samedi 11 août 2018 - par Le Cri des Peuples

American Pravda : Juifs et Nazis

 Par Ron Unz*
 
 
Traduction : http://sayed7asan.blogspot.com

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Il y a 35 ans environ, j'étais assis dans ma chambre universitaire et je lisais le New York Times comme chaque matin, lorsqu'un article étonnant sur le nouveau Premier ministre israélien controversé, Yitzhak Shamir, a tout particulièrement attiré mon attention.

En ces temps anciens, la Grey Lady [surnom du New York Times] était une publication entièrement imprimée en noir et blanc, dépourvue des grandes photographies en couleurs de stars du rap et de longs récits sur les différents régimes diététiques qui occupent tant de place dans les médias actuels, et elle semblait également être beaucoup plus incisive dans ses reportages sur le Moyen-Orient. Environ un an plus tôt, le prédécesseur de Shamir, Menachem Begin, avait autorisé son ministre de la Défense Ariel Sharon à envahir le Liban et à assiéger Beyrouth, et le massacre de femmes et d'enfants palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila qui s'ensuivit avait indigné le monde entier et suscité la colère du gouvernement américain. Cela a finalement conduit à la démission de Begin, Shamir, son ministre des Affaires étrangères, prenant sa place.

Avant sa surprenante victoire électorale de 1977, Begin avait passé des décennies dans le désert politique, étant considéré comme un homme inacceptable de la droite dure, et Shamir avait un passé encore plus extrême, les médias dominants américains rapportant librement sa longue implication dans toutes sortes d'assassinats de grande envergure et dans des attaques terroristes dans les années 1940, le décrivant en effet comme un individu très peu recommandable.

Compte tenu des activités notoires de Shamir, peu de révélations auraient pu me choquer, mais ce fut le cas de celle-ci. Apparemment, à la fin des années 1930, Shamir et sa petite faction sioniste étaient devenus de grands admirateurs des fascistes italiens et des Nazis allemands, et après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, ils avaient tenté à plusieurs reprises de contacter Mussolini et les dirigeants allemands en 1940 et 1941, espérant s'enrôler dans les puissances de l'Axe en tant que leur affilié palestinien, et entreprendre une campagne d'attaques et d'espionnage contre les forces britanniques locales, puis partager le butin politique après le triomphe inévitable d'Hitler.

De fait, le New York Times considérait clairement Shamir sous un jour très négatif, mais il me semblait extrêmement improbable qu'il ait pu publier une histoire aussi remarquable sans être absolument certain de la réalité des faits. Entre autres, il publiait de longs extraits des lettres officielles envoyées à Mussolini dans lesquelles Shamir dénonçait férocement les systèmes démocratiques « décadents » de Grande-Bretagne et de France auxquels il s'opposait, et assurant Il Duce que de telles notions politiques ridicules n'auraient aucune place dans le futur État client totalitaire qu'il espérait établir sous ses auspices en Palestine. 

En l'occurrence, l'Allemagne et l'Italie étaient alors préoccupées par des problèmes géopolitiques de plus grande ampleur, et compte tenu de la petite taille de la faction sioniste de Shamir, il semble que ces efforts n'aient jamais abouti à grand-chose. Mais l'idée que le Premier ministre actuel de l'Etat juif ait passé ses premières années de guerre en aspirant vainement à être l'allié des Nazis était certainement un fait marquant, pas tout à fait conforme au récit traditionnel de l'époque que j'avais jusque-là accepté.

Plus remarquable encore, la révélation du passé pro-Axe de Shamir semble n'avoir eu qu'un impact relativement mineur sur sa position politique au sein de la société israélienne. Je pense que toute personnalité politique américaine dont on découvrirait qu'elle avait soutenu une alliance militaire avec l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale aurait les plus grandes difficultés à survivre au scandale politique qui en résulterait, et il en irait de même pour les politiciens britanniques, français, ou la plupart des autres pays occidentaux. Mais bien qu'il y ait certainement eu de l'embarras exprimé dans la presse israélienne, en particulier après que cette histoire choquante ait fait les gros titres de la presse internationale, la plupart des Israéliens semblent avoir considéré toute l'affaire sans broncher, et Shamir est resté au pouvoir durant une autre année, puis a exercé un second mandat, beaucoup plus long, en tant que Premier ministre de 1986 à 1992. Les Juifs d'Israël semblaient considérer l'Allemagne nazie très différemment de la plupart des Américains, sans même parler de la plupart des Juifs américains.
 
 
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A la même époque, un deuxième exemple intriguant de cette perspective israélienne très différente à l'égard des Nazis a également été porté à mon attention. En 1983, Amoz Oz, souvent décrit comme le plus grand romancier d'Israël, avait publié Dans la Terre d'Israël, recevant des critiques élogieuses. Ce livre était un recueil de longues interviews de diverses personnalités représentatives de la société israélienne, à la fois modérées et extrêmes, ainsi que de reportages sur les Palestiniens qui vivaient également parmi eux.

Parmi ces profils idéologiques, l'un des plus brefs mais celui dont on parla le plus était une personnalité politique particulièrement intransigeante, anonyme mais presque universellement identifiée comme Ariel Sharon, une conclusion clairement étayée par les détails personnels et la description physique qui étaient fournis. Au tout début, cette figure mentionnait que des personnalités de son parti idéologique avaient récemment été dénoncées comme des « judéo-nazis » par un éminent universitaire libéral israélien, mais plutôt que de rejeter cette étiquette, il s'en félicitait pleinement. Cet homme fut donc généralement évoqué dans les discussions publiques comme le « judéo-nazi ».

Qu'il se décrive en ces termes n'était guère une exagération, puisqu'il préconisait avec allégresse le massacre de millions d'ennemis d'Israël et la vaste expansion du territoire israélien par la conquête des territoires voisins et l'expulsion de leurs populations, ainsi que la libre utilisation d'armes nucléaire si celles-ci ou quiconque s'opposaient trop fermement à de tels efforts. Selon son opinion audacieuse, les Israéliens et les Juifs en général étaient tout simplement trop doux et trop humbles et devaient retrouver leur place dans le monde en redevenant un peuple conquérant, probablement détesté mais certainement craint. Pour lui, le massacre récent de femmes et d'enfants palestiniens à Sabra et à Chatila n'avait absolument aucune importance, et l'aspect le plus regrettable de l'incident était que les meurtriers soient des phalangistes chrétiens alliés d'Israël plutôt que des soldats israéliens eux-mêmes.

Certes, l'excès rhétorique est assez répandu parmi les politiciens, et de toute évidence, un voile d'anonymat garanti déliera de nombreuses langues. Mais est-ce que quelqu'un peut imaginer une personnalité américaine ou occidentale s'exprimer en ces termes, a plus forte raison de quelqu'un qui évolue dans les plus hautes sphères politiques ? Ces jours-ci, Donald Trump tweete parfois à deux heures du matin une insulte grossière mal orthographiée, et les médias américains sont saisis d'horreur. Mais étant donné que son administration fuit comme une passoire, s'il se vantait régulièrement auprès de ses confidents de vouloir massacrer des millions de personnes, nous en aurions sûrement entendu parler. D'ailleurs, il ne semble pas y avoir la moindre preuve que les premiers Nazis allemands aient jamais parlé de cette manière en privé, et encore moins pendant qu'un journaliste prenait soigneusement des notes. Mais en ce qui concerne les « judéo-nazis » d'Israël, c'est une toute autre histoire.

Si je me souviens bien, la dernière figure de la vie publique américaine d'une certaine proéminence à se déclarer « Nazi » fut George Lincoln Rockwell dans les années 1960, et il était beaucoup plus un artiste politique qu'un véritable leader politique. Même un personnage aussi marginalisé que David Duke a toujours démenti une telle accusation avec véhémence. Mais apparemment, les règles de la vie politique en Israël sont différentes. 

En tout état de cause, les déclarations alléguées de Sharon semblent avoir eu peu d'impact négatif sur sa carrière politique ultérieure, et après avoir passé quelque temps dans le désert politique après le désastre du Liban, il a finalement servi cinq ans en tant que Premier ministre de 2001 à 2006, bien qu'à la fin de cette période, ses opinions aient été régulièrement dénoncées comme trop souples et trop portées sur le compromis en raison de la dérive régulière du spectre politique israélien vers la droite la plus dure.
 
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Au fil des ans, j'ai parfois tenté, sans conviction, de retrouver l'article du New York Times sur Shamir qui était resté longtemps dans ma mémoire, mais en vain, soit parce qu'il a été retiré des archives du Times, soit plus probablement parce que mes compétences de recherche médiocres se sont avérées inadéquates. Mais je suis presque certain que cet article avait été inspiré par la publication en 1983 de l'ouvrage Le sionisme à l'époque des dictateurs par Lenni Brenner, un antisioniste de la persuasion trotskiste et d'origine juive. Je n'ai découvert ce livre que très récemment, et il raconte une histoire extrêmement intéressante.

Brenner, né en 1937, a été toute sa vie un intransigeant gauchiste de la vieille école, son enthousiasme allant de la révolution marxiste aux Black Panthers, et il est bien sûr prisonnier de ses idées et de ses vues. Parfois, ce contexte entrave le déroulement de son texte, et les allusions périodiques aux « prolétaires », à la « bourgeoisie » et aux « classes capitalistes » deviennent parfois lassantes, de même que son acceptation inconsidérée de toutes les croyances communes de son cercle politique. Mais il est probable que seule une personne ayant un tel engagement idéologique fervent pouvait être prête à consacrer autant de temps et d'efforts à enquêter sur ce sujet controversé et à ignorer les dénonciations interminables qui en ont résulté, y compris des agressions physiques de militants sionistes. 

Quoi qu'il en soit, sa documentation semble absolument irréfutable, et quelques années après la parution originale de son livre, il publia un volume complémentaire intitulé 51 Documents : la collaboration sioniste avec les Nazis, qui fournit simplement des traductions en anglais de toutes les données brutes soutenant son cadre analytique, permettant aux parties intéressées de lire les documents et de tirer leurs propres conclusions. 
 

Entre autres choses, Brenner fournit des preuves considérables que la faction sioniste de droite, plus importante et prédominante, dirigée plus tard par le Premier ministre israélien Menachem Begin, était presque invariablement considérée comme un mouvement fasciste dans les années 1930, même au-delà de son admiration pour le régime italien de Mussolini. Ce n'était guère un secret à l'époque, étant donné que son principal journal palestinien publiait régulièrement la chronique d'un haut responsable idéologique intitulée « Journal d'un fasciste ». Lors de l'une des principales conférences sionistes internationales, le chef de faction Vladimir Jabotinsky entra dans la salle avec ses partisans en chemise brune et en formation militaire, ce qui conduisit le Président à interdire le port d'uniformes afin d'éviter des rixes, et sa faction fut bientôt vaincue politiquement et finalement expulsée de l'organisation sioniste qui chapeautait toutes les autres. Ce revers majeur était dû en grande partie à l'hostilité généralisée que le groupe avait suscitée après l'arrestation de deux de ses membres par la police britannique pour le récent assassinat de Chaïm Arlosoroff, l'un des plus hauts responsables sionistes basés en Palestine.

En effet, l'inclination des factions sionistes les plus à droite pour l'assassinat, le terrorisme et d'autres formes de comportement essentiellement criminel était vraiment remarquable. Par exemple, en 1943, Shamir organisa l'assassinat de son rival, un an après que les deux hommes se soient échappés de prison pour un braquage de banque au cours duquel des passants avaient été tués, et il a affirmé qu'il avait agi pour empêcher l'assassinat prévu de David Ben Gourion, le principal dirigeant sioniste et futur Premier ministre fondateur d'Israël. Shamir et sa faction ont certainement maintenu ce comportement criminel durant les années 1940, assassinant avec succès Lord Moyne, le ministre britannique pour le Moyen-Orient, et le comte Folke Bernadotte, négociateur de paix des Nations unies, bien qu'ils aient échoué dans leurs autres tentatives de tuer le Président américain Harry Truman et le ministre britannique des Affaires étrangères Ernest Bevin ; quant à leur projet d'assassiner Winston Churchill, il n'a apparemment jamais dépassé l'étape de la discussion. Son groupe a également été le premier à utiliser des voitures piégées terroristes et d'autres attaques explosives contre des cibles civiles innocentes, bien avant qu'aucun Arabe ou musulman n'ait jamais envisagé d'utiliser des tactiques similaires ; et la faction sioniste plus grande et plus « modérée » de Begin a fait de même. Compte tenu de ces antécédents, il n'était guère surprenant que Shamir devienne plus tard directeur des assassinats au Mossad israélien en 1955-1965, et si le Mossad a effectivement joué un rôle majeur dans l'assassinat du président John F. Kennedy, il fut très probablement impliqué.
 
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Sur la couverture de l'édition de poche 2014 du livre de Brenner, on peut voir la médaille commémorative frappée par l'Allemagne nazie pour marquer son alliance sioniste, avec une étoile de David sur une face et une croix gammée sur l'autre. Mais curieusement, ce médaillon symbolique n'avait en fait aucun lien avec les tentatives infructueuses de la petite faction de Shamir d'organiser une alliance militaire avec les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.
 
Bien que les Allemands aient accordé peu d'attention aux instances de cette organisation mineure, le mouvement sioniste dominant de Chaïm Weizmann et David Ben-Gourion, beaucoup plus important et influent, était tout à fait autre chose. Et pendant la majeure partie des années 1930, ces autres sionistes ont formé un partenariat économique important avec l'Allemagne nazie, fondé sur une communauté d'intérêts évidente. Après tout, Hitler considérait les 1% de population juive allemande comme un élément perturbateur et potentiellement dangereux dont il voulait se débarrasser, et le Moyen-Orient semblait une destination aussi favorable qu'une autre. Pendant ce temps, les sionistes avaient des objectifs très similaires, et la création de leur nouvelle patrie nationale en Palestine nécessitait évidemment à la fois des immigrants juifs et des investissements financiers juifs. 

 

Après que Hitler eut été nommé chancelier en 1933, des Juifs indignés du monde entier avaient rapidement lancé un boycott économique, espérant mettre l'Allemagne à genoux, avec le quotidien britannique londonien publiant fameusement en première page la bannière « La Judée déclare la guerre à l'Allemagne ». L'influence politique et économique des Juifs était alors, tout comme maintenant, tout à fait considérable, et dans les affres de la Grande Dépression, l'Allemagne appauvrie devait exporter ou mourir, si bien qu'un boycott à grande échelle contre les principaux marchés allemands constituait une menace potentiellement grave. Mais cette situation apportait précisément aux groupes sionistes une excellente opportunité d'offrir aux Allemands un moyen de briser cet embargo commercial, et ils exigèrent des conditions favorables pour l'exportation de produits manufacturés allemands de haute qualité en Palestine, accompagnés de Juifs allemands. Lorsque le mot « Ha'avara » ou « Accord de transfert » avec les Nazis a été prononcé lors d'une convention sioniste de 1933, de nombreux Juifs et sionistes ont été scandalisés, et cela a conduit à diverses scissions et controverses. Mais l'accord économique était trop beau pour être rejeté, et il s'est poursuivi et a progressé rapidement.L'importance du pacte nazi-sioniste pour l'établissement d'Israël est difficile à surestimer. Selon une analyse de 1974 de Jewish Frontier citée par Brenner, entre 1933 et 1939, plus de 60% de l'investissement en Palestine juive provenait de l'Allemagne nazie. L'appauvrissement mondial de la Grande Dépression avait considérablement réduit le soutien financier juif de toutes les autres sources, et Brenner suggère raisonnablement que sans le soutien financier d'Hitler, la colonie juive naissante, si petite et si fragile, aurait pu facilement se dessécher et mourir pendant cette période difficile.

Une telle conclusion conduit à des hypothèses fascinantes. Lorsque j'ai découvert pour la première fois des références à l'accord Ha'avara sur des sites internet ici et là, l'un des commentateurs mentionnant cette question en plaisantant suggérait que si Hitler avait gagné la guerre, des statues lui auraient sûrement été érigées en Israël, et il serait aujourd'hui reconnu par les Juifs du monde entier comme le chef héroïque des Gentils qui avait joué un rôle central dans le rétablissement d'une patrie nationale pour le peuple juif en Palestine après presque 2 000 ans d'exil amer.

Cette possibilité étonnante et contre-factuelle n'est pas aussi absurde qu'elle pourrait le paraître à nos oreilles d'aujourd'hui. Nous devons prendre conscience du fait que notre compréhension historique de la réalité est façonnée par les médias, et que les organes médiatiques sont contrôlés par les gagnants des grandes guerres et leurs alliés, les détails dérangeants étant souvent exclus pour éviter de troubler le public. Il est indéniablement vrai que dans son livre de 1924, Mein Kampf, Hitler avait écrit toutes sortes de choses hostiles et haineuses sur les Juifs, en particulier les immigrants récents venus d'Europe de l'Est, mais lorsque j'ai lu l'ouvrage au lycée, j'ai été surpris de découvrir que ces sentiments anti-Juifs ne semblaient aucunement centraux dans son texte. En outre, quelques années auparavant, une personnalité publique beaucoup plus importante, le ministre britannique Winston Churchill, avait publié des sentiments presque aussi hostiles et haineux, se concentrant sur les crimes monstrueux commis par les Juifs bolcheviks. Dans Les larmes d'Isaïe d'Albert Lindemann, j'ai été surpris de découvrir que l'auteur de la célèbre Déclaration Balfour, au fondement du projet sioniste, était apparemment tout aussi hostile aux Juifs, sa motivation étant probablement en partie son désir de les exclure de la Grande-Bretagne.

Une fois qu'Hitler a consolidé son pouvoir en Allemagne, il a rapidement interdit toutes les autres organisations politiques pour le peuple allemand, seul le Parti Nazi et les symboles politiques des nazis étant autorisés par la loi. Mais une exception spéciale a été faite pour les Juifs allemands, et le parti sioniste local allemand a obtenu un statut juridique parfaitement légal, les marches sionistes, les uniformes sionistes et les drapeaux sionistes étant tout à fait autorisés. Sous Hitler, il y avait une censure stricte de toutes les publications allemandes, mais le journal hebdomadaire sioniste était vendu librement dans tous les kiosques et coins de rue. L'idée claire semblait être qu'un parti national-socialiste allemand était le foyer politique approprié pour les 99% d'Allemands majoritaires du pays, tandis que le national-socialisme sioniste remplirait le même rôle pour la minuscule minorité juive.

En 1934, les dirigeants sionistes invitèrent un important officiel SS à passer six mois dans les colonies juives en Palestine et, à son retour, ses impressions très favorables sur l'entreprise sioniste en pleine expansion furent publiées en une série massive de douze parties dans le Der Angriff de Joseph Goebbels, l'organe médiatique phare du parti Nazi, sous le titre descriptif « Un Nazi se rend en Palestine ». Dans sa critique très véhémente de 1920 contre l'activité bolchevique juive, Churchill avait soutenu que le sionisme était engagé dans une bataille acharnée contre le bolchevisme pour gagner l'âme de la communauté juive européenne, et que seule sa victoire pourrait assurer de futures relations amicales entre les Juifs et les Gentils. Sur la base des preuves disponibles, Hitler et plusieurs autres dirigeants Nazis semblaient avoir atteint une conclusion similaire au milieu des années 1930.

Au cours de cette période, des sentiments extrêmement durs à l'égard de la diaspora juive se sont parfois manifestés dans des milieux plutôt surprenants. Après la controverse autour des liens de Shamir avec les Nazis, les documents de Brenner sont devenus le point de départ d'un article important d'Edward Mortimer, expert du Moyen-Orient de l'auguste Times of London, et l'édition 2014 du livre de Brenner comprend des extraits choisis de l'article de Mortimer paru le 11 février 1984 dans le Times of London :
« Qui a dit à un auditoire de Berlin en mars 1912 que ‘Chaque pays ne peut absorber qu'un nombre limité de Juifs, s'il ne veut pas de maux d'estomac. L'Allemagne a déjà trop de Juifs’ ?
 
Non, ce n'est pas Adolf Hitler, mais Chaïm Weizmann, qui deviendra le Président de l'Organisation sioniste mondiale et plus tard encore le premier Président de l'État d'Israël.

Et où pourriez-vous trouver l'affirmation suivante, à l'origine rédigée en 1917, mais encore republiée en 1936 : ‘Le Juif est la caricature d'un être humain normal et naturel, à la fois physiquement et spirituellement. En tant qu'individu dans la société, il se révolte et se débarrasse du harnais de l'obligation sociale, et ne connaît ni l'ordre ni la discipline’ ?

Pas dans Der Stürmer [hebdomadaire nazi] mais dans l'organe de l'organisation de la jeunesse sioniste, Hashomer Hatzair.
Comme l'indiquent les déclaration citées ci-dessus, le sionisme lui-même a encouragé et exploité la haine de soi dans la diaspora. Il partait du principe que l'antisémitisme était inévitable et même justifié dans un certains sens tant que les Juifs se trouvaient en dehors de la terre d'Israël.

Il est vrai que seule une frange extrémiste lunatique du sionisme est allée jusqu'à proposer de participer à la guerre du côté allemand en 1941, dans l'espoir d'établir ‘L'État juif historique sur une base nationale et totalitaire, et lié par un traité avec le Reich allemand’. Malheureusement, c'est le groupe que l'actuel Premier ministre d'Israël avait choisi de rejoindre. »
La vérité très dérangeante est que les caractérisations sévères des Juifs de la diaspora trouvées dans les pages de Mein Kampf n'étaient pas si différentes de celles exprimées par les pères fondateurs du sionisme et ses dirigeants subséquents. La coopération de ces deux mouvements idéologiques n'était donc pas tellement surprenante.

Cependant, les vérités dérangeantes restent dérangeantes. Mortimer avait passé dix-neuf ans au Times of London, les dernières douze années en tant que le spécialiste étranger et le rédacteur en chef sur les affaires du Moyen-Orient. Mais un an après avoir écrit cet article comportant ces citations controversées, sa carrière dans ce journal a pris fin, entraînant un vide inhabituel dans sa période d'emploi, et ce développement peut ne pas être une pure coïncidence.

Le rôle d'Adolf Eichmann, dont le nom figure probablement aujourd'hui parmi les six Nazis les plus célèbres de l'histoire –du fait de son kidnapping après-guerre en 1960 par des agents israéliens suivi de son procès public et de son exécution en tant que criminel de guerre–, fut également assez ironique. En l'occurrence, Eichmann avait été une figure nazie centrale dans l'alliance sioniste, étudiant même l'hébreu et devenant apparemment une sorte de philosémite au cours des années de sa collaboration étroite avec les principaux dirigeants sionistes.

Brenner était prisonnier de son idéologie et de ses croyances, acceptant sans conteste le récit historique dans lequel il avait été élevé. Il semblait ne rien trouver d'étrange au fait qu'Eichmann ait été un partenaire philosémite des sionistes juifs à la fin des années 1930 et se soit soudainement transformé en un assassin de masse des Juifs européens au début des années 1940, commettant volontairement les crimes monstrueux pour lesquels les Israéliens l'ont ensuite mis à mort à juste titre.

Un tel bouleversement est certainement possible, mais je suis vraiment sceptique. Un observateur plus cynique pourrait considérer comme une très étrange coïncidence le fait que le premier éminent Nazi pour la traque et l'exécution duquel les Israéliens ont déployé tant d'efforts ait été leur ancien allié et collaborateur politique le plus proche. Après la défaite de l'Allemagne, Eichmann avait fui en Argentine et y avait vécu tranquillement pendant plusieurs années, jusqu'à ce que son nom refasse surface dans une controverse du milieu des années 1950 entourant l'un de ses principaux partenaires sionistes, un haut fonctionnaire respecté d'Israël qui fut alors dénoncé comme un collaborateur des Nazis ; il a finalement été jugé innocent après un procès célèbre, mais fut plus tard assassiné par d'anciens membres de la faction de Shamir.

À la suite de cette controverse en Israël, Eichmann aurait donné une longue interview personnelle à un journaliste nazi hollandais, et bien qu'elle n'ait pas été publiée à l'époque, le fait qu'elle se soit tenue a pu circuler et parvenir à certaines oreilles concernées. Le nouvel État d'Israël n'avait que quelques années à l'époque et était très fragile politiquement et économiquement, dépendant désespérément de la bonne volonté et du soutien des Etats-Unis et de donateurs juifs du monde entier. Leur ancienne alliance nazie, tout à fait remarquable, était un secret profondément enfoui, dont la diffusion publique aurait pu avoir des conséquences absolument désastreuses.

Selon la version de l'interview publiée plus tard en deux parties dans Life Magazine, les déclarations d'Eichmann ne semblaient pas avoir trait au sujet mortel du partenariat nazi-sioniste des années 1930. Mais les dirigeants israéliens ont sûrement dû être terrifiés à l'idée de ne pas être aussi chanceux la prochaine fois. Nous pouvons donc supposer que l'élimination d'Eichmann est devenue une priorité nationale et qu'il a été retrouvé et capturé en 1960. Des moyens sévères ont probablement été utilisés pour le persuader de ne révéler aucun de ces dangereux secrets d'avant-guerre lors de son procès à Jérusalem, et on peut se demander si la raison pour laquelle il a été fameusement maintenu dans une cabine de verre était de pouvoir couper rapidement le son s'il commençait à dévier du script convenu. Toute cette analyse est totalement spéculative, mais le rôle d'Eichmann en tant que figure centrale dans le partenariat nazi-sioniste des années 1930 est un fait historique indéniable.
 
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Comme on peut l'imaginer, l'industrie de l'édition américaine, largement pro-israélienne, n'était guère désireuse de servir de canal public aux révélations choquantes de Brenner quant à l'étroit partenariat économique nazi-sioniste, et il mentionne que son agent littéraire avait été systématiquement rejeté par chaque maison d'édition qu'il avait approchée, sur la base d'une grande variété de prétextes. Cependant, il parvint finalement à localiser un éditeur extrêmement obscur en Grande-Bretagne qui était prêt à accepter le projet, et son livre fut publié en 1983, ne recevant initialement comme critiques qu'une ou deux dénonciations sévères et superficielles, bien que l'Izvestia soviétique se soit intéressé à son projet avant de découvrir qu'il était un trotskiste abhorré.
 
Sa notoriété est survenue lorsque Shamir est soudainement devenu le Premier ministre d'Israël, et que Brenner a fourni les preuves de ses anciens liens avec les Nazis à la presse palestinienne de langue anglaise, qui les a largement publiées. Plusieurs marxistes britanniques, dont le tristement célèbre « Red Ken » Livingstone de Londres, lui ont organisé une tournée de conférences, et lorsqu'un groupe de militants sionistes de droite a attaqué l'un des événements et causé des blessures, l'histoire de la rixe a attiré l'attention des journaux grand public. Peu après, la discussion des découvertes étonnantes de Brenner parut dans le Times of London et parvint aux médias internationaux. Vraisemblablement, l'article du New York Times qui avait attiré mon attention à l'origine parut au cours de cette période.

Les professionnels des relations publiques sont très compétents pour minimiser l'impact des révélations préjudiciables, et les organisations pro-israéliennes ne manquent pas de telles personnes. Juste avant la publication de son livre remarquable en 1983, Brenner a soudain découvert qu'un jeune auteur pro-sioniste, Edwin Black, travaillait avec acharnement sur un projet similaire, apparemment soutenu par des ressources financières suffisantes pour employer une armée de cinquante chercheurs afin de lui permettre de terminer son projet en un temps record.

Étant donné que le sujet embarrassant du partenariat nazi-sioniste avait été tenu à l'écart du public pendant près de cinq décennies, ce timing semble certainement plus qu'une simple coïncidence. On peut supposer que les nombreux efforts infructueux de Brenner pour trouver un éditeur grand public en 1982 ont été connus, de même que son succès final à trouver un éditeur marginal en Grande-Bretagne. N'ayant pas réussi à empêcher la publication d'un document aussi explosif, des groupes pro-israéliens ont discrètement décidé que leur meilleure option était maintenant d'essayer de s'emparer eux-mêmes du sujet, permettant la divulgation des parties de l'histoire qui ne pouvaient plus être dissimulées, mais excluant les éléments plus dangereux, tout en présentant cette histoire sordide sous le meilleur jour possible.
 
Le livre de Black, The Transfer Agreement, a peut-être paru un an plus tard que celui de Brenner, mais il a clairement été soutenu par une publicité et des ressources beaucoup plus importantes. Il a été publié par Macmillan, un éditeur de premier plan, était presque deux fois plus long que le court ouvrage de Brenner, et a été fortement soutenu par des personnalités de premier plan du firmament du militantisme juif, dont le Centre Simon Weisenthal, le Mémorial israélien de l'Holocauste et les Archives juives américaines. En conséquence, il a reçu des critiques longues, pas forcément favorables, dans des publications influentes telles que The New Republic et Commentary.

En toute justice, je devrais mentionner que dans l'avant-propos de son livre, Black affirme que ses efforts de recherche ont été totalement découragés par presque toutes les personnes qu'il a approchées, et que par conséquent, il avait travaillé sur le projet seul et intensément depuis de nombreuses années. Cela impliquerait que la sortie quasi simultanée des deux livres soit uniquement due au hasard. Mais une telle image ne concorde guère avec les témoignages élogieux de tant de dirigeants juifs éminents, et personnellement, je trouve que l'affirmation de Brenner selon laquelle Black fut assisté de cinquante chercheurs est beaucoup plus convaincante.


Puisque Black et Brenner décrivaient tous deux la même réalité fondamentale et s'appuyaient sur beaucoup de documents identiques, à bien des égards, les histoires qu'ils racontent sont généralement similaires. Mais Black exclut soigneusement toute mention d'offres de coopération militaire sioniste avec les Nazis, sans parler des tentatives répétées de la faction sioniste de Shamir pour rejoindre officiellement les puissances de l'Axe après le déclenchement de la guerre, ainsi que de nombreux autres détails particulièrement embarrassants.

En considérant que le livre de Black a été publié pour les raisons que j'ai suggérées, je pense que la stratégie des groupes pro-israéliens a largement réussi, sa version de l'histoire semblant avoir rapidement supplanté celle de Brenner, sauf peut-être dans les milieux fortement gauchistes ou antisionistes. En tapant chaque combinaison du titre et de l'auteur sur Google, le livre de Black obtient huit fois plus de résultats, et ses ventes et critiques sur Amazon sont également à peu près huit fois supérieures. Plus particulièrement, à la date de publication de cet article, ni l'article de Wikipédia sur L'accord de transfert ni celui sur L'accord Ha'avara ne comportent la moindre référence aux recherches de Brenner, bien que son livre ait été publié le premier, soit beaucoup plus large et qu'il ait été le seul à fournir des preuves documentaires. En guise d'exemple personnel de la situation actuelle, j'ignorais complètement l'histoire de la Ha'avara jusqu'à il y a quelques années, quand j'ai trouvé des commentaires sur certains sites internet mentionnant le livre de Black, ce qui m'a amené à l'acheter et à le lire. Mais même alors, le volume beaucoup plus vaste et explosif de Brenner m'est resté totalement inconnu, jusqu'à tout récemment.
 
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Une fois que la Seconde Guerre mondiale a commencé, ce partenariat nazi-sioniste s'est rapidement évanoui pour des raisons évidentes. L'Allemagne était maintenant en guerre avec l'Empire britannique, et les transferts financiers vers la Palestine sous contrôle britannique n'étaient plus possibles. En outre, les Palestiniens arabes étaient devenus très hostiles aux immigrants juifs, craignant légitimement de se voir expulsés et remplacés, et une fois que les Allemands ont été forcés de choisir entre maintenir leur relation avec un mouvement sioniste relativement marginal ou gagner la sympathie politique d'une vaste mer d'Arabes et de musulmans du Moyen-Orient, leur décision fut naturelle. Les sionistes faisaient face à un choix similaire, et en particulier une fois que la propagande de guerre commença à noircir les gouvernements allemand et italien, leur long partenariat précédent n'était pas quelque chose qu'ils souhaitaient que le public connaisse.

Cependant, exactement à ce même moment, une connexion quelque peu différente et également oubliée depuis longtemps entre les Juifs et l'Allemagne nazie est soudainement apparue.

Comme la plupart des gens partout dans le monde, l'Allemand moyen, qu'il soit Juif ou Gentil, n'était probablement pas très politisé, et même si le sionisme occupait depuis des années une place privilégiée dans la société allemande, le nombre de Juifs allemands ordinaires qui y ont accordé beaucoup d'attention n'est pas entièrement clair. Les dizaines de milliers de personnes qui ont émigré en Palestine pendant cette période étaient probablement motivées autant par les pressions économiques que par l'engagement idéologique. Mais la guerre a changé les choses de plusieurs autres manières.
 
 
Cela était encore plus vrai pour le gouvernement allemand. Le déclenchement d'une guerre mondiale contre une coalition puissante des empires britannique et français, renforcée par la suite par la Russie soviétique et les États-Unis, imposait le genre de pressions énormes qui pouvaient souvent surmonter les scrupules idéologiques. Il y a quelques années, j'ai découvert un livre fascinant de Bryan Mark Rigg publié en 2002, Les soldats juifs d'Hitler, une étude universitaire rigoureuse sur ce que le titre suggère. La qualité de cette analyse historique controversée est illustrée par les commentaires élogieux de nombreux experts universitaires en quatrième de couverture, et un traitement extrêmement favorable par un éminent spécialiste de l'American Historical Review
 
De toute évidence, l'idéologie nazie était essentiellement centrée sur la race et considérait la pureté raciale comme un facteur crucial de la cohésion nationale. Les individus possédant une ascendance non allemande substantielle étaient considérés avec beaucoup de suspicion, et cette préoccupation était grandement amplifiée si ce métissage était Juif. Mais dans une lutte militaire contre une coalition adverse possédant de nombreuses fois la population et les ressources industrielles de l'Allemagne, de tels facteurs idéologiques pouvaient être surmontés par des considérations pratiques, et Rigg soutient de manière convaincante que quelque 150 000 demi-Juifs ou quarts-Juifs ont servi dans les forces armées du Troisième Reich, un pourcentage probablement pas très différent de leur proportion dans la population générale en âge de servir dans l'armée.

La population juive allemande, intégrée et assimilée depuis longtemps, a toujours été disproportionnellement urbaine, riche et bien éduquée. En conséquence, il n'est pas étonnant qu'une grande partie de ces soldats partiellement Juifs qui ont servi Hitler aient été des officiers de combat plutôt que des simples conscrits, et ils comprenaient au moins 15 généraux et amiraux à moitié Juifs, et une autre douzaine de quart-Juifs occupant les mêmes hauts rangs. L'exemple le plus notable est celui du maréchal Erhard Milch, puissant commandant en second d'Hermann Goering, qui a joué un rôle opérationnel si important dans la création de la Luftwaffe. Il est certain que Milch avait un père Juif et, selon certaines affirmations beaucoup moins fondées, peut-être même une mère Juive, alors que sa sœur était mariée à un général SS.

Certes, l'élite raciale des SS avait généralement des normes d'ascendance beaucoup plus strictes, et même une trace de filiation non aryenne était normalement considérée comme éliminatoire. Mais même dans ce cas, la situation était parfois complexe, étant donné qu'il existait de nombreuses rumeurs selon lesquelles Reinhard Heydrich, le numéro deux de cette organisation très puissante, avait en fait des origines juives considérables. Rigg enquête sur cette affirmation sans en arriver à des conclusions claires, bien qu'il semble croire que les preuves indirectes impliquées pourraient avoir été utilisées par d'autres personnalités nazies comme moyen de pression ou de chantage sur Heydrich, qui était l'un des plus influents et importants personnages du Troisième Reich.

Autre ironie du sort, la plupart de ces personnes avaient leur ascendance juive par l'intermédiaire de leur père et non de leur mère. Donc bien que n'étant pas Juifs selon la loi rabbinique, leurs noms de famille reflétaient souvent en partie leurs origines sémitiques, bien que dans de nombreux cas, les autorités nazies se soient efforcées de fermer les yeux sur cette situation outrageusement flagrante. En guise d'exemple extrême cité par un critique académique du livre, un demi-Juif portant le nom distinctement non-Aryen de Werner Goldberg a effectivement eu sa photo en évidence dans un journal de propagande nazi de 1939, avec la légende le décrivant comme « Le soldat allemand idéal ».

L'auteur a mené plus de 400 entretiens individuels avec des semi-Juifs et des membres de leur famille encore en vie. Ceux-ci ont brossé un tableau très contrasté des difficultés rencontrées sous le régime nazi, qui varient énormément en fonction des circonstances et de la personnalité de leur supérieurs. Une cause importante de plainte était qu'en raison de leur statut, les semi-Juifs se voyaient souvent refuser les honneurs militaires ou les promotions qu'ils avaient légitimement gagnés. Toutefois, dans des conditions particulièrement favorables, ils pouvaient également être reclassés juridiquement dans la catégorie « De sang allemand », ce qui éliminait officiellement toute atteinte à leur statut.

Même la politique officielle semble avoir été assez contradictoire et vacillante. Par exemple, lorsque les humiliations civiles parfois infligées à des membres entièrement Juifs de la famille de demi-Juifs servant dans l'armée ont été portées à l'attention de Hitler, il a estimé que cette situation était intolérable, déclarant que soit ces parents devaient être totalement protégés face à de telles humiliations, soit tous les demi-Juifs devaient être renvoyés de l'Armée, et finalement, en avril 1940, il a publié un décret exigeant l'application de la deuxième option. Cependant, cet ordre a été largement ignoré par de nombreux commandants, ou mis en œuvre par un système de déclaration sur l'honneur qui équivalait presque à un « Ne posez aucune question, ne donnez aucune réponse », si bien qu'une fraction considérable de demi-Juifs purent rester dans l'armée s'ils le souhaitaient. Puis en juillet 1941, Hitler a fait marche arrière, promulguant un nouveau décret autorisant les demi-Juifs « méritants » qui avaient été exclus à retourner dans l'armée en tant qu'officiers, tout en annonçant qu'après la guerre, tous les quart-Juifs seraient reclassés en tant que citoyens Aryens « De sang allemand ».

Il a été rapporté qu'après que des questions aient été soulevées sur l'ascendance juive de certains de ses subordonnés, Goring aurait répondu avec colère : « C'est moi qui décide qui est Juif ! » Cette attitude semble capturer raisonnablement une partie de la complexité et de la nature subjective de la situation sociale d'alors.

Il est intéressant de noter que beaucoup de semi-Juifs interrogés par Rigg ont rappelé qu'avant l'arrivée au pouvoir de Hitler, les mariages mixtes de leurs parents avaient souvent suscité une hostilité beaucoup plus grande de la part des Juifs que des Gentils, suggérant que même en Allemagne où ils étaient très assimilés, la tendance juive traditionnelle à l'exclusivité ethnique était demeurée un facteur puissant.

Bien que les semi-Juifs dans le service militaire allemand aient certainement été soumis à diverses formes de mauvais traitements et de discrimination, nous devrions peut-être comparer cette situation à la situation analogue dans notre propre armée durant ces mêmes années au sujet des minorités américaines noires ou japonaises. À cette époque, les mariages interraciaux étaient légalement interdits dans une grande partie des États-Unis, de sorte que la population métisse de ces groupes était presque inexistante ou d'origine très différente. Mais lorsque les Américains d'origine japonaise furent autorisés à quitter leurs camps de concentration de guerre et à s'enrôler dans l'armée, ils furent exclusivement confinés à des unités entièrement japonaises, dont les officiers étaient généralement blancs. Pendant ce temps, les Noirs étaient presque entièrement exclus du service de combat, même s'ils pouvaient parfois avoir des rôles de soutien strictement réservés aux Noirs. L'idée qu'un Américain ayant une trace notable d'ascendance africaine, japonaise ou même chinoise puisse servir comme général ou même officier dans l'armée américaine et exercer ainsi une autorité de commandement sur les troupes américaines blanches aurait été presque impensable. Le contraste avec la pratique dans la propre armée d'Hitler est très différent de ce que les Américains pourraient naïvement supposer.
 
***

Ce paradoxe est loin d'être aussi surprenant qu'on pourrait le supposer. Les divisions non économiques dans les sociétés européennes avaient presque toujours suivi des lignes de démarcation religieuses, linguistiques et culturelles plutôt que tenant à l'ascendance raciale, et la tradition sociale de plus d'un millénaire ne pouvait être facilement balayée par une demi-douzaine d'années d'idéologie national-socialiste. Au cours de ces premiers siècles, un Juif sincèrement baptisé, que ce soit en Allemagne ou ailleurs, était généralement considéré comme aussi chrétien qu'un autre. Par exemple, Tomás de Torquemada, la figure la plus effrayante de la redoutable Inquisition espagnole, est issu d'une famille de Juifs convertis.

Même des différences raciales plus larges étaient difficilement considérées comme d'une importance cruciale. Certains des plus grands héros de cultures nationales particulières, comme le Russe Alexandre Pouchkine et le Français Alexandre Dumas, avaient une ascendance africaine noire importante, ce qui n'était certainement pas considéré comme une caractéristique éliminatoire.

En revanche, la société américaine, depuis sa création, a toujours été nettement divisée par la race, d'autres différences constituant généralement des obstacles beaucoup moins importants aux mariages mixtes et au mélange. J'ai lu des affirmations très répandues selon lesquelles, lorsque le Troisième Reich a élaboré ses lois de Nuremberg de 1935 restreignant le mariage et les autres arrangements sociaux entre Aryens, non-Aryens et semi-Aryens, ses experts auraient puisé dans la longue expérience juridique américaine, ce qui semble tout à fait plausible. En vertu de cette nouvelle loi nazie, les mariages mixtes préexistants bénéficiaient d'une certaine protection juridique, mais dorénavant, les Juifs et les demi-Juifs ne pouvaient se marier qu'entre eux, tandis que les quart-Juifs ne pouvaient épouser que des Aryens normaux. L'intention évidente était d'absorber ce dernier groupe dans la société allemande dominante, tout en isolant la population plus fortement juive.

Ironie du sort, Israël est aujourd'hui l'un des rares pays à avoir un type similaire de critères strictement raciaux pour le statut de citoyen et d'autres privilèges, la politique d'immigration exclusivement juive étant désormais souvent déterminée par des tests ADN, et les mariages entre Juifs et non-Juifs légalement interdits. Il y a quelques années, les médias du monde entier ont rapporté l'histoire remarquable d'un Arabe palestinien condamné à une peine de prison pour viol parce qu'il avait eu des relations sexuelles consenties avec une femme juive en se faisant passer pour un Juif.

Puisque le judaïsme orthodoxe est strictement matrilinéaire et contrôle la loi israélienne, même les Juifs d'autres branches peuvent éprouver des difficultés inattendues en raison de conflits entre leur identité ethnique personnelle et leur statut juridique officiel. La grande majorité des familles juives les plus riches et les plus influentes du monde ne suivent pas les traditions religieuses orthodoxes et, au fil des générations, elles ont souvent épousé des femmes païennes. Cependant, même si ces dernières se sont converties au judaïsme, leurs conversions sont considérées comme invalides par le rabbinat orthodoxe et aucun de leurs descendants ne sont considérés comme Juifs. Donc si certains membres de ces familles développent plus tard un engagement profond envers leur héritage juif et immigrent en Israël, ils sont parfois scandalisés de découvrir qu'ils sont officiellement classés comme « goyim » en vertu de la loi orthodoxe et que la loi leur interdit d'épouser des Juifs. Ces controverses politiques majeures éclatent périodiquement et atteignent parfois les médias internationaux.

Il me semble évident que tout fonctionnaire américain qui proposerait des tests d'ADN raciaux pour décider de l'admission ou de l'exclusion d'immigrants potentiels aurait beaucoup de mal à rester en poste, et les activistes Juifs d'organisations comme l'Anti-Defamation League (ADL) seraient probablement les premiers à le dénoncer. Et il en irait de même pour tout procureur ou juge qui enverrait des non-Blancs en prison pour le crime de « s'être fait passer » pour un Blanc et d'être parvenu à séduire des femmes de ce groupe. Un destin similaire frapperait les partisans de telles politiques en Grande-Bretagne, en France ou dans la plupart des autres pays occidentaux, avec les organisations locales de type ADL jouant certainement un rôle important dans les campagnes de dénonciation de ces politiques racistes. Pourtant, en ce qui concerne Israël, l'existence de telles lois ne fait qu'engendrer un petit embarras temporaire lorsqu'elles sont couvertes par les médias internationaux, et elles restent invariablement en place après la disparition de l'agitation et son oubli. Ce genre de problèmes est considéré comme étant aussi négligeable que l'étaient les relations nazies du Premier ministre israélien pendant la majeure partie des années 1980.

Mais peut-être que la solution à cette différence déconcertante dans la réaction du public réside dans une vieille blague. Un homme de gauche plein d'esprit a un jour affirmé que la raison pour laquelle l'Amérique n'avait jamais connu de coup d'État militaire est que c'est le seul pays au monde qui n'a pas d'ambassade américaine pour l'organiser. Et contrairement aux États-Unis, à la Grande-Bretagne, à la France et à de nombreux autres pays majoritairement blancs, Israël n'a pas d'organisation militante juive nationale qui remplisse le rôle puissant de l'ADL.
 
***
 

Au cours des dernières années, de nombreux observateurs extérieurs ont noté une situation politique apparemment tout aussi étrange en Ukraine. Ce pays infortuné possède de puissants groupes militants, dont les symboles publics, l'idéologie déclarée et l'ascendance politique les identifient clairement comme des néo-Nazis. Pourtant, ces éléments néo-Nazis violents sont tous financés et contrôlés par un oligarque Juif qui possède la double citoyenneté israélienne. En outre, cette alliance particulière avait été médiatisée et bénie par certaines des plus grandes personnalités juives américaines telles que Victoria Nuland, qui ont utilisé leur influence médiatique avec succès pour maintenir ces faits explosifs méconnus du public américain.

À première vue, une relation étroite entre des Juifs israéliens et des néo-Nazis européens semble une mésalliance aussi grotesque et bizarre qu'on peut l'imaginer, mais après avoir récemment lu le fascinant ouvrage de Brenner, mon point de vue a rapidement changé. En effet, la principale différence entre l'époque et l'heure actuelle est que dans les années 1930, les factions sionistes représentaient le partenaire minoritaire très insignifiant d'un puissant Troisième Reich, alors qu'aujourd'hui, ce sont les Nazis qui occupent le rôle de fervents suppliants de la puissance formidable du sionisme international, qui domine tant le système politique américain, et, à travers lui, une grande partie du monde.
 
* Ron Unz est un entrepreneur, homme politique et intellectuel américain d'ascendance juive. Il est l'éditeur en chef de «  The Unz Review, une sélection de médias alternatifs rassemblant des perspectives intéressantes, importantes et controversées largement exclues des médias dominants américains.  » Il y tient une chronique intitulée American Pravda ou Pravda américaine, où il revient sur les mensonges, dissimulations et omissions de l'histoire officielle et de la presse dominante. La Pravda était l'organe officiel en URSS, devenu aujourd'hui un synonyme de propagande d'Etat en Occident.


108 réactions


  • aimable 11 août 2018 16:17
    ben , on est loin des blanches colombes , cela confirme que le passé de certains hommes politiques est comme un tas de fumier plus on le creuse plus il sent mauvais .
    votre article sur votre recherche historique est très très instructif .


  • rhea 1481971 11 août 2018 16:22
    • Le projet Manhattan d’élaboration de la première bombe dans le Nevada
    • se sert d’une connaissance, à savoir la teneur moyenne en uranium dans le
    • corps humain, ou ont t’ils été cherché ce savoir sur les humains ?

  • Massada Massada 11 août 2018 16:53

    Le mythe de la collaboration des sionistes avec les nazis, qui fut inventé en URSS et a fait florès tant auprès des nationaux-socialistes français de type Soral qu’auprès des tenants de l’islamisme et du nationalisme arabo-musulman. 

     
    Ce n’est guère surprenant si l’on se souvient que l’un des mécanismes clef de l’antisémitisme est l’effet miroir qui consiste précisément à projeter sur l’Autre ses émotions, ses fausses croyances, ses complexes inconscients.
     
    L’auteur fervent supporter du régime dictatoriale iranien se doit de publier des articles anti-israéliens.
     
    L’iran paye bien, le coût de la campagne Antisioniste (liste électorale composée de l’iranien Yaya Gouasmi, le bouffon Dieudonné, le nazi Alain Soral et le radical Ahmed Moualek) , avait coûté 300 000 €.
    Il s’avère que dans une interview web de Soral, ce dernier balance, dans un excès de frime, les véritables chiffres dont le montant des fonds versés par l’Iran : 3 millions d’euros.

    • Ben Schott 11 août 2018 17:28

      @Massada

       
      « 3 millions d’euros. »
       
      En fait, il s’agirait plutôt de 6 millions d’euros.


       

       
      Net d’impôts, bien sûr !
       


    • Jeekes Jeekes 11 août 2018 17:30

      @Massada

       
       
      Coucou massacouille, tu vois comme j’ai bien fait de te signaler cet article.
      T’as pu t’adonner à ton passe-temps favori, venir nous bassiner avec tes gentils $ionards qui sont ’’tellement’’ innocents.
       
      Dire que t’aurais pu rater ça, t’imagines ?
      Enfin bon, c’est fait, tu t’es lâché et tu vas pouvoir toucher ta p’tite primounette.
      J’suis sûr que tu vas mieux dormir à présent !
       


    • Dron 11 août 2018 17:39

      @Ben Schott
      Je crois que Zinzin est mort. Encéphalogramme plat , pourtant il y a le drapeau et tout le tintouin.


    • Odin Odin 11 août 2018 18:13

      @Massada

      Bonjour Massada

      « Le mythe de la collaboration des sionistes avec les nazis, qui fut inventé en URSS »

      Ils ont aussi inventé « Les protocoles des sages de Sion »,

      Que les bolcheviques étaient gangrenés par des sionistes apatrides dont Bronstein (Trotsky) et sa clique.

      Qu’ils ont faussé les dernières élections US.

      Putain, ils sont partout ces russes smiley  


    • OMAR 11 août 2018 18:44
      Omar9
      .
      @Massacrada.
      .
      Dés qu’il est prouvé qu’une collaboration des sionistes a bel et bien existé avec les nazis, tu cries systématiquement au mythe !!!
      .
      Mais dis-nous, cette nouvelle constitution d’Israël, fondée sur la suprématie des juifs par rapport à toutes les autres communautés, ne s’inspire-t-elle pas du nazisme, parce que totalement raciste et fasciste ?
      .
      « En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses début » ;
      Zeev Sternhell

    • rhea 1481971 11 août 2018 18:53
      @Odin
      • les protocoles des sages de Sion il faut les lire et regarder les gens vivre
      • aujourd’hui. Vous ne remarquez rien .....


    • Odin Odin 11 août 2018 21:10

      @rhea 1481971

      J’ai lu ce livre il y a près de 50 ans et je m’en souviens encore très bien. Fonction de la liberté d’expression sur ce sujet dans notre nouvelle « démocratie », je ne peux malheureusement développer.

      PS, mon commentaire était du second degré.

      Bonne soirée. 


    • Massada Massada 12 août 2018 16:56

      @OMAR
       

      N’importe qui peut écrire n’importe quoi, cela n’en fait pas une vérité.
      Vous ne convaincrez que les convaincus smiley
      Rien de neuf sous le soleil.


    • Garibaldi2 13 août 2018 15:05
      @OMAR



      ‘’Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l’état nouvellement créé d’Israel l’apparition du « Parti de la Liberté » (Tnuat Haherut), un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis Nazi et fascistes.

      Il a été formé par les membres et partisans de l’ancien Irgun Zvai Leumi, une organisation terroriste d’Extrème-Droite et nationaliste en Palestine.

      La visite actuelle de Menahem Begin, le chef de ce parti, aux Etats-Unis est évidemment calculée pour donner l’impression d’un soutien américain à son parti lors des prochaines élections israéliennes, et pour cimenter les liens politiques avec les éléments Sionistes conservateurs aux Etats-Unis.

      Plusieurs Américains de réputation nationale ont prêté leurs noms pour accueillir sa visite.

      Il est inconcevable que ceux qui s’opposent au fascisme dans le monde entier, si correctement informés quant au passé et aux perspectives politiques de M. Begin, puissent ajouter leurs noms et soutenir le mouvement qu’il représente.

      Avant que des dommages irréparables soient faits par des contributions financières, des manifestations publiques en soutien à Begin et avant de donner l’impression en Palestine qu’une grande partie de l’Amérique soutient des éléments fascistes en Israel, le public américain doit être informé sur le passé et les objectifs de M. Begin et de son mouvement.

      Les déclarations publiques du parti de Begin ne montrent rien quant à leur caractère réel. Aujourd’hui ils parlent de liberté, de démocratie et d’anti-impérialisme, alors que jusqu’à récemment ils ont prêché ouvertement la doctrine de l’Etat Fasciste.

      C’est dans ses actions que le parti terroriste trahit son véritable caractère ; de ses actions passées nous pouvons juger ce qu’il pourrait faire à l’avenir.

      Attaque d’un village Arabe

      Un exemple choquant fût leur comportement dans le village Arabe de Deir Yassine...’’


      source : https://archive.org/details/AlbertEinsteinLetterToTheNewYorkTimes.December41 948


    • OMAR 13 août 2018 15:24
      Omar9
      .
      @Massacrada : « N’importe qui peut écrire n’importe quoi, cela n’en fait pas une vérité. ».
      .
      "Sommes-nous, au nom de la vision sioniste, désireux de nous prêter à la discrimination et à l’exclusion d’un homme ou d’une femme sur la base de son origine ?« 
      Reuven Rivlin Président de l’ »état’ de Israël
      .
      Heu, ne me dis pas que E. Rivelin est aussi n’importe qui, qui dit n’importe quoi....
      .
      Et s’il a demandé l’amendement de la loi sur l’état juif, c’est tout simplement qu’il la trouve discriminatoire ,( il voulait dire raciste, mais...) :
      .
      Donc ce qu’il y a de neuf sous le soleil, c’est l’apparition de votre racisme et votre xénophobie exercés quand il fait nuit ou quand le ciel est nuageux...
      .
      Tu peux reprendre ton pipeau hasbaraique, maintenant...


  • Dom66 Dom66 11 août 2018 19:40

    L’auteur merci pour votre article complet et très instructif.

    Effectivement cela ne doit pas plaire à certain.

    J’ai trouvé dans ma doc cette petite vidéo que youtube avait supprimée suivant les ordres de « l’avant garde de le France », mais qui reste sur dailymotion merci à eux

    Hitler a co-fondé Israël en 1933 avec les Juifs sionistes ("Le Contrat de Transfert« / »The Transfer

  • Dron 11 août 2018 20:22

    Article trop court , j’ai pas pu le lire , mes compétences intellectuelles ne vont pas jusque là , mais je suis sur qu’il est très intéressant.


    • Dron 11 août 2018 20:26

      @Dron
      Ah j’oubliais le sigle sionisme=nazisme va faire le bonheur de Omar , mais la mobylette ayant chauffée , va falloir patienté.


    • Séraphin Lampion Dr Faustroll 12 août 2018 08:04

      @Dron



      « j’ai pas pu le lire , mes compétences intellectuelles ne vont pas jusque là »

      qu’à cela ne tienne ; voila un résumé :


    • Dron 12 août 2018 11:02

      @Dr Faustroll
      Merci pour le lien , ça faisait longtemps que je n’avais plus été sur ce site , eux c’est Islam web , tout ce que j’adore , et alors la confession d’un juif repenti , une pépite. C’est pas Alter info , c’est babouche Info.


  • njama njama 11 août 2018 22:44
    Israël ne semble pas assumer (pour une question d’image médiatique vraisemblablement) que ses gouvernements successifs depuis 1948 sont d’extrême droite, comme les artisans sionistes qui l’ont engendré, c’est bien pourtant sa réalité politique historique ...

    Rien n’est définitif pour autant, ça pourrait changer ...


  • njama njama 12 août 2018 10:37
    Lors de l’une des principales conférences sionistes internationales, le chef de faction Vladimir Jabotinsky entra dans la salle avec ses partisans en chemise brune et en formation militaire...
    -----------------------------------------
    « En avril 1920, Jabotinsky était devenu un des dirigeants de la Haganah, la milice d’autodéfense de Jérusalem. » (Georges AyacheIsraël – La naissance de l’État des Juifs, Éditions du Rocher 2008, page 271)
    « Jabotinsky démissionne dès janvier 1923 de l’exécutif sioniste. » (Georges Ayache, etc., page 273)
    C’est qu’il avait en tête un projet précis qui révèle bien son personnage :

    « Il créa aussitôt le mouvement de jeunesse Betar, acronyme de Brit (alliance) Trumpeldor, qui éduqua ses membres dans un esprit nationaliste et quasi militaire. » (page 273)

    Georges Ayache nous fournit ensuite une information qui ne peut que jeter une lueur inquiétante sur l’actualité plus récente de l’État d’Israël :
    « […] Jabotinsky avait pour secrétaire particulier un professeur d’histoire juive, spécialiste de l’Inquisition en Espagne. Il s’appelait Ben-Zion Nétanyahou et aurait, en 1949, un fils prénommé Benyamin qui deviendrait beaucoup plus tard, vingt ans après Bégin, Premier ministre de l’État d’Israël. » (page 274)

    Source : Julius Margolin : un représentant de l’aile dure du sionisme
    par Michel J. Cuny | vendredi 16 mars 2018

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/julius-margolin-un-representant-de-202370


  • njama njama 12 août 2018 10:46

    Évoquant celui (photographie jointe) dont Ben-Zion Nétanyahou, le père de Benyamin, était devenu le secrétaire particulier, Georges Ayache écrit :
    « Jabotinsky affectionnait certaines méthodes autoritaires propres à l’Allemagne ou à l’Italie. Par dérision, Mussolini parla de lui comme du « fasciste juif ». » (pages 279-280)

    « Dérision »… C’est Georges Ayache qui croit pouvoir l’affirmer… Mais, à quelle partie de cette étiquette faut-il accrocher la qualification de n’être que « dérisoire » utilisée par le Duce ?

    Pour sa part, nous dit tout de même Georges Ayache…
    « En sa qualité de leader de l’aile socialiste du sionisme, Ben Gourion dénonça vigoureusement le « fascisme juif » et son chef Jabotinsky, qu’il n’appela plus que « il Duce » ou « Vladimir Hitler »  . » (page 282)

    Mais il n’y avait pas que Ben Gourion, et nous pouvons comprendre pourquoi en découvrant ceci sous la plume du même auteur :
    « Les sionistes de gauche traitaient les révisionnistes de fascistes et de « cliques d’assassins ». Pendant ce temps, les « chemises brunes » du Betar défilaient dans les rues de Tel-Aviv et de Jérusalem, déchirant les drapeaux rouges du mouvement de jeunesse des pionniers et rossant à l’occasion les membres du Mapaï. » (page 289)
    …qui était la branche socialiste du sionisme.

    Voilà donc l’homme et l’organisation auxquels Julius Margolin n’hésita pas à se rallier dès 1929.


    Source  : Une peste brune sioniste ?
    Publié le 15 mars 2018 par Cuny Petitdemange



  • njama njama 12 août 2018 10:56

    le passé pour expliquer le présent ... ? les chiens ne font pas les chats.

    Sionisme révisionniste
    Le Parti sioniste révisionniste est un parti politique juif, sioniste, nationaliste et anti-communiste créé à Paris en 1925 par Vladimir Jabotinsky dans l’objectif de « réviser le sionisme ».
    Il sera absorbé en 1948 par le parti Hérout, nouvellement créé en Israël par Menahem Begin. Le Hérout apparaît donc comme le successeur du Parti sioniste révisionniste. Le Hérout sera en 1973 la principale composante politique de la création du Likoud.

    L’indépendance de la Transjordanie (1922)
    En 1922, les Britanniques décident de retirer la Transjordanie du Foyer national juif tel qu’il avait été défini à la conférence de San Remo en 1920.

    L’indépendance de la Transjordanie suscite une forte résistance chez les sionistes, toutes obédiences confondues. Berl Katznelson, l’idéologue du Achdut Ha’avoda (Unité travailliste, parti initial, dirigé par David Ben Gourion) a exprimé des protestations bien plus véhémentes que celles de Jabotinsky contre cette décision britannique.

    Mais après la rupture entre l’Organisation sioniste mondiale (OSM) et Jabotinsky (en 1923), celui-ci utilisera la thématique de l’annexion de la Transjordanie comme instrument de critique de la « mollesse » de l’OSM, qui a finalement accepté de mauvais gré la décision britannique.


  • Massada Massada 12 août 2018 10:59

    Les anti-israéliens aiment beaucoup évoquer Hitler et le nazisme.

    Ils est évident qu’ils en sont fascinés, ils suffit de constater le nombre d’articles ou de commentaires faisant allusion nazisme.
     
    Des personnages comme njama, omer et autre kader sont sans cesse occupé de parler de nazisme tellement ils en sont passionnés.
    C’est tout a fait le genre de personne à collectionner les symboles nazis chez eux et avoir des croix gammée sur les murs de leur chambre.
     
    Pas étonnant dés lors que Mein Kampf soit un best-seller dans les pays musulmans.
     

     



    • njama njama 12 août 2018 11:10

      @Massada


      Il y a plutôt des faits historiques avérés que certaines factions sionistes de l’époque très influentes qui ont été déterminantes dans l’avènement de l’État d’Israël partageaient des idées proches des courants fascistes qui circulaient avant guerre... et les avaient à l’évidence importées en Palestine.

      La pensée politique fasciste, à quelques variantes près, circulait pas mal en Europe, que ce soit en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal ...


    • Massada Massada 12 août 2018 11:18

      @njama
       

      chez vous c’est une obsession !
      moi je m’en fout du nazisme, Hitler etc... ce n’est pas mon époque, ce n’est pas mon histoire, ce n’est pas mon centre d’intérêt ;
       
      Seul des malades comme vous sont passionnés par ce genre de chose.
      Vous devez avoir de sérieux problèmes psychologiques pour passer votre temps à tous ça.
       
      Je ne lis pas vos posts, je vous laisse entre nasillions.


    • njama njama 12 août 2018 11:40

      @Massada

      Aucune obligation pour quiconque d’essayer de comprendre son époque, et son histoire.

    • njama njama 12 août 2018 11:50

      @Massada


      Si vous m’aviez lu vous auriez peut-être compris que le destin politique du sionisme n’avait pas grand chose de singulier, il s’est approprié des idées de l’époque, - c’est presque banal -, et pour des raisons d’inertie et de conservation elles se poursuivent.
      On imagine assez mal Benjamin Netanyahou avoir des idées politiques éloignées de celles que son père partageait avec des militants sionistes notoirement influents dans la création d’Israël.


    • OMAR 12 août 2018 13:14
      Omar9
      .
      @Massacrada
      .
      Personnellement, le nazisme me terrifie, car nos parents nous ont appris que Hitler aurait déclaré qu’après le juifs, ça sera au tour des arabo-musulmans de gouter aux camps de concentrations et d’extermination.
      .
      Alors, ma passion pour le nazisme est aussi forte que celle de nager parmi les requins ou faire du canoé sur la lave d’un volcan...
      .
      Aussi, si tu viens chez moi (tu seras le bienvenu) tu y trouveras surtout les photos de mes enfants et petits enfants...
      .
      Autre chose, « Mein Kampf » est non seulement introuvable, au Maghreb, et je peux t’assurer que 99,99% de maghrébins ne le connaissent pas ou ne l’ont jamais lu...
      .
      Alors, reprends ton pipeau, et cherche un autre air de hasbara plus crédible....

    • Massada Massada 12 août 2018 16:27

      @OMAR

      Mein Kampf best seller au salon du livre de Casablanca.

    • Ben Schott 12 août 2018 16:42

      @Massada

       
      C’est quoi le problème ?
       


    • Massada Massada 12 août 2018 16:49

      Bien sur je peux admettre que j’ai tord

      Enfin j’imagine,
      vu que c’est encore jamais arrivé

    • OMAR 12 août 2018 17:10
      Omar9
      .
      @Massacrada
      .
      Ton lien aurait été crédible s’il ne s’agissait pas de Wukali.
      .
      Wukali ? Un nébuleux« magazine » géré par Pierre Alain Levy, un sioniste avéré, islamophobe et pigiste au « Figaro »....
      Quelques citations de cet énergumène :
      « Kadhafi est un bouffon, un clown triste, vieillissant et sans lustre,.. ».
      « l’islamo fascisme menaçant et la barbarie sous-jacente induite .. ».
      .
      Enfin, si « Mein Kampf » aurait été présenté au salon du livre de Casablanca (ce qui est exceptionnel), tu confirmes mes propos que ce torchon n’existe pas dans les bibliothèques et autres librairies du pays.
      Et j’insiste encore une fois, il est pratiquement inconnu dans les masses populaires maghrébines..
      Joue encore du pipeau, @massacrada, joue...
      Ça a marché avant, ça pourrait marcher encore....

    • DACH 13 août 2018 09:15
      @OMAR le coyotte= MK est diffusé partout au maghreb et au machrek.
      Donc mensonge de plus d’Omar le coyotte. Vous dépensez tant d’énergies à convaincre que l’état d’israêl ne doit pas exister, qu’il n’est ni légal ni légitime, et en pure perte. Saluons votre persévérance que les faits de chaque jour démentent et qui n’a d’égal que viotre manque de discernement. Beep-beep.les vrais combats pour plus de justice se font ailleurs et non avec des antisémites qui se veulent masqués.

    • Garibaldi2 13 août 2018 15:13
      @Massada

      ’’ Pas étonnant dés lors que Mein Kampf soit un best-seller dans les pays musulmans. ’’

      Vous avez une source fiable à l’appui de cette affirmation ?
       

  • njama njama 12 août 2018 11:00

    La création du Parti révisionniste (1925)
    À partir de 1923-1924, Jabotinsky regroupe autour de lui un petit groupe de militants, surtout d’origine russe comme lui. En 1925 naît l’Alliance des sionistes révisionnistes à Paris (dans l’arrière salle du « café du Panthéon », en plein quartier Latin).
    Le terme « révisionniste » vient de la volonté des membres du nouveau parti de « réviser le sionisme ».
    L’objectif est la création d’un État sur les deux rives du Jourdain (y compris donc dans l’actuelle Jordanie). Les Britanniques doivent mettre en place une « légion juive » pour permettre au Yichouv de se défendre. Ils doivent aussi favoriser une immigration juive de masse. Les terres publiques (domaniales) et les terres en friche devront être mises à la disposition des immigrants juifs. Mais l’autorité du Royaume-Uni sur la Palestine n’est pas remise en cause.
    ...
    La tentation fasciste et les Birionim (1928-1933)

    En 1928, trois hommes entrent au Parti révisionniste. Ils viennent de la gauche sioniste, mais se sont retournés contre elle, et affichent maintenant des sympathies fascistes. Ce sont le journaliste Abba Ahiméir, le poète Uri Zvi Greenberg et le médecin et écrivain Yehoshua Yevin.

    Ils organisent rapidement une faction fasciste et radicale en Palestine mandataire, le Brit Ha’birionim (L’alliance des brigands ou Alliance des voyous) ...

    source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sionisme_r%C3%A9visionniste



  • njama njama 12 août 2018 11:04

    Brit Ha’birionim (L’alliance des brigands ou Alliance des voyous) est le nom d’un groupe fasciste sioniste fondé en 1931 par des radicaux du parti sioniste révisionniste.

    Idéologie
    Le maximalisme révisionniste était une idéologie sioniste de type fasciste, issue du sionisme révisionniste, et qui constitua durant l’entre-deux-guerres, la principale tendance idéologique du Brit Ha’birionim . Les révisionnistes maximalistes s’inspiraient du régime fasciste de Benito Mussolini et prônaient la création d’un État d’Israël fondé sur les principes fascistes. Les maximalistes révisionnistes était devenus la principale faction du Brit Ha’birionim en 1930, mais cette tendance a connu un rapide déclin après la décision controversée de Ahimeir de soutenir l’Allemagne nazie en raison de ses positions fascistes et anticommunistes, tout en s’opposant à son antisémitisme politique.

    ---------------------------------
    Bension Netanyahou, né Mileikowsky le 25 mars 1910 à Varsovie et mort le 30 avril 2012 à Jérusalem, est un historien israélien. Il est le père de Jonathan Netanyahou et de Benjamin Netanyahou.

    Membre du sionisme révisionniste proche d’Abba Ahimeir, il est corédacteur du journal Betar (1933–1934). Il sera dans les années 1930 le principal idéologue d’un courant sioniste tenté par le fascisme.


  • Jelena Jelena 12 août 2018 11:49

    Une anecdote à propos des juifs et des nazis.
     
    En début de mois alors que les croates commémorèrent une fois de plus leurs nazis, 2 avions israéliens ont participé à l’événement en survolant l’assemblée... Suite à quoi les juifs de Serbie, afin de se désolidariser, se sont plaints à travers les médias de cette participation. Ce qui fait qu’à son tour, « Bibi » a annoncé qu’il compte venir à Belgrade afin de donner « des explications ».


  • njama njama 12 août 2018 19:05
    @Massada

    Le lien historique entre Jabotinsky, le mouvement révisionniste, et le régime fasciste italien est avéré. Une amitié qui leur aura permis de créer une école militaire avec la bénédiction du gouvernement italien.

    source  : Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem

    Les sionistes révisionnistes et l’Italie
    Histoire d’une amitié très discrète (1932-1938)
    Alberto Bianco
     
    Entre 1934 et 1938, en pleine période fasciste, des centaines de jeunes juifs du Betar1 arrivant d’Europe de l’Est et de Palestine suivent des cours à l’École maritime de Civitavecchia, une ville située à 70 kilomètres de Rome. Ce chapitre de l’histoire du mouvement révisionniste est peu ou très mal connu des historiens, sauf de ceux qui se sont penchés en particulier sur l’histoire de ce mouvement dirigé par Vladimir Zeev Jabotinsky2. La présence de sionistes du Betar en Italie est d’autant plus surprenante que le régime fasciste, à partir de 1934, commence à se rapprocher du monde arabe, et entre en contact avec les nationalistes arabes dont Shakib Arslan et le mufti de Jérusalem. Si l’on consulte la presse italienne de l’époque, on se rend compte que le régime fasciste est plus proche des nationalistes palestiniens que des sionistes, car ces derniers sont souvent considérés comme un instrument de l’impérialisme britannique et du bolchevisme en Palestine. Comment expliquer qu’en Italie le régime fasciste ait pu tolérer la présence d’un groupe de sionistes révisionnistes ? Pourquoi le Betar a-t-il pu imposer systématiquement en Italie des cours de formation pour ses jeunes adeptes ? Quelles étaient véritablement les relations entre le régime fasciste et les révisionnistes ? Comment ces derniers entraient-ils en contact facilement avec les hauts fonctionnaires de Palazzo Chigi3, alors que les sionistes officiels n’y arrivaient pas ? C’est ce que nous allons tenter d’éclaircir.

    lire l’article :




  • hdelafonte 12 août 2018 21:02

     Cet article est une falsification intellectuelle.

    En gros, la thèse de Brenner est que certains sionistes ont essayé de sauver des juifs d’Europe, en amadouant les Nazi et en se faisant passer pour des représentants du peuple juif. Le but était de les faire émigrer et de les sauver.

    Si on racle les chiottes de l’histoire, voila ce que l’on trouve sur les liens entre sionisme et nazisme. Si on voit du côté arabe, on trouve du beaucoup plus lourd... entre l’exflitration des criminels de guerre nazis, et les appels du pied vers Hitler pour aider à massacrer les juifs de Palestine, c’est carrément une fosse septique qu’il faut prévoir... 

    Tout est explicable (y compris l’espoir pour les Arabes dans une victoire Allemande, et ce que cela leur aurait apporté en Palestine), mais de là à écrire ce genre d torche c.. il n’y a que sur Agoravox que l’on ose.

    La cerise sur le gateau, c’est ceux qui trouvent cela instructif et intéressant, alors que trois clics suffisent pour savoir qui a été Shamir ou Jabotinski, voire pour feuilleter le bouquin de Brenner, et pour voir la grosse manip derrière ce genre d’article...


    • njama njama 13 août 2018 00:35

      @hdelafonte


      Le but des sionistes était de faire émigrer des Juifs en Palestine, et de faire tout ce qui pouvait contribuer à cet objectif. La coopération avec le régime nazi, du moins jusqu’à une certaine époque est documentée.

      Les contacts secrets : le sionisme et l’Allemagne nazie, 1933 – 1941
      Par Klaus Polkehn, Journal of Palestine Studies – 1976 traduit de l’anglais par Djazaïri
      L’antisémitisme devint une politique officielle du gouvernement allemand quand Hitler fut nommé chancelier du Reich allemand le 30 janvier 1933. Le printemps 1933 avait aussi vu le commencement d’une période de discrète coopération entre le sionisme et le régime fasciste allemand afin d’accroître le flux de capitaux et d’émigrants Juifs vers la Palestine. [.................................................]
      [.................................................]
      Conclusion

      Chaque fois que la coopération entre les sionistes et les fascistes est révélée, les auteurs sionistes recourent à l’excuse toute prête selon laquelle les contacts avec les nazis n’avaient été noués que dans le seul but de sauver des Juifs. Alors même que certains faits mentionnés précédemment contredisent cette thèse, on peut poser les deux questions suivantes aux tenants de cette thèse : N’y avait-il vraiment aucun autre moyen de sauver les Juifs Européens ? Etait-ce le véritable motif des sionistes pour pactiser avec le diable ?

       On ne peut douter du fait que la seule possibilité pour empêcher le massacre de millions de Juifs (ainsi que d’éviter la seconde guerre mondiale qui a causé des millions de morts) consistait à renverser la dictature fasciste quand elle en était au tout début de sa phase de domination. Mais les dirigeants sionistes n’étaient pas intéressés par cette perspective – leur seul objectif étant d’augmenter le nombre de Juifs dans la population de la Palestine. Comme ils partageaient la vision anti-assimilationniste du nazisme concernant la race juive, ils ne considéraient pas la dictature fasciste comme une tragédie. Comme l’avait expliqué David Ben Gourion : « Ce que des années de propagande sioniste n’avaient pas pu faire, ce désastre l’avait réalisé en l’espace d’une nuit. »

      Non seulement les chefs sionistes ne firent rien contre le fascisme, mais ils entreprirent des actions qui sabotèrent le front antifasciste (en empêchant un boycott économique avec leur accord Haavara). En pratique, ils rejetèrent des tentatives pour sauver les Juifs Allemands dès lors qu’elles n’avaient pas pour but l’installation des Juifs en Palestine. L’exemple qui suit est celui de la conférence d’Evian : quand après 1933 la majorité des pays capitalistes refusa d’accueillir les réfugiés Juifs d’Allemagne, le président Américain Roosevelt appela à la réunion à Evian d’une conférence sur les réfugiés. Cette conférence se tint du 6 au 15 juin 1938 avec la participation de 32 pays capitalistes. La conférence échoua étant donné que les participants refusèrent d’accueillir les réfugiés Juifs. On aurait pu supposer que le mouvement sioniste, qui était aussi représenté à Evian, aurait essayé de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils lèvent leurs restrictions. Mais les sionistes déposèrent au contraire une motion dès le début de la conférence pour demander l’admission d’1,2 million de Juifs en Palestine. Ils n’étaient pas intéressés par d’autres solutions et, comme l’écrira plus tard Christopher Sykes : « Ils avaient manifesté une indifférence hostile à l’égard de l’ensemble du processus dès le tout début… la vérité à ce propos est que la démarche tentée à Evian ne correspondait absolument pas à l’idée sioniste. »

      Les dirigeants sionistes partagent donc la responsabilité de l’échec à secourir un plus grand nombre de Juifs Européens. On doit en toute justice se souvenir que les Juifs qui ont survécu à la monstrueuse domination du fascisme ont été sauvés par les soldats du bloc antihitlérien, et particulièrement à ceux de l’armée soviétique qui a consenti un terrible sacrifice pour vaincre la dictature fasciste.


      https://mounadil.wordpress.com/2013/01/27/le-sionisme-et-le-regime-nazi-un-texte-important-de-klaus-polkehn-enfin-disponible-en-francais/






    • hdelafonte 13 août 2018 13:49

      @njama

      Vous faites un faux procès aux sionistes.

      Le sionisme a fait le choix d’ameliotrer le sort des juifs en créant un État juif « ailleurs ». Nombre de juifs ont fait un autre choix, celui d’ameliorer Le sort des juifs « sur place ». Et Beaucoup de juifs sont rentrés en Résistance .

      Dire que les sionistes n’ont rien fait est donc fallacieux, leur agenda était tourné vers la création d’un État juif .

      Parmi les juifs résistants (notamment ceux qui à un moment ou à un autre ont rejoint l’Armee Rouge), nombre d’entre eux rentrés chez eux ont trouvé leur famille exterminée... et ont adhéré au sionisme car ne voulant pas rester dans les États qui avaient massacre leurs familles...

      Grosso modo, les résistants juifs et les sionistes se sont parfois opposés lors de la création d’Israel, les Résistants privilégiant un État multicobfessionnel etc.

      La guerre de 48 avec les pays Arabes a fait voler en éclat ces divergences , et les guerres successives (ainsi que les expulsions massives des juifs vivant dans les pays Arabes) ont convaincu nombre de juifs que leur salut était dans un État juif...


    • njama njama 13 août 2018 15:58

      @hdelafonte


      Je ne fais pas de procès (d’intention) aux sionistes, chaque faction peut évaluer son propre passé, ce n’est pas pour autant que le récit que certains en font aujourd’hui est forcément juste, et que leurs tribulations n’ont pas été entachées de grandes divergences de points de vue, comme de graves erreurs d’appréciation, ou de prospectives, notamment lors de la Conférence d’Évian en juin 1938, soit avant la déclaration de guerre, et bien avant la décision encore très secrète en été 1941 de les exterminer. Divergences entre ceux favorables au projet ougandais, et ceux (majoritaires) inconditionnellement ‘palestinocentristes’. L’histoire du sionisme n’a rien de monolithique,et chaque faction y allait de ses tendances, socialistes ou non, comme de sa propre idéologie, pour poursuivre ses propres intérêts.

    • njama njama 13 août 2018 16:01
      @hdelafonte

      Israël Shamir, que vous ne semblez pas apprécier se base en partie dans ses publications sur un auteur que l’on peut supposer être une source très fiable, en raison de la position qu’il occupait :

      "Sabbataï Beit-Tsvi, un vieux juif russe, avait travaillé toute sa vie aux archives de l’Agence juive à Tel Aviv. Une fois à la retraite, il avait “publié”, en 1977, un ‘samizdat’ (‘à compte d’auteur’), épais de quelque 500 page au format in IV°, sous le titre fleuve et quelque peu nébuleux “La crise du sionisme post-ougandais aux jours de la catastrophe des années 1938-1945."

      Le Titre anglais est : Post-Ugandan Zionism On Trial
      A Study of the Factors that Caused the Mistakes Made by the Zionist Movement during the Holocaust. Volume I by, S.B. Beit Zvi.

      On le trouve sur le Web en différents formats ... livre ou édition gratuite





    • njama njama 13 août 2018 16:19
      @hdelafonte

      A propos de la Conférence d’Évian, Israël Shamir résume les propos de Beit Tsvi :

      Il [le mouvement sioniste] s’ingénia à faire échouer tous les plans de sauvetage (mis sur pied dans le cadre) de la Conférence d’Evian. Beit-Tsvi consacre un chapitre entier de son livre à ce sabotage, et il démontre l’influence absolument illimitée des sionistes sur la grande presse ainsi que leur capacité à se rendre maîtres des opinions. La conférence d’Evian avait été convoquée en mars 1938 à l’initiative du président américain Roosevelt, afin d’aider les Juifs à quitter l’Allemagne, qui venait d’annexer l’Autriche. Au début, le monde juif manifesta un grand enthousiasme pour cette initiative et il baptisa même cette conférence “Conférence de la conscience mondiale”. Le mouvement sioniste nourrissait l’espoir que la conférence accorderait la Palestine au peuplement juif, et qu’y serait prise une résolution enjoignant à la Grande-Bretagne – puissance mandataire en Palestine – d’y accueillir les réfugiés juifs.

      Mais tel ne fut pas le cas. La conférence d’Evian se consacra à l’élaboration de plans pour le sauvetage des Juifs, et non pas à un quelconque plan de peuplement de la Palestine. Tous les représentants des différents pays participant à la conférence évoquèrent la possibilité d’accueillir des réfugiés sur leur territoire respectif, et ils se gardèrent bien d’exercer une quelconque pression (forcément vexatoire) sur l’Angleterre. “C’est alors que l’avis des sionistes sur cette conférence changea du tout au tout, écrit Beit-Tsvi, – la colère prit la place de l’enthousiasme et les espoirs se métamorphosèrent en déception. L’intervention du dirigeant du mouvement sioniste mondial, Chaïm Weitzman, fut remarquée : “Si la Conférence ne se met pas d’accord sur la résolution du problème des Juifs une bonne fois pour toutes au moyen de leur transfert en Eretz Israël- inutile de se fatiguer.”

      Immédiatement, toute la presse sioniste lança une campagne hystérique, écrivant : “nous sommes rejetés et personne ne nous réconforte : le monde a perdu toute conscience.”

      Mais les observateurs non sionistes étaient optimistes : la Conférence avait suscité l’espoir de voir tous les émigrants (juifs) potentiels admis dans les différents pays participants. Cet espoir était fondé, et c’est précisément la raison pour laquelle les sionistes s’ingénièrent de toutes leurs forces à le torpiller (avec succès).

      Beit-Tsvi cite la lettre d’un dirigeant sioniste, George Landauer à un de ses homologues, Stiven Weiz : “Ce que nous (sionistes) redoutons, par-dessus tout, c’est que la Conférence (d’Evian) n’incite les organisations juives à rassembler des fonds afin de financer la réinstallation des réfugiés juifs (dans les pays participants), ce qui obérerait gravement notre propre collecte de fonds destinés à nos propres objectifs”.

      Beit Tsvi résume les propos du chef des sionistes Haïm Weissman ; “Pour (financer) la venue des réfugiés juifs dans d’autres pays, il faudra beaucoup d’argent, ce qui signifie que les finances sionistes seront ruinées. Si la Conférence est couronnée de succès (c’est-à-dire, si elle permet aux Juifs persécutés de s’enfuir de l’Allemagne nazie), elle portera un préjudice irrémédiable au sionisme. Ce qu’à Dieu ne plaise : que les pays participants à la Conférence (d’Evian) proclament leur générosité et qu’ils invitent les Juifs d’Allemagne à venir se réfugier sur leurs territoires respectifs, et c’en serait fini du projet (sioniste) en Palestine : (il y aurait un éparpillement) entre (une multitude) d’autres pays d’accueil, les Juifs ne (nous) donneraient pas d’argent, et les Anglais n’accorderaient pas l’autorisation d’immigrer en Palestine !”

      D’ailleurs, d’autres dirigeants du sionisme s’”intéressèrent” à l’idée de sauver les Juifs (à la conférence de la toute-puissance Agence Juive, tenue le 26 juin 1938) : Grinbaum évoqua l’”horrible danger d’Evian”, et David Ben Gourion en personne déclara qu’en cas de succès, la Conférence porterait un coup terrible au sionisme. La mission première des sionistes, ajouta-t-il, est de dénigrer la bonne image produite par la Conférence et de s’efforcer de la saboter, de ne pas lui permettre d’adopter une résolution (exécutive).

      C’est ce qu’ils firent : une délégation de sous-fifres se rendit à la Conférence et, en substance, dissuada les délégués des autres pays, en leur susurrant : “mais pourquoi, grands dieux, avez-vous (absolument) besoin d’immigrants juifs chez vous, qu’allez-vous en faire ?”

      ...
      https://arretsurinfo.ch/comment-les-sionistes-ont-sauve-les-juifs-durant-la-seconde-guerre-mondiale/

    • hdelafonte 13 août 2018 16:49

      @njama

      Comme moi, vous vous intéressez à cette période et vous lisez diverses sources pour mieux la comprendre. Merci pour votre lien sur le projet ougandais, j’irai voir à l’occasion.

      Personnellement, je ne lis pas l’histoire pour la juger, mais pour essayer de la comprendre. J’ai eu la chance d’avoir Marc Ferro comme professeur quand j’étais étudiant. IL nous a raconté un jour une discussion qu’il avait eu avec Fernand Braudel, où celui-ci lui avait dit en substance :
      « écrire un livre qui dénonce la condition noire du temps de l’escavagisme américain, c’est louable, mais facile. la vraie difficulté, c’est de chercher à expliquer cette société esclavagiste, ses fondements idéologiques, etc. »

      Vous me citez Itzak Shamir, sa vie et sa trajectoire sont très éclairants pour comprendre Israel. Très schématiquement, c’est quelqu’un qui a du se cacher avant 1948, à la fois des Anglais et de la mouvance majoritaire sioniste, et qui a fini premier ministre d’Israel.

      Pourquoi ? c’est cela qui m’intéresse à comprendre, pas le personnage lui-même.

      Maintenant, si on veut comprendre le personnage pour le juger, on doit prendre en compte le fait qu’il ait fait le choix, très jeune, de rejoindre la Palestine occupée par les Anglais, et que toute sa famille restée en Russie a été exterminée pendant la guerre.

      Dès lors que les Arabes ont exprimé la volonté d’exterminer les juifs, il n’a eu aucun état d’âme....comme nombre de rescapés des camps de la mort, qui pendant la guerre de 48 ont eu la même attitude...

      Mais il représente un courant minoritaire à cette époque au sein du sionisme.


    • njama njama 13 août 2018 17:55

      @hdelafonte


      Merci pour votre réponse courtoise.
      Il me semble être sur le même état d’esprit que vous concernant la compréhension de l’histoire, et si j’ai pu donner l’impression de la juger j’en suis sincérement désolé.

      Je m’efforce de m’en tenir aux faits, de corroborer des témoignages, et s’ils ne correspondent pas au récit, hagiographique parfois, il nous appartient à tous je pense d’essayer de faire en sorte de remettre les choses à l’endroit.
      J’espère que ce site peut y contribuer parfois.

      Il y a eu une méprise entre nous sur le patronyme Shamir, vous me citiez Ytzahk Shamir, grande figure politique nationale israélienne, que je vous citais Israël Shamir, citoyen israélien, écrivain, journaliste, et malgré lui figure d’opposition contestataire si pas hérétique,quand on ne va pas dans le sens du roman national distillé par les autorités proclamées ...



    • njama njama 13 août 2018 17:59

      @hdelafonte


      Post-Ugandan Zionism On Trial
      A Study of the Factors that Caused the Mistakes Made by the Zionist Movement during the Holocaust. Volume I by, S.B. Beit Zvi.

      Vous pouvez télécharger le PDF du Volume I (en anglais) ICI :
      Translation from Hebrew By Ralph Mandel
      Copyright 1991 – S.B. Beit-Zvi
      All Rights Reserved
      ISBN No.0-9628843-0-8
      Publishers S.B. Beit-Zvi
      1991, Zahala-Tel-Aviv
      Israel
      Cover Design : Laurinda Phakos
      INTERNET EDITION (Fair and non-commercial use)
      AAARGH PUBLISHING HOUSE 2004

      https://ia801409.us.archive.org/19/items/Post-ugandanZionism/Beitzvi.pdf


    • hdelafonte 13 août 2018 22:07

      @njama

      Non je ne connaissais pas Israel Shamir, et je comprends mieux vos posts. Il traine une réputation d’antisémite de l’opinion même de pro palestiniens (le Monde Diplomatique,
      http://europalestine.com/spip.php?article867
      )

      Je n’achèterais pas son livre pour cette raison mais si j’avais l’occasion de le feuilleter je serais intéressé.

      Je suis surpris que vous me parliez de Roman National concernant Israel. Il me semble que l’on peut trouver, de la main d’écrivains israéliens (Shlomo Sand) ou même juifs (Noam Chomski,Norman Finkelstein ) des opinions très diverses permettant de se faire soi-même une opinion.

      Il me semble également que le quotidien Haaretz en langue anglaise est souvent critique, et donne la parole à des opposants à la politique israelienne.

      J’aimerais voir dans le monde arabe la même pluralité d’opinion, et si je devais parler de roman national je le verrais plus volontiers du côté palestinien. SI vous pouvez me faire changer d’opinion sur ce sujet c’est avec plaisir que je lirais vos sources, ou les revues du monde arabe que vous pourriez me conseiller, et qui sont critiques envers leur société et essayent de diffuser des opinions alternatives.

      D’ailleurs, je ne pense pas être sectaire ou partial, mais je me suis fait refuser un article sur Agoravox sur le sujet du Proche Orient, et les commentaires des modérateurs m’ont édifié par leur partialité. Je suis persuadé que si j’écrivais un article critique sur Israel il serait publié sans problème. J’ai publié 2 autres articles sur des sujets non liés directement au Proche Orient, qui ont été publiés en 1 ou 2 jours.

      Et donc, pour ces deux raisons, j’ai tendance à accuser de sectarisme plus les « pro palestiniens » que les « sionistes »

       

       


    • njama njama 14 août 2018 12:29

      @hdelafonte

      Vous pouvez pensez ce que vous voulez de Israël Shamir, il cite Beit-Zvi dont je vous ai donné les références.
      Ceci étant pour en revenir à l’article, maints éléments confirment une « collaboration » entre le régime nazi et les palestino-sionistes entre les années 1933 et 1938, qui permit à l’Allemagne de contourner le blocus économique lancé contre elle, alors qu’une grande partie des Juifs d’Europe s’opposaient à l’Allemagne. Brenner n’invente rien.
      Je cite l’article  : " Après que Hitler eut été nommé chancelier en 1933, des Juifs indignés du monde entier avaient rapidement lancé un boycott économique, espérant mettre l’Allemagne à genoux, avec le quotidien britannique londonien publiant fameusement en première page la bannière « La Judée déclare la guerre à l’Allemagne ». L’influence politique et économique des Juifs était alors, tout comme maintenant, tout à fait considérable, et dans les affres de la Grande Dépression, l’Allemagne appauvrie devait exporter ou mourir, si bien qu’un boycott à grande échelle contre les principaux marchés allemands constituait une menace potentiellement grave. Mais cette situation apportait précisément aux groupes sionistes une excellente opportunité d’offrir aux Allemands un moyen de briser cet embargo commercial, et ils exigèrent des conditions favorables pour l’exportation de produits manufacturés allemands de haute qualité en Palestine, accompagnés de Juifs allemands. Lorsque le mot « Ha’avara » ou « Accord de transfert » avec les Nazis a été prononcé lors d’une convention sioniste de 1933, de nombreux Juifs et sionistes ont été scandalisés, et cela a conduit à diverses scissions et controverses. Mais l’accord économique était trop beau pour être rejeté, et il s’est poursuivi et a progressé rapidement."

    • njama njama 14 août 2018 12:50
      Les contacts secrets : le sionisme et l’Allemagne nazie, 1933 – 1941, Par Klaus Polkehn, Journal of Palestine Studies – 1976
      extraits :
      Les premiers jours de la domination nazie en Allemagne virent aussi le début d’une collaboration économique entre les fascistes et les sionistes. En mai 1933, la compagnie sioniste de plantation de citronniers en Palestine,  Hanotea », avait déjà sollicité du ministère de l’économie du Reich la permission de transférer du capital d’Allemagne, ouvrant ainsi la voie à l’accord de transfert (Haavara) qui interviendra plus tard.

      La compagnie « Hanotea » achetait les marchandises allemandes dont elle avait besoin, les payant avec des comptes bancaires en Allemagne d’émigrants Juifs. Les émigrants quittaient alors l’Allemagne et recevaient l’équivalent en immobilier de ce qui avait été prélevé sur leurs comptes. Comme l’expérience avec Hanotea semblait avoir été une réussite aux yeux des dirigeants sionistes, des négociations furent entreprises à l’été 1933 entre la partie sioniste et le ministère allemand de l’économie, ce qui aboutit à la signature de ce qu’on a appelé l’accord Haavara.

      Les négociations de 1933 sur la Haavara sont un des épisodes de l’histoire du sionisme sur lequel un voile a été jeté, vu qu’elles constituaient un exemple de coopération économique au moment où les forces antifascistes essayaient de prendre la tête d’un boycott de l’Allemagne nazie.

      [...]
      En vertu de l’accord signé à Berlin, deux compagnies furent créées : la compagnie Haavara à Tel Aviv et une compagnie sœur baptisée Paltreu à Berlin. La procédure se déroulait de la manière suivante : l’émigrant Juif payait avec son argent (la somme minimale était d’un millier de livres sterling) sur le compte en Allemagne de la Haavara (à la banque Wassermann Bank de Berlin ou à la banque Warburg de Hambourg). Avec cet argent, les importateurs Juifs pouvaient acheter des marchandises allemandes pour les exporter en Palestine tout virant une somme équivalente en livres palestiniennes dans le compte de la Haavara à l’Anglo-Palestine Bank en Palestine. Quand l’émigrant arrivait, il trouvait dans son compte une somme équivalente à celle qu’il avait versée en Allemagne (c’est là que Ball-Kaduri observe : « après avoir déduit des frais assez élevés »).

      En relation avec l’émigration vers la Palestine permis par l’accord Haavara, les sionistes fondèrent la Palestine Shipping Company qui acheta le bateau allemand de transport de passagers « Hohenstein » qu’ils rebaptisèrent « Tel Aviv. » Le bateau fit son premier voyage vers Haïfa au départ du port allemand de Bremerhaven au début de l’année 1935. Pendant ce voyage, le bateau portait à la poupe son nouveau nom en caractères hébraïques tandis que le swastika flottait sur son mât ; « une combinaison d’absurdité métaphysique » écrira plus tard un des passagers. Le capitaine du navire, Leidig, était un adhérent du parti Nazi !

      L’accord Haavara vouait à l’échec la démarche de boycott de l’Etat nazi et maintenait sans disruption pour l’économie fasciste l’accès à ’un large marché à l’export à une époque où le commerce mondial souffrait encore des traces de crise économique internationale de1929.

      https://mounadil.wordpress.com/2013/01/27/le-sionisme-et-le-regime-nazi-un-texte-important-de-klaus-polkehn-enfin-disponible-en-francais/





    • hdelafonte 15 août 2018 00:33

      @njama

      Si j’ai bien compris la thèse de Brenner, des sionistes ont permis à des juifs allemands d’emigrer En Palestine en échange de versements de capitaux associés à des opérations commerciales entre l’Allemagne Nazie et la Palestine.

      En cela, ces sionistes se sont opposés à un mouvement de boycott lui -même défendu par d’autres courants juifs.

      Ok. L’histoire a montré que ces juifs autorisés à émigrer ont certainement évité la chambre à gaz, ce qui de mon point de vue justifie à posteriori ce choix fait par ces sionistes.

      Vous êtes d’un avis différent ?

      Comme moi, ne pensez-vous vous pas que le fait d’associer (comme dans la photo de couverture de l’article) nazisme et sionisme est une imposture intellectuelle ? Les nazis cherchaient à exterminer les juifs, ces sionistes ont réussi à en sauver certains, peut-on dire que ces sionistes étaient nazis ?

      Mais je n’ai peut-être pas tout compris...


    • njama njama 16 août 2018 11:23

      @hdelafonte


      Le régime nazi, et donc Hitler lui-même, dès 1933 était très favorable à ce que les Juifs quittent l’Allemagne pour la Palestine, ou pour aller se faire voir ailleurs où ils voulaient...
      Non, ce n’était pas « en échanges de capitaux », vous confondez, ce procédé, dont les sionistes furent les artisans, n’avait pas d’autre vocation que de détourner le blocus économique lancé comme l’Allemagne nazie, pour poursuivre leurs objectifs d’acquisition, et de peuplement. Il faut donc parler dans le contexte du boycott de « collaboration » en raison de son caractère illicite au plan international, et non de coopération économique.

      A ce propos,« business as usual » , je cite source : (article de Klaus Polkehn) :
      En évoquant cette démarche de boycott, Nahum Goldmann qui occupait alors une position importante dans le mouvement sioniste, écrira plus tard :

       Cependant, beaucoup d’organisations juives refusèrent d’y participer [au boycott], soit parce que beaucoup de firmes juives étaient en fait des représentantes commerciales d’entreprises allemandes, ou parce que certaines organisations juives, celles des États Unis plus précisément, avaient adopté la position selon laquelle in était antipatriotique d’organiser un boycott contre un pays avec lequel son propre pays entretient des relations commerciales normales. »

      Cet exposé est sans doute valable pour les raisons évoquées prises une à une, mais il occulte néanmoins la vérité, parce que ceux qui ont rompu le boycott ont d’abord été les sionistes eux-mêmes.
      ---------------------

      En toute logique, les (palestino)sionistes fascistes avaient toutes raisons de croire au soutien de l’Allemagne nazie, qui avait sorti le pays de la crise économique (de 1929), et même au début de la guerre qu’elle en sortirait victorieuse..., au moins jusqu’en 1941-1942. De plus la Palestine était sous mandat britannique, lequel faisait partie de cette coalition internationale ennemie du Reich... Les intérêts entre sionistes et nazis pouvaient être « convergents », les premiers pouvant aider à assoir l’influence allemande au Moyen-Orient.

      Quand vous écrivez :

      Ok. L’histoire a montré que ces juifs autorisés à émigrer ont certainement évité la chambre à gaz, ce qui de mon point de vue justifie à posteriori ce choix fait par ces sionistes.

      Vous êtes d’un avis différent ?

      Oui, forcément car votre interprétation à postériori est complétement anachronique. Tout le temps de cette « collaboration », et jusqu’à l’été 1941, si pas 1942, voire 1943, le projet d’extermination des Juifs n’est pas connu, d’autant moins que les nazis s’étaient ouvertement montré favorables à leur émigration.




    • njama njama 16 août 2018 12:06

      @hdelafonte

      source : (article de Klaus Polkehn) :
      Feivel Polkes, le commandant de la Haganah, s’était mis en quatre pour faciliter le développement de la coopération entre sionistes et fascistes ; il avait même lancé une invitation à Eichmann pour une visite en Palestine comme invité de la Haganah. Six observait :
        « Dans le travail de mise en contact, le nom du SS Hauptscharführer Eichmann du Département II-II2 me vient à l’esprit avant tout autre. Il avait eu des discussions avec Polkes pendant le séjour de ce dernier à Berlin et il avait été invité à visiter les colonies juives en Palestine où il serait son guide. »

      Le voyage en Palestine entrepris par Hagen [SS-Sturmbannführer, grade du parti nazi] et Eichmann n’est qu’un épisode dans l’histoire de la collaboration entre le sionisme et l’Allemagne nazie. Mais c’était un événement à la fois significatif et révélateur qui est devenu l’objet d’une falsification considérable. Au lieu d’admettre le fait que le tristement célèbre assassin de Juifs, Adolf Eichmann, avait à un moment donné été invité en Palestine par la Haganah, les auteurs sionistes ont renversé la faute et affirmé que le but de la visite d’Eichmann était d’entrer en contact avec les rebelles Palestiniens, voire de conspirer avec le mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al-Husseini. L’inventeur de cette histoire semble être le sioniste bien connu Simon Wiesenthal...
      [...]
      Les rencontres entre Eichmann et Polkes ne sont pas des évènements isolés et fortuits. Elles s’inscrivent dans le contexte d’une coopération à long terme entre fascistes et sionistes. Après le voyage d’Hagen et Eichmann, la collaboration avait été cimentée par la « Mossad Aliyah Beth, » qui avait été créée par la Haganah comme organisation pour l’immigration illégale après le coup de frein à l’immigration en Palestine décidé par la Grande Bretagne suite à la Commission Peel. Fin 1937, i.e. quelques mois après le voyage d’Eichmann, des envoyés du Mossad prenaient leurs fonctions dans les locaux de ma Reichsvereinigung [Union des Juifs du Reich] au 10 Meineckestrasse à Berlin-Charlottenburg, avec la permission des autorités fascistes de Berlin. Ces deux envoyés, Pina Ginsburg et Moshe Auerbach avaient fait le voyage de Palestine en Allemagne à cet effet.



    • njama njama 16 août 2018 12:36

      @hdelafonte

      Comme moi, ne pensez-vous vous pas que le fait d’associer (comme dans la photo de couverture de l’article) nazisme et sionisme est une imposture intellectuelle ?
      Je ne parlerais pas d’une imposture intellectuelle, mais d’une caricature - avec tous les raccourcis que cela suppose, qui éloignent naturellement toute caricature d’une réponse intellectuelle -. Je n’approuve pas l’illustration personnellement, d’autant plus caricaturale que peu de Juifs, allemands ou non, à l’époque étaient sionistes. Cependant l’analogie (et non pas = l’égalité =) me paraît pertinente au plan politique entre l’idéologie du nazisme, et celle des (seules) factions sionistes fascistes, qui si elles étaient minoritaires (je crois), n’en ont pas moins été les plus influentes, et les plus déterminantes et déterminées dans la création d’Israël. Citation source : (article de Klaus Polkehn) :
      L’attitude des sionistes à l’égard de la menace d’une domination fasciste totale en Allemagne était déterminée par certains présupposés idéologiques communs : les fascistes tout comme les sionistes croyaient aux pseudo théories raciales, et les uns comme les autres partageaient la croyance dans des généralisations mystiques comme le caractère national » (volkstum) et la « race, » les uns et les autres étaient chauvins et penchaient pours « l’exclusivisme racial. » C’est ainsi que l’officiel sioniste Gerhart Holdheim écrivait en 1930 dans une livraison du Süddeutsche Monatshefte consacrée à la question juive (une publication dans laquelle, entre autres, des antisémites notoires faisaient connaître leurs opinions) :
      « Le programme sioniste conçoit la communauté juive comme étant homogène et indivisible, sur une base nationale. Le critère qui définit la communauté juive n’est pas al confession ou la religion, mais un sentiment global d’appartenance à une communauté raciale que réunissent des liens de sang et historiques et qui est déterminée à préserver son individualité nationale. » C’était le même langage, la même phraséologie que celle utilisée par les fascistes.


    • njama njama 16 août 2018 12:50
      @hdelafonte

      "certains présupposés idéologiques communs : les fascistes tout comme les sionistes croyaient aux pseudo théories raciales, et les uns comme les autres partageaient la croyance dans des généralisations mystiques comme le caractère national » (volkstum) et la « race, » les uns et les autres étaient chauvins et penchaient pour « l’exclusivisme racial. »

      Cette façon de penser et de faire, n’est-elle pas exactement celle de la politique d’Israël aujourd’hui ?
      politique d’apartheid, ghettos, État Juif, ...
      bon, je vous laisse à vos méditations sur ces questions...



    • njama njama 16 août 2018 13:56
      @hdelafonte

      Si vous pensez que les palestino-sionistes fascistes étaient opposés au régime nazi et qu’ils soutenaient la coalition contre le Reich vous faites un double contresens, logique, et historique, puisque dans le contexte c’était à l’opposé complet de leurs intérêts.

      1939 est l’année du « Troisième Livre blanc », publié le 17 mai 1939 (soit 3 mois et 1/2 avant l’entrée en guerre WW2) à la suite de la Grande Révolte arabe en Palestine mandataire (1936-1939) par lequel les Britanniques arrêtent de fait toute immigration juive. Un État palestinien unitaire (donc à majorité arabe) est promis pour 1949. C’est la rupture avec le mouvement sioniste.
      L’immigration juive est limitée à 75 000 personnes sur une durée de 5 ans, afin que la population juive ne dépasse pas le tiers de la population du pays. De ces 75 000 entrées sera déduit le nombre d’immigrants illégaux interceptés.

      Tout cela était inacceptable pour les sionistes de la Haganah, de l’Irgoun... comme pour les nazis qui escomptaient en priorité diriger (se débarrasser d’) une bonne partie des Juifs d’Europe vers la Palestine.

    • hdelafonte 16 août 2018 14:43

      @njama

      Pour revenir à ma question sur le nazisme identifié au sionisme, je ne vous parlais pas du fascisme mais du nazisme, avec ce que ce courant sous-entend en termes d’extermination. Je trouve que les monde arabe a bien davantage été séduit par les théories nazies que les sionistes, et je ne pense pas que l’on puisse parler d’extermination s’agissant des palestiniens tués par les israéliens.

      Vous vous appuyez sur des connaissances historiques, les massacres « de masse » commis sur les palestiniens l’ont été par des arabes (septembre noir, sabra et chatila). S’agissant de Sabra et Chatila, les milices du clan Gemayel ont d’ailleurs été très séduites par le nazisme.

      On peut rajouter à cela la « volonté politique » palestinienne de causer un massacre comme les camps de Sabra et Chatila, où alors que l’OLP était défaite militairement et obligée de quitter le Liban pour la Tunisie, il a été décidé de faire assassiner le président Gemayel. Yasser Arafat savait que cet assassinat se traduirait par une répression sur les camps de réfugiés, et cela lui a permis d’engranger un bénéfice politique.

      Idem avec le Hamas aujourd’hui, qui d’une art encourage des « loups solitaires » palestiniens à aller attaquer au couteau des civils (le pire exemple est celui d’une adolescente israelienne de 13 ans tuée au couteau), et qui feint de s’indigner quand, après avoir lancé des « populations civiles désarmées » contre la frontière à Gaza, les israéliens ouvrent le feu.

       

      Dans le même ordre d’idée, Sharon a été condamné pour Sabra et CHatila en Israel alors que les israéliens n’avaient tué personne, mais pas un seul des tueurs libanais n’ont jamais été traduit en justice au Liban...

      Dans la guerre de 48, on cite les massacres de Deir Yassine, mais on oublie que les palestiniens ont également commis des massacres de civils, grosso modo de la même ampleur.

      Et donc, s’agissant de Monsieur Sayed Hasan, je trouve que le parallèle entre sionisme et nazisme est abject. J’espère qu’un jour les palestiniens ouvriront les yeux sur leurs dirigeants qui n’ont pas hésité à les faire massacrer (Sabra et Chatila, le Hamas actuellement). De surcroit, quand je vois le statut des dirigeants du Hamas à l’étranger ou de Yasser Arafat (dont la veuve a récupéré l’ensemble de la fortune de l’OLP à l’époque), je trouve qu’il y aurait beaucoup à dire du côté arabe...

      Voici donc pour la parallèle entre sionisme et nazisme.

      Concernant l’état d’Israel, je pense que le sort des arabes israeliens est infiniment supérieur à celui de tous les citoyens arabes des pays environnants, et il ne viendrait à l’idée de personne de renoncer à leur citoyenneté. Et donc, si c’est cela de l’apartheid....

      On fait beaucoup de publicité sur les arabe israeliens, mais en France par exemple, je ne suis pas sur que les populations d’origine du Maghreb soient mieux loties. Il suffit de voir la représentativité de ces populations parmi les couches sociales et politiques...

      Et donc, je me méfie beaucoup des simplifications (israel= apartheid)... 
       


    • njama njama 16 août 2018 16:24
      @hdelafonte

      votre commentaire est encore truffé d’anachronismes ! Que viennent faire dans le sujet Sabra et Chatila, le Hamas, l’OLP, les milices libanaises, et les « arabes israéliens » qui n’existaient pas pour la période considérée.
      Merci d’essayer d’être un peu plus rigoureux, vous papillonnez dans tous les sens, quand il faut naviguer dans les années 30 et début 40.

      Pour revenir à ma question sur le nazisme identifié au sionisme, je ne vous parlais pas du fascisme mais du nazisme, avec ce que ce courant sous-entend en termes d’extermination.
      Ici encore vous faites un anachronisme, la question de l’extermination n’apparait pas avant l’été 1941, et encore que de façon très confidentielle, et en raison peut-être, du moins en partie, que la « question juive » n’avait pas été résolue (Conférence d’Évian, etc....)
      Je veux bien que le fascisme ne soit pas forcément un national-socialisme, encore que ... , mais le nazisme en était un, et le sionisme, un autre assez apparenté dans ses principes raciaux, et nationalistes. L’aboutissement d’un apartheid étant consubstantiel à cette idéologie, comme il l’était contre tout ce qui n’était pas considéré « aryen ».
      Amen

    • hdelafonte 17 août 2018 02:31

      @njama

      Que viennent faire dans le sujet Sabra et Chatila, le Hamas, l’OLP, les milices libanaises, et les « arabes israéliens » qui n’existaient pas pour la période considérée.

      Je n’ai pas été assez explicite dans mon raisonnement, je vais donc vous le préciser.

      Le sionisme est à l’origine un nationalisme, comme le nationalisme arabe kurde ou encore arménien. Si vous dites que le sionisme est un nationalisme, je suis d’accord avec vous. Si vous dites que le sionisme s’apparente au nazisme, il faut expliquer en quoi ce nationalisme est plus « nazi » que d’autres formes de nationalisme comme par exemple le nationalisme arabe.

      Le nazisme, comme le fascisme sont des formes spécifiques de nationalisme, basées sur un « mythe national » (la Rome antique pour les fascistes, le Volk pour les nazis), et un phénomène d’incarnation (le duce pour les fascistes, le fuhrer pour les nazis).

      Si vous avez un nationalisme démocratique, en quoi pouvez-vous dire qu’il s’apparente au nazisme ou au fascisme, qui eux ne sont pas démocratiques (duce ou fuhrer) ? le sionisme n’a jamais conduit à la dictature, à la différence de tous les dirigeants arabes.

      Une autre spécificité du nazisme par rapport à tous les autres nationalismes est sa politique d’élimination des individus inférieurs. Cet aspect est documenté dans Mein Kampf (paru en 1925), et donc il n’y a as besoin d’attendre 1941 pour « faire semblant de découvrir » cet aspect.

      Vous savez comme moi que les nazis ont exterminé les tziganes, les russes, les handicapés mentaux, etc.

      Et donc, associer n’importe quel nationalisme à du nazisme est lourd de sens, il faut préciser en quoi ce nationalisme s’apparente à du nazisme.

      Je ne souscris pas à votre argumentation car elle présente des individus minoritaires au sein du mouvement sioniste, et qui n’ont pas eu de réelle influence. Si Israel avait mené des politiques d’extermination, ou encore avait eu une direction politique de type Duce ou Fuhrer, alors l’association entre sionisme et nazisme serait légitime, et je vous l’accorderais.

      Encore une fois, ce que je trouve indigne dans l’article, c’est que le nationalisme arabe est à mon sens plus proche du nazisme que le sionisme, et par plusieurs aspects. Je ne vais pas vous rappeler les positions tenues par le grand mufti de jérusalem qui a été à Berlin visiter Hitler, et qui préconisait l’extermination des juifs. 

      Vous comprenez peut-être mieux pourquoi j’évoque des politiques d’extermination de populations en vue de les chasser de leurs territoires, comme cela a été fait par les jordaniens ou les milices libanaises sur les palestiniens.

       

      Je veux bien que le fascisme ne soit pas forcément un national-socialisme, encore que ... , mais le nazisme en était un, et le sionisme, un autre assez apparenté dans ses principes raciaux, et nationalistes. L’aboutissement d’un apartheid étant consubstantiel à cette idéologie, comme il l’était contre tout ce qui n’était pas considéré « aryen ».

      Il n’y a rien de racial dans le sionisme. les juifs étaient interdits d’exercer des professions sous les nazis, je ne crois pas que les arabes israeliens aient la moindre interdiction. Il y a des députés arabes israeliens, il y a eu un ministre de la défense arabe israelien, un juge de la cour suprême arabe israelien, etc.

      Le mot d’apartheid ne se justifie pas. En revanche, et vous le savez aussi bien que moi, les populations juives ont souvent été chassées ou opprimées sans que l’on parle d’apartheid....
      C’est ce « deux poids deux mesures » que je conteste dans votre armentation ainsi que dans celle de l’article.

       


    • njama njama 17 août 2018 11:49

      @hdelafonte
      Vous dites : « le sionisme n’a jamais conduit à la dictature »
      Ce « régime » sioniste est depuis son origine une dictature qui s’exerce contre les arabes autochtones juifs, chrétiens, musulmans. Si vous ne le savez pas Israël n’a toujours pas de Constitution, et ne déclare pas de frontières officielles, ce qui lui permet de continuer à coloniser impunément Une force d’occupation « coloniale » et colonialiste serait le qualificatif approprié pour définir cette entité sioniste.

      « sa politique d’élimination des individus inférieurs. Cet aspect est documenté dans Mein Kampf (paru en 1925)... »
      Vous faites dire à Mein Kampf, ce que cet ouvrage ne dit pas.
      De l’épuration_exclusion, à l’élimination _extermination il y a un gouffre. Que les nazis ont franchi à un moment donné, il est vrai, voir Conférence de Wannsee 20 janvier 1942

      Nazisme et sionisme partageaient l’idéologie d’épuration ethnique, c’est un fait.
      « Nous devons tout faire pour nous assurer qu’ils [les Palestiniens] ne reviennent pas. Les vieux mourront et les jeunes oublieront ». David Ben Gourion, fondateur et Premier ministre d’Israël, journal du 18 juillet 1948.

      « car elle présente des individus minoritaires au sein du mouvement sioniste, et qui n’ont pas eu de réelle influence. »
      parce que vous pensez que les groupes nationalistes, organisations paramilitaires, l’Irgoun, la Haganah, le Lehi (appelé Stern gang par les autorités britanniques), ... étaient des enfants de choeur ? Ils ont à leur actif, je ne sais combien d’actions terroristes et si vous prenez les dirigeants d’Israël, beaucoup d’entre eux en ont fait partie.
      * Liste des attentats de l’Irgoun pendant la Grande Révolte arabe
      * Terrorisme sioniste en Palestine mandataire

      Mal à propos vous comparez le nationalisme arabe avec le nazisme, le premier, inspiré dès le XIX° s. par des intellectuels arabes, musulmans, chrétiens, et juifs, est pluriethnique, multiculturel, multiconfessionnel, le second, comme le sionisme, sont l’exact opposé. D’autre part, les contextes et buts sont différents, le nazisme se voulait impérialiste, expansionniste, le nationalisme arabe est anti-impérialiste, et pour la période qui nous concerne ici il s’inscrit dans une volonté d’indépendance pour se libérer des puissances mandataires britannique sur la Palestine, et française sur le Liban et la Syrie.

    • njama njama 17 août 2018 13:31

      @hdelafonte
      « Je ne vais pas vous rappeler les positions tenues par le grand mufti de jérusalem qui a été à Berlin visiter Hitler, et qui préconisait l’extermination des juifs. »

      dommage que vous ne citiez pas vos sources !?
      L’influence supposée du grand mufti de Jérusalem Mohammed Amin al-Husseini est une farce sioniste tardive pour détourner l’attention vers un supposé antisémitisme « arabo-musulman », qui serait soi-disant consubstantiel à l’islam. Ce qui est le dernier avatar de la propagande sioniste pour discréditer la résistance palestinienne contre l’occupant.
      Oui le grand mufti a rencontré Hitler en novembre 1941, ce n’est un secret pour personne, une visite très officielle. Au moins deux raisons politiques assez banales concernant cette rencontre, obtenir un soutien contre le mandataire britannique (ennemi commun), les nationalistes arabes étant opposés au partage de la Palestine, et demander à Hitler de mettre fin à l’expulsion des Juifs d’Europe vers la Palestine. Ce qui va dans le sens de la Commission Peel qui prévoyait de limiter drastiquement cette émigration juive anarchique...
      De là à prétendre comme l’a fait dernièrement Netanyahu devant le 37e Congrès sioniste mondial, à Jérusalem qu’il aurait été l’inspirateur de la « solution finale », , et que, Hitler lui ne cherchait qu’à les expulser, il y a un pas que même Mme Merkel a désavoué, et elle n’est pas la seule :
      Lors d’une conférence de presse à Berlin, en présence de Netanyahu, Angela Merkel a tenu à contrecarrer ces propos : « Nous ne voyons aucune raison de changer notre perception de l’histoire tout particulièrement en la matière, nous continuons à assumer la responsabilité allemande dans la Shoah ».
      En réaction au révisionnisme du Premier ministre israélien, la chancelière a également rappelé l’importance de la transmission de cette mémoire : « Au nom du gouvernement allemand et en mon nom je peux dire que nous sommes conscients de la responsabilité des nazis dans cette rupture civilisationnelle qu’a constitué la Shoah, nous sommes convaincus que ceci doit être transmis aux générations à venir par exemple dans le cadre de l’éducation scolaire ».

      En tant que nationaliste arabe, bien qu’il n’était absolument pas leader de ce mouvement de résistance, mais simplement autorité religieuse sans pouvoir politique comme tous les muftis, il était bien naturel qu’il résiste à la puissance mandataire, comme à l’occupation progressive de la Palestine par des hordes de migrants Juifs, conscients comme d’autres et sans originalité que la Palestine ne pouvait à l’évidence accueillir tous les Juifs de la terre.

      Prétendre que le grand mufti de Jérusalem s’était opposé au sauvetage des Juifs, c’est vouloir trouver à bon compte un bouc émissaire (islamiste ?) à l’échec de la Conférence d’Évian de juin 1938, alors même que les palestino-sionistes avaient tout fait pour la faire échouer.









    • hdelafonte 18 août 2018 18:06

      @njama

      Merci pour ces échanges, qui m’ont permis de mieux cerner votre argumentation.

      Je prends la visite du grand mufti de Jerusalem envers Hitler pour ce qu’elle est, et je ne me réfère pas à l’utilisation politique faite par Netanyahu, utilisation qui a été démolie par nombre d’israeliens.

      Je regrette que vous aggregiez derrière le mot « sioniste » l’ensemble des positions politiques tenues par les différents intellectuels juifs ou israeliens,

      Il y a suffisamment de sources pour juger la teneur des discussions entre l’imam et Hitler, et le contexte même permet de clarifier ses vues sur ce sujet. Je ne vais pas argumenter davantage (notamment sur la milice bosniaque bénie par cet imam, et sur ce qu’elle a fait et qui est également documenté dans plusieurs autres sources).

      A la différence de nombre d’intervenants sur ce site, vous avez fait l’effort de vous documenter et de développer une réflexion à partir de sources historiques, et je trouve cela tout à fait honorable.

      Je ne vous connais pas, mais je regrette chez vous votre parti pris contre Israel (que vous appelez l’entité sioniste), et qui vous amène à exclure de vos réflexions des faits qui sont pourtant des évidences (que Israel soit une démocratie, les appels du pied de cet Imam envers Hitler, qu’il n’y ait pas d’Apartheid en Israel).

      J’espère que vos réflexions vous amèneront à des vues plus nuancées... peut-être avec l’age (personnellement j’ai 52 ans).

       


    • njama njama 19 août 2018 21:04
      @hdelafonte
      Merci également pour vos réponses courtoises.
      Le « sionisme » est une idéologie politique du XIX°, j’espère que vous avez au moins acté de cela. Il ne pourrait en être autrement. Revenir sur sa genèse douteuse, anglo-saxonne, ou pire biblique, n’est pas le sujet. Je l’ai développé dans bien d’autres commentaires publiés sur ce site.
      Concernant Israël, j’ai adopté depuis pas mal d’années, la position post-sioniste, j’ai acté de sa création politique, quand bien même je désapprouve que le berceau de sa réalité ait pu être fondé sur un terreau de violences, de spoliations, de déportations de quelques centaines de milliers de palestiniens... (j’abrège).
      Je crois dans une solution politique.
      En attendant, ce que l’on appelle Israël, mérite tout à fait à mon sens le terme d’entité sioniste, en usage courant au Moyen-Orient, et pas que dans le discours du Hezbollah. J’assume complétement ce qualificatif. Entité, en raison évidente que (comme daech, par analogie) il n’a pas (encore) de frontières définies, donc d’existence territoriale légale en tant que pays dans les termes du droit international. Vous ne pourriez nier qu’il est une puissance occupante en Cisjordanie, comme dans le Golan...
      Que vous preniez Israël pour une démocratie, c’est votre perception, les faits politiques, comme la réalité du terrain (j’ai séjourné 4 mois en territoires occupés) me témoignent du contraire.
      Cordialement



    • hdelafonte 19 août 2018 23:11

      @njama

      Votre commentaire m’amène à vous répondre...

      Je crois que nous avons lu les mêmes sources, mais notre différence réside dans le parti pris personnel. D’accord pour dire que le sionisme est une idéologie politique du XIXième siècle, tout comme le nationalisme arabe. Dire que sa genèse est douteuse est déjà un parti pris, reconnaissez-le.

      Je en nie pas que Israel soit une puissance occupante sur le plateau du Golan, mais comment pouvez-vous vous limiter à cette assertion sans mentionner les guerres où Israel a été attaqué par la Syrie, ainsi que la position stratégique de ce plateau qui était soit-disant imprenable, et offrait à la Syrie un avantage stratégique en cas de conflit ?

      Comment pouvez-vous ne jamais mentionner le rôle des autres acteurs, et rejeter systématiquement les torts sur Israel ? vous avez certainement des raisons personnelles pour cela.

      J’espère que vous prenez acte que, si Israel avait perdu l’une de ses guerres, elle aurait été rayée de la carte. C’est quand même un aspect fondamental du problème... vous parlez de spoliations, mais les juifs ont également été spoliés dans les pays arabes, et idem vous ne le mentionnez pas...

      On pourrait développer pareillement sur les autres sujets.

      Personnellement j’ai beaucoup joué aux échecs, en club et en compétition. Quand on perd une partie on l’analyse.. n’avez-vous jamais ressenti le besoin, ou la curiosité , d’analyser les causes des défaites arabes ? SI vous êtes vraiment pro-palestinien, en toute logique vous devriez considérer les erreurs commises qui ont conduit à la situation actuelle... la pire des erreurs est de sous-estimer son adversaire, et cette sous-estimation passe par le manque de respect, ou le fait de le dénigrer...

      Si Israel n’était pas pas porté par son patriotisme ce pays n’existerait plus.... Je pense, au contraire de vous, que les raisons de la victoire israélienne sont principalement la cohésion entière de son peuple, alors que le monde arabe est gangrené par la corruption et la vénalité, avec des dictatures partout...

      Je ne fais aucun jugement sur les peuples, juste sur leurs directions politiques..

       


    • njama njama 20 août 2018 17:35
      @hdelafonte
      Pourquoi voudriez-vous qu’il faudrait avoir de la sympathie pour Israël ?
      En raison de la Shoah ?
      Pourquoi pas, aurais-je envie de dire sur le coup, mais la compassion ne doit pas nous faire tomber dans ce grossier chausse-trappe intellectuel, et faire de l’histoire une immonde ratatouille sans queue ni tête, ni sens. La Shoah n’a strictement rien à voir avec l’idéologie sioniste, ni le projet de création d’un État pour les Juifs, en Ouganda ou ailleurs. Sauf à faire d’imbéciles et graves anachronismes.

      La paix n’intéresse pas Israël car elle mettrait tout simplement fin du jour au lendemain à l’occupation dans les territoires qui ne lui appartiennent pas, comme à ses projets d’expan-Sion de la colonisation.
      Les objectifs révisionnistes maximalistes, qui s’inspiraient du régime fasciste de Benito Mussolini et prônaient la création d’un État d’Israël fondé sur les principes fascistes sont toujours d’actualités (voir mes commentaires de 12 août 11:00 et 12 août 11:04, Brit Ha’birionim L’alliance des brigands ou Alliance des voyous ), enfin toujours dans les cartons, car Israël n’avance pas et jamais à visage découvert.

      Il y a une logique sioniste qui semble vous échapper, une mystique contemporaine, sioniste, qui souhaiterait refaire le Grand Israël sur la base d’un cadastre biblique désuet. Et même ré-édifier le Troisième Temple à la place la Mosquée Al-Asqa. Si vraiment ces sionistes s’aventuraient un jour dans ce sens, c’est qu’ils cherchent les ennuis... Qui, quel pays pourrait simplement soutenir ce projet de destruction ? ou ce coup de force s’il se produisait ?
      Charlie ?
      alors qu’ils leur suffirait simplement de construire leur temple à 500 m de là.
      Ces intégristes juifs foldingos azimutés qui nourrissent ce projet cherchent-ils à être honnis à jamais de tous les peuples de la terre pour ce qui ne pourrait être perçu que comme un blasphème au Sacré.

      Lisez donc la Lettre de David Ben Gourion à Moshe Sharett, alors Premier ministre d’Israël (1954)... c’est édifiant !
      Vous les prenez pour des oies blanches ces sionistes ... (?)

      Le droit international Israël le piétine depuis toujours et s’essuie sans vergogne les pieds dessus. C’est de notoriété publique !
      Au mépris du droit. 1947-2009 : une impunité qui perdure
      Résolutions de l’ONU non respectées par Israël https://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/A/16775
      Vous bloquez sur l’expression « entité sioniste » bien que le terme « entité » convienne en français il me semble à un ensemble aux contours assez ou en partie indéfinis. Ce qui est le cas, objectivement non ? depuis 1948.
      Peut-être que la réalité de « Palestine occupée » vous conviendrait mieux (?). En tant qu’opposant dans la ligne post-sioniste, je n’emploie pas cette désignation.

      Vous semblez partir du principe que Israël aurait été agressé militairement par ses pays voisins, mais quand au juste ? en quelles années ? non, ce sont eux les sionistes à chaque fois les agresseurs (peut-être au principe que la meilleure défense c’est l’attaque (?), toujours est-il que ce sont eux les agresseurs, sauf en 1973 si mes souvenirs sont bons). Que cela fut contre l’Égypte, contre la Syrie et maintes fois contre le Liban. N’oubliez pas que c’est le Liban qui avait très légalement demandé l’aide de la Syrie à l’époque, d’où la présence de l’AAS au Liban.

      Les arabes palestiniens suite à leur défaite militaire avaient accepté les frontières de 1967. Ytzhak Rabbin était ouvert à des négociations, signataire lui-même des Accords d’Oslo, mais il a été assassiné non pas par un palestinien, mais par un de ses coreligionnaires orthodoxe intégriste. 
      Netanyahu s’est employé à les faire échouer, il s’en vantait même...
      Vidéo Netanyahu : This is how I broke the Oslo Accords with the Palestinians
      https://www.youtube.com/watch?v=3-5hUG6Os68&list=PLr3Hcr8NfiqT1u3biii9_zwle0MvSRynQ



      Vous savez la France s’est discréditée complétement au Moyen-Orient en soutenant ouvertement politiquement et militairement cette hétéroclite coalition composée de nombreux islamistes qui voulait renverser Bachar al-Assad, plus personne ne prend la voix de la France au sérieux là-bas (je les comprends). Il faudra beaucoup de temps pour rétablir des relations normales, la France devra montrer patte blanche ...
       il en est de même d’Israël, plus personne au Moyen-Orient ne fait confiance dans les déclarations de ses dirigeants... juste monnaie rendue de sa pièce.

      Vous me parlez d’échecs que j’aime bcp aussi, mais joueriez-vous contre des tricheurs ? Feriez-vous confiance à des fourbes ?




    • njama njama 20 août 2018 17:49
      @hdelafonte

      la sympathie, ça se mérite... sinon il n’y en a pas

    • hdelafonte 20 août 2018 22:28

      @njama

      Vous ne m’avez pas compris. Je ne vous suggérais pas de « compatir » en aucune manière, je vous disais juste que, tout comme aux échecs, il est important de comprendre les erreurs que l’on commet.

      Les pays Arabes ont attaqué en 1948 et 1973, en 1967 Isael a attaqué « défensivement » ,alors que les armées arabes étaient massées sur sa frontière.

      Les palestiniens ont fait le choix du terrorisme contre des civils.

      Ces différents choix doivent être assumés. Ce sont eux qui ont conduit l’extrême droite israelienne au pouvoir, et qui ont conduit à la situation actuelle.

      Il y avait d’autres choix possibles, et depuis 1948. Différents peuples sont venus à bout d’une occupation par des moyens plus politiques (Gandhi, Mandela, Bourguiba en Tunisie).

      Le choix du terrorisme et de al lutte armée n’a absolument rien apporté aux palestiniens, ni aux arabes. Et pourtant, ils continuent ce choix.....

      C’est dans ce contexte que je vous parlais des échecs, de la nécessité de bien comprendre son adversaire pour mettre la lutte sur un terrain où les chances de gagner sont les plus importantes.

      Les palestiniens auraient du faire un mouvement de protestation pacifique et politique basé sur la dépossession de leurs terres, et donner l’exemple en construisant une société non militarisée et évoluée politiquement. Typiquement ce que Bourguiba a fait en Tunisie en s’opposant à la Ligue arabe d’ailleurs.

       
      Le droit international ne signifie pas grand chose, les résolutions de l’ONU sont votées à la majorité et comme une majorité de pays est contre Israel, et donc Israel sera toujours visée par des résolutions.
      Ce qui décide à l’ONU, ce sont les grandes puissances, qui mettent leur droit de veto, et les USA l’ont systématiquement fait pour Israel, d’autant plus facilement qu’Israel est attaquée ou menacée (Hamas, Hezbollah)

      En politique tout le monde ment, mais il y avait au sein d’Israel et dans le monde des forces progressistes qui, sur du long terme, aurait pris le dessus, exactement comme les « faucons » américains ont été désavoués après des années de guerre au Vietnam. Si les vietnamiens avaient décidé d’attaquer les USA sur leur territoire ou via leurs personnels diplomatiques, ces forces progressistes n’auraient pas pu jouer le même rôle.

      Me comprenez-vous ?

       


    • njama njama 20 août 2018 23:11
      @hdelafonte
      Les pays Arabes ont attaqué en 1948 et 1973, en 1967 Israël a attaqué « défensivement » ,alors que les armées arabes étaient massées sur sa frontière.

      A partir du moment où vos prémisses sont historiquement infondés, je ne vois pas où nous pourrions trouver une compréhension entre nous.

      Arrêtez de placer Israël en victime qu’il n’est pas, cela fausse vos jugements il me semble, alors même qu’il est lui-même l’instigateur avec ses alliés de tous les désordres dans la région et de la violence en Palestine depuis plusieurs décennies, de même qu’avec ses voisins au Moyen-Orient.
      Rien actuellement dans la politique d’Israël ne m’invite pour l’instant à changer mon sentiment. Avec les palestiniens les libanais, les syriens, les irakiens, ... je continuerai de soutenir la résistance palestinienne tant que cette situation prévaudra. Cependant je ne désespère pas pour autant d’un peu de lucidité politique de la part des israéliens pour rétablir de l’équité.
      Défendre l’opprimé contre l’oppresseur, le spolié contre le spoliateur, c’est la simple évidence charitable, et en l’occurrence dans le cas d’Israël est-il besoin de vous dire qui est qui ?




    • samy Levrai samy Levrai 20 août 2018 23:22

      @hdelafonte
      Salut, je me permets d’entrer...

      Je trouve que tu inverses un peu les valeurs et l’approche :
      La GB a donné des terres qui ne leur appartenaient pas à des étrangers, ces étrangers ont viré les autochtones en les tuants et en les chassant de chez eux, ils ont fait le choix du terrorisme contre les civiles. 
      est ce que si des margoulins débarquaient chez toi et te laissaient la cabane du fond du jardin, tuant quelques uns des tiens à l’occasion, tu ferais de la résistance passive ? est ce que tu négocierais pour avoir quelques mètres de plus et que les occupants ne tirent pas sur tes enfants , reconnaissant de fait le vol comme accepté puisque base de negociation ? est ce que tu analyserais tes erreurs et prendrais ce que les envahisseurs veulent bien te donner et t’assoirais sur tes biens et droits ? Moi je passerais ma vie à me venger et c’est ce qui se passe et n’arrêtera jamais, je pense que c’est Israel, l’Etat colon d’apartheid qui depuis le départ est un Etat d’apartheid d’extreme droite ultra violent et qui depuis grignote, grignote en toute illégalité qui devrait reflechir à une autre politique.
      Les croisés ont tenu plus de deux siècles et c’était un ordre militaire, Israel ne tiendra pas aussi longtemps, sa fin est inéluctable ( demographie, geo politique, fin de l’Empire,...), elle ne connaîtra jamais la paix et finira très mal.

    • samy Levrai samy Levrai 20 août 2018 23:50

      @samy Levrai
      Te souviens tu des intifadas ? des gosses qui jetaient des pierres et se faisaient descendre par les soldats ? est ce que tu te souviens des 1000 morts à Gazah en majorité femmes et enfants d’il n’y a pas si longtemps à cause de petards mouillés n’ayant tué personne ? est ce que tu te souviens des manifestants pacifiques qui se sont faits tirer comme des lapins , il y a quelques mois ?et les assassinats israeliens de palestiniens, d’iraniens, etc...qui sont monnaie courante partout dans le monde, tout cela s’appelle du terrorisme.

       tout le monde se fiche bien de la Palestine, ce serait un pays de terroristes qui embêteraient les si gentils israeliens qui ne désirent eux que la paix et qui essaient gentils israeliens de survivre dans leur petit pays assiégé... de pauvres victimes de méchantes personnes qui leur voudraient du mal et se plaindraient d’être parqués alors que ce n’est pas vrai du tout... Les palestiniens ont la chance de vivre occupé par le « peuple juif » qui leur apporte la civilisation à condition de rester chez eux sans sortir, ils ont l’aide financière de l’ONU et de l’UE qui reconstruisent les écoles après les bombardement aériens mais ne font que se plaindre, soyez bon avec les vilains ils vous chient dans les mains....

    • hdelafonte 23 août 2018 09:59

      @samy Levrai

      J’ai débattu avec njama car il a fait l’effort (comme moi) de se documenter et de ne pas raconter n’importe quoi en termes historiques.

      La GB n’a jamais donné de terres.

      Les juifs des pays arabes ont été spoliés exactement de la même manière que ce que vous décrivez, et ils n’ont jamais cherché à se venger, ils ont juste refait leur vie ailleurs (beaucoup en israel). Ce sont ces juifs arabes qui votent pour l’extrême droite israélienne, justement au vu de ce qui leur est arrivé.

      Les juifs askhénaze étaient à l’origine travaillistes (et de gauche), le virement à l’extrême droite en Israel est consécutif à l’arrivée des juifs sépharades chassés des pays arabes, et qui eux n’ont eu aucune empathie pour les palestiniens.

      Votre argumentaiton repose sur deux « fantasmes » :
      - l’avenir d’israel (qui le connait ???!)
      - ce que vous feriez si vous étiez dans le même cas (les « résistants en peau de lapin »).

      En France, toute occupation a été accueillie les bras ouverts, la culture Gauloise a disparue remplacée par la culture gallo romaine, il faut aller en angleterre pour comprendre la culture gauloise des druides, car en angleterre elle a duré bien plus longtemps...

      Pareil pour les Normands, des VIking a qui on a donné une terre pour qu’ils restent en paix..

      C’est vrai que lorsque la guerre a été finie la France s’est remplie de résistants de la 25ième heure... On gagne les mi-temps que l’on peut.

       
       


    • hdelafonte 23 août 2018 10:05

      @njama

      Les victimes d’hier sont les bourrreaux de demain, je ne crois pas à une moralisation de l’histoire, c’est ce que je crois vous avoir expliqué au début.

      Par contre je crois que dans l’histoire les faits sont têtus, et qu’on ne les réfute pas aisément. Expliquez-moi s’il vous plait en quoi mes prémisses sont infondées dans la phrase sur les guerres. J’aimerais avoir votre éclairage, pour mieux vous comprendre.
       


    • samy Levrai samy Levrai 23 août 2018 23:46

      @hdelafonte
      Désolé mais mes connaissances historiques me disent que la Palestine était sous protectorat anglais, alors tu peux toujours la ramener et jouer sur je ne sais quel mot... comprends tu que tu dis que ce sont les juifs arabes qui seraient les racistes anti arabes et tu me dis qu’ils n’ont pas chercher à se venger, eux  ? meme si je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis ne comprends tu pas que cela ne va pas ensemble ? 

      Mon argumentation repose sur des analyses historiques, les tiens peut etre sur des fantasmes qu’est ce que tu n’as pas compris dans les croisés qui ont tenu deux siècles et demis ? que vois tu comme différence entre les croisés et les israeliens ? je veux dire historiquement (moins de crimes par les croisés ?) bien sûr voir même politiquement... et plus encore.
      Bon pour te le dire autrement, concernant ce que je ferais si j’etais palestinien ( parce que je ne le serai jamais et que leur histoire n’est pas la mienne), c’est que les palestiniens sont des resistants et les israeliens des étrangers qui ont envahi des terres qui ne leur appartiennent pas, ce que tu sembles toi meme dire avec les sepharades et les askhenazes... 

      En France toute occupation n’a jamais jamais été accueillie à bras ouvert, je ne sais pas ou tu peux aller chercher ce genre d’inepties, tes connaissances historiques sont en fait à pleurer, les Romains ont imposés par la force leur domination , les vikings sont devenu français après avoir abusés quelques moines, gagnant par ruse des territoires, mais la France n’est pas devenue viking et ils n’ont pas été accueillis dans la joie par la population du tout.
       Nous sommes dans la meme situaton aujourd’hui notre pays est sous occupation étrangère, ou te trouves tu , dis moi, camarade  ? avec la resistance ou avec la collaboration ? 


    • hdelafonte 24 août 2018 03:54

      @samy Levrai

      Ton parallèle avec les croisés, tu le fais aussi avec les USA et l’Australie ?
       
      Tu crois que les tribus indiennes chasseront un jour les descendants des colons américains, et pareil pour les australiens ?

      Si tu y réfléchis, les guerres indiennes se sont finies au début du 20ième siècle, et donc pour suivre ton raisonnement les USA ont encore un siècle avant le soulèvement indien ?

      Tu me parles de résistance, du côté palestinien, en termes de résistance je vois des attaques contre des civils israeliens, ou encore (pour citer notre pays) contre des juifs (l’attentat de la rue des Rosiers).

      Cette « résistance » n’a aucun avenir, et le fait de mettre des bombes dans des bus, personnellement , je ne le cautionnerai jamais.

      Tu cautionnes cela ? c’est ton problème.

      En France, tu as la mémoire bien courte. A peine la France était-elle défaite militairement en 1940 que Pétain créait le régime Vychiste. Si ce n’est pas accueillir à bras ouverts....

      On n’a pas la même vision de l’histoire. La résistance en France a été « anecdotique », et d’ailleurs De Gaulle s’est bien gardé de remplacer l’administration Française, qui était resté Vychiste, et a mis au placard tous les résistants.

      Maintenant, je te trouve gonflé d’appeler collabos des gens qui ne sont pas d’accord avec le Hamas...

      Toujours en suivant ton raisonnement, le Bataclan, c’est de la résistance pour toi ? car c’est exactement ce qui arrivait en Israel il y a une quinzaine d’années.

      Entre 2000 et 2009, on recense 1200 morts israéliens victimes de terrorisme, pour une population de 8.5 millions. Si on ramène à l’échelle de la France (65 millions), c’est un peu comme si en France 10 000 personnes avaient été tuées par des terroristes. tu ne crois pas que si la France avait connu ça le FN serait au pouvoir depuis longtemps ?

      Tu ne crois pas que la résistance doit avoir une éthique, un code moral ? En France, sous l’Occupation, tu as vu beaucoup de Résistants aller poignarder des civils Allemands, ou mettre des bombes en Allemagne, sous prétexte que les civils étaient Nazis et donc coupables ?

       
       

       

       


    • samy Levrai samy Levrai 24 août 2018 08:59

      @hdelafonte
      J’adore quand tu parles des genocides indiens en amérique et des arborigène australiens par les bagnards et pire criminels que les anglais avaient... Les anglo saxons ont les pire casseroles aux fesses, les nazis ne sont que des enfants de chœur ...

      , tu devrais faire le compte des israeliens tués et celui des palestiniens assassinés, tu verrais que terroristes ne sont pas où les médias te disent .
      Cela fait que 70 ans qu’israel existe tu crois qu’elle est en paix aujourd’hui ou qu’elle se dirige vers la paix ? tu dois vivre dans une bulle mon pauvre la resistance palestinienne n’a jamais cessée et ne cessera jamais.
      Les francais n’ont jamais accueilli les nazis avec bonheur, les bras ouverts, je ne sais pas dans quel genre de milieu tu peux bien trainer...
      Tu vas me faire pleurer sur les isaeliens se seraient les victimes , ils se feraient embeter par des types à qui ils n’auraient rien fait et qu’ils ne tuent pas tous les jours ,d’ailleurs les amres sont detenues que par les israeliens.
      Ta mentalité collaboratrice est intéressante, évite quand meme de te faire passer pour quelqu’un qui sait réfléchir..., jouant aux échecs... et féru d’histoire... et de la ramener, en très peu de posts j’ai pu remarquer que la logique n’était pas ton fort et qu’en Histoire tu étais particulierment nul mais que tu te permettais de prendre les gens de haut.
      Tu me montreras les civils allemands pendant la guerre qui se balladaient en France et ailleurs en Europe... et sinon oui la resistance fait sauter les occupants à chaque fois qu’elle le peut et c’est justifié


    • samy Levrai samy Levrai 24 août 2018 11:48

      @hdelafonte
      Quand je parle des croisés je parle de « la terre sainte » , je parle d’allumés obscurantiste qui ont voulu garder par la force et l’assassinat des terres que d’autres ayant la légitimité ne veulent pas abandonner.

      Les chretiens ont été battu les juifs le seront aussi.
      La Russie est de même une terre que tous les envahisseurs ont regretté avoir convoité..., Israel a déjà 70 ans de conflits derrière elle nous verrons bien combien d’années de plus elle tiendra avec une demographie qui joue contre elle, une geo politique qui n’est pas a son avantage et l’empire qui la maintient artificiellement en vie, prend l’eau de partout... Je trouve que l’avenir pue pour ce petit truc dont le sol est déjà gorgé de sang 

    • hdelafonte 24 août 2018 16:23

      @samy Levrai

      Merci pour ces échanges. Je n’ai pas vraiment de plaisir à débattre avec toi, non car on est en désaccord mais je te trouve prompt à dénigrer, et ça va de pair avec une indigence dans le raisonnement et dans le débat.

      J’aime aussi bien les arts martiaux, ça me permet de découvrir des gens entiers, qui sont prêts à se remettre en question quitte à prendre quelques coups... comme aux échecs d’ailleurs.

      Mais aller de sa vindicte sur Internet j’ai toujours trouvé ça minable...

      Restons en la


    • samy Levrai samy Levrai 24 août 2018 16:48

      @hdelafonte
      Tu as commencé à me prendre de haut et à faire le malin tu paies donc pour tes actes, il est facile de faire la victime, moins d’assumer ses actes on dirait ...

      quand à l’indigence de raisonnement je me marre , je n’ai pas vu d’arguments qui contraient les miens par contre j’ai vu tous les tiens s’effondrer, tu devrais relire. 
      Tu es imbu de ta personne, Hubert et pas très solide !

  • lloreen 13 août 2018 10:55
    Qui sont ceux qui sont derrière les horreurs perpétuelles commises à travers la planète, qui financent les deux clans et dont le but est l’hégémonie mondiale pour imposer leur tyrannie dont l’histoire -écrite et déformée par les vainqueurs- du XIXème et du XXème siècle s’écrit en lettres de sang ?
    Ils nous facilitent la tâche en présentant leur face hideuse eux-mêmes. Cette dynastie sataniste des Rothschild est associée à tout ce qui se fait de pire et son monde opération est le massacre de l’humanité à l’aide de leur escroquerie planétaire de la dette ( fraude du nom légal).



    Cette clique et tous ses alliés sont des criminels contre l’humanité.Ils ne sont pas plus juifs (ou autre chose) que le pape est hindou.

  • lloreen 13 août 2018 11:07
    Il y a actuellement de plus en plus de voix qui s’élèvent contre ces horreurs partout dans le monde parce que de plus en plus de gens commencent heureusement à ouvrir les yeux et prennent individuellement conscience à quel point ils sont sous l’emprise de ces tyrans depuis des siècles.Macron est le porte-enseigne français de cette clique parasitaire qui maintient l’humanité en esclavage et les « lois » (dictats des PDG des corporations gouvernementales mondiales enregistrées auprès de la SEC américaine) et ses lois, plus immondes les unes que les autres ont contribué à ce que les yeux de la population française se décillent.

    « Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être. »
    Goethe

    La preuve en vidéo.


  • lloreen 13 août 2018 11:43

    ...et galactique.


  • Giordano Bruno 13 août 2018 12:02
    Massada, à la place de votre employeur, j’aurais tôt fait de vous mettre à la porte pour défaut d’efficacité. En définitive, vous ne faites que tendre des perches à ceux que vous prétendez combattre. Tant mieux, cela dit. Un antigène active la production d’anticorps.

    • lloreen 13 août 2018 12:05

      @Giordano Bruno


      Vous avez tout compris.

    • spearit 13 août 2018 13:44

      @lloreen
      Ne me dites pas qu’il faudrait le remercier ??


    • DACH 13 août 2018 16:07

      @Giordano Bruno=à la place du votre, je vous suggèrerai une année d’études si vous êtes motivé, sinon d’écrire sur les accidents de la route !


    • Giordano Bruno 13 août 2018 19:02
      Tiens, je n’avais pas encore. remarqué DACH. Il semble être de la même équipe que Massada. Mêmes obsessions, même nullité rhétorique, même activité contre-productive.

      Reconnaissons-leur tout de même à décharge la difficulté de défendre l’indéfendable.

    • DACH 13 août 2018 19:12

      @Giordano Bruno=Votre difficulté à faire croie et à convaioncre en bon français vous restye insurmontable. Cela rend bien dérisoire vos prétentions.


    • DACH 14 août 2018 17:08

      @kader=Quand vous écrivez des conneries, le faire savoir n’est pas une insulte, mais une opération de santé publique. Et puisque vous prenez toujours votre vessie pour une lanterne, comment expliqueriez-vous l’antisémitisme et autres anti non musulmans contenu dans les versets du CoraN


  • Hecetuye howahkan 13 août 2018 12:27
    re

    sinon sur des thèmes développés dans certains posts , il y a un mot qui me gêne, c’’est celui de liberté...

    seul il ne veut rien dire dans le sens ou il ne fait référence à rien et devrait donc être absolu

    la liberté absolue en tant qu’idée est un remarquable piège à « cons »...un des moyens qui participe à nous envoyer en « enfer »....je n’explique pas.

    Adam et Eve en tant que allégorie hermétique dont me fut donner une vision, nous a indiqué que nous fumes dans un « paradis » mental que la connaissance donc la pensée a détruit , là nous sommes dans une zone que l’on peut appeler un enfer....

    en régression nous sommes, par rapport à un état de départ « parfait »... parce que la connaissance cumulative de la pensée qui a prise le contrôle de tout le cerveau n’est pas apte à la vie..mais apte à organiser éventuellement la survie, enfin la vie pratique..

    nous pouvons inverser cela en passant par la porte dite « purgatoire »...là ou nous pouvons si nous faisons ce qui doit l’être, nous pouvons purger notre mental de ce qui crée problèmes ..

    bon comme nus continuons à nous enfoncer avec joie et allégresse...va falloir un moment ..à moins que cela ne soit plus possible...

    une remise des compteurs à zéro est ce qui nous guette..entre autre possibilité..

    etc

  • DACH 13 août 2018 15:39

    Pour ceux des antisémites et autres anti de ce site qui aiment les invectives de musulmans, voir https://facebook.com/NeverAgainUK/videos/1875809242714555/?t=4


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