mardi 12 mars - par Emile Mourey

Au détour d’une ruelle, à la table d’un restaurant du vieux Chalon, j’ai retrouvé le calme mystique des temps historiques anciens

La Saône est à 150 mètres à peine. En 58 avant JC, César écrit qu'elle coule avec une lenteur tellement incroyable qu'à l'oeil, on ne peut pas en déterminer le sens (traduction très précise E. Mourey).

En - 88, soit 30 ans plus tôt, à l'autre bout du monde, Alexandre Jannée, roi de Judée, fait mettre en croix huit cents Juifs ; puis, pendant qu'ils vivent encore, il fait égorger sous leurs yeux leurs femmes et leurs enfants... La masse des rebelles, au nombre d'environ huit mille, s'enfuient dans la nuit et partent en exil (Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XIII, XIV).

Ces Juifs rebelles ne peuvent être qu'esséniens. Rien ne permet de dire qu'ils aient émigré dans la région de Damas. Sachant, d'après ce même auteur, qu'il n'était pas, au monde, de pays antiques qui n'aient pas reçu quelques éléments de la nation juive, j'ai fait l'hypothèse que ces Esséniens ont émigré en Gaule, dans la nouvelle ville de Chalon, sous la protection de la forteresse de Taisey qui domine la région... Taisey, Tasiacum, Cabillodumum de César, Nuerax, ville des Celtes d'Hécatée de Millet au VI ème siècle avant J.C. (thèse argumentée E. Mourey ; voyez mes ouvrages et mes articles Agoravox).

Du VI ème siècle avant J.C. au début du IV ème siècle après J.C, faisons un saut de près de mille ans qui nous amène à Constance-Chlore, césar puis empereur romain. Son palais est aujourd'hui une maison bourgeoise... de Mont-Saint-Vincent... Mont-Saint-Vincent, véritable Bibracte devenue Augustodunum (Autun, fille et colonie, porte le même nom). Les points forts du terrain perdurent, ce sont les noms qui changent.

Le rhéteur Eumène voit deux temples d'Apollon en pays éduen. L'un est l'actuelle église de Mont-Saint-Vincent. Copie du temple de Salomon, elle est l'ancêtre de nos églises romanes. L'autre est la cathédrale de Chalon. Inspirée du temple d'Hérode, elle est l"ancêtre de nos cathédrales (thèse argumentée E. Mourey qui balaie tout ce qui a été dit ou supposé concernant notre fabuleux patrimoine qui devient dès lors encore plus fabuleux). Le rhéteur qualifie ce deuxième temple d'Apollon de "plus beau temple de l'univers".

Ce plus beau temple de l'univers - notre cathédrale - est représenté sous forme d'une vignette dans la carte de Peutinger ; une carte que je date du III ème siècle. Grande oeuvre de l'empereur Julien, incomplète et parfois erronée du fait de sa mort imprévue au combat, elle nous est parvenue en mauvais état. Il s'agit ici d'une copie que j'ai corrigée sur certains points et que j'ai renseignée. Dans la vignette, les ouvertures du bâtiment concordent avec celles qu'on peut retrouver dans l'actuelle cathédrale. Détail très important, il faut comprendre que la vignette se trouve sur la rive gauche de l'Arar/la Thalie et non sur la rive droite d'un Arar/Saône. C'est ce que les historiens qui m'ont précédé n'ont pas compris. Il est logique, en effet, que les Éduens aient placé la source de leur fleuve sacré en pays éduen et non en territoire étranger.

Ce plus beau temple de l'univers est représenté sur une médaille de Constantin (ci-dessous). Il s'agit de la célèbre vision de Constantin rapportée par le rhéteur Eumène : Tu as vu le Dieu et tu t’es reconnu sous les traits de celui à qui les chants divins des poètes ont prédit qu’était destiné l’empire du monde entier... Car, je le crois, ô Constantin, tu as vu ton Apollon avec la victoire qui l’accompagne, t’offrir des couronnes de lauriers.

La fondation de notre cathédrale est évoquée dans une plaque de cheminée ou, en 260, l'empereur enfant Salonin, fils de Gallien, est représenté en train de juger comme Salomon jadis. Il s'agissait de trancher sur le conseil qui devait diriger la cité (après l'immigration juive que j'ai supposée)... l'ancien conseil élu par les habitants de Taisey ou le nouveau conseil élu par la ville de Chalon ? Les deux nouveaux-nés et les deux femmes qui s'opposent sont, bien évidemment, des allégories de conseils et de populations.

Oublions les deux tours clochers que les ducs ont plaquées en façade ! Elles écrasent et dénaturent l'édifice. Entrons dans cette étonnante demeure... essénienne. Avançons jusqu'au choeur... jusqu'au Saint des Saints dont seuls les prêtres sont autorisés à fouler le sol. 

À notre gauche, c'est-à-dire à droite de l'autel de Dieu qui nous fait face, le chapiteau d'Étienne nous interpelle. S'agit-il d'une évocation des pélerins d'Emmaüs de l'évangile de Luc : Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards (Luc 24, 30-31) ? S'agit-il des martyrs, victimes de la répression romaine ? En mourant, Etienne s'était écrié : et voici que je vois le ciel ouvert et le Fils de l'homme, debout, à la droite de Dieu (Actes des Apôtres, VII, 56). Ainsi s'expliquerait, dans cette hypothèse, le premier nom de notre carthédrale : église d'Étienne.

Mais en 260, date de la construction du monument, date prouvée par notre plaque de cheminée, ces deux hypothèses ne sont plus crédibles. On ne peut envisager une véritable christianisation de la Gaule qu'à partir du règne de l'empereur Constantin, après le concile de Nicée de 325. Par ailleurs, n'est-ce pas un drapeau qui figure en arrière-plan de la sculpture ? Un drapeau mentionné dans les textes de Qumrân ? Il ne s'agit donc pas de Jésus de Nazareth, mais d'un autre messie, un messie juif toujours espéré, un messie toujours au ciel qui ne se fait voir qu'en haut d'une colonne, dans une vision mystique. Il s'agit du messie dont tous les Juifs attendent encore la venue... un messie annoncé dans les documents esséniens de la mer Morte. Ce "Christ essénien de Chalon" ne rejoindra le Christ des évangiles que progressivement.

Extraits de mon Histoire de Bibracte, Dieu rayonnant, publié en 1995 :

C'est au point du jour que le Messie d'Israël reçoit les rayons du soleil qui traversent les vitraux du choeur. A ce moment précis, on le voit faire le signe essénien de reconnaissance, signe d'alliance entre Dieu et les hommes. Il étend sa main gauche sur le pain de vie, et de sa main droite aux deux doigts dressés, il bénit toute la congrégation de la communauté qui, dans la nef, attend dans le recueillement le plus total... aujourd'hui... comme hier.

Je te rends grâces, ô Adonaï !

Car ton œil veille sur mon âme... Je te rends grâces, ô Adonaï ! Car tu as illuminé ma face par ton alliance, Et (...),  (... et) je t'ai recherché, et tel une véritable aurore, au point du jour, tu m'es apparu.

Car moi, je marche dans la voie de ton esprit de vérité, l'esprit qui illumine le cœur de l'homme et qui ouvre les véritables chemins de justice. Et je lutterai jusqu'à ma mort contre l'esprit de perversité qui inspire aux hommes le mensonge, l'orgueil, la cruauté, l'impureté et la luxure.

Et les hommes de tromperie grondèrent contre moi, comme le bruit des grondements des grandes eaux. Et tels des êtres qui rampent dans la poussière, ils lançaient comme des flèches de la Fosse.

Je te rends grâces, ô Adonaï... Car tu m'as soutenu par ta force... Au milieu des maux dont les impies m'accablent, je suis resté comme une tour robuste. (textes esséniens, extraits)    

Ô Adonaï, ô Toi qui es le Christ de Chalon !

À MM. les élus de Chalon-sur-Saône,

"Notre grande richesse, c'est notre patrimoine".

Allons donc, soyons sérieux ! Les premiers colons qui, du Proche-Orient, nous ont apporté l'agriculture, la métallurgie, et tout ce qui va avec, quelle curieuse idée que de les voir s'installer au mont Beuvray, dans un Morvan éloigné de tout. Évidemment non ! Si l'on raisonne en militaire, ce premier courant d'immigration, première voie de l'étain traversant nos terres, ne pouvait que remonter le couloir Rhône/Saône, jusqu'à la région fertile de Chalon-sur-Saône, plaque tournante de la Gaule. Si l'on raisonne en militaire, ces premies colons ne pouvaient dresser leur forteresse que sur la hauteur dominant le fleuve et la région, à Taisey, antique Tasiacum, Cabillodunum de César (la ville des bords de Saône ne s'est entourée d'un rempart qu'au III ème siècle). C'est ce que commandent la géographie, la logique militaire, mais aussi les textes si on les traduit et si on les interprète correctemment. Tout cela a fait l'objet de riches débats sur le site d'Agoravox.

Situation absolument incroyable : les sites internet du grand Chalon et de la ville veulent attirer les touristes mais ne parlent pratiquement pas de la cathédrale.

Alexandre le Gaulois.

Et il rigole, Alexandre, le Gaulois. En vérité, il rigole. N'est-il pas drôle et cocasse d'être pris pour ce qu'on n'est pas. Car l'Alexandre qui figure au haut de la colonne n'est pas le fameux roi de Macédoine, illustre conquérant d'un fabuleux empire ; c'est un pauvre Gaulois, un sculpteur qui pour une miche de pain s'est sculpté lui-même dans la pierre. C'est un Gaulois paillard qui a goûté durant sa vie à tous les plaisirs du monde ; buveur de vin et coureur de jupons par surcroît. Il est pécheur, il le sait. Voilà pourquoi, il se trouve au fond de l'église. Les chaînes du péché le retiennent à la terre. Mais admirez son astuce : il dresse en l'air des appâts, et les animaux chargés du transport des âmes, moitié aigles et moitié lions, l'emportent sans s'en rendre compte vers les félicités du ciel. Il est à la fois Cyrano de Bergerac lançant son aimant vers le ciel et Rabelais. Le cercle dans lequel il trône n'est ni une nacelle ni un objet volant non identifié, mais le symbole de l'œuf, symbole de la certitude druidique dans la renaissance. Et dans le regard d'Alexandre le Gaulois, nous lisons en effet le ferme espoir d'être réengendré un jour, pour retrouver dans une seconde vie terrestre, ce qui fut peut-être ses plus grandes joies : la bouteille de pinard et les femmes !

Les deux empereurs gaulois Victorinus, fondateurs de notre cathédrale.

... Postumus, voyant qu'il était attaqué par les forces nombreuses de Gallien appela Victorinus à partager l'empire. Cet autre “Premier des Gaules”, également homme de guerre, prit le titre de César en s'alliant à Postumus (Trebellius Pollio, les trente tyrans)...

S'étaht rendu à Cologne en compagnie de son fils, il fut victime d'un groupe de factieux... les soldats le massacrèrent et à la même heure, ils proclamèrent son fils, César, et le tuèrent aussi ... ce fut un empereur très énergique et d'un grand mérite (Eutrope, Histoire romaine).

Fondateurs de notre cathédrale, les voici honorés, le jeune et le vieux, sculptés pour l'éternité en haut d'une colonne de gloire. Ils portent sur la tête la couronne impériale et au cou l'étole du grand prêtre.

Les nobles Gaulois dont nous parle César, les voici ! Leurs femmes, les voilà ! Voilà le peuple !

(photo Bourgogne médiévale)

Voici les laboureurs offrant à Dieu le blé nourricier, voici les soldats offrant le sacrifice de leur vie dans le symbole de l'agneau ! Sur le côté du chapiteau, l'évêque judéo-druidique s'entretient avec Dieu. Il lui dit ceci : « Seigneur ! j'ai conduit mon groupe de paroissiens fidèles jusque dans ta maison ». Il énumère les mérites de chacun et leurs vertus et il négocie avec Dieu les conditions de leur entrée au paradis avant, peut-être, leur retour sur terre. 

Voyez le chapiteau des nautes et son message mystique ! Voyez le lion à l'affût, derrière l'arbre symbolique en Y du ciel ; c'est vous qu'il guette. Votre cœur est-il faible ? Etes-vous victime d'une crise cardiaque soudaine ? Vous vous écroulez sur le sol. Aussitôt, le lion bondira sur vous ; il vous dévorera et dans son estomac, il vous emportera au paradis des anges. Voyez cet oiseau de la mort qui s'empare de votre âme de lapin lubrique pour la jeter dans le feu des enfers. Voyez cet autre...

Voyez la population de Chalon aux pieds de son Christ. Un poète burgonde l'immortalisera sous le nom d'Hildegonde dans son Waltérius.

Dans la partie la plus haute du ciel, pourquoi Adam et Eve attendent-ils pour réengendrer la nouvelle humanité qui doit renaître d'eux ? N'est-ce pas ce que le serpent maudit sussure, encore une fois, à l'oreille de la première femme, en lui proposant dans sa bouche l'œuf/pomme de la réincarnation ? Adam est prêt, mais Eve se croise les mains sur le sexe en signe de refus ; pourquoi ? Tout simplement parce que Dieu n'a pas encore donné son autorisation. Ayant déjà désobéi une fois, elle n'ignore plus les conséquences d'un acte prématuré. Depuis que les hommes existent, elle a pu mesurer de là-haut la grande pagaille qu'elle a engendrée le jour où elle a commis la faute. Elle hésite, elle attend. Qu'attend-elle ? tout bonnement l'ordre de Dieu. Qu'attend Dieu ? tout bonnement que les hommes ne pèchent plus. 

Monsieur Franck Riester, ministre de la Culture, pourquoi ne répondez-vous pas aux questions que je vous pose par la voie démocratique normale ?

Emile Mourey, 86 ans, ancien militaire de carrière, d'origine saint-cyrienne, légion d'honneur, mérite national... mais surtout, chalonnais et citoyen.

Château de Taisey, le 11 mars 2019

 



14 réactions


  • Arthur S Arthur S 12 mars 11:28

    Les Esséniens ne sont que les passeurs du bouddhisme en Europe.

    Dans un édit du troisième siècle avant notre ère, l’empereur indien Ashoka affirmait avoir envoyé des émissaires pour transmettre sa doctrine morale du « Dharma » dans les royaumes situés à l’ouest de son empire, de la Bactriane jusqu’au bassin méditerranéen.

    Cet édit mentionne des souverains de l’époque hellénistique, héritiers des conquêtes d’Alexandre le Grand : Antiochos II, Ptolémée II, Antigone II, Gonatas, Magas de Cyrène et Alexandre II d’Épire :

    « Maintenant, c’est la conquête par le Dharma que l’Aimé-des-Dieux (Ashoka) considère comme la meilleure conquête. Et celle-ci (la conquête par le Dharma) a été gagnée ici, sur les frontières, et même à 600 lieues d’ici, là où règne le roi Antiochos, et au-delà où règnent les quatre rois Ptolémée, Antigone, Magas et Alexandre, de même au sud, où vivent les Cholas, les Pandyas, et aussi loin que Tamraparni. »

    On ne sait pas quelle a été l’influence de ces émissaires sur le monde grec. Certains spécialistes pensent que des communautés bouddhistes ont émergé à partir du règne d’Ashoka, notamment à Alexandrie (cette communauté étant mentionnée quatre siècles plus tard par Clément d’Alexandrie). Les Esséniens de Palestine et les Thérapeutes d’Alexandrie seraient des communautés fondées sur le modèle du monasticisme bouddhique.

    Pour André Dupont-Sommer, "C’est l’Inde qui serait, selon nous, au départ de ce vaste courant monastique qui brilla d’un vif éclat durant environ trois siècles dans le judaïsme même". Selon lui, cette influence serait même contributrice de l’émergence du christianisme : "Ainsi s’était préparé le terrain où prit naissance le Christianisme, cette secte d’origine juive, essénienne ou essénisante, qui devait si vite et si puissamment conquérir une très grande partie du monde."

    lien


    • Jean-Claude BONNOT Jean-Claude BONNOT 19 mars 17:35

      @Arthur S
       Récemment inscrit sur ce forum et bien que connaissant les thèses d’Émile Mourey je me permets de l’apostropher à propos de ce commentaire sur le Bouddhisme. En fait, je suis également l’inventeur d’une énième localisation d’Alésia... cette fois sur les bord du Doubs.. en référence à ses habitants, les Mandubiens cités par Cesar au livre VII de la guerre des gaules.
       Au fil de mes recherches, j’ai fini par adhérer au Bouddhisme, tant ce concept et enseignement me semblait proche des druides celtiques et de la Vérité rationnelle (...) Toujours est il, qu’il faut bien admettre un croisement de culture ou alors plus certainement un foyer originel Occidental pour le Bouddhisme. Nos toponymes recèlent pour qui veut le voir des racines Sanskrites. A commencer par le mot « DOUBS » qui est l’inverse du mot BOUDDHA ... cette dénomination voulant dire « l’Eveillé » il n’est donc pas interdit de penser que le DOUBS, par métathèse soit : L’endormi , c’est à dire l’inverse de ce mot générique... donc la rivière des morts. Les Mandubiens, seraient donc les préposés au rituel du passage de vie au trépas (...) soit des religieux installés dans leur cité sacrée d’ Alesia. Celle ci étant reconnue par la suite comme foyer et métropole de toute la celtique. Comme le prétendait Diodore de Sicile. 


  • Emile Mourey Emile Mourey 12 mars 12:03

    André Dupont-Sommer écrit, en effet : L’Essénisme est-il à considérer comme un pur fruit du judaïsme ? Ou bien a-r-il été marqué par des influences étrangères ?

    Donc pendant l’exil à Babylone et dans la région ???

    Merci pour votre intéressant commentaire .


  • Emile Mourey Emile Mourey 12 mars 17:02

    Au sujet du chapiteau des femmes, sachant que les Gaulois privilégiaient la tête au corps, on comprend que si le corps mort retournait à la terre, la tête, en revanche, portait tous les espoirs d’une « revie ». Ainsi s’expliquerait le fait que le sculpteur ait donné aux femmes de son chapiteau un corps d’oiseau pour qu’elle puissent continuer à survivre dans le ciel en attendant de revenir sur terre, réincarnées ??? Quel corps d’oiseau ? Apparemment celui de l’hirondelle... c’est un bon choix... plutôt flatteur. Cela s’accorde avec la légion des alouettes dont parle César pour désigner la légion des Gaulois. À noter que l’évangéliste a dû faire une confusion en guérissant le centurion Corneille, confusion peut-être volontaire.


  • Montdragon Montdragon 12 mars 18:58

    Mais que faisait-on des alcolo de la place St Vincent à l’époque ?

    Mystère ! smiley


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 mars 19:20

      @Montdragon

      Je ne sais pas


    • Montdragon Montdragon 12 mars 20:22

      @Emile Mourey
      Au plaisir de vous croiser dans cette très belle ville qui a vraiment souffert de certains délires urbanistiques modernes, car elle, n’est pas la capitale de région.
      De plus, il est flagrant de voir certaines rues mal entretenues tout comme certains immeubles, l’argent manque.


  • Antenor Antenor 14 mars 19:05

    Que le « plus beau temple de l’univers » mentionné par Eumène corresponde au temple de Chalon sur Saône représenté sur la carte de Peutinger est une hypothèse très crédible et il est bien dommage que cette piste ne semble pas intéresser les spécialistes dont c’est le métier.

    Que ce temple soit judaïque et qu’il soit conservé dans l’actuelle cathédrale, on est déjà là dans quelque chose de beaucoup moins sûr de mon point de vue. Comment interpréter correctement les chapiteaux si on n’a pas de source extérieure quant à la datation précise de la construction de la cathédrale.

    Les vestiges du temple d’Eumène se trouvent peut-être juste en dessous de la cathédrale. S’ils les avaient vu, les Esséniens (et même une partie des premiers chrétiens) auraient détruit à grand coups de marteau les représentations en pierre de leur messie.


    • Emile Mourey Emile Mourey 16 mars 16:13

      @Antenor
      Vous oubliez mes autres articles où je donne, en détails, mes éléments de preuves concordantes. Quant aux fouilles archéologiques, elles ont été faites, et encore récemment.

      Nous sommes face à la plus grande escroquerie archéologique de tous les temps, depuis la localisation de Bibracte au mont Beuvray, en passant par le refus absurde de voir le temple d’Apollon d’Eumène dans la cathédrale de Chalon.

      Au IIi ème siècle, date de la carte de Peutinger, les principales cités gauloises avaient déjà leur basilique dans les vignettes qui y sont portées. Ou, alors, donnez moi les textes de leur fondation...au temps des cathédrales...


  • Emile Mourey Emile Mourey 16 mars 16:19

    Question chapiteaux, c’est clair. Nous avons le temps des chapiteaux de style cananéen dans l’inspiration du temple/église de Mont-Saint-Vincent, et le temps des chapiteaux judéo-druidiques dans la suite de ceux de notre cathédrale de Chalon ;


    • Antenor Antenor 18 mars 22:34

      @ Emile

      Je sais qu’il y a eu des fouilles sous le cloître mais y en a-t-il eu sous la cathédrale même ?

      https://www.inrap.fr/l-histoire-ancienne-de-chalon-sur-saone-fouille-archeologique-du-cloitre-saint-11838

      Il y a incontestablement des influences orientales dans le « premier âge des chapiteaux » mais qu’y a-t-il de spécifiquement cananéen ? Les thèmes employés étaient utilisés d’un bout à l’autre de la Méditerranée.

      Le concept de judéo-druidisme pose des problèmes insolubles. En premier lieu, l’écriture était sacrée pour les Juifs alors qu’elle était proscrite dans la religion gauloise. Si le Judaïsme avait été aussi facilement métissable, le Christianisme n’aurait jamais existé parce qu’il n’aurait pas eu de raison d’être.

      C’est Paul qui abolit la distinction entre Juifs et « Craignant-Dieu » et met tout le monde sur un pied d’égalité. Contrairement au Jésus de Luc, le rôle du messie de Qumran était de sauver Israel et non l’Humanité entière.


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