mardi 25 juin 2019 - par BretonEnColère

Arkéa : indépendantistes, on ne vous entend plus

D’ordinaire avares en pressions en tout genre, notre direction — Jean-Pierre Denis et Ronan Le Moal — et ses hommes de main ne sont plus si prompts à faire la promotion de leur projet d’indépendance en interne. Se sont-ils (enfin) rendu compte de la bêtise de celui-ci ?

Ils sont parvenus à obliger la majeure partie d’entre nous (pas moi) à aller manifester pour défendre leurs rêves capitalistiques, nous ont clairement fait comprendre que ne pas adhérer à leur projet signifiait la fin de notre carrière et ont cherché à nous faire croire que ce dernier avait vu le jour dans un seul but : défendre l’emploi de notre région, la Bretagne.

Mais depuis « la première manif payée par une banque » (Le Parisien), Jean-Pierre Denis et Ronan Le Moal n’ont fait que trébucher ! La Banque Centrale européenne et la Banque de France leur ont à maintes reprises demandé de revoir leur copie — ces derniers étant incapables de présenter un projet d’indépendance viable — avant de les contraindre à reconnaître noir sur blanc les risques liés à celui-ci.

Conséquences funestes de la perte de la marque « Crédit Mutuel » — la préférée des Français —, la future concurrence de nouvelles agences Crédit Mutuel en Bretagne ou encore le sombre avenir réservé aux caisses locales, notre direction a dû dévoiler ce qu’elle tenait le plus à cacher. Dans ce document, celle-ci va même jusqu’à reconnaître qu’elle « ne peut garantir que le projet sera conduit à son terme » !

Serait-ce là, la raison pour laquelle notre direction et ses sbires, d’ordinaire si prompts à promouvoir leur projet, sont étrangement silencieux sur le sujet depuis plusieurs semaines ? La raison l’aurait-elle emporté sur les rêves capitalistiques de Jean-Pierre Denis et Ronan Le Moal ?

Car oui, c’est silence radio sur le sujet depuis quelque temps. Fini les mails de « motivation » et de justification. Jean-Pierre Denis et Ronan Le Moal avaient affirmé il y a quelques mois travailler (encore) à un projet à présenter aux autorités, dont on attend encore de voir la couleur.

Autre preuve que le camouflet n’est plus très loin : nos deux patrons clamaient avec fierté, après le premier vote des caisses locales concernant l’indépendance — si on peut appeler ça un « vote » au regard des conditions entourant le scrutin —, en avril 2018, qu’un nouveau vote, définitif cette fois, aurait lieu à l’automne de la même année. Mais ces derniers ont dû se raviser une première fois en affirmant que celui-ci se tiendrait finalement courant 2019, et aujourd’hui impossible de savoir s’il aura vraiment lieu.

Pendant ce temps-là, les véritables desseins de Jean-Pierre Denis et Ronan Le Moal émergent dans la presse : maximisation des profits, introduction en bourse, acoquinage avec François Fillon… Ils n’ont cure de l’emploi en Bretagne, contrairement à ce qu’ils ont pu rabâcher par le passé.

Les masques tombent.



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