travaux des historiens ... ce fût un vrai « marché de dupes »

    rien que pour les frais d’occupation, la France de Pétain d’entrée a accepté d’être « surfacturée 5 fois le coût réel de ceux-ci et tout à l’avenant 80 % de la production française qui partait directement pour l’Allemagne et que dire du pillage des oeuvres d’art et tout ce qui avait tant soit peu de valeur ?????

    et puis le découpage géographique avec cette zone soit-disant libre qui lorsque l’on examine ce fait ne donnait aucune issue à la France puisque lorsque celle -ci acceptait la neutralisation de sa flotte, avec toute sa façade atlantique aux mains des nazis et enserrée comme elle l’était côté sud entre l’Italie et l’Espagne pro-nazie tout cela ne devenait qu’une illusion de liberté d’ailleurs en 1942 lorsque les alliés ont débarqué en Afrique du nord .... la zone dîte libre ne l’est pas restée bien

    longtemps ce qui pose question d’ailleurs, car comment peut-on encore accréditer

    l’idée d’un bon deal pour le pays avec cet Armistice car il n ’y avait que des avantages pour les allemands et finalement aucun pour les français si ce n’est la »NEUTRALISATION" totale d’un pays de 40 millions d’habitants complètement enslavé avec une police et une justice travaillant pour l’occupant !!!!

    vous posez la question de la conséquence de l’hémorragie en vies humaines de plusieurs classes d’ages lors de la guerre 14/18 et sa conséquence directe l’immigration massive mais il y aussi une autre question celle de la politique de Vichy qui a permis à l’Allemagne de se désengager à l’ouest en ne maintenant qu’une force d’occupation symbolique pendant toute la durée de la guerre on sait maintenant qu’il n’y avait que 40 à 60 000 allemands en France pendant la guerre

    pour 40 millions de Français ce qui donnait toute latitude à Hitler pour consacrer plusieurs millions d’hommes à la conquête de l’URSS .... car si l’Allemagne avait eu à gérer la France police et administration comprise elle aurait sans doute eu beaucoup plus de difficultés à déclencher sa guerre à l’Est !!!et l’on comprend mieux le pourquoi du STO et de l’immobilisation des millions de prisonniers de guerre en Allemagne forces vives s’il en est ..... aussi lorsque certains dénigrent Adolphe en le faisant passer pour un mauvais stratège, pour ce qui est du cas de la France il a eu tout juste et ce dès 1940 !!!! on ne peut pas dire de même pour l’élite française de l’époque !!!!

    à l’aune de cela il convient aussi de réécrire l’Histoire sous l’angle de l’économie réelle et pas sous l’angle de la propagande mensongère !!!!!!!


    • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 8 avril 10:37

      @julius 1ER
      Bonjour, le marché de l’art sous l’occupation ? l’article est pour jeudi prochain smiley


    • titi 8 avril 21:34

      @julius 1ER

      « cet Armistice car il n ’y avait que des avantages pour les allemands  »
      Eviter de juger les faits avec 80 ans de recul.

      En 1815, la France avait été occupée, et soumise à paiement d’une indemnité. Une fois le paiement fait, russes, prussiens, autrichiens, anglais, bavarois, saxons, suisses s’en étaient allés après moins de 3 ans.

      En 1871, la France avait été occupée, et soumise à paiement d’une indemnité. Une fois le paiement fait, les prussiens s’en étaient allés après moins de 2 ans.

      Aucune raison donc pour les négociateurs Français d’être préoccupés par la clause financière : c’était quelque chose de connu.

      Par contre, cet armistice ne prévoit aucune perte de souveraineté définitive, même pas de l’Alsace Lorraine.

      Donc comparativement à 1815 et 1871, cet armistice peut paraitre un bon armistice, surtout par ceux qui ont combattu en 14-18.


    • julius 1ER 9 avril 10:14

      @titi
      tu lis en diagonale Titi les Nazis ont surfacturé les frais d’occupation(5 fois les frais réels ) et la France a payé rubis sur ongle,et refilé aux nazis les stocks d’or confiés à la BDF par la Pologne et la Belgique ( bravo Pétain ) 
      déjà en 1870 les dirigeants français avaient payé et cassaient la gueule à la commune plutôt que résister aux forces prussiennes !!!


    • titi 9 avril 14:11

      @julius 1ER

      Je redis ce que j’ai dit : l’armistice de 1940 ne prévoit aucune perte de souveraineté ni sur l’Alsace Moselle, ni sur aucune colonie.

      « déjà en 1870 les dirigeants français avaient payé et cassaient la gueule à la commune plutôt que résister aux forces prussiennes !!! »
      Vous mélangez tout.
      La sort de la commune était déjà fixé lorsque le traité de Francfort a été signé.

      Et vous abonnez dans mon sens : en 1871 non seulement la France a payé, mais en plus elle a perdu l’Alsace Lorraine (ce qui à mon sens est bien plus grave que les excités de la communes)


    • titi 9 avril 14:13

      @titi

      « ont surfacturé les frais d’occupation »
      C’est aussi ce qu’avait fait Brennus en -390... Vae Victis.


  • jymb 8 avril 13:13

    Pour 100 articles qui décrivent par le menu les affres ( bien réels) de l’occupation et qui se drapent en général dans les oripeaux du chevalier blanc de la 25 ème heure et les jugements manichéens, un seul... ou moins ose aborder le fond du problème...comment en est-on arrivé là ? Que ce soit en lisant l« impardonnable défaite » de Quetel, La« Suite Francaise » d’Irene Nemirovsky ou les « Décombres » de Rebatet, là émergent les vrais questions, celles qui font mal : qui nous a amené dans le gouffre, l’aveuglement, l’impréparation ? 

    Bref parler des causes...pas des conséquences 


    • julius 1ER 8 avril 15:22

      @jymb

      Pétain en 1934 ministre de la guerre vote contre l’augmentation des crédits à l’armement tout en sachant ce qui se passe en Allemagne .... pour ensuite dénoncer en 1940 la France qui s’est abaissée, affaiblit ......
      extrait de son discours du 28 Juin1940 :
      C’est vers l’avenir que désormais nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau commence.
      Vous serez bientôt rendus à vos foyers. Certains auront à les reconstruire. Vous avez souffert, vous souffrirez encore. Beaucoup d’entre vous ne retrouveront pas leur métier ou leur maison. Votre vie sera dure.
      Ce n’est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours. Elle est la patrie elle-même. Un champ qui tombe en friche, c’est une portion de France qui meurt. Une jachère à nouveau emblavée, c’est une portion de la France qui renaît.
      N’espérez pas trop de l’État. Il ne peut donner que ce qu’il reçoit. Comptez, pour le présent, sur vous mêmes et, pour l’avenir, sur vos enfants que vous aurez élevés dans le sentiment du devoir.
      Nous avons à restaurer la France. Montrez-la au monde qui l’observe, à l’adversaire qui l’occupe, dans tout son calme, tout son labeur et toute sa dignité. Notre défaite est venue de nos relâchements. L’esprit de jouissance détruit ce que l’esprit de sacrifice a édifié.
      C’est à un redressement intellectuel et moral que, d’abord, je vous convie. Français, vous l’accomplirez et vous verrez, je vous le jure, une France neuve sortir de votre ferveur."







    • @jymb
       Je me posais la même question hier. Et chaque fois j’aboutis à la même conclusions : le néo-libéralisme et l’industrialisation. La perte du Sacré...Ce que l’on appelle à tort : le progrès....


  • Qu’on le veuille ou non, les allemands en majorité ont adhéré au nazis. Les nazis sont des pervers-narcissiques. Et les psychologues sont clairs. Ce type de personnalité ne changent pas. Et leurs enfants...Le sont-ils aussi ???? A moins de faire une longue psychanalyse. Le risque est grand qu’ils le soient aussi (et dans le déni)..De générations en génération. Lien entre management et nazisme..https://www.youtube.com/watch?v=04LT2GUMpgs. Ne sont-ils pas les plus industrialisés et riche de l’Europe.. Mais aussi le pays le plus pollué sur la carte avec la Flandre


  • Qu’on le veuille ou non, les allemands en majorité ont adhéré au nazisme. Les nazis sont des pervers-narcissiques. Et les psychologues sont clairs. Ce type de personnalité ne changent pas. Et leurs enfants...Le sont-ils aussi ???? A moins de faire une longue psychanalyse, le risque est grand qu’ils le soient aussi (et dans le déni)..De générations en générations. Lien entre management et nazisme..https://www.youtube.com/watch?v=04LT2GUMpgs. Ne sont-ils pas les plus industrialisés et riche de l’Europe.. Mais aussi le pays le plus pollué sur la carte avec la Flandre. Rappelons-nous que la Belgique fut longtemps celtes et pas du tout teutonne...Du temps de Clovis la Flandre du bas (Picardie) , la région s’appelait la NEUSTRIE et était gauloise.


  • A voir absolument : https://www.youtube.com/watch?v=04LT2GUMpgs. Je ne suis juste pas d’accord sur un point. Les allemands détestaient la Révolution française. Pourtant, Les camps de concentrations furent largement inspirés du Marquis de SADE...


  • Qu’est-ce que le nazisme : une régression à l’explication biologique de l’humain. les races. ADN,....le lien à la terre, au sang....Une idéalisation de la nature à travers le romantisme....panthéiste...vaguement homosexualisante ; Infériorité biologique des femmes...D’ailleurs leurs critères tournaient beaucoup autour du NEZ : naze, naseau...Profil grec par rapport à celui du juif...


  • Mais comme ceux qui taguent les façades qui viennent d’être rafraîchie. Obsedés par la pureté, ils font exactement l’inverse : ils construisent des industries polluantes,...Les psychologues appellent cela le retour du refoulé. Si le névrosé obsessionnel est obsédé par la pureté c’est pour contrer leurs pulsions profondes : celle de salir.... Les freudiens parleront de stade anal..D’ailleurs les français disent qu’on a l’impression que le flamand est une langue qui vient des intestins...Désolé... 


  • Ne pas confondre Pays nordiques et germains. La frontières entre vikings, celtes et germains sont floues. 


  • Le véritable cause du déclin de la civilisation : 

    La révolution industrielle en Angleterre

    Progressivement, les centres urbains vont se créer et se développer. L’installation des différentes entreprises en un même lieu permet d’améliorer la rentabilité des productions. Les progrès techniques sont toujours renouvelés, augmentant sans cesse le rendement industriel. L’industrie textile est la première touchée par les progrès mécaniques. Alors que les filateurs travaillent principalement à domicile, l’utilisation de la force hydraulique pour faire fonctionner de nouvelles machines à tisser va donner naissance à une activité en atelier. Les fabriques et les manufactures vont alors se développer considérablement, provoquant la ruine des artisans. Tous ces progrès permettent un essor et une productivité sans précédent pour l’industrie du coton. C’est comme l’histoire de Babylone. L’homme voulait se croire supérieur à Dieux. Qui a construit le TITANIC : les anglais. Puis l’Amérique a suivi.... Tous plus plus, toujours plus haut, Prométhée celui a a volé le feu de Zeus. Sans rien faire pour le mériter....Voilà, ce qui a provoqué le déclin de ce qui reste,......Les allemands avaient peur de perdre leur identité. Ecrasé par des géants. Aujourd’hui, ils s’appellent AMAZON, GAFAM, CETA. Le problème est toujours lié au narcissisme. Un artisan, lui reste humble parce qu’il a la fierté de son travail. Un ouvrier est réduit à l’état d’objet à produire. Il ne vaut plus rien que son salaire à la fin du mois. et il compense en consommant. Revoir cet excellent film METROPOLIS.https://www.youtube.com/watch?v=gdtZv3XROnc. Toujours les anglais : Revoir le feuilleton : LA Dynastie FORSYTHE, aller de l’avant.....La Dynastie des Forsyte (titre original : The Forsyte Saga) est un cycle romanesque de John Galsworthy (1867-1933), achevé et publié en 1922, relatant l’histoire d’une famille bourgeoise anglaise de 1880 à 1930. C’est une fresque de la société anglaise de cette période écrite avec finesse et un perspicace sens critique. Les conventions sociales, le désir de s’enrichir et de posséder, les relations familiales, amoureuses et sociales sont des thèmes récurrents de cette œuvre, où sont évoqués les grands événements historiques et les bouleversements des rapports de classe et du statut de la femme, notamment au sein de l’institution du mariage.


  • On ne peut pas dire que l’industrialisation fut le fruit d’une éducation épanouie. SAINT-SIMON : un bon cas pour psychanalyste : « Ce que nous pensons, en nous appuyant [...] sur le fait que sa mère souffrait en permanence d’une maladie nerveuse dont il n’est parlé qu’à mots couverts, c’est que l’atmosphère familiale devait être intolérable pour un enfant sensible, c’est que les manifestations brutales de l’autorité paternelle, l’invocation par le père à l’appui de sa médiocrité de la glorieuse série carolingienne dont il était le rejeton, le recours à l’image » des évêques parents, 


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