mardi 31 mai - par Pierre Sarramagnan-Souchier

Après la présidentielle française de 2022 : Le Pape doit vomir les tièdes Gaulois !

La question que l’on peut se poser légitimement après ces élections présidentielles de 2022 en France est de savoir si la politique de l’eau tiède des Chrétiens catholiques est compatible avec le salut du Monde ?

En fait, je réalise que l’on ne peux pas être dans ce monde un Croyant (Chrétien !) sans avoir avec soi la non-violence intégrale. En effet, si l’on suit les enseignements de Jésus-Christ, on ne peut qu’être un pacifiste en ce monde en sachant que l’on n’est que de passage ici bas car notre Royaume n’est pas de ce monde. Un Royaume bien plus lumineux nous attend après notre départ terrestre. Mais il est vrai qu’il est vraiment digne de Foi celui qui tout en témoignant du message Chrétien de paix et d’amour, doit passer toutes les épreuves gracieusement offertes par nos contemporains -qui ne connaissent pas cet enseignement qui est pourtant un vrai trésor-. Le Croyant Chrétien devant alors accepter de supporter toutes les attaques dont il est l’objet, sa vie durant… Et même celui de finir pour une partie d’entres-eux, leurs vies en martyrs comme les nombreux martyrs qui ont témoigné de la Vie Eternelle et de la Résurrection depuis plus de 2 000 ans… C’est un vrai challenge en effet.

« La non-violence absolue est la seule possibilité pour la religion dans notre monde moderne » titrait un article dans un quotidien de l’entretien en 2015 avec l’égyptologue allemand Jan Assmann !

C’est en effet de cela dont il est question.

(…) « Le christianisme actuel s’affirme comme une religion pacifique. Un monothéisme désarmé est-il pensable ?

La non-violence absolue m’apparaît comme la seule possibilité pour la religion – quelle qu’elle soit – de conserver un pouvoir dans notre monde moderne, globalisé. Pouvoir et non-violence ne sont pas contradictoires, Gandhi l’a montré et, à en croire beaucoup de passages du Nouveau Testament, telle pourrait aussi avoir été la cause défendue par Jésus de Nazareth. Quoi qu’il en soit, la dépolitisation par le christianisme du messianisme juif et le transfert du royaume de Dieu hors de ce monde, où il aurait fait concurrence à l’Empire romain et signifié son renversement, vers un au-delà purement spirituel, est une étape décisive de la pacification du monde. » (…)

Ajoutons, malgré la compréhension première de deux citations troublantes de Jésus-Christ, il convient de les comprendre dans le sens métaphorique comme le note avec justesse Régis Burnet dans un article d’un quotidien en 2022 :

« Celui qui a une bourse, qu’il la prenne ; de même celui qui a un sac ; et celui qui n’a pas d’épée, qu’il vende son manteau pour en acheter une » (Luc 22,36) et « N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive » (Mt 10, 34).

Un discours et des actions pacifiques  :

Malgré son caractère séduisant, cette théorie ne repose que sur quelques éléments, contredits par tout le reste du texte évangélique. En effet, ces deux déclarations se comprennent à l’évidence de manière métaphorique : Elles disent la difficulté du combat de la foi. Leur apparente brutalité est largement démentie par le récit de l’arrestation de Jésus : alors que Pierre tire son épée pour défendre son maître, celui-ci la lui fait rengainer pour indiquer clairement le refus de toute violence (Jean 17, 10- 11).

Le discours de Jésus est par ailleurs clair : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. A qui te frappe sur une joue, présente encore l’autre. A qui te prend ton manteau, ne refuse pas non plus ta tunique. » (Lc 6, 27-29 ; cf. Mt 5, 38-48).

En un mot, le Croyant doit apprendre à pardonner à ses ennemis et partager ses richesses et tout cela avec amour et respect du prochain ! Vaste programme !

C’est pourquoi l’on est assez étonné de constater la multitude de beaufs qui se disent chrétiens catholiques, surtout en France et qui faisant du nationalisme, n’hésitent pas à se réclamer de pensées nauséabondes d’extrême droite comme le constatait un quotidien à propos des élections présidentielles récentes. (Sondage du 11 avril 2022 et celui du 26 avril 2022)

Nous sommes donc là « Aux antipodes du message du Christ » (lire ici !)

Bref ! Cette attitude d’eau tiédasse et fétide de ces pseudos croyants dénature les messages de paix de Jésus-Christ !
De plus, et quoiqu’il en soit, une chose est claire en matière de politique : On ne peut pas se dire Chrétien et cautionner l’armement nucléaire comme le rappelait le Pape François en 2019.

Etre Chrétien, c’est un choix !

Encore faut-il avoir le courage d’assumer ce choix…

Et le moins que l’on puisse reconnaître, c’est que les responsables religieux de cette religion catholique de France n’en sont pas encore là et n’assument pas le message de Jésus-Christ.

Car Seul un vote nul, blanc ou une abstention était l’alternative crédible pour un Croyant pour le second tour de ce cirque de l’élection présidentielle 2022 dans ce pays des Droits de l’Homme ! Et cela aurait d’ailleurs du être comme cela depuis 1958 (date de la première bombe atomique française !)…



Le reste n’est qu’imposture de faux croyants au ras du sol, d’une tiédeur morale fétide que même Jésus-christ vomissait en son temps pour cette irresponsabilité, alors que l’Eternel voudrait que l’on soit lumineux et respectueux de toute vie ici bas.

A ne pas avoir la foi et ne pas avoir le courage de résister aux tentations de ce monde, les responsables Français de l’église catholique ont donc contribué et continué de creuser la tombe de cette religion qui n’a plus qu’une tiède odeur de croyance fétichiste pour les attraits terrestres qui ressemble vraiment à de la bondieuserie à deux balles et quatre sous…

Hélas ! Trois fois hélas dirait Saint Pierre en entendant le chant chrétien du coq gaulois
Pour sûr, il y aura de la repentance dans les temps proches à venir comme le prophétisait Marthe Robin et d’autres comme Symphorose Chopin.

Remarque : Il n’y a aucune obligation à être un/e Chrétien/ne, c’est un choix de vie, mais encore faut-il viser la Sainteté pour cette incarnation et ne pas se contenter de l’échelon du purgatoire, car là vous pouvez en être pour des siècles à vous lamenter de n’avoir pas visé les sommets de la luminosité rayonnante… Pour l’enfer, pas de soucis, vous y êtes déjà sur cette planète. Essayez donc d’avoir le courage de progresser, car cela aidera les autres à vivre moins lamentablement dans toute cette misère ambiante sans avenir…

Bref ! Pour en finir, et avec mon humour insolent habituel, Chrétiens de France, je vous dis : « Un peu de courage que diable ! »

Bien à vous, votre iconoclaste de service,
Pierre Sarramagnan-Souchier, le 30 mai 2022.

 



60 réactions


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 31 mai 11:26

    Etbendidon ! smiley


  • Le Pape est pro-Poutine. C’est dans La Libre. Les fameuses visions Fatima en 1917 qui parlent de la russie. Le Pape déteste les américains.... https://www.lalibre.be/international/europe/guerre-ukraine-russie/2022/05/30/entre-kiev-et-moscou-la-position-du-pape-est-inextricable-BIOLFAU3NZFBPNGRIO52FZIKXQ/


  • sylvain sylvain 31 mai 11:59

    « jamais je ne consentirais a sacrifier au corps humain la vie d’un agneau.... »

    dit celui qui recruta des milliers d’indiens pour aller se faire trouer la panse pendant la guerre de 14, ne prenant lui même aucun risque et ne tuant, effectivement, personne directement .

    Si le vrai chemin des cathos est celui qui est évoqué dans le texte, alors il me semble que le pape doit vomir a peu près toute l’histoire catholique, des croisades a la chasse aux sorcières, de sa validation de l’esclavage a son évangélisme colonial .Il doit aussi, en toute bonne foi, vomir sa fonction et la quasi totalité de ses prédecesseurs .


  • Il faut revenir au millénaire (an mille) ou les chrétiens chassèrent les orthodoxes. Il s’agit bien d’une guerre civisationnelle et religieuse. Dugênet a tout faux quand il veut éluder la question religieuse. Moi je ne me laisse plus sensibliliser par l’actualité. Nous sommes à l’aube d’un grand changement et advienne que pourra....


  • Lire le livre de Saphir de Gilbert Sinouhé sur l’inquisition. L’humain n’a pas changé depuis Isabelle la catholique...


  • Clocel Clocel 31 mai 12:05

    Bergoglio... Gandhi... Rabhi... Z’avez dégainé les conscience là...

    Pensez à tirer la chasse en partant.


  • rogal 31 mai 12:05

    Une pensée cohérente incontestablement.

    Est-ce vraiment un choix d’être chrétien ? Ça me paraît plutôt l’effet d’une éducation.


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 31 mai 12:09

    La laïcité, ça consiste à déparer les convictions religieuses et le foctionnement des institutions républicaines.

    On a assez reproché aux musulmans d’être « communautaristes » c’est-à-dire antu-laïques et de privilégier leurs croyances par rapport à la loi.

    Si les chrétiens s’y mettent, où allons-nous ? (mais vous évoquez plutôt les catholiques dans l’article, non ?)


  • Dieu est clair. il déteste les tièdes. Qu’ils soient musulmans, chrétiens arabes, orthodoxes ou protestantS.


  • Même Ghandi a fait la guerre pour imposer la paix...


  • Tu ne tueras point, mais la Bible est un catalogue de guerre... Défendre sa foi est aussi crédible.


  •  On s’acharne à critiquer Poutine. Mais on trouvera normal que le Tibet se défende contre la Chine. Il y a des guerres justes...


  • Laconique Laconique 31 mai 13:28

    Article qui témoigne malheureusement d’une grande confusion idéologique, et qui prône la paix et la non-violence universelle avant de décerner des statuts de « croyants » en fonction d’options politiques (!) et d’invectiver avec une grande violence verbale ses concitoyens sur la base de choix politiques (!), en contradiction avec le précepte maintes fois répété des évangiles et des épîtres qui préconise la séparation des sphères religieuse et politique ainsi que le soutien aux autorités politiques dans leur vocation de concourir au bien commun. C’est triste.


  • cevennevive cevennevive 31 mai 14:43

    Religion de paix :

    Le massacres des Cathares, l’inquisition, les Indiens d’Amérique, et plus près de nous, la Saint Barthélémy, etc...

    Nous, chrétiens, n’avons pas beaucoup donné l’exemple au monde.

    Et les Papes, n’en parlons pas !

    @ Laconique (je vous salue) je suis bien d’accord avec votre commentaire !

    D’ailleurs, l’Ancien Testament nous préconise batailles et anathèmes...

    Les rasta, les bouddhistes, les indouistes, les amish, etc...sont comme catholiques et protestants (dont je suis), pas toujours disposés à tendre l’autre joue, sans pour autant tuer ! Ils essaient, comme nous les chrétiens, de vivre en paix si possible !


  • eddofr eddofr 31 mai 15:51

    Le Christianisme est une croyance fondamentalement individuelle.

    Le Dogme Chrétien établit spécifiquement un rapport « exclusif » entre le croyant et Dieu.

    Le Dogme Chrétien régit spécifiquement le comportement individuel du croyant.

    L’église de Pierre, telle que née du Christianisme originel n’a pas d’autre vocation que de guider le croyant sur un chemin strictement spirituel et individuel.

    Les multiples mutations de l’église, Catholique, Orthodoxe, Anglicane, Baptiste, Protestantisme, ne sont que des phénomènes sociaux impactant une organisation devenue plus sociale que religieuse (bien que se réclamant toujours du religieux) après avoir perdu sa nature religieuse fondamentale au profit de pouvoirs, principalement politiques.

    Les errances et crimes des églises passées et présentes ne remettent pas en cause le Christianisme en tant que foi ni en tant que règle individuelle de vie, quand bien même elles s’en réclamaient pour justifier leurs crimes.

    Exiger des Chrétiens un comportement collectif, social, au nom du christianisme n’est qu’une hérésie supplémentaire qui s’ajoute aux précédentes hérésies.

    La non violence est fondamentalement individuelle et ne saurait se traduire en règles et loi collectives imposables à qui que ce soit.

    Il dépend exclusivement de chaque individu d’être ou de ne pas être « non violent ».

    Le pacifisme, lui, est un concept social, ne pas faire la guerre et l’éviter, de par la nature même de la guerre (un conflit collectif entre sociétés) est nécessairement un comportement collectif.

    Pour autant, le possibilité, pour un individu donné de se conformer à une règle de vie « non violente » dépend assez largement de la capacité d’autres individus de sacrifier leur propre innocence à l’intérêt collectif.

    Pourrait-on réellement et durablement être non violent dans un monde sans loi, sans police, sans justice et sans armée ?


    • PascalDemoriane 31 mai 17:09

      @eddofr
      petit détail à corriger dans la phrase :
      « Pour autant, la possibilité, pour un individu donné de se conformer à une règle de vie « non violente » dépend assez largement de la capacité d’autres individus de sacrifier leur propre innocence à l’intérêt collectif. »
      n’est ce pas plutôt de « renoncer à leur propre nocence » (nuisance, nocere)
      et n’est ce pas plutôt « au bien commun » et non pas à « l’intérêt collectif » (notion du libéralisme, puisque l’intérêt n’est rien d’autre in fine que l’usure ! (somme des égoïsmes, Smith, Hobbes)

      à la phrase : 
      « Le Christianisme est une croyance fondamentalement individuelle. »
      je préferai « une foi fondamentalement personnelle »
      oui et pas collective, sociale puisque le Christ l’a extirpé du champs politique et purifiée du champs économique.
      Personnelle et pas individuelle, car cela reste une foi communautaire, sans rupture avec le modèle tribal archaïque juif, sémitique (communisme archaïque, le genos grec par opposition au demos)

      donc oui vous avez raison :
      « Il dépend exclusivement de chaque personne d’être ou de ne pas être « non violente » ».
      Mais le pacifisme est une absurdité politique, car cette option personnelle n’est pas reproductible au collectif de grand nombre... sauf au prix d’une violence ! qui imposerait le pacifisme par la force ! Le politique est violent par essence.

      Donc les abrutis qui reprochent aux chrétiens, aux sociétés chrétiennes d’avoir connues des violences en leur sein, n’ont simplement pas compris, pas voulu comprendre, que malgré la non violence de la foi, la réalité collective, sociale, économique humaine, dont l’église institutionnelle exotérique fait forcément partie, reste violente concurrentielle, non coopérative.
      Et le reste surtout quand la concurrence libérale libertaire désigne l’argent comme son dieu laïque, égalitaire, et fraternel que l’église devrait accueillir (protestantisme, vatican 2) !


    • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 31 mai 22:03

      Bonjour @eddofr,
      A la dernière question, qui, je ne sais pas pourquoi me turlupine depuis longtemps, j’ai trouvé auprès d’un ami, « frère ainé » = un sage de chez sage, entre autres réponses :

      • Le « tendez l’autre joue » ne tient que si l’on s’adresse à un humain doté d’une conscience, d’où le succès historique de Gandhi vs l’occupant anglais ; soyons réaliste, il n’aurait jamais convenu face au nazisme qui fut capable de transformer des hommes en bêtes, en monstres.
      • Le « tendez l’autre joue » peut aussi s’interpréter comme : tu peux gifler aussi de l’autre côté, ça n’est rien pour moi. Autrement dit : vois comme est infime le mal que tu peux m’infliger.
      Et, ma foi, à nous de faire vivre la Parole, elle s’éloignera inévitablement du littéral. Ce que je retrouve mille fois vrai dans l’Islam où certains imams, cheikhs auto-proclamés, bref des hommes qui s’érigent en « directeurs de conscience »...jusqu’à devenir des hommes qui ne guident pas mais en fait conditionnent d’autres hommes, le peuple souvent.
      Les écoles et interprétations de l’Islam qui prédominent aujourd’hui sont très proches de la lettres, comme momifiées ; raisons politiques et géopolitiques : on aurait laissé les héritages de Moubarak, de l’Ata turc et autres Anouar El Sadate porter doucement leurs fruits, à côté des autres courants, d’ailleurs, on en serait pas là.

      Bref Dieu nous ayant donné une intelligence (du cœur surtout), une capacité de discernement, toute Parole écrite, Thora, Evangiles, Coran, et toutes celles exotiques telles que bouddhiques, et autres sagesses ne sont pas à prendre pour paroles monolithiques , non susceptible d’être conditionnée par les circonstances, l’époque, l’évolution des mœurs, etc.
      Ceci dit sans ma conviction qu’aucune Parole, contrairement à ce que tous les religieux étroits disent, n’est pure. Elle a été dénaturées par des prêtres, des rabbins, des Mollahs, des Imams etc., des traductions, des pertes, des rajouts, volontaires ou non, de bonne ou de mauvaise foi (pour légitimer des guerres...) etc, etc, etc.

      Bon, désolé d’avoir été trop long, mais je m’emporte parfois devant de criantes évidences : réduire la Parole à la lettre nous plonge dans l’enfer, finalement : nous dénions au divin son intrinsèque intelligence du cœur qui a pour vocation de nous faire aller de l’avant et de ne pas nous « cristalliser » en regardant en arrière sur les écrits primitifs comme la femme de Lot s’est retourné sur sa ville/vie passée, (pas bien jolies) !


    • eddofr eddofr 1er juin 09:36

      @PascalDemoriane

      J’accepte volontiers vos corrections.

      Vous avez compris mon propos malgré mon expression imparfaite.


    • eddofr eddofr 1er juin 09:49

      @Un des P’tite Goutte

      Cette question qui vous « turlupine » j’ai cru, à une époque lointaine, y avoir trouvé réponse, ayant choisi d’être un de ceux qui sacrifient leur innocence (et, pour un chrétien, cela signifie faire le sacrifice ultime, celui du salut de son âme éternelle) pour faire rempart à l’innocent et lui offrir ainsi le choix de la non violence et du salut éternel.

      Mais, d’une part, celui qui se « salit les mains », même pour la meilleure des causes, finit toujours par servir le mal (pas nécessairement personnifié par un ange déchu) et entretenir la violence qu’il croyait combattre.
      Et d’autre part, la non violence, dans un environnement protégé n’est souvent rien d’autre que passivité et « confortable aveuglement ».


    • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 4 juin 00:25

      Bonjour @eddofr,
      « (...) sacrifier son innocence(...) pour faire rempart à l’innocent (...) »
      S’il s’est agit de s’engager dans l’armée ou proche, il s’y trouve une noblesse, dans le : donner sa vie pour sauver la population. Sens premier de l’acte militaire.
      Pourquoi cela serait-il anti-chrétien ? (puisqu’on parle ici de salut de l’âme).
      Le légionnaire de l’Evangile a très sans doute pris des vies...
      Bref, je veux dire globalement qu’on s’enferme à se limiter au littéral de l’écriture, qui au mieux, donne une direction, mais ne peut par exemple pas ou peu « régenter » un monde infiniment complexe.
      Trêve de discussion, on serait surpris de voir qui est « là-haut » et qui est « en-bas ». Affirme-je avec véhémence. Ceci étant mon point de vue et mon avis.


  • Furax Furax 31 mai 16:31

    Quand on voit, avec stupéfaction, la VIOLENCE officielle qui se déchaîne autour d’un simple stade de foot, et qu’il faut expliquer à nos amis étrangers que des élections viennent d’avoir lieu chez nous et qu’une majorité d’ ABRUTIS a voté pour ces gans là ou se sont abstenus !


  • PascalDemoriane 31 mai 17:42

    @l’auteur, cette affirmation est problématique

    « Car Seul un vote nul, blanc ou une abstention était l’alternative crédible pour un Croyant pour le second tour de ce cirque de l’élection présidentielle 2022 dans ce pays des Droits de l’Homme ! »

    Aie, y a de la confusion !
    Stricto sensu l’église ne doit pas interférer en politique, comme acteur politique. Donc pas même valider le principe démocratique représentatif ! Donc non, pas même inviter au vote blanc ou à l’abstention qui sont des actes politique par défaut.
    Deusio, les droits de l’homme ne sont pas du tout d’essence évangélique, du ressort de la foi ! Non ! Voudriez-vous restaurer des juridictions religieuses chrétiennes et ou musulmanes pour arbitrer au nom des droits de l’homme conçu par et pour la franc maçonnerie bourgeoise du capital ? Pas cohérent !

    Tertio, vous oubliez l’éternel dilemme paradoxal entre mission d’édification de la foi et mission pastorale, sociale dans le monde de contradictions socio-économique, voire militaire tel qu’il est. Si le clergé est tiède, compromis et lâche, c’est précisément qu’au nom des droits de l’homme, de la laïcité, on l’a privé de mission éducative d’édification de la foi. Dès lors ce clergé n’aurait que des responsabilités, des culpabilités mais aucune prérogative d’entreprise sociale. çà colle pas ! Mauvais procès !

    Et votre critique subjective, réactive, que je partage au premier degré, ne tient pas à l’examen.

    N’oublions jamais : l’église c’est pas le clergé, c’est la communauté humaine des croyants en l’essence divine de l’humain. Donc si on ne croit qu’aux droits, fussent-ils dit « de l’homme » y a plus de foi, plus de communauté, que des tribunaux, des avocats, des procès et finalement que du fric. CQFD.


  • Claude Courty Claude Courty 1er juin 03:57

    « si l’on suit les enseignements de Jésus-Christ, on ne peut qu’être un pacifiste en ce monde  »

    Le dogme surnataliste, clé de voûte des religions du Livre, a été tout sauf pacifiste, pour des raisons strictement structurelles et temporelles, s’étant traduites par la lutte des classes plutôt que par le recours à une interdépendance et une complémentarité résultant des hasards de la naissance et de l’existence de chacun.

    Et c’est avoir trop aimé le pauvres que de l’avoir ignoré, au point de les avoir poussé à proliférer comme ils l’ont fait et continuent de le faire.

    https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2015/03/schema-sans-commentaire.html

    https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/10/le-syndrome-de-lautruche.html

    https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2022/04/condition-humaine-demographie-pauvrete.html?zx=6d3b7f05942ed596


  • Jésus-Christ : je serai le glaive. Jésus-Christ n’a jamais prôné la paix. Tu ne tueras point, mais tu as le devoir de te protéger et te défendre. Paradoxe. Non, logique. 


  • zygzornifle zygzornifle 1er juin 08:20

    Le pape les vomit pendant que Macron les encules ......


  • Pierre Sarramagnan-Souchier Pierre Sarramagnan-Souchier 1er juin 17:53

    Aux chers internautes commentateurs !
    Merci bien pour vos remarques.
    Vous aviez évidemment compris qu’il y a depuis
    LE 22 JANVIER 2021 :

    UNE FORMIDABLE ESPERANCE POUR LES PEUPLES QUI COMMENCE ENFIN…

    avec Le Traité ratifié par plus de 50 pays, sur l’Interdiction des Armes Nucléaires qui est entré en vigueur le 22 janvier 2021.

    Bon inutile de rêver, le pays des Gaulois n’en fait pas encore partie et refuse d’en entendre parler… Normal ! On ne remet pas en cause une politique d’affrontement pour une politique de rencontre aux mains nues pour retrouver une nouvelle respiration pour l’humanité… Cela demandera du temps… Et si l’on avait la naïveté de penser que les Chrétiens de France seraient des militants « fer de lance » de cette nouvelle espérance des peuples, on est édifié par ce constat du refus d’une vision plus fraternelle… L’avenir se fera donc sans le pays Gaulois et les 8 autres pays qui cautionnent l’arme atomique (la Russie , les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord)… Mais, bon, heureusement que le Monde est vaste et qu’il n’y a pas que ces 9 pays sur cette planète…

    Pour terminer et conclure cela me rappelle une citation que j’aime assez de Youssoupha :
    « Ils attendent la fin du Monde. J’attends l’début de l’humanité ! » 

    Votre serviteur, et bien courtoisement !

    Plus sur le traité de l’interdiction des Armes nucléaires



    • chantecler chantecler 2 juin 07:34

      @Pierre Sarramagnan-Souchier

      Ce que vous appelez « une formidable espérance » , j’appelle ça un piège à cons .
      Ce serait valable si l’on pouvait se débarrasser de toutes les armes nucléaires sans exception .
      Or c’est impossible : certains pays refuseront toujours de s’en débarrasser .
      Le mieux donc aurait été encore de ne pas les inventer ...

      Tous les pays agressés par les anglo saxons qui ont été : détruits , massacrés ratiboisés , amenés au chaos , l’ont été parce qu’ils ne disposaient pas de l’arme nucléaire qui auraient interdit cette agression au départ .

      Irak , Libye , Yemen , Vietnam , Afghanistan , Corée au moment de la guerre ....détruits par la volonté de dirigeants de pays qui eux possédaient l’arme nucléaire .

      Le Japon qui a reçu les deux uniques bombes nucléaires a été tellement violenté , neutralisé , démoli alors qu’il était battu militairement , qu’il s’est soumis totalement à ses bourreaux , au système , et à la culture américains .

      Sa civilisation semble avoir été détruite par le même coup .

      Et pourtant quand on réfléchit à ce qui s’est passé à cette époque , c’est l’Allemagne nazie qui aurait du recevoir la leçon .

      Je ne déplore pas qu’elle en ait été épargnée mais il y a une injustice car il est probable que Hiroshima et Nagazaki n’ont été que des mises en garde des Américains contre les soviétiques, par la terreur .


    • @chantecler
      « Œil pour œil, dent pour dent
      et le monde finira aveugle ! »
      Le Mahatma Gandhi.


    • chantecler chantecler 2 juin 09:04

      @Pierre Sarramagnan-Souchier
      oui,oui Gandhi ...
      Il y en a eu beaucoup de morts autour de lui !
      Des pacifistes .


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 2 juin 09:20

      @Pierre Sarramagnan-Souchier
       
       ’’« Œil pour œil, dent pour dent
      et le monde finira aveugle ! »
      Le Mahatma Gandhi.’’
       
       Aveugle mais pas édenté !


    • @chantecler
      « Ce monde est ce que nous en avons fait.
      S’il est sans pitié aujourd’hui, c’est parce que nous l’avons rendu impitoyable par nos comportements.
      Nous ne pouvons changer le monde que si nous changeons nous-même, et cela commence par notre langage et notre façon de communiquer ! » Gandhi.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 2 juin 13:18

      @Pierre Sarramagnan-Souchier
       
      ’’Nous ne pouvons changer le monde que si nous changeons nous-même, et cela commence par notre langage et notre façon de communiquer ! » Gandhi.’’
       

      > « La langue politiquement correcte (*) contribue à l’édification d’un vaste discours anonyme qui discipline la pensée de tous, tout en faisant taire la singularité de chacun… Le pouvoir symbolique, c’est d’abord le pouvoir d’amener les dominés à prévoir et à décrire les choses comme ceux qui occupent des positions dominantes ont intérêt à ce qu’ils les voient et les décrivent. En d’autres termes : celui qui impose à l’autre son vocabulaire, lui impose ses valeurs, sa dialectique et l’amène sur son terrain à livrer un combat inégal….

       « La novlangue, ce jargon des propriétaires officiels de la parole se compose de généralisations et d’expressions toutes faites et entraîne un appauvrissement sémantique qui lui-même induit un conformisme idéologique. » (Les mots détournés, outil de propagande )

       
      J’ajoute : la Doxa est discours des propriétaires du pouvoir bâti sur des mensonges par omission, c’est pourquoi il est si important pour les doxosophes de déconstruire tous les discours alternatifs qui révèlent et prennent en compte les faits occultés.
       
       (*) que j’appelle la langue véhiculaire moderne


    • @chantecler
      A propos de votre « un piège à cons » :

      Déclaration de Poutine : « Si nous constatons l’implication de l’armée française contre nous, la France entière sera bombardée sous 4 heures. »

      Éventuellement avec un missile Satan II nucléaire. Mais pas forcément.

      Raison pour laquelle l’actuel président Français a finalement annulé tout envoi de troupes.

      Et raison pour laquelle l’avis de Thierry Burchhard (notre chef d’état major) est tout sauf réaliste : « Nous sommes prêts » dit il.
      Prêts à se prendre un missile balistique sur « la gueule » surtout. Fin du commentaire.

      Donc je répète : à quoi sert une dissuasion nucléaire française ?

      Si au moins ça servait à revoir toute la politique nucléaire civile et militaire dans ce pays depuis 1958... ce serait une bonne chose.

      Mais même pas.

      Donc en matière de sécurité nucléaire…
      Je rigole quand j’entends toute cette bande d’escrocs politiques parler de sécurité nucléaire !

      Ils faudraient qu’ils m’expliquent comment on peut sécuriser 47 centrales nucléaires sur le sol français si une agression de type missiles supersoniques étaient utilisés comme récemment en Ukraine… 

      Réponse : Il n’y a aucune parade possible ! Voilà la réalité !
      D’ailleurs l’ASN l’avait clairement dit dans l’émission du « Téléphone Sonne » sur « France Inter », vendredi 11 mars 2022 : les centrales ne peuvent pas être sécurisé en cas de conflit armé. (Réf. : https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-du-vendredi-11-mars-2022)

       

      Avec tous ces milliards dépensés depuis 1958 pour la dissuasion nucléaire et payer tous ces notables généraux parfaitement incompétents (guerre au Mali, au Niger, etc.) 

      On aurait pu ainsi s’épargner toutes ces dépenses scandaleuses pour les guerres et en faire profiter les couches sociales défavorisées en France (+ de 12 millions de pauvres !) et favoriser un mieux être des pays eux aussi défavorisés en commençant par honorer les engagements de la France en matière d’Aide Publique au Aéveloppement. Ce que la France ne respecte même pas ! (1984-2025 : Constat de la pauvreté sur la planète).
      Mais non plutôt que d’amener la paix et le bien être dans le monde rural du tiers monde, on préfère créer les rancunes et les conflits qui favorisent les extrémistes.

      Voilà la triste réalité. Hélas.

      Bon on reste optimiste comme d’habitude !


    • @Claude Courty
      Merci de votre remarque pertinente !


  • Pascal L 1er juin 23:42

    A propos de Matthieu 10, 34, L’original en Araméen appelle plus de sens différents. Le traducteur vers le Grec a fait un choix qui dépend de sa propre culture car la langue grecque est plus précise que l’Araméen. Mais le glaive, pour un araméophone n’est pas que l’objet qui tue. Il est également utilisé dans les tâches domestiques pour couper un objet comme un tissus par exemple. Il s’agit donc plutôt de l’objet qui sépare. De même, le mot paix peut être compris avec un sens plus large. Mgr Alichoran, de l’Église Assyro-chaldéenne, araméophone donnait un sens plus adapté à notre époque : Au lieu de dire « je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive », nous pouvons comprendre : « Je ne suis pas venu apporter la tranquillité, mais la dispute ». C’est bien la recherche de la tranquillité qui fait que les chrétiens ne défendent plus leur foi et « oublient » d’annoncer l’Evangile. La dispute n’est pas à craindre car l’Esprit-Saint peut inspirer les paroles de ceux qui le demandent.


    • @Pascal L
      Merci pour cette remarque fort judicieuse !


    • Jean Keim Jean Keim 4 juin 09:23

      @Pascal L

      Au lieu de dire « je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive », nous pouvons comprendre : « Je ne suis pas venu apporter la tranquillité »

      ou encore

      « Par ma parole tranchante comme un glaive, je ne suis pas venu pour apporter le consensus mais la séparation ».

      Au sujet de Jésus chassant les marchands du temple, je ne crois pas qu’il ait fouetté des gens mais plus exactement qu’il a utilisé une corde comme un fouet pour balayer les étals, fouetter ou frapper quelqu’un est une réaction à la colère, Jésus pouvait éprouver une juste colère devant la corruption qui sévissait dans le temple, mais cette colère faite essentiellement d’indignation était consciente et maîtrisée.

      Les vrais responsables n’étaient pas que les changeurs qui exploitaient il est vrai les petites gens, mais la classe sacerdotale qui laissait faire et qui devait au passage prélever un part.


  • Jean Keim Jean Keim 2 juin 08:40

    Tant que celui qui refuse la violence et donc la guerre sera seul dans son vamp, la violence et la guerre perdureront, la guerre et la violence sont impossibles si personne n’en veut.

    Il n’y a pas de bonnes guerres, il n’y a que des prétextes fallacieux.

    Dans le conflit à la mode, choisir son camp c’est faire le jeu de la guerre, nous devrions simplement être inconditionnellement contre elle.

    Lucidement nous devrions percevoir que la guerre n’est qu’une entreprise économique.


    • @Jean Keim
      Merci pour votre remarque !


    • Pascal L 2 juin 11:38

      @Jean Keim
      La guerre n’est pas une fonction de notre volonté mais une conséquence de notre orgueil. Nous pouvons refuser la guerre, mais si notre attitude est orgueilleuse, la guerre viendra de toutes façons. Jésus nous demande d’être dans une attitude d’humilité qui doit nous faire préférer l’obéissance, y compris à César. Donc si l’Etat nous demande à faire la guerre, nous n’avons pas d’excuse à nous y soustraire, même si cette guerre est injuste. Cela ne nous empêche pas d’essayer à notre niveau d’expliquer notre position et de réparer les dégâts que nous pouvons réparer.
      Ste Thérèse de Lisieux a écrit des choses très belles sur les vertus de l’obéissance (dans « Histoire d’une âme »).
      Quand à choisir un camp, c’est toujours une affaire de discernement. Mon grand père, paysan mosellan donc allemand, a été enrôlé en 1917 dans l’armée allemande. Il ne leur a jamais dit qu’il parlait allemand (Metz a toujours été francophone) et il a profité de la révolution de 17 à Berlin pour déserter et retourner se cacher en Moselle. Il s’est enrôlé volontairement dans l’armée française quand elle est arrivée mais ils n’étaient pas assez rapide pour rattraper les Allemands... A-t-il fait le bon choix ?


    • Jean Keim Jean Keim 2 juin 21:05

      @Pascal L

      << La guerre n’est pas une fonction de notre volonté mais une conséquence de notre orgueil. Nous pouvons refuser la guerre, mais si notre attitude est orgueilleuse, la guerre viendra de toutes façons. Jésus nous demande d’être dans une attitude d’humilité qui doit nous faire préférer l’obéissance, y compris à César. Donc si l’Etat nous demande à faire la guerre, nous n’avons pas d’excuse à nous y soustraire, même si cette guerre est injuste. >>

      La volonté comme l’orgueil ne naissent pas de rien, ils trouvent leur source dans un mode de pensée.

      Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu concerne d’une part les biens matériels qui appartiennent au monde et d’autre part ce qui relève de la spiritualité et du ‘’ciel’’.

      Pour ce qui est de participer à une guerre, la décision est strictement personnelle, néanmoins je comprends que la légitime défense soit un cas de force majeur.


    • Pascal L 3 juin 01:47

      @Jean Keim
      Et le mode de pensée, où trouve-t-il sa source ? On peut avoir été le pire des hommes et recevoir le salut en récompense. C’est arrivé pour celui que l’on nomme « Le bon larron » crucifié en même temps que Jésus... Bien sûr, il a manifesté un acte de foi au dernier moment. Nous pouvons n’avoir jamais rencontré l’amour, mais faire ce choix lorsqu’on est face à Dieu. Nous ne sommes pas forcément responsable de ce qui nous arrive, en particulier lors de la petite enfance et l’absence d’amour peut conduire à une infestation par les démons. Dans ce cas, notre vie peut enchaîner les catastrophes et nous ne sommes pas responsable de l’élément à l’origine de l’infestation, même si nous sommes responsable de nos actes ensuite. Dieu n’est pas pervers et ne peut condamner une personne qui n’a jamais connu l’amour de Dieu à partir du moment où cette personne choisi l’amour. Ce choix entraîne forcément un chemin de pardon qui n’est pas facile pour la personne concernée. C’est encore l’orgueil qui peut nous faire refuser ce chemin et le salut par la même occasion. L’orgueil, c’est toujours l’arme de Satan. C’est par là qu’il nous tient. C’est par l’orgueil qu’une idéologie nous entraîne sur son chemin en nous faisant croire que nous sommes dans le camp du bien et nous impose son mode de pensée. Sans l’orgueil, nous sommes libres.

      La séparation entre biens matériels et spirituels n’est pas si évidente. Le pouvoir temporel exige toujours que le pouvoir spirituel se mette à sa disposition pour mieux assurer ce pouvoir. Que devient alors la spiritualité lorsqu’elle est au service d’un pouvoir temporel ? Dans l’islam, elle n’existe pas ou seulement sous des formes pré-chrétiennes. La récitation des 99 noms d’Allah, considéré comme un sommet de la spiritualité islamique est conçue pour nous faire admettre subtilement que le calife, qui possède lui aussi tous ces adjectifs, est l’égal de Dieu.


    • Jean Keim Jean Keim 3 juin 08:11

      @Pascal L

      L’orgueil est l’un des attributs de l’ego.

      Le mode de pensée ou mode de penser est le résultat de notre chemin de vie, il trouve sa source dans la construction de la personnalité (ou ego ou encore ‘’moi-je’’) qui au fil du temps accumule des souvenirs qui sont autant de savoirs que le processus de la pensée réutilise et manifeste, c’est quasiment mécanique, ça ressemble beaucoup à un programme informatique irrémédiablement coincé à l’intérieur de lui-même.

      Il y a effectivement une chose mystérieuse qui s’appelle la grâce, elle a touché l’un des deux larrons mais pas l’autre resté arc-bouté dans sa posture de haine.

      Au cours de son histoire, les religions chrétiennes on souvent fait le jeu des pouvoirs en place, me semble-t-il, cela démontre simplement leur relativité et leur éloignement du message originel.

      Dans les spiritualités orientales, le concept de réincarnation permet de composer avec les apparentes injustices de la vie humaine que la plupart des êtres humains semblent subir comme autant de karmas qui parfois semblent ataviques.


    • Pascal L 3 juin 11:05

      @Jean Keim
      La conscience de soi n’excuse pas l’excès qui peut en être fait. L’amour de soi ne peut dépasser l’amour de Dieu et des autres. L’amour de Dieu est inconditionnel et va jusqu’au sacrifice de soi. Jésus nous a montré l’exemple et c’est bien cette forme d’amour qu’il nous est demandé de choisir. 
      Face à la grâce, nous avons une image négative qui est développée par Satan et affidés. Nous avons à faire un choix. La grâce ne vient que si nous la choisissons et nous sommes responsable de ce choix. Je n’ai vu de pluies de grâces que chez les personnes qui avaient développé cet amour inconditionnel et prient beaucoup. Dieu nous montre ainsi le chemin à suivre. Participant à des prières de délivrance, j’ai également pu constater son inverse absolu : l’infestation par les démons. occultisme, sorcellerie sont les voies royales pour ces infestations mais, comme je l’ai constaté, les blessures de l’enfance sont souvent les portes ouvertes par où tout commence. L’amour que Dieu nous donne doit donc se transmettre par les parents dès le plus jeune âge et toutes les religions qui ne développent pas cet amour sont fautives.
      Je ne dirai pas que les religions chrétiennes ont fait le jeu des pouvoirs en place, mais plutôt que les pouvoirs en place ont chercher à pervertir les religions chrétiennes pour leur bénéfice. Des chrétiens se sont laissé corrompre, mais il ne faut pas oublier que les armes et le pouvoir ne sont pas de leur côté. Il faut avoir développé un sens très aigu de cet amour inconditionnel (Agapé) pour accepter de mourrir au nom de cet amour plutôt que d’accepter la corruption.
      Néanmoins, l’histoire de l’Eglise est remplie des témoignages de ces saints mais on préfère ne voir que ceux qui font confiance à Satan. Que celui qui n’a jamais péché jette la pierre.

      Dans les religions orientales, la spiritualité est envers les esprits ou les démons. Je ne suis pas sûr qu’ils conduisent au salut, même si les hommes peuvent en tirer des bénéfices par leur expérience des démons. L’idée de la réincarnation signifie que nous ne pouvons être sauvé que parce que nous faisons et non par ce que nous sommes. Ne pouvant tout accomplir en une vie, nous sommes prié de recommencer. Un effet pervers de cette spiritualité, c’est de penser que nous pouvons, par nos propres efforts nous élever à la hauteur de Dieu. Encore de l’orgueil. Le Bouddhisme modère cette affirmation car cette élévation se fait par notre propre effacement, mais le résultat est bien le même. Le Dieu des Chrétiens ne demande pas notre effacement. Nous devons rester nous-même. Nous sommes tous différents et cela même est une richesse. Dieu tient compte de nos particularités pour s’adresser à nous personnellement. A chacun, le message est transmis différemment, mais il n’y a qu’un seul but : nous offrir le salut gratuitement.


    • Jean Keim Jean Keim 3 juin 12:48

      @Pascal L

      << Dans les religions orientales, la spiritualité est envers les esprits ou les démons.>>, je ne comprends pas votre phrase.

      Des questions à laquelle un chrétien (et pas que) aura bien du mal à répondre :

      > Comment un enfant qui naît dans un milieu où sévit le mal peut-il s’en sortir et se tourner vers Dieu ?

      > Pourquoi Dieu crée-t-il des êtres humains voués à la perdition ?

      > Un Dieu d’amour a-t-il pu créer l’enfer et la damnation éternelle ?


    • Pascal L 4 juin 09:45

      @Jean Keim
      Aucun être humain n’est voué à la perdition. Ce serait faire de Dieu un pervers et il vaut mieux garder ce sentiment pour nous.
      Le monde de Dieu est un monde spirituel où il n’est pas seul. D’après ma propre expérience de ce monde, il existe des Esprits bon et mauvais qui peuplent ce monde et qui peuvent interférer avec nous : anges et démons. Il y a aussi les âmes des morts qui n’interfèrent pas avec nous sauf les grands saints qui peuvent intercéder pour nous. Le fait même qu’il y ait une interaction alors qu’aucun de nos appareils de mesure ne détecte quelque chose semble bien indiquer qu’une partie de nous fait partie de ce monde et nous parlons de l’âme. Cette interaction n’est possible que si nous la recherchons.
      Les premiers avec lesquels l’humanité a commencé à communiquer sont les démons, que certains appellent Esprits. Les chamans sont aussi anciens que l’humanité. Ils peuvent obtenir des guérisons, mais aussi jeter des sorts. Pour obtenir ce pouvoir, ils passent un pacte avec quelques démons, pacte dont la teneur est obscure. Ces démons ont la capacité d’interagir avec notre univers car les résultats du chamans sont réels et observables. Ils sont par ailleurs assez limités. Ils ne connaissent pas l’avenir, même s’ils cherchent à nous le faire croire, et ne connaissent pas nos pensées, sauf si nous leur ouvrons la porte.
      Pour les anges, c’est la même chose, sauf qu’ils agissent dans l’obéissance à Dieu et pas du chaman. 
      Anges et démons sont des créatures et seul Dieu est incréé. Il est, de manière indépendante au temps. C’est ce que Jésus a essayé de nous faire comprendre lorsqu’il a dit « Avant qu’Abraham ne fut, je SUIS ». Dieu est indépendant du temps, ce qui signifie qu’il nous voit à chaque instant de notre vie. Il voit notre mort comme notre naissance. D’ailleurs le temps est un effet de l’existence de la matière, il ne peut y avoir de temps avant le Big-Bang.

      Avant Jésus, toutes les religions sont tournées vers ce qui est accessible : les démons ou les rois, sauf le Judaïsme où Dieu inspire quelques prophètes. Les religions orientales sont antérieures à Jésus. Leurs explications du monde ont du mal à exister face aux progrès de la science.

      Avec Jésus, nous voyons un changement important, car Dieu nous a alors donné l’Esprit-Saint qui nous permet de connaître à chaque instant la parole de Dieu, du moins si nous l’écoutons. Jésus nous a également appris que Dieu était Amour inconditionnel. Dieu nous aime tous individuellement, quelque soit notre comportement. 

      Maintenant je vais essayer de répondre à vos questions.
      « Comment un enfant qui naît dans un milieu où sévit le mal peut-il s’en sortir et se tourner vers Dieu ? » Une caractéristique spécifique au judaïsme et au christianisme est qu’il n’est pas prévu que nous nous élevions à la hauteur de Dieu pour le rencontrer. C’est Dieu qui descend vers nous. Mais Dieu est Amour, ce qui implique le respect de notre liberté. Dieu sait déjà comment nous allons l’accueillir, s’il vient à notre rencontre. Accompagnant des adultes qui demandent le baptême, je peux affirmer que la plupart des personnes que j’ai accompagné avaient fait l’expérience de cette rencontre et cette demande de baptême en était la conséquence. Regarder le témoignage d’André Frossard : « J’ai rencontré Dieu comme on rencontre un platane. C’est un fait, point final ! Je n’ai pas foi en Dieu : je l’ai rencontré. Toute la vérité se trouve dans l’Église catholique. La vérité c’est quelqu’un, c’est Jésus-Christ. Que puis-je y faire si le catholicisme est vrai, si cette vérité est le Christ qui veut être rencontré ? C’est nous qui avons perdu la passion de convaincre, de témoigner, de convertir »

      Cela ne signifie pas qu’une personne qui n’a pas rencontré Dieu est condamnée à l’enfer. Dieu pense simplement qu’elle n’est pas prête à annoncer l’Evangile.

      « Pourquoi Dieu crée-t-il des êtres humains voués à la perdition ? » Ce n’est pas possible. C’est nous qui choisissons l’enfer ou le paradis. Comme je l’ai écrit, Dieu est Amour et la seule question qui est posée à notre mort est « Veux-tu vivre une éternité dans l’amour ? ». Les démons sont absent à ce moment et l’amour de Dieu nous apparaît clairement. Le choix semble évident, mais la difficulté vient du chemin de pardon qui est associé à l’amour. Nous devons pardonner et demander pardon. C’est là que notre orgueil peut tout nous faire perdre car nous pouvons refuser ce chemin. Ce sera sans doute beaucoup plus facile pour ceux qui ont subi la haine que pour ceux qui en sont à l’origine.

      « Un Dieu d’amour a-t-il pu créer l’enfer et la damnation éternelle ? » Un Dieu d’Amour a créé la liberté. Liberté pour les Anges de lui obéir et liberté pour nous de choisir l’Amour. Ce choix est sans doute beaucoup plus motivé pour ceux qui ont subi la haine. Dieu ne nous protège pas si nous ne lui demandons rien et nous demande d’accepter notre vie telle qu’elle peut être. C’est un chemin d’humilité qui nous construit spirituellement. Si Dieu est capable de nous guérir, il ne le fait que pour que nous nous tournions vers lui pour aller vers le salut. 
      L’enfer, c’est le domaine de Satan qui a librement refusé Dieu. Comme Satan l’a expliqué à un exorciste : « L’enfer, je l’ai créé avec l’aide des hommes ». Il faut dire qu’il y en a qui sont doués pour faire vivre un enfer à leurs contemporains. Saint Augustin disait : « L’enfer, c’est le paradis des orgueilleux ». C’est vrai que si nous les mettons tous ensemble, ce ne doit pas être joyeux. L’enfer, c’est nous. Même les démons, il sont capables de tout pour ne pas être envoyé en enfer... Nous n’avons pas la capacité de les envoyer en enfer mais au moins de les envoyer à Jésus qui décide de leur sort.


    • Jean Keim Jean Keim 5 juin 08:01

      @Pascal L

      Votre système est bancal, notamment Dieu qui vivant hors du temps ou encore sans être soumis aux affres du temps, est omnipotent et omniscient, ne pouvait par exemple, toujours dans votre système, que savoir le destin qui attendait Judas Iscariote, ainsi on ne peut s’empêcher de penser que dans le contexte, celui-ci est né dans le but de livrer Jésus aux autorités religieuses et être condamné à la géhenne, d’ailleurs un courant gnostique a fait de Judas un apôtre qui s’est délibérément sacrifié pour sa mission.

      Vous dites souvent ‘’nous ceci’’, ‘’nous cela’’, mais quel est ce nous ?

      Je découvre en ce moment l’œuvre de Maria Valtorta qui fut une visionnaire qui aurait reçu directement de Jésus tout un enseignement, visiblement son inspiration est d’origine catholique, mais pourquoi pas ?

      De plus en plus je perçois les contenus des religions comme une production d’un mode de penser, or la pensée n’a pas accès a l’inconnu, elle ne peut produire que ce que les mémoires auxquelles elle a accès contiennent, y compris les médias modernes comme notamment internet.

      Des gens pensent que les morts peuvent effectivement communiquer avec les vivants, certaines personnes ont vécus des expériences dans ce sens, mais il est envisageable que toutes, absolument toutes productions mentales ne peuvent être que le fruit de la pensée qui en combinant et en associants des éléments entre eux est capable d’une ingéniosité sans limite.

      Chaque religion est une œuvre humaine, cependant les Évangiles qui ont été écrites avant que des courants religieux chrétiens naissent de leur interprétation, dans leur dépouillements, sont pour moi une source d’eau pure, vive et désaltérante, nous ne pouvons pas, en vertu de la nature de la pensée, formuler la vérité, nous pouvons simplement rejeter tout ce qu’elle ne peut pas être : un système.


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