jeudi 15 décembre 2016 - par carnac

A B CEDAIRE filloniste du berceau à la tombe : J comme « JEUNESSE »

Au fur et à mesure que le projet de la droite filloniste se précise, je me suis proposé de rédiger une chronique des interrogations qu’il suscite par le biais d’un abécédéraire. Certains de mes sujets comme « la bobologie » sont aujourd’hui amplement discutés, il en sera peut-être de même pour le thème que je vous propose : « J » comme « JEUNESSE »

Dans un monde incertain, la formation de nos enfants devient un casse-tête et l’on attend bien sûr beaucoup d’un projet présidentiel sur le sujet.

Monsieur FILLON aborde la question de l’éducation dans le chapitre XIII de son livre « FAIRE ». Le rôle de l’Etat est pour lui « de garantir les principes les plus généraux »à savoir « édicter les programmes, fixer le niveau des professeurs »Pour le reste Monsieur FILLON part du principe qu’il y a de multiples façons pour un enfant d’accéder aux savoirs qui lui seront nécessaires dans la vie et que, par conséquent, varier l’offre de l’enseignement est un atout. « au nom de quoi les écoles seraient-elles toutes tenues de se ressembler ? » s’interroge-t-il.

Entre pédagogues réformateurs « pédagogos », et tenants des méthodes traditionnelles « réactionnaires », entre » école publique et école privée », pour Monsieur FILLON, il n’y a pas lieu de faire des choix.

En contrepoint des propostions de Monsieur FILLON et, dans l’attente de la désignation d’un candidat issu de la primaire PS, nous pouvons voir ce que Monsieur Jean-Luc BENNAHMIAS propose dans un court texte extrait de son livre récent intitulé « ce qu’un Président devrait dire » que vous trouverez en téléchargement en fin d'article.

Pour Monsieur FILLON « il y a des élèves qui ont besoin d’un encadrement très strict et d’autres qui en souffriront et ne s’épanouiront que dans une atmosphère plus libérale ». 

 

------------------------------------ 1- Les parents doivent être libres de choisir entre différentes offres éducatives.

 

Cela suppose que les parents assument leurs choix et c’est pourquoi je me placerai délibérément dans la situation d’une simple mère de famille, pour commenter le programme de Monsieur FILLON, à ceci près que j’ai eu la chance de conduire mes trois fils vers les activités professionnelles extrêmement diverses qu’ils avaient choisies et qui sont demeurées les leurs depuis leur entrée dans le monde professionnel à savoir :

  • Directeur commercial à l’international pour l’ainé après une formation initiale BTS dans ce domaine.
  • Acteur du secteur de l’évènementiel en CDD ou prestations d’auto-entreprise pour le cadet après un diplôme des beaux arts. Domaine de compétences : de la création publicitaire sur tous supports jusqu’à la l’installation de matériels.
  • Enfin pour le plus jeune, enfant diagnostiqué précoce, directeur à 30 ans du pôle de recherche et développement d’une entreprise très ancienne et prospère du secteur informatique. Sorti du système scolaire « sans diplôme » pour cause de refus obstiné de s’asseoir sur les bancs d’une classe qu’elle soit du public ou du privé, le petit dernier a été inséré à haut niveau dans la vie professionnelle par la formation en alternance de 14 ans à 18 ans.

Voilà rapidement résumées ces trois expériences qui me permettent aujourd'hui de vous expliquer en quoi le programme de Monsieur FILLON aurait été à l'époque éventuellement facilitateur.

Concernant l'accès à la variété de l'offre éducative : il y a 20 ans l’offre de formations ouvrait déjà un large choix, au point que j’ai eu systématiquement recours au « centre d’information et d’orientation » pour guider mes enfants dans leurs projets, or, Monsieur FILLON ne se penche nullement dans son ouvrage sur l’information des parents pour qu’ils puissent réellement concilier choix éducatifs et intérêt de l’enfant pour un secteur d’activité, souvent fantasmé quand il est précis, ou bien, pour trouver le moyen de susciter cet intérêt pour divers secteurs d’activité, quand inversement cet intérêt n’est pas spontané.

Pour moi il faut aider les familles dans l’orientation de leurs enfants et les projets FILLON et BENNAHMIAS font une impasse totale sur ce domaine. Monsieur BENNAHMIAS, quant à lui, préfère "l’école de la seconde chance" si bien que, dans l'un et l'autre cas, on ne traite pas l'origine des problèmes c'est à dire l'orientation.

 

------------------------------------ 2- Quid de la carte scolaire ?

 

Seconde observation : le libre choix de l’établissement suppose-t-il la suppression de la carte scolaire ? Le livre de Monsieur FILLON ne répond pas à cette question. Le mot même n’existe pas dans son ouvrage, est-ce par dissimulation d'un thème par trop clivant ?

A noter : l’évolution de la question de la carte scolaire a été traitée le 13/12/2016 dans l’émission « la question du jour » que je vous invite à écouter :

https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/lutte-contre-la-segregation-scolaire-t-la-solution

Pour ma part, j'ai dû plus d'une fois contourner la carte scolaire pour répondre aux difficultés de mes enfants pour autant, ce que j'ai fait, il me semblerait "normal" que n'importe quelle famille puisse le faire, ce qui est loin de devenir un acquis tant dans le programme de Monsieur FILLON que dans celui de Monsieur BENNAHMIAS.

En effet, le réel choix d'un établissement d’éducation risque d’être impossible en dessous d’un certain niveau de ressources car la scolarité génère des frais annexes pour se rendre à l’école où y déjeuner si l’école retenue est éloignée du domicile. Il y a donc fort à parier que les enfants dont les familles sont les plus pauvres, seront assignés, faute de moyens parentaux suffisants, à l’établissement du quartier de leur domicile.

Sur ce point le classement PISA paru en décembre 2016 et dont le compte rendu est en téléchargement en fin d’article rappelle que le système français maintient les inégalités sociales plus qu’il ne les combat .

Il n’est pas envisagé de généraliser les bourses d'études pour les "enfants méritants" dont la famille est impécunieuse si bien qu’il ne peut y avoir réel choix éducatif pour les enfants des quartiers pauvres. La seconde solution consisterait à consacrer un budget important aux établissements situés dans ces quartiers mais là encore il y a un problème budgétaire.

 

------------------------------------ 3- "l'école n'a pas besoin de moyens supplémentaires" nous dit Monsieur FILLON

 

Dans l’hypothèse où l’on admet ce principe, malgré l’augmentation de la population à scolariser, on peut raisonnablement penser, au vu du classement PISA, que l’école a du moins besoin d’une concentration de ses moyens sur les établissements qui accueillent des enfants socialement défavorisés puisque  « l’objectif général » , rappelle Monsieur FILLON, "c’est la réussite de TOUS", c’est-à-dire, nous dit-il, "la possibilité donnée à chacun d’achever ses études en trouvant un travail correspondant à ses goûts et à ses ambitions tout en disposant des bases culturelles nécessaires à l’exercice de la citoyenneté ".

Pour parvenir à cette équité, monsieur FILLON postule qu’une simple « responsabilisation des établissements et en premier lieu de leurs directeurs » suffira et précise qu’ils auront à rendre compte de leur action à un « conseil d’administration » dont le président sera « une personnalité extérieure » et le vice président « un représentant des parents d’élèves.

En quoi ce seul dispositif permettra-t-il aux enfants les plus socialement défavorisés de trouver via l’école un ascenseur social en l’absence de moyens spécifiquement adaptés à leur situation ? vous ne trouverez pas la réponse dans le projet de Monsieur FILLON. Par contre le projet de Monsieur BENHAMIAS insiste sur l’effort pluridisciplinaire à faire dans les quartiers défavorisés et prévoit une présence accrue « d’enseignants et de personnels, notamment des éducateurs, répétiteurs ou psychologues… ».

Un certain nombre de dispositions pratiques sont cependant envisagées dans le projet de Monsieur FILLON qui peuvent participer à une certaine forme d'égalité des chances.

 

------------------------------------ 4- détail des dispositions pratiques du projet éducatif de Monsieur FILLON

 

  • l’entrée en primaire se fera à 5 ans et non à 6 ans « pour atténuer les inégalités des milieux sociaux »

Cette suggestion positive me parait cependant insuffisante  : On sait scientifiquement que c’est dès la maternelle qu’il faut agir pour assurer l’accès de tous à un langage plus riche et plus varié, ce qui facilite l’apprentissage ultérieur de la lecture et de l’écriture : voir l’ouvrage publié par les services gouvernementaux en téléchargement en fin d’article. Or ni Monsieur FILLON, ni Monsieur BENNAHMIAS n’ont un plan d’accès prioritaire aux classes maternelles dans les secteurs socialement défavorisés. C’est me semble-t-il un manque de leurs programme respectifs. J’ai personnellement pu constater combien l’école maternelle avait été un facteur d’épanouissement pour mes propres enfants. Une vraie chance, mes deux ainés ont même bénéficié d’une école maternelle bilingue que j’ai pu financer grâce aux prestations de la CAF comme quoi l’aide sociale est « rentable » quand elle est ciblée sur la formation initiale. Quant au petit dernier c'est dès l'école maternelle que j'ai su que j'aurais des problèmes éducatifs et que j'ai pu commencer à m'y préparer.

 

  •  Pour ne pas déconcerter les jeunes élèves la limitation à 5 du nombre des enseignants qui traiteront de l’ensemble des matières du collège. Cela suppose une « bivalence » des professeurs assortie d’une « revalorisation salariale ».

Le problème semble celui du calendrier pour cette mesure. En effet la « bivalence » ne s’improvise pas et la formation des enseignants ne fait l’objet d’aucun chiffrage dans le plan de Monsieur FILLON. Monsieur BENNAHMIAS souhaite non la bivalence du corps professoral actuel mais l’entrée dans le professorat de professionnels reconnus. On pourrait imaginer que l’éducation nationale intègre par exemple les seniors des entreprises. Réciproquement Monsieur BENNAHMIAS voudrait permettre aux professeurs d’intégrer d’autres structures. On peut imaginer des passerelles dans la formation professionnelle continue par exemple.

Quant à la revalorisation salariale des professeurs c’est une idée totalement partagée entre droite et gauche sauf qu’elle est assez incompatible avec le programme drastique de réduction des dépenses publiques de Monsieur FILLON

 

  • L’informatique sera une nouvelle matière enseignée au collège et au lycée par des professeurs spécialisés titulaire d’un nouveau Capes informatique, nous dit Monsieur FILLON. Les livres scolaires seront d’ailleurs pour moitié au format digital et édités sur commandes publiques.

Pourquoi pas ? encore qu’une étude PISA sur les TIC montre que les enfants ne profitent nullement des TIC s’ils ne maitrisent pas préalablement la lecture et l’écriture.

 

  • Allongement du temps scolaire jusqu’en Juin, passage des examens en Juillet.

Toute mère de famille voyant ses enfants fatigués de journées trop longues ne peut être que favorable à ce projet mais il n’est pas certain que le secteur du tourisme l’approuve.

 

  • « Revalorisation du baccalauréat »

Faire du baccalauréat un véritable « pass » pour l’accès à l’enseignement supérieur c’est en effet s’assurer que l’enfant suivra avec profit cet enseignement et ne sera pas « expulsé » de l'enseignement supérieur trop tardivement pour se réorienter. Monsieur BENNAHMIAS dans son livre « un président devrait dire cela » estime que le mode d’enseignement en 1ière et terminale doit être calqué au lycée sur les méthodes d’enseignement pratiquées dans le supérieur afin de préparer les élèves à ces changements.

Monsieur FILLON prévoit de son coté que « ceux qui ont besoin de temps doivent pouvoir trouver ce temps, ceux qui ne sont pas à l’aise dans la voie générale doivent pouvoir emprunter des chemins de traverse sans que cela soit immédiatement perçu comme un échec . "il faut leur donner la chance de s’épanouir et de réussir autrement".

Si l’idée d’une personnalisation du cursus est bonne, Il ne faut pas se cacher, me semble-t-il, que toutes les familles n’auront pas les moyens de subvenir aux besoins éducatifs d’un enfant en retard de scolarité.

Il me paraitrait intéressant d'assurer "une égalité des chances" en donnant à chaque jeune dès sa 14ième année un « capital formation PERSONNEL » à utiliser selon ses souhaits dans le cursus général ou dans le cursus professionnel après avis favorable d’un centre d’orientation et d’information. Cela aurait pour effet de le responsabiliser et aurait pou lui une réelle valeur symbolique à un âge où l'on se cabre d'être insuffisamment pris en considération par les adultes.

Ce capital pourrait s’agréger au compte personnel d’activité et être utilisable tout au long de la vie … ce qui permettrait de reprendre des études après une expérience du monde du travail.

(https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A11028).

Monsieur FILLON ne va pas jusque là alors qu'un tel dispositif donnerait à chaque jeune les moyens de prendre en main sa formation, indépendamment des moyens forcément inégalitaires de sa famille.

Monsieur BENNAHMIAS via l'école de la seconde chance se rapproche de ce concept..

 

------------------------------------ 5- l'alternance, voie d'excellence ? chiche !

 

  • Parmi les voies alternatives le programme de Monsieur FILLON veut assurer le développement de l’apprentissage qui doit devenir « une véritable voie d’excellence » ainsi que la formation professionnelle par l’e-learning.

Belle unanimité sur ce point à droite et à gauche ce qui m’invite à entrer dans le détail.

L’apprentissage suppose la signature tripartite d’une convention comprenant l’élève qui est en même temps salarié, l’organisme de formation payé par l’OPCA qui recueille les cotisations patronales de formation et l’employeur qui doit assurer l’insertion du jeune dans la vie professionnelle par la mise en application des enseignements de l’organisme de formation.

La gestion du site info-prud’hommes qui comptabilisait plus de 10000 visites par jour en semaine à mon départ m’a permis de constater que les jeunes en formation professionnelle continue connaissaient de multiples difficultés pour terminer leurs cursus.

La première difficulté vient du jeune lui-même  : Tous n’ont pas bénéficié d’une orientation préalable et de tests en entreprises pour faire un choix raisonné du secteur professionnel auquel ils se destinent. Cette situation est aggravée par le fait qu’un certain nombre d’organismes de formation sont commercialement agressifs. Le projet de Monsieur FILLON « libéral » par principe ne résoud pas ce problème en ce sens qu’il ne sécurise pas le choix du jeune et ne contrôle pas sérieusement les organismes formateurs.

Deuxième difficulté : Les organismes de formation sont en principe « agréés » mais il semble que personne ne s’inquiète de leur viabilité économique : c’est ainsi que le dernier de mes fils n’a jamais pu avoir le diplôme professionnel de gestionnaire de réseau informatique car l’organisme de formation a déposé le bilan en toute fin de son cursus. Mon fils a ainsi perdu la validation de ses trois années d’apprentissage comme le reste de sa classe et la direction du travail et de l’emploi est restée totalement sourde au problème. La seule proposition qui m’a été faite c’est de repartir sur un nouveau contrat d’apprentissage de trois ans !

Comment cet enfant dépourvu de tout diplôme que ce soit professionnel ou de l’éducation nationale mais ayant une expérience professionnelle de 4 ans s’en est-il sorti ? par un CV européen et un recrutement à l’anglo saxone chez Hewlett Packard à DUBLIN en Irlande.

Concrètement pour accéder à un poste de maintenance à distance sur les équipements professionnels Hewlett Packard il a satisfait aux épreuves suivantes

  1. Rédaction d’un CV type européen en anglais
  2. Questionnaire technique en anglais auquel il fallait avoir au moins 90% de réponses justes
  3. Mise en situation professionnelle par téléphone en français et en anglais.
  4. Fourniture d’un dossier de « recommandations » avec trois numéros téléphoniques de personnes dont il avait été le collaborateur (comme il avait été en apprentissage de 14 à 18 ans cela n’a pas été difficile).
  5. il a terminé son parcours du "combattant" par deux entretiens en anglais avec le staff HP Dublin et la DRH sur ses motivations.
  6. s'en est suivi son recrutement au smic irlandais et aux conditions sociales irlandaises

C’est donc grâce à son expérience professionnelle de terrain, grâce au système de recrutement anglo saxon et par l’expatriation que le plus jeune de mes enfants s’en est sorti .

Un tel parcours interroge

  • sur le niveau de compétences que doivent atteindre les parents d’un enfant en difficulté,
  • sur les moyens d’information des familles
  • sur l’encadrement des partenaires de l’apprentissage
  • et tout autant sur les modalités de recrutement dans les entreprises françaises.

Or on ne trouve rien sur ces points cruciaux pour la réussite du cursus d'apprentissage ni dans le projet de Monsieur FILLON ni dans le projet de Monsieur BENNAHMIAS .

Troisième difficulté pour un jeune en apprentissage : un emploi dans l’entreprise ne correspondant pas à sa formation en cours.

Alors que mon fils faisait une formation professionnelle pour la gestion de réseaux informatiques, seule formation autorisée pour un enfant sans diplôme scolaire, son maître d'apprentissage a vite constaté qu’il avait un don particulier pour la programmation et là il a été impossible d’obtenir un changement de filière de formation, l'administration se sentant plus compétente que l'employeur pour juger des capacités de l'enfant, l'organisme de formation n'ayant pas de formateur à disposition dans le domaine de la programmation.

C’est donc en auto-formation que mon fils est parvenu à maîtriser la programmation.

Il l'a fait de façon suffisamment brillante pour qu’Hewlett Packard DUBLIN bien que l'ayant recruté sur un poste de maintenance de ses équipements décide de l’inclure dans l'équipe qui gérait avec Microsoft les bugs entre les programmes de ses machines et windows.

C’est alors que mon fils a complété les connaissances qui lui valent aujourd’hui son emploi de directeur d’une équipe de recherche et développement.

Dernière difficulté : Les dispositions légales d'allègement des charges patronales orientent les employeurs vers un pragmatisme qui ne va pas forcément dans l'intérêt du jeune.

De fait le programme de Monsieur FILLON prévoit d’autoriser les entreprises à ne plus verser de cotisations patronales pour la formation dès lors qu’elles auront en charge un apprenti au risque de limiter le budget formation des personnels plus âgés ou de faire recruter des apprentis en lieu et place de jeunes formés classiquement .

C’est un travers que j’ai pu observer dans l’immobilier où l’on fait miroiter aux jeunes en alternance de bons salaires en fonction de leurs résultats de vente. L’employeur n’apporte aucune plus value de formation et se contente de donner aux jeunes des listes de vendeurs de biens et d’acheteurs potentiels à appeler, assurant lui-même la finalisation des affaires trouvées par le jeune, sans lui verser le moindre intéressement et il se débarrasse de lui pour reprendre un autre apprenti dès la fin du cursus .

Là encore j’ai été confrontée au silence de la direction du travail et de l’emploi sur ces abus. J’ai même vu certaines officines ne fonctionner qu’avec des salariés en alternance.

Si à l’évidence il ne faut « pas pénaliser les entreprises »qui prendront des jeunes en alternance comme le dit Monsieur BENHAMIAS dans son ouvrage « un Président devrait dire cela », il faut néanmoins que ces jeunes aient un recours facile d’accès si leur situation n’est pas celle prévue par la convention tripartite que cela résulte du fait de l’employeur ou de l’organisme de formation ou de leur propre fait.

Pourquoi ne pas confier aux organismes d'information et d'orientation le suivi des contrats d'alternance en cours ce qui aurait pour effet de rendre très concrets leurs conseils ?

 

------------------------------------ 6- conclusion d'une simple mère de famille

En conclusion, si certaines propositions du programme de Monsieur FILLON me paraissent appropriées aux soucis des familles quant à l'éducation de leurs enfants, la mise en application concrète de ces propositions me semble être en deça des objectifs que Monsieur FILLON nous promet d’atteindre.

Je vous laisse en discuter, vous souhaitant de fructueux échanges.

 

PDF - 1.1 Mo
le langage et ses troubles
Rapport sur l’acquisition du langage

 

PDF - 1.8 Mo
enquête PISA 2015 parue en décembre 2016
Rapport sur la situation en France

 

Word - 4.2 Mo
extrait du livre de Jean Luc BENNAHMIAS « un président devrait dire cela »
Programme pour l’éducation


23 réactions


  • fred.foyn 15 décembre 2016 09:05

    Vous avez du temps à perdre avec cet ectoplasme..qui de toute façon ne sera pas en course en 2017 !

    Il trimbale toute la Sarkozie avec lui...

    • carnac carnac 15 décembre 2016 10:40

      @fred.foyn


      Pour moi, le problème voyez-vous c’est que pour l’heure c’est le seul qui ait rédigé un « projet » et ce « projet » peut parfaitement séduire une large partie de l’électorat qui n’en voit pas forcément les conséquences. 

      Lorsque 4 millions de personnes l’ont littéralement « sacré » avaient-ils conscience de ce qu’impliquait la notion de « bobologie » qui sort dans les médias traditionnels seulement maintenant ?

      Moi ce qui m’inquiète surtout c’est que pour l’instant nous n’avons pas un « contre projet » AUSSI clairement exposé à nous mettre sous la dent et c’est pourquoi monsieur FILLON pourrait parfaitement être élu ;

      Une partie de l’électorat n’aimait pas la personnalité de Monsieur SARKOZY mais appréciait ses idées les plus réactionnaires.

    • Alren Alren 15 décembre 2016 12:09

      @carnac

      Moi ce qui m’inquiète surtout c’est que pour l’instant nous n’avons pas un « contre projet »

      M’enfin, vous n’avez pas encore acheté le ivre de la France Insoumise : « L’avenir en commun ».
      Les librairies étaient en rupture de stock mais elles viennent d’être réapprovisionnées ?

      Monsieur Fillon n’a pas de solutions au problème des enfants si avancés pour leur âge qu’en effet le système d’enseignement collectif dans des classes qui, du fait du nombre des élèves (qui sont plus élevés en France que dans d’autres pays européens qui ont de meilleurs résultats PISA - avec toutes les réserves que ce type de classement peut susciter), on leur demande d’être passifs, ne convient pas à leurs cerveaux bouillonnants de pensées diverses.

      Quand on examine les sources de grands progrès techniques et scientifiques de l’humanité, il est frappant de voir à quel point ils sont dus, au moins initialement, à un petit nombre de personnes.

      Il est essentiel pour l’humanité que ces génies, au sens propre puisqu’ils apportent quelque chose que sans eux on mettrait des années à recevoir enfin, soient placés durant leur formation dans les meilleures conditions d’épanouissement.

      Rester seul à la maison pourrait être délétère à la longue : l’être humain est un animal grégaire à qui trop de solitude ne vaut rien. Il faudrait que ces surdoués soient accueillis dans des classes sans cours magistral, de type « Freinet » avec des professeurs, notamment de sciences et de math disponibles pour dialoguer avec ceux qui le demandent. Naturellement cette discussion pourrait se faire par une communication internet du type Skype, ce qui sera facile à généraliser quand le réseau informatique sera en fibre de verre.

      Pour qu’ils puissent s’autoformer, il faudrait évidemment qu’ils aient accès à des bibliothèques en ligne et même à des ouvrages n’y figurant pas. L’État se chargeant de rémunérer les auteurs en rapport avec leur nombre de lecteurs en ligne.


    • carnac carnac 15 décembre 2016 12:36

      @Alren


      Bien sûr que ces idées me sont familières d’autant que je les ai mises en application pour le dernier de mes enfants formé en raccordant le théorique à ses expériences concrètes le tout largement arrosé d’internet ; A 11 ans il avait créé le premier site internet du petit village où nous résidions TREPT en Isère il a bien fallu qu’il ne fasse pas de fautes d’orthographe , qu’il acquiert un sens esthétique de la présentation et qu’il se dépatouille avec le code html vu que personnellement à l’époque je n’y comprenais rien... depuis il m’a formée . 

      Il ne semble toujours pas y avoir dans le Rhône de classes alternatives : "http://marelle.org/glem/publications/faq/ecole.htm

      Maintenant je suis très inquiète pour la candidature Mélanchon .... je pense qu’il aurait dû accepter de s’inclure dans la primaire du PS et ne pas faire de provoc en pleurant fidel Castro de façon à obtenir des voix plus centristes . Rien ne l’empêchait de rappeler la situation inique qui a été faite au peuple cubain et le fait que dans ce contexte dramatique il avait permis l’accès de tous au savoir par exemple ce qui n’était pas le cas antérieurement , avait améliorer l’état de santé de son peuple etc ..

      On ne gagne pas une présidentielle en clivant. mais en rassemblant

    • izarn izarn 15 décembre 2016 18:35

      @carnac
      Un projet merdique vaut-il mieux que pas de projet du tout ?
      Ou sauter dans le ravin est-il préférable que de rester sur la berge ?
      That is the question...


    • carnac carnac 16 décembre 2016 09:41

      @izarn

      restons positifs , nous ne sommes pas en Mai et la possibilité d’un contre projet correct peut émerger des débats et offrir un vrai choix

  • Victor 15 décembre 2016 09:38

    1/3 du budget
    des écoles de Marseille est gaspillé aux réparations des dégâts faits par les « chances pour la France »

    de La Baudruche, la bonniche du Medef mondialiste.
     
    Pas d’avenir (ni socialisme) pour un pays crétin.
     
    Les délocalisations dans les pays à la culture sophistiquée (Corée du Sud, Chine ...) sont l’avenir de la science et de l’industrie, pas dans un pays africain de rappeurs dealers et flanbys.


    • JL JL 15 décembre 2016 09:41

      @Victor
       

       ces petites frappes et grandes gueules sont le terreau sur lequel pousse la chienlit du libéralisme.

    • carnac carnac 15 décembre 2016 11:05

      @Victor


      Il y a un génie propre à chaque continent et je vais illustrer mon propos . La Corée installait une usine de traitement d’uranium pour alimenter une de ses centrales. C’était un partenariat France , US et Corée donc sur le chantier il y avait des ingénieurs de ces différents pays.

      Le plan et les matériaux de l’usine étaient fournis par l’équipe américaine , un ingénieur français de ma connaissance était chargé du pilotage informatique du processus et le donneur d’ordres était coréen.

      Les américains qui comptent jusqu’au dernier boulon s’aperçoivent qu’il manque une des vannes du circuit donc le flux de produit n’est pas réduit et c’est assez dangereux de jouer avec ce paramètre en matière nucléaire. 

      Les vannes sont pilotées informatiquement.

      Le chantier est donc arrêté . les américains proposent d’attendre l’arrivée de la pièce manquante laquelle doit être fabriquée puisqu’on est à flux tendu : arrêt de 10 jours du chantier au mieux compte tenu du temps de fabrication et de contrôle d’une pièce qui est unique. Mon ami propose quant à lui de réduire le flux en AMONT au problème en modifiant le code qui règle l’ouverture des vannes qui sont sur le circuit avant la vanne manquante pour que le bon flux circule. Les ingénieurs coréens en réfèrent de N+1 à N+1 jusqu’au commanditaire initial : arrêt du chantier 7 jours ... il y avait trois lignes de code à modifier ...

      C’est la forme de génie des ingénieurs français. Quand au continent africain j’y ai vécu pendant ma jeunesse ainsi qu’à Madagascar et je n’en ai pas la vision que vous en avez. Ce sont d’autres façons de concevoir les choses parce que l’environnement n’a rien à voir avec le nôtre. Je ne suis pas certaines que nous saurions nous débrouiller dans un tel environnement.

    • izarn izarn 15 décembre 2016 18:43

      @carnac
      Ce que je vois dans ce multinationalisme, c’est une échec et une grosse merde....De telles bétises pourraient etre évitées dans une seule entreprise.
      Voir la connerie des cablages ratés de l’A380 qui a couté des milliards....
      Votre multinationalisme, multi-entrepeneurial, ça ne marche pas, c’est du JF35, ça coute des milliards comme le ratage de l’A400 M....
      Continuons dans la débilité, ou des connards d’ingénieurs français se la jouent organisateurs de la pagaille mondiale en faisant leur beurre de charlatan.
      Bravo !


    • carnac carnac 16 décembre 2016 10:04

      @izarn
      Connaissez vous beaucoup d’entreprise française où l’on fait A LA FOIS 


      •  de la chaudronnerie pour les tuyaux
      •  du BTP pour la structure et les circulations 
      •  de l’informatique haut niveau et sécurisé pour le pilotage de usine 
      • de l’ingéniérie pour tout cela ?
      ma parole vous n’avez jamais travaillé en entreprises et toutes ont leur domaine de compétences donc on se met à plusieurs ne serait-ce que pour vous construire une maison sur votre pré carré en France  : maçonnerie c’est un métier, toiture c’est un métier , placo platre peinture c’est un métier , plomberie c’est un métier , électricité c’est un métier ....

  • JL JL 15 décembre 2016 10:01

    Bonjour carnac,

     
     voilà un A B CEDAIRE qui nous change des litanies plus ou moins (ici on met ce qu’on veut) qu’on peut lire sur ce site.
     
     Beau travail.
     
     Le problème numéro un, c’est évidemment le projet de réduction des effectifs envisagé par Fillon.
     
     Par ailleurs, vous dites : ’’Allongement du temps scolaire jusqu’en Juin, passage des examens en Juillet. Toute mère de famille voyant ses enfants fatigués de journées trop longues ne peut être que favorable à ce projet mais il n’est pas certain que le secteur du tourisme l’approuve.’’
     
     En effet, le programme politique c’est le domaine du principe de plaisir. Passé à la moulinette du principe de réalité, c’est autre chose. On l’a vu avec le projet de déremboursement des petits bobos : ce projet a suscité une levée de boucliers dans les professions paramédicales telle que Fillon a dû faire marche arrière.
     
     Ouest France titrait hier : 2000 pharmacies menacées de fermeture.
     
    nb. en France ? Dans l’Ouest ? Je n’ai lu que le titre affiché dans la rue.

    • carnac carnac 15 décembre 2016 12:45

      @JL
      Je suis contente de voir que mes articles suscitent des débats . 


      Tout le monde n’a pas le temps d’aller aux sources , j’ai un peu de temps et c’est ma participation à l’information en vue des prochaines élections .

      Certes je n’ai que la grille de lecture de mon expérience à offrir mais nous sommes un certain nombre à être dans ce cas et je compte sur les commentaires pour apporter les confirmations ou contrepoints éventuels .... 

      Si ces commentaires éclairent mon vote, cela éclairera sans doute celui de mes lecteurs aussi.

  • carnac carnac 15 décembre 2016 14:04

    Un de mes correspondants m’ayant suggéré de voir « l’avenir en commun « qui est le programme de Jean-Luc Mélanchon , j’y suis allée.

    Concernant notre sujet : l’éducation de la jeunesse les constats sont très bien sourcés et correspondent de mon point de vue à la réalité vécue par la jeunesse telle qu’elle s’exprimait dans les nombreux posts envoyés au site info prud’hommes. 

    Sur le fond ce programme est très très détaillé et peut être trop détaillé  car je pense que le gagnant de la présidentielle sera celui qui centrera son action sur un projet en une dizaine de points clés. le quinquennat n’est pas extensible.

    • ·  la question de l’éducation des jeunes est traitée à la proposition 73«  instruire mieux et davantage », elle prévoit notamment une scolarité obligatoire de 3 à 18 ans totalement gratuite (manuels, transport cantine et périscolaire)  avec une adaptation individuelle des parcours scolaires ,et  la prise en charge si nécessaire des enfants dès deux ans  . La carte scolaire est retravaillée …. Alors que nous passons notre temps à la contourner dès qu’un de nos enfants se sent mal dans son établissement de référence. ...

    • ·  la proposition 74 concerne la formation professionnelle . Monsieur MELANCHON préfère les lycées professionnels. Il veut favoriser  les cursus courts  effectivement très appréciés comme les BTS , DUT et licences professionnelles plutôt que l’apprentissage. Il considère que la formation continue des adultes relève aussi du service public . Sur ce dernier point je suis en accord et d’ailleurs la possibilité pour les enseignants de passer de l’éducation nationale à la formation continue est dans le programme BENNAHMIAS.

    • ·  La proposition 75 propose de refonder l’enseignement supérieur. Je connais moins ce domaine sauf s’agissant de la précarité des doctorants car j’ai eu des cas à régler par info prud’hommes

    • ·  Et la proposition 76 s’intitule éradiquer illettrisme et développer l’alphabétisation.

    Je vous conseille de lire in extenso ces propositions (l’ouvrage l’avenir en commun est peu coûteux et particulièrement court par thématique et clair ). certaines propositions sont intéressantes et me semblent « atteignables » à court terme , d’autres peut être trop « idéologiques ».  

    J’apprécie notamment que l’éducation dès la maternelle soit prise en compte et que l’on traite la question del’ illettrisme ; Personnellement je pense que l’apprentissage est plus concret en milieu professionnel mais qu’il faut des garde fous dont personne ne parle .. La chronologie des multiples évolutions de la carte scolaire rapportée par France Culture me fait dire qu’une nième modification de celle-ci ne sera pas forcément un succès. Je préfère une meilleure dotation en personnel des établissements qui accueillent des enfants socialement défavorisés.


    • arthes arthes 15 décembre 2016 17:18
      Bonjour carnac

      Concernant la maternelle , qu entendez vous par le fait qu elle devrait etre plus educative ?
      Que l on y integre l apprentissage de l anglais ? 
      Que l on y formate les enfants d une maniere plus ciblee ?



    • carnac carnac 16 décembre 2016 09:56

      @arthes
      très concrètement les tout petits doivent avoir entendu , puis compris approximativement le sens d’un maximum de mots de la langue courante AVANT d’aborder la lecture et l’écriture. 


      Ce qui a fait l’avance relative de mes enfants c’est ce que l’on appelle « le babillage » c’est à dire le fait de discuter continuellement avec l’enfant or, ce babillage était très bien pratiqué dès la crêche et l’a très bien été également en maternelle . 

      Moi même je les ai biberonné au « Dolto » on en rit encore en famille.

      Donc mes enfants sont arrivés au CP avec un bon bagage de mots divers et appropriés à toutes les situations de leur petite vie. J’ai eu la chance de rajouter le bilinguisme là dessus et cette chance est assez bien partagée par nombre de familles maintenant mais un enfant me semble-t-il ne peut pas pratiquer « aisément » une langue sans un minimum de vocabulaire. 

      La pauvreté des moyens d’expression des quartiers défavorisés que j’ai gérés professionnellement et où j’ai aussi habité est terrible et terrible aussi le fait de devoir remplir le chèque de jeunes gens illettrés 

    • carnac carnac 16 décembre 2016 10:13

      @carnac
      Donc l’objectif d’une maternelle pour moi c’est de permettre aux enfants d’exprimer un maximum de ressenti dans toutes les situations de la vie courante , la richesse du vocabulaire devient particulièrement utile au moment de l’adolescence qui est un moment explosif .... ne pas pouvoir s’exprimer à ce moment là et donc ne pas pouvoir être compris cause d’énormes frustrations. 


      Colères et frustrations que j’ai aussi professionnellement observées dans les quartiers où j’ai vécu

    • carnac carnac 16 décembre 2016 11:09

      @carnac
      dans la série j’encourage les projets alternatifs : « Montessori pour tous » peut être aidé via le moteur de recherche LILO http://www.lilo.org/fr/montessori-pour-tous/

      comme vous le savez , notre navigation sur internet génère des recettes publicitaires dont ce moteur de recherche s’engage à reverser 50% à des projets que vous sélectionnez vous même. Tous les jours ce financement participatif est mis à jour

    • arthes arthes 16 décembre 2016 15:36

      @carnac
      Mais quid de l eveil de la creativite de l imagination de la relation avec le vivant ( la nature autant le vegetal que l animal..) ?.La reverie les contes de fee qui sont loins d etre des niaiseries n auraient pas leur place ? Les sorties en plein air , les arbres et les fleurs..

      Ne craignez vous pas de faire des enfants des sortes de singes savants en brulant un peu trop vite les etapes , comme si on voulait les programmer pour les formater de plus en plus vite a un monde d adulte juste pour devenir des sortes de robots ?


    • carnac carnac 16 décembre 2016 15:48

      @arthes
      Vous avez absolument raison . personnellement j’ai fait le conservatoire .... mon fils cadet outre les beaux arts continue à travailler la trompette et la guitare pratique entamée en école de musique, j’ai toujours eu un petit jardin potager (100 m2) et les enfants ont toujours participé à cette activité. Nous avons aussi auto construit une partie de notre habitation


    • carnac carnac 16 décembre 2016 15:54

      @carnac
      je précise que le conservatoire est gratuit une fois qu’on a passé le concours d’entrée et que j’avais choisi le chant classique .... mon instrument c’est moi donc pas trop de frais


  • arthes arthes 17 décembre 2016 06:58

    Et avec beaucoup d amour , c est ce que je ressens dans votre implication smiley



  • carnac carnac 19 décembre 2016 11:37


    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-2eme-partie/retour-du-conservatisme-poussee-du-liberalisme-2eme-partie


    • nous explique comment on doit transformer l’éducation nationale en un « établissement public qui s’appellera FRANCE EDUCATION comme il y a eu FRANCE TELECOM et puis ensuite cela deviendra l’opérateur historique dans un marché concurrentiel » .
    Nous voilà parfaitement informés ....

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