jeudi 5 décembre 2013 - par La râleuse

À propos de jeunes, sans gêne, point de vue de senior

Après avoir traité de la délinquance juvénile et de sa violence de plus en plus omniprésente, je voudrais, à présent, aborder un autre aspect de la jeunesse telle qu’elle est perçue par bien des seniors.

Les jeunes de maint’nant,

ils ont une mentalité déplorable.

Non mais, vous avez vu leur dégaine ?

Les garçons avec l’entrejambe des fut’s au niveau des genoux qu’on croirait qu’ils ont déféqué dans leur froc. Et les les filles, pas mieux, avec des pantalons taille basse qui offrent une vue imprenable sur la raie de leurs fesses.

En plus, ils sont incapables de s’assumer. 

Voyez un peu tous ces jeunes - à parfois près de trente ans - qui vivent toujours chez leurs parents, parfois même avec leur petit(e) ami(e).

Ils veulent tout avoir sans rien payer.

Y’a qu’à voir quand ils se présentent pour un emploi. Vous croyez qu’ils s’inquiètent des tâches auxquelles ils vont se trouver confronter ? Qu’on va leur demander d’assumer ? 

Que nenni ; ce dont ils s’enquièrent ce sont des RTT et des avantages proposés.

Ils n’ont plus aucun sens des valeurs.

Ça fait des orgies de teufs, des rave-party qu’ils appellent ça, qui sont prétexte pour boire et se droguer. Et faut voir la violence, maintenant avec toutes ces agressions aux alentours des écoles et ces viols collectifs qu’ils appellent des tournantes. 

Ils ne respectent plus rien.

Tenez, voyez par exemple, le cas de ces professeurs qui se font agresser en plein cours et le nombre d’infractions commises en voiture par des jeunes conducteurs qui roulent sans permis.

STOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOP !

Arrêtez votre délire, mes sœurs et frères seniors.

Et rappelez-vous.

Rappelez-vous cette époque pas si lointaine où vous, mes frères, désespériez vos parents avec ses cheveux que vous vous entêtiez à laisser pousser quand vous n’arboriez pas des dreadlocks à l’aspect plus ou moins pouilleux.

Et vous, mes sœurs ? N’avez-vous pas, tout comme moi, pris un malin plaisir à choquer la génération précédente en exhibant un maximum de gambettes dévoilées par des minis vêtures, minis vêtures qui, elles, dévoilaient parfois l’amorce d’affriolants panties ? 

Où était notre sens moral, nous qui prônions l’amour libre au motif spécieux qu’il était préférable et donc opposable à la guerre ? Nous qui n’avions à craindre que de contracter un passeport pour la parentalité ce qui était, vous en conviendrez, bien moins néfaste que la transmission du SIDA.

Par ailleurs, avions-nous tellement de mérite à vouloir voler le plus tôt possible de nos propres ailes sachant que nous avons vécu notre jeunesse à une époque où la relation parents/enfants était établie selon des règles d’obéissance sans discussion concevable ?

  • D’une part, si nous étions si pressés de quitter la maison familiale, n’était ce pas moins pour nous assumer que pour échapper à la tutelle de parents qui nous imposaient une discipline des plus stricte ? 
  • D’autre part, avons-nous rencontré de réelles difficultés pour trouver un emploi ? Qui plus est un emploi dont les avantages étaient fonction de l’importance de l’entreprise et donc définis à l’avance (tickets restaurants, 13ième mois,…), ou de son statut (fonction publique avec garantie de l’emploi à vie et retraite précoce), mais toujours avec un salaire qui permettait l’accession à un logement (même s’il ne s’agissait que d’une chambre de bonne) et l’assurance de pouvoir subvenir à ses besoins.

Certes, je reconnais que nous n’avions pas à redouter toutes les violences actuelles mais même si la réputation des « Blousons noirs » était très surfaite, il n’en demeure pas moins qu’il existait déjà des bandes d’asociaux qui s’étripaient sur des terrains vagues. Le crime de viol n’était, lui, pas inconnu des faits divers publiés dans les journaux. Quant à la boisson et à la drogue, elles n’étaient pas non plus inexistantes et ils ne sont pas si rares les seniors qui se rappellent encore avec nostalgie leurs premiers pétards et/ou leurs cuites mémorables.

Enfin pour en revenir au cas des professeurs agressés dans leurs salles de cours, il ne faut pas oublier que beaucoup de ces agressions sont trop souvent le fait de parents d’élèves. Ce qui ne nous fait pas honneur puisque nous sommes ceux qui ont éduqué ces primitifs incultes. 

Et sans excuser les jeunes (et moins jeunes) conducteurs qui roulent sans permis, il convient de leur attribuer des circonstances atténuantes. 

Au nombre de celles-ci :

  • des sanctions outrancières avec des radars qui, en bons robots, n’autorisent aucune erreur humaine
  • des retraits de points excessifs qui pénalisent la moindre infraction et ne laisseront bientôt plus que l’alternative absurde de ne plus utiliser son véhicule pour garder l’intégralité de ses points. 

Toutes mesures répressives, prises sous le prétexte fallacieux de sauver des vies humaines, qui n’ont en réalité que le but de remplir les caisses de l’État pour des dépenses sans rapport avec la sécurité des usagers de la route. 

  • le coût d’un permis nettement prohibitif et des délais abusifs pour un rendez-vous avec l’examinateur qui délivrera... Ou pas, la permission de conduire un véhicule motorisé. 

Ce bilan étant fait, je suis, pour ma part, admirative de les voir si bien s’en sortir avec toutes les difficultés auxquelles ils sont confrontés, les jeunes de maintenant.

Dans un monde où les puissants de ce monde donnent un aussi mauvais exemple, ils ont bien du mérite à ne pas se laisser corrompre. 

Parce qu’il existe bien quelques groupuscules d’individus à l’identité plus proche de la brute minérale que du genre humain mais les jeunes que je connais font preuve de courage et d’opiniâtreté, n’hésitent pas à s’engager et lutter pour des causes qu’ils estiment justes et dignes d’être défendues, montrent un respect des vraies valeurs.

Ils méritent notre respect ces jeunes là qui sont authentiques et sans concession et qui restent capables d’amour et de compassion.

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Jeunes défense des animaux


45 réactions


  • bakerstreet bakerstreet 5 décembre 2013 09:00

    Bon article


    Les jeunes souffrent, mis à par évidemment une minorité de fils et de filles de, dont les points de suspension qui suivent, ont plus l’avantage de la discrétion
     que leur arrogance et leur vatuité d’héritier.....

    et on se demande comment le couvercle peut tenir, au vu de cette société qui est dans le déni de jeunesse, la réservant maintenant dans ses poses à de vieux séniors qui la singent.
    Ou de vieux singes qui se la réservent, qui l’achètent. 

    • Fergus Fergus 5 décembre 2013 10:14

      Bonjour à tous.

      La minorité de « fils et filles de » peut, elle aussi, être en souffrance, par manque de repères. Et ce n’est pas un hasard s’il est consommé beaucoup de drogues dures dans ce milieu.

      Je partage l’opinion générale qui ressort du billet de La râleuse. Je note toutefois deux points qui me semblent importants : les grandes différences entre les jeunes d’hier et ceux d’aujourd’hui sont, à mon avis, les rigoureuses règles de discipline auxquelles étaient confrontés les aînés, et la généralisation (largement aidée par le discours médiatique) d’un individualisme qui explique assez largement le manque de réaction collective face aux reculs sociaux.

      Cordiales salutations.

       


    • Fergus Fergus 5 décembre 2013 11:46

      Bonjour, La râleuse.

      « Voyez un peu tous ces jeunes - à parfois près de trente ans - qui vivent toujours chez leurs parents ».

      J’ai un neveu dans ce cas. Il se prénomme... Tanguy. Véridique !

      Cordialement.


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 14:36

      Bonjour bakerstreet

      Votre terme de « vieux seniors » m’intrigue dans le contexte de votre phrase.

      Estimeriez-vous qu’il y a des jeunes seniors en harmonie avec la jeunesse actuelle parce que toujours jeunes de corps et d’esprit et des vieux seniors aigris et décatis qui à la fois refusent de laisser la jeunesse prendre la place qui lui revient et se griment pour avoir l’air plus jeunes qu’ils ne sont ?


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 14:40

      Bonjour Fergus,


      Le croirez-vous, j’ai, aussi, un neveu qui s’appelle Tanguy et qui est resté si longtemps chez ses parents que ses frères et sœurs doutaient qu’il prenne son essor un jour.

      Mais, hélas, la plupart du temps, les jeunes restent chez leurs parents par obligation. Victimes d’emplois temporaires, ils ne rassurent pas les loueurs de logements.

      Par ailleurs, j’ai terriblement conscience de la difficulté pour certains jeunes d’être les fils et filles de... Mais je trouve pire encore ces jeunes qu’on projette dans la lumière de la scène qu’elle soit dans l’univers du sport ou du spectacle et qui retombent dans l’oubli alors qu’ils ne sont pas encore sortis de l’adolescence.

      Amicalement,


  • Robert GIL ROBERT GIL 5 décembre 2013 09:08

    marrant parceque lorsqu’ils sont plus petits c’est souvent le regne de l’enfant roi, et la suite est souvent moins drole...pour eux !

    voir : MES CHERS PETITS


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 14:42

      Bonjour ROBERT GIL

      Oui, je suis bien d’accord que ce ne sont pas les parents qui donnent une fessée méritée qui devraient encourir les foudres de la justice mais les parents permissifs à outrance qui fabriquent un avenir désastreux pour leurs enfants.

      Cordialement,


    • Xenozoid 5 décembre 2013 14:49

      sur ce point la raleuse, comment doit ont juger les politiques et lois,fabriquer par des cerveaux lavés de toute empathie ?doit on comdamner tous les décideurs de l’ambiance, et conclure c’est la faute a l’ambiance ?
      hmmm,l’education est par etymologie morte nee, car elle n’a aucun lien avec la logique,mais tout sur le gardienage, ni plus ni moin,parler moi de « domestication »je serais plus d’accord.


    • Xenozoid 5 décembre 2013 15:11

      ils sont tous coupables mais pas responsables,tous ?


  • claude-michel claude-michel 5 décembre 2013 09:34

    A chaque génération les anciens critiquent les nouveaux....et cela depuis la nuit des temps.. !


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 14:43

      Bonjour claude-michel,

      Et à chaque génération, les jeunes considèrent les vieux comme des fossiles qui n’ont jamais connu d’autre état que celui de fossile. Et je suppose qu’il en sera ainsi jusqu’à la nuit des temps.


  • Papybom Papybom 5 décembre 2013 09:45

    Bonjour charmante Dame.

    Râleuse mais lucide  ! Tu vas me donner le bourdon.

    La mini-jupe de Sheila, les Claudettes…

    Si jeunesse savait…si vieillesse pouvait…

    Bien à toi.


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 14:45

      Bonjour si adorable Papybom

      Ainsi donc, tu as regagné tes pénates pour retrouver la chaleur de ta maison maintenant que les grands froids s’annoncent ?

      Eh oui, nous nous sentions toutes dans la peau d’une Brigitte Bardot ou d’une Katharine Hepburn quand nous paradions devant les garçons qui tiraient une langue identique à celle du loup de Tex Avery.

      Mais nos frasques se limitaient souvent à des baisers échangés smiley

      Amitiés


  • Pale Rider Pale Rider 5 décembre 2013 09:55

    Bel article. Il suffit d’ailleurs d’écouter les chansons de Renaud des années 80 (« Le baston », « Le HLM », « Les charognards », etc.) pour voir que vous avez raison.

    Juste une remarque : la connerie d’hier n’absout pas celle d’aujourd’hui, qui me semble quand même plus radicale. Et si les jeunes pouvaient être moins cons que notre génération, nous leur en saurions gré.
    D’ailleurs, j’ai dans ma famille plusieurs exemples d’enfants de couples disloqués qui ont fondé une famille qui va très bien : couple fidèle et harmonieux, enfants sympa, heureux, équilibrés, voire intelligents. Les retours de balancier se font parfois dans le bon sens.
    J’aimerais vous citer cette belle phrase de l’Ecclésiaste (7.10) :
    « Ne dis pas : ’Pourquoi les jours passés étaient-ils meilleurs que ceux-ci ?’ Car ce n’est pas la sagesse qui te ferait poser cette question. »

    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 14:46

      Bonjour Pale Rider

      Merci pour ce satisfecit.

      Je crois que les jeunes se ressemblent d’une génération à l’autre pour ce qui est de leur nature profonde mais il est indéniable que l’évolution des sociétés marque de son empreinte et crée les différences avec les générations précédentes.

      Cordialement,


  • The jester 5 décembre 2013 10:05

    Personnellement je m’occupais de recrutement et globalment la seul chose qui les interessaient ce sont les RTT, les congès et les avantages sociaux de la boites. Du travail de l’ambiance ou autre ils n’en avaient cure.

    Hier mon amie (24 ans) vois un « jeune » rentrer dans son restaurant pour demander si ils embauchent. Elle lui répond que dans l’immédiat non, mais que dans quelques semaines surement oui et lui demande un CV. Il n’en avait pas, et la seule question qu’il lui a posé c’est quels sont les jours de repos .... Et des comme ca on en a à la pelle.


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 14:48

      Bonjour The jester

      Votre expérience ne m’étonne pas, J’ai également eu l’occasion de m’occuper de recrutement de secrétaires et vécu les mêmes ahurissements... Surtout quand je constatais le résultat des tests qui leur était proposés qui pourtant ne présentaient guère beaucoup de difficultés.


  • lionel 5 décembre 2013 10:30

    Bon article, « la Raleuse » ! Continuez donc de râler et au plaisir de ne pas être d’accord avec vous.


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 14:50

      Bonjour lionel,

      Que voilà une invitation bien tentante qui va m’inciter à continuer à râler. Ce qui ne me coûte guère, il y a tellement à matière smiley


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 15:03

      Bonjour Hervépasgrav

      Ce que, pour ma part, je trouve lamentable c’est que des milliers d’individus sont morts au combat pour offrir une vie meilleure que la leur à leurs enfants - et je ne parle pas seulement de ceux qui ont péri dans des guerres mais aussi de ceux qui se sont soulevés contre des gros patrons exploiteurs.

      Pour quel résultat ? Alors que des richesses équitablement réparties assureraient le confort d’une majorité de personnes, une poignée d’individus qui ne prennent leur pied qu’en faisant du profit régentent un monde dont ils se fichent éperdument.


  • Pale Rider Pale Rider 5 décembre 2013 11:53

    « …nous ne pourrions considérer cette époque [les Trente Glorieuses] comme celle d’une meilleure société vers laquelle nous devrions revenir. D’autant qu’un tel ‘retour’ n’a aucun sens. Aucune société ne remonte le temps, et il importe de comprendre la portée de cette trivialité chronologique : aujourd’hui est l’enfant d’hier. » […] Si donc la société présente a tous les traits d’une société inhumaine, on a mieux à faire que de regretter l’impossible retour du monde qui en préparera l’avènement. »

    Jacques Généreux : La grande régression p.21 (Seuil, 2010)


  • ZenZoe ZenZoe 5 décembre 2013 11:55

    Difficile de parler à la place des jeunes, mais j’ai quand même l’impression qu’il ya une différence majeure avec ceux de la génération précédente : la façon d’envisager l’avenir.
    Il me semble même que tout a basculé dans les années 80.
    Les jeunes jusque dans les années 70 avaient encore une vision plus « collective » d’un monde qu’ils voulaient meilleur, plus ouvert, plus juste.
    Ceux d’aujourd’hui apparaissent comme plus centrés sur eux-mêmes. Ils ne veulent plus changer le monde, mais en tirer le meilleur profit.
    Peut-être ont-ils raison après tout, vu les résultats médiocres obtenus par la génération d’avant !


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 15:09

      Bonjour ZenZoe,

      Je crois que votre vision est assez juste mais je crains hélas que si les jeunes ont moins envie de changer le monde c’est qu’ils sont sans illusion ce qui leur ôte toute envie de rébellion.

      Voyez comme elles sont vite avortées leur velléités de manifestations.


    • Gugu Gugu 6 décembre 2013 07:51

      "Il me semble même que tout a basculé dans les années 80.
      Les jeunes jusque dans les années 70 avaient encore une vision plus « collective » d’un monde qu’ils voulaient meilleur, plus ouvert, plus juste."
      Oui ZenZoe, et c’est hélas cette même génération qui qui a développé l’individualisme forcené des années 80/90, cette même génération dont sont issus les décideurs d’aujourd’hui...
      Alors oui, la conclusion de votre commentaire tombe largement sous le sens.


  • Karol Karol 5 décembre 2013 12:36

    Merci de ce rappel à l’ordre. Ce que je sais, c’est qu’on ne leur laisse par un monde facile à appréhender.La surmédiatisation de la réussite individuelle comme seul avenir, l’absence de projet collectif peut très vite, à la première difficulté conduire au découragement et à l’apathie. Pour celui qui n’a pour héritage que son intelligence et la culture que l’on a bien voulu lui transmettre,il n’est pas facile de trouver sa place dans une société où « la guerre de tous contre tous » est le mode de fonctionnement principal.


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 15:39

      Bonjour Karol,

      Ce que vous écrivez me semble d’autant plus juste que votre commentaire rejoint un peu la réponse que je fais plus haut à ZenZoe.


  • bacchus bacchus 5 décembre 2013 13:19

    bonjour l’auteur,

    née dans les années 80, et donc me sentant un peu visé par l’article, nous parlons souvent de ca, au bistrot, avec mes ainés du village. En général, ils nous plaignent et j’aime leur rappeler qu’ils ont probablement vécu la « plus grande période de l’humanité » dans les années 50-70.

    Meme dans le club de foot, c’est représentatif : ils etaient « plus solidaire, faisait plus la fête ». C’est vrai que maintenant chacun joue pour sa « gueule ».

    Oui beaucoup de chose en changé : fin du service militaire, internet et réseau sociaux, télé poubelle avec 400 chaines où est inculqué l’individualisme et le mepris, fin de l’uniforme à l’école...

    je rajouterais meme, culture musicial et cinématographique en declin ( j’ai toujours rêvé de vivre les années 60 pour cette richesse musical et cinématographique) .

    Merci pour votre article.


    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 15:47

      Merci pour votre point de vue de jeune, Bacchus

      Et voyez comme je me faisais encore des illusions. Je voulais croire, en effet, que n’ayant pas comme nous, les seniors, de point de comparaison avec notre propre jeunesse si gâtée, vous ressentiez moins votre devenir si sombre. 


    • bacchus bacchus 8 décembre 2013 12:27

      tout à fait d’accord Hervépagrav, .
      Le monde n’est effectivement plus comme avant et bien sûr que des choses ont évolué favorablement, mais à analyser cette évolution entre ces 2 générations, l’avenir ou l’homme semble plutôt péssimiste


  • gruni gruni 5 décembre 2013 17:19

    Bonsoir la râleuse


    « je suis, pour ma part, admirative de les voir si bien s’en sortir avec toutes les difficultés auxquelles ils sont confrontés, les jeunes de maintenant. »
    C’est en priorité cette phrase que je retiens, et j’avoue que la première partie du texte m’avait un peu inquiété. L’emploi est bien sûr le problème majeur et pas seulement pour les jeunes. Malheureusement les parents ne peuvent pas toujours donner un coup de main. Il ont du mérite nos jeunes.

    Bonne soirée

    • La râleuse La râleuse 5 décembre 2013 18:43

      Bonsoir gruni,


      Je comprends que la première partie ait pu t’inquiéter. Elle m’inquiète et surtout m’agace quand j’entends trop de seniors porter ces jugements en oubliant les jeunes qu’ils ont été. Surtout en émettant des jugements superficiels sans tenir compte des aspects positifs des jeunes.
      Mais les ronchons ont toujours existé (dixit une râleuse smiley )

      Bonne et douce soirée à toi.


  • soi même 5 décembre 2013 18:11

    « Les jeunes d’aujourd’hui aiment le luxe, méprisent l’autorité et bavardent au lieu de travailler. Ils ne se lèvent plus lorsqu’un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société, se hâtent à table d’engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres. Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. »

    .
    De qui ?


    • soi même 5 décembre 2013 19:38

      Un texte attribuer à Socrate, il est tellement moderne que l’on pourrait pensé qui est écrit par Deleuze où par Sartre.


  • Xtf17 Xtf17 5 décembre 2013 18:38

    Et qui a laissé ce capitalisme sans âme s’installer impunément ?
    Pas étonnant que les jeunes tentent autre chose.


  • thimote123 5 décembre 2013 18:57

    dans les poulaillers d’acajou (alain souchon)

    vive les jeunes qui se battent avec très peu de moyens, peu de connaissances, peu de confiance


  • Abou Antoun Abou Antoun 5 décembre 2013 19:25

    Bonsoir La Râleuse,
    En matière de conflit générationnel Brassens fait autorité :
    « Le temps ne fait rien à l’affaire » et c’est vrai aujourd’hui comme hier.


  • mpag 6 décembre 2013 04:55

    Les jeunes d’aujourd’hui ne se rendent pas compte de la chance qui ont à vivre cette époque 

    Je parlais avec mon grand père qui n’a pas connu ne serais ce que les 90% de ce qui présente comme « normal » dans la société --- téléphone portable, téléphone, télévision couleur, douche chaude, toilette à l’intérieur du logement, ordinateur, et toute les possibilité d’études, de formation, de choix de vie, de métiers, d’association et j’en passe

    petite expérience de vie, ce n’est que lorsqu’on connait le manque, la faim, le froid, l’effort pour survivre à plusieurs que l’on apprécie la moindre parcelle d’amélioration de nos conditions de vie 
    je n’ai jamais été aussi heureux que lorsque je suis revenu de ce « voyage »....

    La luxure et la suffisance de mode de vie occidental nous a aveuglé et nous amène à croire que nous vivons une période maudite alors que cette période dans l’histoire de l’homme est une bénédiction sans précédent 

    Comment font enfants des pays en guerre, pauvres, qui combattent des catastrophes et qui survivent ? la résilience et l’espoir de vie meilleure 
    On en voit même qui continuent à jouer et à rire malgré leur condition misérable

    Non, les jeunes d’aujourd’hui dans les pays occidentaux ne sont pas à plaindre, beaucoup d’entre eux n’ouvrent pas les yeux et restent conditionnés en tant que victimes soit par la société ou même les parents complices de leur mode de pensée aussi fausse qu’illusionniste 

    la différence entre les grands parents et leur petit enfant réside dans l’espoir que ces derniers ont perdu car ils n’ont connu pour une grande majorité que le mode de vie occidentale avancée et pensent que tout leur est dû.

    C’est dans l’adversité, la difficulté que l’on apprend à se connaitre et à faire face à l’avenir et non en regardant Nabilla ou d’autres émissions à la con 
    Peut être les parents ont t’ils une part de responsabilité sur la vision de leur enfants du monde dans lequel ils vivent ???? 

    Petite précision, j’ai moins de 30 ans 




  • mpag 6 décembre 2013 05:06

    Une dernière chose, l’auteur se trompe grandement en les présentant comme victimes......de leur incapacité à s’adapter, 


    Les parents n’ont pas préparé leur enfants à vivre ce monde mais le monde de leur rêves utopiques........la résignation, la fin de l’espoir sont le prix à payer pour les « croyants » qui n’ont pas ouverts les yeux sur l’épanouissement que nous jouissons 

    Je me fais pas de souci cependant je sais pertinemment que beaucoup d’entre eux s’en sortent aussi, simplement ne pas oublié ce qui doivent à leur aîné mais surtout de ne pas le croire pour acquis : le mode de vie occidental est une chimère lorsque l’on commence à croire qui nous est dû sans le moindre effort 

  • Gnagnagna 6 décembre 2013 15:11

    @ La râleuse (---.---.208.115) 5 décembre 14:33

    Vous oubliez quelques paramètres.
    « Les jeunes filles de l’époque de ma jeunesse auraient pouffé et émis un même commentaire sur un ton étouffé une fois les hommes éloignés. »
    Non ! La retenue de pensée et le respect de l’époque ne suscitait pas ce genre de pensée et encore moins de paroles. La courtoisie n’était pas encore détournée pour être interprétée dans un but de sexisme malhonnête.

    « Les jeunes filles actuelles tiennent que leurs commentaires soient entendus et n’hésitent pas à en exagérer le volume sonore. »
    Le sexisme débridé étalé constamment et partout des féministes radicaux laisse à penser aux jeunes filles et jeunes femmes (sottement parce que ne comprenant pas l’intention cachée) qu’elles peuvent tout se permettre vis-à-vis des hommes sans courir le moindre reproche.

    « Je ne crois pas que ce soit de la provocation mais plutôt une manière de chercher à s’affirmer, à vouloir être reconnues. »
    Ce sexisme est même un devoir pour paraitre « à la mode » intellectuelle du moment.


  • Piotrek Piotrek 6 décembre 2013 15:14

    Excellent article, la seule chance de l’humanité c’est que les gens arrêtent de camper sur leurs positions et se mettent enfin à discuter


    • soi même 6 décembre 2013 23:39

      se mettent enfin à discuter, une autre forme de dispute ?

      Tu peu toujours rêve, sans les vertus, qui sont l’humilité, la tolérance, la tempérance, la modestie, il y a pas de place pour dialogue, pour l’autre, cela prendre l’aspect d’une discussion, en réalité c’est toujours une dispute !


    • Piotrek Piotrek 7 décembre 2013 03:10

      On ne peut pas être d’accord sur tout, c’est certain.

      Mais si l’on commence par ce qui nous rassemble plutôt par ce qui nous divise, le résultat est totalement différent. C’est un petit effort que tout le monde peut faire.


    • soi même 7 décembre 2013 15:20

      @ Piotrek, ce n’est pas être d’accort avec l’autre qu’il s’agit, mais quel place tu consens à lui faire !
      L’empathie cela se commande pas, par la raison, tu l’as où tu ne l’as pas, c’est aussi simple que cela !

       


    • Piotrek Piotrek 7 décembre 2013 20:17

      Sur ce coup là, je dois avouer que t’as statistiquement raison.

      Mais il y a un truc que j’ai appris : quand tu perds absolument tout ce que tu possède, l’empathie remporte sur l’individualisme aussi étrange que celà puisse paraître... j’espère juste qu’il ne faudra pas en arriver là pour que j’ai statistiquement raison.


    • soi même 8 décembre 2013 02:27

      @ Piotrek : Être, ou ne pas être, telle est la question.
      Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir
      la fronde et les flèches de la fortune outrageante,
      ou bien à s’armer contre une mer de douleurs
      et à l’arrêter par une révolte ?


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