jeudi 4 juin 2020 - par VICTOR Ayoli

Au bistro de la Toile déconfiné. Enfin !

- Oh ! Fatche, Loulle, ça fait plaisir de retrouver ton rade ! Mais t’as quand même une drôle de dégaine avec ton masque, ta tignasse et tes rouflaquettes qui dépassent. On dirait un hanneton !

- Eh ! Oh ! Tu t’es vu ? T’as la même trogne avenante du pitbull de Bert avec ta muselière !

- Ouais mais le mien de masque, il est sophistiqué. Regarde, il y a un clapet par lequel tu peux introduire directement le goulot d’une boutanche.

- Ah ! Là, respect. Finalement ce Covid 51…

- Covid 19, pas 51.

- Ouais, pardon, je confondais avec le pastis 51. L’habitude…

- Tè, en parlant de ça, sert nous une tournée générale. Mais avec distanciation « sociale » évidemment.

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- J’ai mieux que ça aujourd’hui Victor. Tè, j’ai un petit rosé corse que, accidenti, tu m’en diras des nouvelles. C’est une cuvée spéciale, le Clos Roquine !

- Ah là Loulle, tu fais fort. Et en plus il chatouille délicatement la glotte ton médicament ! Est-ce qu’il pousse dans les vignobles du Professeur Raoult ?

- Puteng, celui-là, il a réussi à se mettre à dos l’ensemble du diafoirus et la meute des me (r) dias. Mais au fait, son traitement, c’est du costaud ou de la pisse d’âne ?

- Qui lo sa ? Pourtant à Marseille, il y a eu moins de morts qu’ailleurs. Au Sénégal, qui a utilisé à grande échelle le protocole Raoult, la pandémie n’a pas tué grand monde. Alors…

- Ouis mais enfin Victor, faut pas envoyer le bouchon trop loin. Son médoc à tonton Raoult, il a été taillé en pièces par une revue britiche qui fait paraît-il référence, le fameux « Lancet » qui, suite à une étude mondiale, a dit et écrit que non seulement la Chloroquine n’avait aucune efficacité contre le Covid mais qu’elle était dangereuse et tuait du monde.

- Eh ! Loulle, d’autres ont dit que l’étude du Lancet, c’est de la merde basée uniquement sur des statistiques biaisées, du bidonnage intégral : des hôpitaux du monde entier se demandent comment les auteurs de l’étude ont pu se procurer des chiffres sur leurs propres patients, alors qu’ils ne les ont communiqués à personne. En fait, cette pseudo « étude » a pour unique but de « tuer » la chloroquine en empêchant de prouver l’efficacité de ce vieux médicament archi amorti, qui ne coûte que dalle et dont les effets secondaires sont archi connus et dominés depuis des décennies qu’il est utilisé contre le palu.

- Mais qui a intérêt à foutre à la poubelle un tel médicament ?

- Ben, enfin Loulle, devine ?

- Big Pharma, évidemment.

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- Bien sûr Loule, cela n’intéresse personne d’utiliser les anciens médicaments connus et tombés dans le domaine public. C’est la course en avant technologique. Avec des brevets qui durent très peu de temps (20 ans), il faut trouver une nouvelle molécule pour faire de l’argent. Les grands labos pharmaceutiques donc – Big Pharma – mais pas que… La recherche actuelle se concentre sur ce qui rapporte, et non sur ce qui soigne ! Cela peut paraître fou, mais pour faire du profit, il n’y a rien de pire qu’un médicament qui guérit. Ce n’est pas moi qui le dis, mais la banque d’affaires Goldman Sachs, qui l’a expliqué noir sur blanc dans un rapport intitulé « Guérir les patients est-il un business modèle soutenable ? ». Leur réponse est évidemment NON… Pour ces vautours, les remèdes qui guérissent immédiatement représenteraient un intérêt formidable pour les patients et la société, mais pourraient être un obstacle pour ceux qui cherchent un cash flow financier durable.

« Si vous dites maintenant, alors qu’on dépense des centaines et des centaines de millions pour trouver des nouvelles molécules, qu’il suffit de recycler des molécules anciennes qui sont génériquées et qui ne coûtent rien, vous sciez toute une branche de la science qui s’est développée depuis 20 ans et donc vous avez les plus grandes difficultés à trouver des gens qui regardent cela avec un œil favorable  », a expliqué le prof Raoult sur une chaîne télé.

- Fatche, Victor, mais c’est un système totalement perverti. Tous ces « grands » professeurs qui viennent nous parler à l’heure des repas, pour nous faire trembler, pour nous culpabiliser, ils nous prendraient pas un peu pour des kons ?

- Pas qu’un peu Loulle. C’est 95 % de la recherche mondiale, donc 95 % des scientifiques qui sont financés, directement ou indirectement, par Big Pharma. Donc si on mettait un coup d’arrêt à ce système perverti, tout ce petit monde scientifique perdrait énormément d’argent et de prestige !

- Mouais… Tè je vais dépuceler une autre boutanche de « Clos Roquine » !

- À la nôtre !

 

Photo X - Droits réservés



11 réactions


  • Laulau Laulau 4 juin 2020 12:59

    Bon d’accord avec le fond, mais cette écriture « à la marseillaise » me fatigue, c’est comme si je devais écrire avec l’accent parisien en bouffant la moitié des syllabes et en confondant les on et les in.

    A part ça, j’ai fait de la recherche en chimie pendant 40 ans et je n’ai rien à voir avec big pharma. Ne confondez pas recherche médicale et recherche scientifique.


    • rogal 4 juin 2020 15:02

      @Laulau
      Oh putaing cong ! Personne ne confond les ong les ing !


    • charlyposte charlyposte 4 juin 2020 17:07

      @Laulau
      Comme quoi les chercheurs ne sont jamais en symbiose ! ils doivent sûrement chercher midi à la porte ! ils sont tellement nombreux... smiley


    • Laulau Laulau 4 juin 2020 18:06

      @rogal
      Exact je voulais dire les « en’ et les »un« , et puis » putain con" c’est toulousain.


    • rogal 4 juin 2020 21:04

      C’est vrai Laul’, mais on n’est plus à ça près.
      Et si nos accents méridionaux vous chiffonnent (glottophobie dit Fergus), ne pas se priver du ’’plaisir’’ de cliquer sur le bouton « Écouter », tout en haut, juste sous le nom de l’auteur.


    • Patrick Samba Patrick Samba 5 juin 2020 00:01

      " mais cette écriture « à la marseillaise » me fatigue "

      Franchement Laulau, qui vous oblige à lire les textes accompagnés de bruissement des feuilles d’olivier et de chant des cigales de Victor ? Pensez à tous ceux qui veulent se dépayser !

      Mais c’est vrai Victor, ces 95% ce ne serait pas un peu la sardine du port de Marseille ?
      .
      .

      (et puis tant qu’à être là, je te signale que ça fait quelques semaines que je fais la retape pour mon article bloqué en modé... smiley )


  • charlyposte charlyposte 4 juin 2020 17:31
    Bernard Hœrni, professeur émérite de cancérologie à l’université Victor-Segalen-Bordeaux 2

    Dans les relations entre le soignant et le patient, le mensonge fascine et effraie toujours autant. Il conduit immanquablement à s’interroger sur la notion de vérité qui, en réalité, doit être tempérée par le doute et l’incertitude. La frontière entre cette vérité et le mensonge est donc ténue. Est-ce parce que les patients ne sont pas en mesure d’entendre la vérité que les médecins ont justifié le recours au mensonge ? En définitive, le mensonge protège-t-il le médecin ou son patient ?

    Ce titre volontairement provocateur peut laisser perplexe. Il a cependant un avantage : celui de traduire des difficultés rencontrées par des soignants mal préparés à délivrer de « mauvaises nouvelles ». Il y a tant à dire sur le déclin du mensonge médical que je présenterai seulement quelques éléments de discussion, en laissant chacun y apporter ses nuances. Mais je veux affirmer d’emblée que le mensonge n’est jamais souhaitable et qu’il n’est qu’exceptionnellement possible de s’affranchir de cette règle.

    Quelques repères historiques

    ..................


  • Joseph DELUZAIN Joseph DELUZAIN 4 juin 2020 19:14

    @ l’auteur

    Et il est comment le Clos Roquine ?... Il se boit facile ?...

    C’est drôle comme l’écriture parodique peut en indisposer certains !?! 

    A moins que ...c’était pour dire quelque chose mmmhhhhumm 


    • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 5 juin 2020 08:57

      @Joseph DELUZAIN
      Formidable l’idée de ce pinard, non ? Mais sur AGV l’humour caustique, l’écriture parodique ne sont pas toujours compris, ou appréciés. Par certains seulement qui préfèrent les articles pontifiant, les auteurs parlant ex cathedra du haut d’un savoir véritable ou fantasmé...
      « Nulla placere diu nec vivere carmina possunt quæ scribuntur aquæ potoribus » disait pépé Horace (pages roses du Larousse !), signifiant par là  a visto de naz comme dit chez nous que les écrits des buveurs d’eau n’apporte que peu de joie et ne dureront pas longtemps...
      L’humour et le second degré permet pourtant de faire passer bien des vérités, et sans se prendre au sérieux. C’est ce que je m’efforce de faire, sans prétention aucune
      Et, regardez, le bidonnage de cette étude de Lancet, je le dénonce avant que les médias n’en parle, les lèvres pincées et le cul bréneux, comme je l’entends ce matin...
      Allez, levons notre verre et triquons à la vie !


    • chantecler chantecler 5 juin 2020 09:02

      @VICTOR Ayoli
      L’humour et le second degré permet pourtant de faire passer bien des vérités, et sans se prendre au sérieux. C’est ce que je m’efforce de faire, sans prétention aucune
      Et, regardez, le bidonnage de cette étude de Lancet, je le dénonce avant que les médias n’en parle, les lèvres pincées et le cul bréneux, comme je l’entends ce matin...
      Allez, levons notre verre et triquons à la vie !

      ...
      Tout juste !
      Cordialement .
      Cr.


    • Joseph DELUZAIN Joseph DELUZAIN 5 juin 2020 11:49

      @VICTOR Ayoli
      Raaahh ces bâtisseurs d’ouvrages enjambant les fleuves (les pontifiants pour les ceusses dont on parle) me font prodigieusement ch**r. Pourtant il y a sur ce site quelques auteurs qui ont une plume (pas au cul non non non ... ne me faite pas dire ça) mais ils tombent dans les travers consensuels et les facilités littéraires. Dommage car certains sujets traités sont intéressants mais inintéressants à lire.
      Je me joins à @Chanteclerc pour trinquer ... kling !! oups pardon j’ai le geste maladroit, j’ai renversé un peu de ce précieux breuvage ... c’est comme mes mots, ils débordent parfois. 


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