lundi 3 février - par Emile Mourey

Alésia : les Gaulois de l’armée de secours ne se sont pas enfuis à cause d’une éclipse de lune

Dans son dernier ouvrage paru « Les derniers jours du siège d’Alésia » M. Alain Deyber nous explique dans une deuxième partie que les Gaulois de l’armée de secours se seraient enfuis de leurs camps sans combattre à cause d’une éclipse de lune ; ils y auraient vu un signe néfaste. Wikipédia confirme cette fuite mais en faisant des réserves sur l'éclipse. Dans mon précédent article, je réfute formellement la thèse d'une fuite et j'affirme qu'il y a là une grave erreur de traduction. Fit ex castris gallorum fuga ne doit pas se traduire par : elle se fit la fuite des Gaulois hors de (leurs) camps, mais par elle se fit hors des camps (romains), la fuite des Gaulois. Ce qui signifie qu'ils les avaient investis et dévastés... https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/a-m-alain-deyber-au-sujet-de-votre-221057

Je suis très étonné qu'on ait fait et qu'on fasse encore aujourd'hui une telle erreur de traduction. Certes, la règle grammaticale latine veut que le nom au génitif Gallorum suive le nom qu'il complète fuga mais ce n'est pas une règle absolue. Tout dépend du sens qu'on veut donner à la phrase. Pour l'archéologue, les "castra" d'où les Gaulois se sont enfuis sont ceux de la colline de Mussy, pour César, ce sont les deux camps romains H et K. Les archéologues pensent que ces deux camps H et K étaient ceux de la première nuit et qu'ils avaient été démontés une fois les légions installées autour du mont Auxois et qu'ils n'existaient plus au moment de la bataille finale. C'est une erreur. Il faut comprendre que dans sa phrase latine, César a voulu mettre en évidence l'expression "Gallorum fuga", la fuite des Gaulois ; il ne pensait pas qu'on puisse l'interpréter autrement. Nous sommes dans une figure de style. Quel était le titre de son ouvrage ?... Caesaris commentarii... nous avons là la même inversion. Autre figure de style mais de construction grammaticale classique : le tumultus gallicus, le tumulte gaulois.

Je reprends le texte de César depuis le début, point par point.

Avant que l'armée arrive, dès la pointe du jour, César fait une reconnaissance du terrain avec son état-major. Le meilleur point d'observation est la crête de la montagne de Flavigny. Il s'y porte avec son état-major, bien sûr, sous protection. Il décide de faire le siège de la position gauloise en l'entourant d'un retranchement. Eius munitionis quae ab Romanis instituebatur circuitus XI milia passuum tenebat. Littéralement : il est décidé par les Romains d'un retranchement qui fera 10 000 pas de tour... avec des camps judicieusement placés, des tours, des redoutes, tout un système de guet et d'intervention, etc ...Opere instituto fit equestre proelium : l'ouvrage étant planifié, l'armée arrive, éclairée et protégée par sa cavalerie, d'où le combat de cavalerie que mentionne César. Les cavaliers germains, en toute logique militaire, marchent en queue pour faire sauter une éventuelle embuscade. Quand ils arrivent sur le champ de bataille, ils chargent ; défaite gauloise, repli. Où César va-t-il installer ces cavaliers germains ? Réponse : dans le camp H à l'extérieur de l'enceinte fortifiée. Les Germains sont des loups ; on n'installe pas des loups dans la bergerie.

Les archéologues pensent que les camps H et K sont les camps de la première nuit. Je ne le pense pas. Je pense que tout se met en place, dans la foulée. César installe son PC de commandement sur la hauteur de Flavigny. C'est là qu'il a fait son observation en arrivant. Toujours dans la foulée, les autres légions grimpent la pente pour aller installer leurs camps aux emplacements prévus, autour du mont Auxois. Emmènent-ils avec eux leurs chariots, le train des équipages, bref toute la logistique ? Certainement pas ! Tout cela va rester en contre-bas d'où le camp K.

Veuillez noter la logique de ce dispositif. Le camp logistique K est en liaison avec le PC tactique de Flavigny. César peut aller facilement de l'un à l'autre. Depuis le camp H, les Germains peuvent intervenir tout autour du dispositif romain sans rencontrer d'obstacles et sans qu'on ouvre un passage dans le retranchement.

A l’intérieur du camp K et de ses abords, il règne une extraordinaire animation ; c’est un immense chantier. On y observe toutes les activités coutumières à la vie des camps, qu’elles soient logistiques ou opérationnelles, mais pas seulement. Une armée de bucherons/légionnaires y débite des arbres. Ici, se taillent les pieux pour la future palissade du retranchement qui va encercler définitivement Vercingétorix. Là, se sélectionnent les plus fortes sections pour les "lis" sur lesquels les Gaulois s’empaleront. Dans un atelier voisin, on rassemble les branches, les plus importantes pour en armer la palissade d’un pieu à l’autre en les entrelaçant, les plus flexibles pour en faire des claies tressées dont on la garnira comme d’un bouclier ininterrompu. Plus loin, on met en réserve des troncs bien droits qui seront utilisés pour la fabrication des tours. D’autres troncs, plus importants, sont mis à part avec leurs fortes branches pour en faire des "cippi", véritables colonnes funéraires épointées et couchées. Bien sûr, je shématise car cela concerne surtout les retranchements de la plaine. Sur les pentes, des abattis battus par les feux devaient suffire.
 
Au milieu de ce chantier, César s’active, dirige, encourage, ordonne. Il va du camp K où il dirige les travaux au camp A pour diriger les opérations. Et puis, tout ce monde-là, il faut bien qu'il mange. C'est au camp K que les marchands viennent livrer volaille, grains, légumes, viande etc...

Pour protéger le chantier et ses travailleurs que les Gaulois harcèlent, César fait ouvrir un fossé à 400 pas de là, soit 600 mètres. C’est le fossé en rouge tourné vers le mont Auxois et dont le centre (5) montre une courbure qui ne peut s’expliquer que par l’existence du chantier dont il assurait la protection. En le prolongeant jusqu’à l’Oze, c’est toute la plaine qui sera barrée, surveillée, interdite aux Gaulois.

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Lorsque César évoque ce fossé, il ne s’agit nullement de celui que j’ai indiqué en vert sur mon plan et que j’attribue aux Gaulois. Cette distance de 600 mètres ne doit pas se compter, comme les archéologues le pensent, à partir des retranchements (munitiones) de la ligne de contrevallation, puisqu’au moment où César s’exprime, cette ligne n’est pas encore réalisée. Cette distance doit se compter à partir des retranchements (munitiones) du camp K. Et en effet, lorsque l’armée de secours gauloise viendra établir ses camps sur la croupe de Mussy, que dit César ? Qu’elle s’établit à mille pas à peine de nos retranchements (munitiones), environ 1 500 mètres. Ce fossé de 6 mètres de large à bords droits, c’est celui dans lequel César couchera ses "cippi", ses fameuses colonnes de la mort. Ce camp K, les historiens l’ont longtemps ignoré, et même très peu fouillé. Quand on l’a découvert, on n’en a pas fait grand cas. Dans son ouvrage publié en 1990, le professeur Le Gall (page 97) écrit que "les camps de la plaine furent certainement évacués, car ils ne pouvaient plus servir à rien". 

Arrivée de l'armée de secours. Le lendemain, la cavalerie gauloise sort effectivement des camps (castra). Nouvelle bataille de cavalerie. Les cavaliers germains chargent, nouvelle défaite gauloise. Les cavaliers gaulois se replient dans leurs camps (castra).

Terrible attaque de nuit de l'armée de secours contre le retranchement romain de la plaine des Laumes.

Au milieu de la nuit, les Gaulois de la montagne de Mussy sortent en silence de leurs camps. En arrivant aux premiers obstacles - je résume et condense 7, 81 et 7, 82 - ils poussent un cri terrible pour que les assiégés les entendent. ils progressent sous la protection d'une multitude de traits qui perturbent les Romains qui sont au rempart. Mais, en se rapprochant, ils s'empalent en tombant dans les trous de loup et marchent sur les aiguillons. Ceux qui arrivent au fossé jettent leurs panneaux de branches tressées, dressent leurs échelles, harponnent le parapet. Ils attaquent à coup de frondes, de flèches et de pierres. En même temps, Vercingétorix, entendant la rumeur, fait sonner de la trompette et fait sortir les siens de l'oppidum pour participer au combat, de l'autre côté.

Les jours précédents, en même temps que César leur avait prendre le dispositif d'alerte, les Romains avaient entassé sur le retranchement, en prévision, une grande quantité de balles de fronde, de pierres plus grosses pour les casse-têtes et d'épieux .... Lors de l'attaque, ils se portent aussitôt aux postes qui leur ont été assignés. Ils accablent les Gaulois, qui, en raison de l'obscurité ne voient pas venir les coups. Des deux côtés, les blessés sont nombreux. Les machines tirent des salves de traits.

Après avoir perdu beaucoup de monde sans être parvenus à entamer les retranchements, voyant le jour approcher, et craignant, à juste titre, d'être pris de flanc (par les Romains depuis le camp K) et enveloppés, les Gaulois se replient sur leurs camps (de Mussy). 

Attaque ultime de jour sur deux fronts.

J'ai déjà expliqué cette bataille d'Alésia dans mes ouvrages et dans plusieurs articles d'Agoravox, notamment dans celui du 2 juillet 2009, https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/explication-de-la-bataille-d-58046. J'ai surtout mis en exergue le terrible affrontement final sur la montagne de Bussy. On se rappelle que c'est l'arrivée de la cavalerie germaine dans le dos des troupes de Vercassivellaunos qui décida de la victoire romaine alors que les Romains étaient à la dernière extrémité. Et les autres ? Ceux qui n'avaient pas été choisis, ceux dont il est dit dans les traductions courantes qu'ils se contentèrent de se déployer devant leurs camps de Mussy pour finalement s'enfuir en apprenant la défaite des autres.

Il y a là une très grave erreur de traduction.

La manoeuvre gauloise est pourtant d'une logique aveuglante. Il s'agissait d'attaquer les Romains sur deux fronts en même temps, et même trois, celui des assiégés, de façon à submerger l'adversaire sous le nombre et sans qu'il ait le temps de jouer avec ses réserves en les faisant intervenir d'un endroit à un autre. Dans cette logique, l'attaque sur les deux fronts extérieurs devaient se déclencher en même temps à midi. Les troupes de Vercassivellaunos attaquant, au nord, les deux camps romains de la montagne de Bussy, le reste de l'armée de secours attaquant les fortifications romaines de la plaine avec la mission particulière suivante : empêcher la cavalerie germaine de sortir du camp H pour qu'elle ne puisse pas intervenir dans le dos des troupes de Vercassivellaunos.

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Il faut donc comprendre, dans le paragraphe 7, 83, qu'après avoir expliqué la manoeuvre gauloise de Vercassivellaunos, César décrit celle des autres Gaulois restés dans la plaine des Laumes. ceodem tempore equitatus ad campestres munitiones accedere et reliquae copiae pro castris sese ostendere coeperunt doit se traduire ainsi : en même temps, la cavalerie (gauloise de Mussy) accède aux retranchements (romains) de la plaine. Le reste des troupes gauloises (de Mussy) se dirigent et se déploient devant les camps (romains H et K). Il ne s'agit pas des camps gaulois comme les traductions courantes le disent mais des camps romains de la plaine.

Dans le latin de César, le mot "obstendere" a un sens précis : celui de se diriger vers (tendere) en se montrant (obs). Lorsque dans la suite de son récit, César écrit que les Romains au rempart étaient terrorisés par la clameur qu'ils entendaient dans leur dos car ils se rendaient compte que leur sécurité dépendait des autres, cela signifie que le retranchement de la plaine était attaqué, d'un côté par les assiégés, de l'autre côté par le reste de l'armée de secours. Les Romains se trouvaient entre deux feux. Le passage : De part et d'autre on sent que ce jour est celui où il faut faire les derniers efforts. Les Gaulois désespèrent entièrement de leur salut, s'ils ne forcent nos retranchements ; les Romains ne voient la fin de leurs fatigues que dans la victoire"... concerne cet affrontement qui s'est passé dans la plaine et non sur la montagne de Bussy. C'est sur ce front que César a envoyé en renfort le jeune Brutus avec six cohortes, puis Fabius avec sept autres, puis lui-même. À ce moment précis où le retranchement romain menaçait de céder, les assiégés ont-t-ils eu tort de se tourner vers les pentes escarpées du mont Rhéa pour essayer de percer ? Les traces archéologiques témoignent de la violence des combats qui se déroulèrent à cet endroit.

Dans ce moment ultime où tout pouvait basculer en faveur des Gaulois, ce sont, une fois de plus, les Germains qui ont créé la décision. Echappant à l'encerclement de leur camp, la décision de génie de César a éte de ne pas les faire intervenir contre les Gaulois de la plaine mais dans le dos des troupes de Vercassivellaunos sur la montagne de Bussy.

Voyant du haut de la citadelle le désastre subi par Vercassivellaunos, Vercingétorix rappelle ses troupes. Entendant la trompette qui donne le signal de la retraite, les troupes gauloises de la plaine évacuent les camps romains H et K qu'elles avaient investis et s'en vont... avant que les cavaliers germains ne reviennent et les massacrent. Il s'agit là d'un repli tactique tout ce qu'il y a de plus logique. Une partie de leur mission était de détruire les camps. Cette partie de la mission a été remplie. César n'insiste pas. Il conclut en disant que si les soldats fatigués avaient pu poursuivre les Gaulois, d'une armée si nombreuse, il n'en serait rien resté... soldats romains fatigués... blessés...ou morts.

Les camps d'où César dit que les Gaulois se sont enfuis ne sont donc pas les camps gaulois mais les camps romains de la plaine, ce qui signifie que les Gaulois les avaient investis et que tout ce qui s'y trouvait a dû être tué ou détruit (butin, blessés, stocks de vivres, d'armement etc). Quand on sait que la pire humiliation pour un général romain en campagne était de perdre ses bagages, on comprend la relative discrétion de César.

Nous sommes en 52 avant JC. Même pas un siècle se passe. Les Gaulois, notamment éduens, combattent pour Rome. Ils sont en Judée et se font enterrer sous le nom de Cléopas, mais c'est une autre histoire.

Emile Mourey, 2 février 2020

 

 

 



12 réactions


  • Emile Mourey Emile Mourey 3 février 18:45

    Voyant du haut de la citadelle le désastre subi par Vercassivellaunos, Vercingétorix rappelle ses troupes.

    Décision tout ce qu’il y a de plus logique. Du haut de la citadelle, il suit le déroulement des combats. Il a compris la manoeuvre de César et deviné que la cavalerie germaine allait revenir sur le reste de l’armée de secours qui combat encore dans la plaine et que ce serait un massacre.

    Les Gaulois étaient très, très certainement beaucoup, beaucoup moins nombreux que César le dit. César y a tout de même laissé des plumes.


  • Laconique Laconique 4 février 13:34

    Merci pour cet article.


  • Kapimo Kapimo 4 février 13:50

    C’est toujours un plaisir de lire vos articles, qui nous plongent dans un monde quasiment disparu à l’exception de quelques signes, de quelques mots, et dont nous sommes pourtant issus.


  • Esprit Critique 4 février 18:48

    D’où venons nous, qui sommes nous, heureusement qu’il y a des gens comme l’auteur, qui y travaille avec soins, car lorsque l’on voit, la conception de notre histoire du guignol de l’Elysée, La France qui n’a pas de Culture et qui a commis des génocides et des crimes contre l’humanité style Shoah, , il y a de quoi être très très inquiet !!!


  • Emile Mourey Emile Mourey 4 février 23:21

    @ Laconique, Kapimo, Esprit critique,

    Merci pour votre soutien parce que, quelque fois, je me sens bien seul.

    Cela fait des années que j’alerte les ministres successifs de la Culture par la voie démocratique des questions écrites posées par les députés qui veulent bien m’écouter, et cela sans succès. Il est évident qu’il faut réunir un groupe d’études de professeurs de latin ou de latinistes confirmés pour revoir toutes ces traductions, ne serait-ce que pour localiser nos anciennes capitales gauloises.

    Je ne suis qu’un ancien élève auquel on a enseigné un latin scolaire, je ne prétends pas tout savoir, mais j’aimerais comprendre.

    Sachant que l’armée romaine comptait son déplacement en journées de marche, à la fin desquelles, elle montait obligatoirement son camp pour la nuit, j’ai fait l’hypothèse logique que les différentes légions s’étaient installées autour du mont Auxois, « dans la foulée ». Je précise : en faisant face à une opposition gauloise logique que les traductions courantes ne mettent pas en évidence. César parle d’un combat de cavalerie où l’acharnement est extrême. C’est celui que j’ai évoqué. Les premières légions - elles accompagnent César - arrivent. Aussitôt arrivées, elles se mettent au travail pour construire le camp K qui abritera le train des équipages et le camp A du PC tactique. Quand César dit qu’il range des légions « pro castris » cela ne peut être que pour protéger ce camp K que les cavaliers de Vercingétorix harcèlent. César craint même une attaque de l’infanterie gauloise. Il écrit textuellement qu’il envoie ces légions à ceux qui travaillent (laborantibus). C’est clair et cela confirme mon interprétation (premier temps).

    Puis, les cavaliers de Vercingétorix sont mis en déroute par les cavaliers germains lorsqu’ils arrivent (deuxième temps). Ce deuxième temps est relaté en détails dans le chapitre 70 : les cavaliers gaulois abandonnent leurs chevaux pour franchir le fossé et le mur (en bleu sur ma carte). Ceux qui sont derrière pour le défendre se réfugient dans l’oppidum.

    Tout ceci pour dire qu’il y a matière à faire une reconstitution, soit filmée soit par maquette, si les responsables du musée le veulent bien, et le Ministre.


    • Emile Mourey Emile Mourey 4 février 23:25

      @tous

      rectificatif : fossé et mur en vert sur ma carte , pas en bleu.


    • Emile Mourey Emile Mourey 6 février 10:27

      @Emile Mourey

      La logique militaire voudrait qu’une légion ne se soit implantée que lorsque l’implantation de la précédente ait été sécurisée. C’est ainsi que, dans mon interprétation, César a déployé des légions pour protéger ceux qui travaillaient à l’installation des camps K et A, craignant une attaque en force de l’infanterie de Vercingétorix tant que le fossé, le talus et peut-être aussi la palissade n’aient pas été installés. 

      La sécurité du camp K était assurée par le camp A où César se trouvait avec ses réserves d’intervention. Après le départ de ces réserves pour soutenir le front de Bussy (Labienus) et le front de la plaine des Laumes et César lui-même, il n’existait plus de réserves pour intervenir au profit du camp K, ce qui fait qu’il a été pris par les Gaulois de l’armée de secours.


  • Massaliote 5 février 11:15

    Merci M.Mourey je lis tous vos articles avec grand plaisir. Je connais un « président » qui devrait vous demander quelques leçons d’histoire.


  • Antenor Antenor 7 février 17:39

    La présence des cavaliers germains dans le camp H prêts à intercepter les Gaulois assiègés ayant traversé les fortifications romaines pourrait expliquer la décision de Vercingétorix de réorienter son assaut de la plaine vers les hauteurs de Réa où cette cavalerie aurait été beaucoup moins efficace. En réaction César aurait alors envoyé les Germains dans le dos des Gaulois assiégeants la hauteur de Bussy beaucoup plus favorable aux troupes à cheval.


    • Emile Mourey Emile Mourey 7 février 21:45

      @Antenor

      Tout est possible. Vercingétorix a dû estimer, après l’arrivée des renforts romains (Brutus, Fabius et César) qu’il ne pourrait pas enfoncer la ligne de retranchement de la plaine. Le mont Rhéa ne devait être probablement défendu par les Romains que par une succession d’abattis. Il a dû penser pouvoir s’y ouvrir un passage. Les fouilles archéologiques semblent, en effet, indiquer que les Romains lui ont barré le passage en lui résistant sur des fronts successifs. Je me demande si Vercingétorix n’aurait pas mieux fait de s’attaquer à la montagne de Flavigny que César avait dégarnie de ses réserves, l’armée de secours ayant, par ailleurs, investi le camp K voisin. Point d’interrogation ?


  • Emile Mourey Emile Mourey 7 février 21:47

    Je viens d’envoyer à Agoravox un article qui fait suite à celui-là.


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