mardi 5 février 2013 - par jaja

Avec les travailleurs de Ford, PSA, Renault, Sanofi, Arcelor Goodyear, etc

L'accord dit « pour l'emploi » signé le 11 janvier 2013 : par la CGC, la CFTC, la CFDT et le Medef en réponse aux souhaits du gouvernement est incontestablement un pas de plus vers le démantèlement du droit du travail. C'est une nouvelle étape qui renforcera la précarité des salariés avec la création des nouveaux CDI intermittents, tout en généralisant la mobilité et la flexibilité. des horaires et des salaires.

Ces dispositions visent surtout à rendre plus difficile la possibilité pour les travailleurs de contester les licenciements et la modification des contrats de travail.

Ces accords « emplois-compétitivité » négociés entre le patronat et certains syndicats sévissent déjà dans certaines entreprises. A Sevelnord par exemple (groupe PSA) ce marché de dupes, signé par les syndicats FO-CFDT-CGC, prévoit deux ans de gel des salaires, la perte de quatre jours de RTT, la suppression de jours de congés, une flexibilité accrue, la réduction de la prime d’intéressement et des majorations pour heures supplémentaires, la mobilité interne au site et externe dans PSA et même plus largement sous forme de prêt du salarié dans toute la région. Ceci n’empêchera pas la suppression de 1000 postes de travail en échange de la promesse de la non-fermeture du site ni la suppression de 8000 emplois sur tout PSA !

À l’heure où les confédérations syndicales se montrent bien incapables d’impulser la moindre action d’envergure contre les fermetures d'industries et les licenciements, il existe à la base un fort sentiment qu'il est plus que temps de riposter dans l'unité. C'est une question de solidarité au sein de notre camp social, c’est aussi une question d’efficacité. Pour changer la donne, nous avons besoin d'unir nos forces.

Il y a donc urgence à construire une mobilisation d’ensemble pour s’opposer à ces mauvais coups du gouvernement et du patronat, bref faire vivre ce vieux slogan « Tous ensemble » tant de fois scandé, depuis des lustres, et dont les directions syndicales ne veulent surtout pas entendre parler.

Cette mobilisation d'ensemble a déjà commencé par la rencontre très symbolique entre ouvriers en lutte de PSA et de Renault devant l’usine de Flins. Il y a aussi eu cette initiative d’ex-salariées des 3 Suisses, licenciées il y a quelques mois et qui ont créée une association «  Les Licenci’elles  » permettant de continuer leur bataille en popularisant un projet de loi interdisant les licenciements dans tous les groupes qui font des bénéfices.

Depuis des mois, par des manifestations ou des rencontres, des équipes militantes de boites en lutte affirment la nécessité de se coordonner à la base pour essayer de mettre en place un réseau de résistance. Le Collectif des Licenci’elles a déjà organisé une manifestation de plusieurs centaines de salariés le 29 janvier devant le ministère du Travail pour rappeler l’urgence et la nécessité de l’interdiction des licenciements. L’objectif était d’amorcer la construction d’une véritable coordination pour aider à la convergence des luttes.

Cette journée du 29 janvier a bien été un pas important vers des mobilisations conséquentes. Les PSA d’Aulnay ont tout d’abord rejoint les Virgin devant le magasin des Champs-Élysées. Il y avait aussi les Sanofi, les Candia, les Ford... Des délégations du Front de gauche, de Lutte ouvrière, EÉLV et du NPA ont également apporté leur soutien.

Dans la foulée, les salariés de Virgin, venus aussi des magasins de province se sont rendus au siège du groupe. Entre le Virgin et le ministère du Travail, Philippe Poutou a rencontré les salariés de la Banque de France qui luttent contre un plan de licenciement de 2 500 postes.. De l’autre coté de la Seine, les Sanofi, les Candia et les PSA sont allés retrouver les Goodyear, les Fralib, les Licenci’elles et les Faurecia pour présenter au ministère du travail un projet de loi contre les licenciements boursiers. Nathalie Arthaud, Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon étaient présents.

Tout de rouge vêtus. ambiance assurée par les Sanofi avec chansons et haka pendant qu’une délégation était reçue par un sous-fifre de Michel Sapin le Ministre du travail. Pas de surprise  : pour lui et pour le gouvernement il faut dialoguer et l’accord Medef-CFDT-CGC-CFTC est la bonne solution.

Dans le même temps la grève reconductible à l’usine PSA d’Aulnay-sous-bois se poursuit contre la fermeture programmée du site. Il y a aussi des débrayages répétés et de plus en plus importants dans toutes les usines Renault contre le chantage de la direction qui ne laisse aux travailleurs que le choix entre « travailler plus pour gagner moins » ou être licenciés.

Depuis l'annonce de la fermeture du site d'Amiens, qui laissera sur le carreau 1200 emplois et des milliers d'autres induits dans la région et au delà, les Goodyear pourraient bien devenir le symbole et le catalyseur de toutes ces résistances ouvrières... Le 12 février, les salariés de dizaines d’entreprises victimes de plans sociaux iront manifester leur solidarité avec les Goodyear devant le siège social de Rueil-Malmaison de ces patrons voyous. Un mouvement surveillé de très près par la police qui craint, selon Le journal le Parisien, une radicalisation des luttes ouvrières.

Il s'agit donc ce jour là de frapper fort Le Collectif qui s'était rassemblé devant le ministère du travail le 29 janvier sera présent et manifestera auprès des travailleurs de Goodyear venus d'Amiens.Tous se regrouperont à 8h30, Avec les Ford, PSA, Renault, Sanofi, Arcelor Goodyear, etc. pour imposer l’interdiction des licenciements et refuser la fermeture du site d'Amiens !

Ce geste de solidarité envers les 1173 employés de l’usine d’Amiens Nord, qui apprendront officiellement ce jour-là la fermeture de leur site lors d’un comité central d’entreprise (CCE).nous pouvons tous le faire. Les salariés de dizaines d’autres entreprises — la plupart du temps des adhérents CGT — devraient rejoindre le mouvement. Philippe Poutou, du Nouveau Parti anticapitaliste a assuré de la présence des militants du Npa et LO et le FdG seront aussi présents.

Pour l’instant, les organisateurs assurent que la manifestation se fera uniquement devant le siège social de Goodyear… sans débordement dans la capitale, toute proche. Jean Mangin, de la CGT ArcelorMittal de Florange, qui fera le déplacement, prévient toutefois : « C’est vrai que dans ce genre d’action on ne sait jamais comment cela peut se passer.  »

Ce combat de la classe ouvrière doit devenir la lutte de tous. Pour changer la donne, nous avons besoin de toutes nos forces. Il faut nous organiser au plan national pour interdire les licenciements (pas que boursiers) et les fermetures d'entreprises, sans hésiter à exiger leur réquisition afin de les placer sous le contrôle des salariés. Cela nécessite de s'en prendre à la logique du profit et à la propriété privée des grands moyens de production et au pouvoir d'une minorité qui gouverne l'État et l'économie en fonction de ses intérêts.

Et c'est d'autant plus important que se sentant menacé le patronat trouve des alliés inattendus contre les grévistes. Ainsi, comme le rapporte l'Humanité :

«  Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, réserve ses flèches aux grévistes d’Aulnay, les accusant d’avoir des comportements « pas conformes à ceux de la tradition de la classe ouvrière », et Laurent Berger, qui vient de prendre la tête de la CFDT, ouvre, lui, plus largement encore la boîte à gifles contre les syndicats CGT de PSA et de Goodyear. « Ce sont des méthodes que je ne partage pas ! » lance-t-il, drapé dans sa dignité, à propos d’Aulnay »

Ces responsables syndicaux feraient mieux de s'en prendre à la direction de PSA et aux 200 cadres et agents de maîtrise des autres sites PSA appuyés par une centaine de vigiles de deux sociétés privées habillés en treillis et Rangers noirs. qu'elle a fait venir de Poissy et d'ailleurs pour tenter de mater la grève, renouant ainsi avec des traditions anciennes d'organisation de commandos anti-grève, vieille spécialité de Peugeot.

Et si certains de leurs adhérents se sont sentis menacés par les travailleurs d'Aulnay il faut se demander s'ils ne sont parmi ceux qui cherchaient à briser par la force et les menaces la grève des ouvriers. Bref ces chefs syndicalistes auraient mieux fait de soutenir les sept militants très actifs dans la grève qui ont été convoqués à la Sureté territoriale. Cinq sont menacés de licenciement et ont été mis à pieds immédiatement. Ils ont toute notre solidarité.

Rassemblement Mardi 12 février à 8h30 devant le siège social de Goodyear, 8 rue Lionel Terray, 92 Rueil Malmaison

 



39 réactions


  • Robert GIL ROBERT GIL 5 février 2013 18:02

    La flexibilité c’est l’ennemi de l’emploi. Plus il y a de flexibilité, plus il y a de chômage et de travailleurs pauvres, ça marche toujours ensemble. En France, chaque fois que les licenciements ont été facilités, le chômage a augmenté. Partout où la flexibilité a augmenté, le chômage a progressé, y compris dans les pays scandinaves pris à tort comme « modèle » : la mise en place de la prétendue « flexisécurité » a permis de passer d’un taux de chômage de 3 à 7,8 % au Danemark, 7,9 % en Finlande, 8,1 % en Suède soit une augmentation moyenne de 3 à 8 % (+ 266 %). C’est quand les salariés sont bien formés, bien traités, bien payés qu’ils sont le plus « compétitifs », pas quand ils sont flexibles !

    voir : L’ENTOURLOUPE DES ACCORDS DE WAGRAM


    • spartacus spartacus 5 février 2013 18:55

      Mensonge !

      En Angleterre, la ou il y a flexibilité, le chômage diminue considérablement. Il est passé sous les 7% depuis août 2012. 
      La flexibilité en Angleterre permet de produire au plus près des commandes et du marché des donneurs d’ordre, et donc d’offrir un service plus efficace et de concurrencer les produits du sud est asiatique. 
      La production anglaise d’automobiles avec des personnels flexibles déborde là ou la France s’écroule !
      Les fabricants préfèrent faire construire leur voitures en Angleterre avec sa "flexibilité ( 1,34 million de voitures), qu’en France (1.9 millions) bientôt rattrapée !

      Les chiffres montrent que ceux qui s’adaptent s’en sortent mieux que les ceux qui ne veulent pas se remettre en question !

    • jaja jaja 5 février 2013 19:56

      « La production anglaise d’automobiles avec des personnels flexibles déborde là ou la France s’écroule ! »

      En tant que travailleur (retraité) je n’en ai rien à foutre de savoir que la production augmente en Angleterre avec du personnel flexible... Ce qui m’intéresse c’est la qualité de vie de ces travailleurs anglais taillables et corvéables à merci... et eux aussi disent assez !

      La façon normale de travailler c’est en CDI et il faut aujourd’hui passer aux 32 heures pour partager le travail et en tous cas diminuer les horaires jusqu’à ce que chacun(e) ait un emploi... Que ça plaise ou non aux patrons qu’il faut d’ailleurs penser à exproprier pour pouvoir partager entre toutes et tous les richesses produites par les travailleurs....

      D’autre part en Angleterre c’est l’industrie automobile japonaise qui permet aux Anglais d’augmenter leur production.... Rien d’autre.

      Pour avoir une vision juste de la crise du secteur automobile lire l’article d’Inprecor : « Automobile la fin d’un cycle »
      http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=630


    • spartacus spartacus 5 février 2013 20:59

      La qualité de vie de ces travailleurs anglais ?

      Une sécu qui rembourse mieux, moins de charges sociales et donc des biens meilleurs salaires net.

      La mobilité des gens étant supérieure, les gens compétents sont mieux payé pour ne pas qu’ils partent.

      En France l’employeur paye bien pour garder ses salariés et ne pas qu’ils partent. En France il paye pour qu’ils partent.

      En France, même avec une qualité de vie pourrie, ils sont prisonniers de privilèges et restent.

      Le CDI c’est une vision dépassée et illusoire de l’immobilité. On s’enrichit a changer.


    • Greffière 6 février 2013 11:22

      Allez au Royaume-Uni discuter avec des Anglais de leurs conditions de travail avant de raconter des bêtises.


    • Yvance77 6 février 2013 12:28

      « En Angleterre, la ou il y a flexibilité, le chômage diminue considérablement. Il est passé sous les 7% depuis août 2012. »

      Merci pour ce fou rire !!! Tout est sans doute dans le « considérablement »


    • Gauche Normale Gauche Normale 6 février 2013 15:19

      @ spartacus


      Les charges sociales n’existent pas : c’est une déformation coupable de l’expression cotisations sociales. Les cotisations sociales sont du salaire différé que le travailleur ne touche pas tout de suite afin d’en faire profiter son pays, sa famille et lui-même sous forme d’assurance retraite, d’assurance chômage, de sécu... Il est donc très dangereux de les baisser.
      Pour augmenter les salaires nets il existe une meilleure solution que vous taisez : prendre sur les 200 milliards que le capital vole chaque année depuis 30 ans au travail. Et sur les profits de la City, ça serait pas mal non plus.

      Aussi, arrêtez de vous pâmer devant le dieu flexibilité : cette méthode a été appliquée en Espagne dans les années 2000 (soutenue par la droite comme par la gauche). Le chômage a reculé, ça oui. Mais les salaires pourris que touchaient les Espagnols (la grande majorité) les ont obligé à emprunter pour soutenir la consommation et donc la croissance. Les banques se sont régalées. Puis la crise américaine éclate : les investisseurs cessent d’acheter de la dette, les banques ne prêtent plus aux familles qui, paniquées ne consomment plus et provoquent la faillite de plusieurs entreprises.

      La flexibilité, c’est se serrer très fort la ceinture pour mieux devenir obèse après !

    • spartacus spartacus 6 février 2013 15:57

      Les cotisations sociales Françaises sont les plus chères au monde

      Dans aucun pays au monde l’assurance maladie ne coûte aussi cher
      Les remboursements Français sont minables, et n’arrêtent pas de décroître. 
      L’assurance retraite collective est une pyramide de ponzi. En plus les pays qui ont choisi l’assurance par capitalisation (fond de pension) disposent de liquidités d’investissement.
       Les derniers seront les condamnés à n’avoir aucune retraite et payer celle des autres. 

      Pour faire simple, le travailleur Français, paye par ses cotisation retraite la retraite des autres et jamais pour la sienne. 
      Paye pour la maladie mais lui a toujours de moins en moins de remboursement. 
      Comme les fonds de pension Anglais ou Hollandais sont souvent investisseurs d’entreprises, les bénéfices d’entreprises qu’il génère servent a payer le travailleur étranger qui a un fond de pension.

      Les cotisations sociales Françaises, c’est une vaste escroquerie de masse !


    • Gauche Normale Gauche Normale 6 février 2013 17:17

      @ spartacus


      Ouuuh les vilains français qui coûtent trop cher ! Quel dommage que vous ayez oublié de dire que les Français sont aussi et surtout sur le podium des plus productifs au monde (en $US par heure travaillée, source BIT) et que leur productivité progresse plus vite qu’en Allemagne ou qu’aux États-Unis. 
      Une fois que l’on met leur rémunération par rapport à leur excellente productivité, on constate que le prix du travail en France est un des plus faibles d’Europe. (source : Conseil des prélèvements obligatoires, Les prélèvements obligatoires des entreprises dans une économie globalisée, octobre 2009)

      C’est loin de vos discours libéralo-culpabilisateurs !

      Votre admiration du « modèle » britannique tombe complètement à plat quand on lit ça :
      • « J’ai fait un calcul rarement effectué : j’ai divisé le PIB français par la productivité d’un travailleur britannique ou japonais. Avec leur niveau de productivité qui est largement inférieur au nôtre, il nous faudrait 5 millions de travailleurs en plus pour produire la même chose » Jacques MARSEILLE, professeur à la Sorbonne.

      Quant aux médicaments de moins en moins remboursés, c’est pas de la faute de vos amis qui licencient à tour de bras, bien sûr (ironie). Depuis janvier 2009, ils ont fermé plus de 1000 usines et détruit 120 000 emplois dans l’industrie. Autant de personnes en moins qui ne cotisent pas, eh oui. Donc le trou de la Sécu ne peut que se creuser pour moins d’efficacité.

    • spartacus spartacus 6 février 2013 18:25
      @ gauche normale

      Hélas la productivité n’est pas un si bon signe pour l’emploi. L’emploi trop cher, mieux vaut une machine.
      Pour le prix du travail, ayant a la fois une PME en France et GB, y’a pas photo. 
      Pour info le prix du travail en europe les chiffres eurostat : : http://images.lesechos.fr//archives/2012/LesEchos/ECH21173033_1.jpg

      Quant aux médicaments de moins en moins remboursés, c’est principalement du a une mauvaise gestion un clientélisme exacerbé et de mauvaises anticipations.

      Savez vous que les électriciens (EDF) cotisent moins, partent plus tôt et gagnent plus à la retraite que les autres ? Et c’est payé par la retraite générale. Et que EDF doit 1.5 milliards ?
      Mais tabou en France de parler de EDF en mal, Le CE finance le premier syndicat Francais. Savez vous que le conseil d’administration de la CNAV est composé de gens qui ne sont pas bénéficiaires mais de régimes spéciaux ?
      Gabegie puissance 10 !

      Le chômage de masse depuis 35 ans c’est le social clientélisme qui en est la cause !

    • Gauche Normale Gauche Normale 6 février 2013 19:41

      @ spartacus

      Effectivement la productivité ne peut être qu’une bonne chose que si le contrat social bouge. Aujourd’hui il est bloqué depuis les années 70 qui ont vu la productivité décoller comme jamais. Pourtant, passer de la semaine des 35 heures à la semaine des 32 heures permettrait la création d’1,6 millions d’emplois. Autant de familles qui se relèveraient la tête, autant de nouveaux cotisants pour la sécu. C’est là que la productivité deviendrait très utile aussi bien grâce aux machines qu’aux travailleurs.

      Vos chiffres sur le prix du travail ne tiennent pas compte de la productivité horaire de chaque pays ni des subventions, niches et autres gâteries. 

      Le métier d’électricien est pénible, leur départ anticipé à la retraite est justifié et tant mieux si ça permet à des plus jeunes de prendre la relève. Savez-vous qu’EDF collabore avec des groupes privés comme GDF-Suez et Poweo ? Qu’EDf a réalisé 3,9 milliards de profits en 2009, 1 milliard en 2010, 3 milliards en 2011 ? Et que l’État a annoncé le 15 janvier dernier qu’il s’engageait à donner 4,9 milliards aux actionnaires d’ici 2018 ? Avec de tels profits et dividendes (futurs et passés), largement de quoi rembourser cette dette. Une dette dont il faudrait d’ailleurs vérifier l’existence en levant le secret commercial et en permettant aux travailleurs de mettre le nez dans les comptes. 

      Et là, ça sera la fin de la gabegie.

  • alinea Alinea 5 février 2013 18:03

    Enfin ! Belle synthèse et toujours la pêche ! je crois que les gens ne se rendent pas bien compte de ce que ça veut dire tout ça ! Cela fait des décennies que l’on isole ou enclave ou, je ne sais, minimise, le monde ouvrier. L’île Seguin est devenue un super chic site et les gens sont très intéressés par les « friches industrielles » pour y faire des « créations culturelles » ! : On dirait que les ouvriers sont d’un autre temps et pourtant, on consomme bien ce qu’ils produisent ! On a loupé Mélenchon ce coup-ci : dans quatre ans, qu’en sera-t-il de tous ces gens ? Je n’arrive même pas à me le figurer moi-même.
    Ce monde a été tué à petit feu ; je n’ sais pas, je suis pessimiste, plus dans le manque d’intérêt des citoyens pourtant concommateurs, aucun intellectuel dans cette bagarre, et des petits arrangements à la petite semaine ; qu’en est-il de Fralib aujourd’hui ? Et quel est le problème des 3 Suisses ?
    On peut dire qu’on nous serine pas avec ces luttes là dans les medias...
    Merci Jaja


    • jaja jaja 5 février 2013 19:58

      Merci à toi Alinéa... Quand à la pêche...bof c’est plus ce que c’était smiley


    • alinea Alinea 5 février 2013 22:38

      Jaja : as-tu idée du nombre d’ouvriers en France, et des zones où ils sont les plus nombreux ?
      Ici, dans mon coin il y a eu Well, Jalatte et Rameau, le fabriquant de pianos ; son départ au Japon a été terrible ; je me souviens de tous ces ouvriers et de leur savoir faire unique, qui se retrouvaient comme des cons après plus de trente ans de boîte ! Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus. Dans mon coin il y avait les mines à Ales aussi.. C’est le coin d’Éminence.. C’est une région sinistrée, on en parle pas parce qu’il y a « Le Tourisme » ! Quelle cagade !
       Et Jalatte qui se suicide ; quel gâchis !


    • jaja jaja 5 février 2013 23:12

      Alinéa les statisticiens parlent de 6 millions d’ouvriers en France soit à peu près le 1/4 de la population active. Mais il faut noter que nombre d’employés sont très proches des conditions de vie des ouvriers de par leurs salaires et leurs conditions de travail. Je pense par exemple aux caissières et aux magasiniers des super et hypermarché . Et puis il y a les chômeurs qui appartiennent en partie à la classe ouvrière et en tous cas pour beaucoup au prolétariat...

      Ce qui fait que cette classe (à laquelle j’ajoute ses alliés proches) a un potentiel énorme et qu’elle reviendra un jour sur le devant de la scène politique...

      Géographiquement les ouvriers d’industrie sont davantage concentrés sur la moitié Nord de la France dont la banlieue parisienne comme le montre cette carte.

      http://socio.ens-lyon.fr/nousrejoindre/dossier_socio_presentation_annexe_08.pdf


    • alinea Alinea 5 février 2013 23:23

      Jaja : je ne peux pas ouvrir ton lien ; ça doit être un truc PDF et moi, je n’ai pas encore le truc pour le lire. je suppose que le potentiel est énorme au niveau des ouvriers, mais j’ai aussi l’impression qu’il y a un monde entre les caissières de supermarchés ( rappelle-toi leurs luttes ! il me semble qu’elles étaient bien seules ;) ce sont des femmes la plupart de temps, galère d’horaire, galère de mômes, bref. ; oui de toutes façons il nous faudra bien trouver pour s’en sortir !
      Bon courage et de tout coeur avec vous !


    • jaja jaja 5 février 2013 23:53

      Oui c’est un PDF mais bon on peut s’en passer... Les femmes caissières (souvent des femmes seules) en grève vivent des moments difficiles, mômes, fric, menaces de licenciement, pression des petits chefs.... On a vu ça chez nous lors de la grève du Leader Price à Gennevilliers qui avait fait un peu de bruit....
      Le courage des femmes dans ces circonstances difficiles est étonnant....


  • spartacus spartacus 5 février 2013 18:42

    La CGT n’est pas un « syndicat ». C’est une ramification du PCF.


    Son but n’est pas de défendre ses adhérents, mais de transformer en « politique » les mouvements sociaux. 

    Ford, PSA, Renault, Sanofi, Arcelor Goodyear n’ont d’intérêt pour la CGT que de faire la promotion du FdG et du PCF.

    Chaque conflit social est l’objet d’une récupération par les extrêmes, genre Mélenchon ou Poutou. 

    Les mouvements ainsi politisés débordent, (c’est le but du PCF-FdG), ils laissent une image déplorable du syndicalisme
    Pour preuve le nombre croupion des syndiqués Français. 

    Pour ceux qui ignorent d’ou vient la CGT :



    Jusqu’à la chute de l’URSS, le PCF et la CGT ont été financés avec l’argent de Moscou. Sans jamais qu’ils s’en expliquent…

    De sa création en 1920, lors du fameux congrès de Tours, jusqu’à l’effondrement de l’Union soviétique, en 1989, PCF et CGT ont touché tous les ans une (grosse) gamelle du « grand frère » moscovite. 

    Les sommes étaient transférées la plupart du temps de la Gosbank (banque d’état soviétique) au PC via des valises de liquide ou de lingots d’or remises par le KGB. Ainsi, comme l’a révélé l’ouverture d’archives, ces 6 M$ délivrés par le PCUS à la CGT, juste avant l’invasion de l’Afghanistan, « étant donné la situation extrêmement difficile du syndicat ».

    Le 13 octobre 1983, c’est Gaston Plissonnier, l’un des pontes du PC français, qui reçoit la valise ainsi qu’en témoigne un compte-rendu à en-tête « très secret » du KGB : « Conformément à vos instructions du 23 septembre dernier, la rencontre a eu lieu à Berlin avec le camarade Plissonnier et son homme de confiance, lors de laquelle nous avons remis aux amis français la somme de 1M$ qui leur a été assignée. »

    En 1988, a aussi révélé L’Express, la campagne présidentielle du candidat du PC, André Lajoinie, a été entièrement financée par l’URSS. à raison, moyenne estimée, de 5 M$ par an, ce n’est pas moins de 350 M$ dont a bénéficié le PCF et la CGT entre 1920 et 1989. Un quart de cette somme aurait été attribuée à la CGT et à ses satellites, soit près de 90 M€ dans les caisses de la Centrale ! Laquelle, en outre, va aussi se servir directement à Moscou si nécessaire.

    Les archives soviétiques relèvent : une « réunion de dotation » du Politburo (mars 1985) : « Le secrétaire général de la CGT Henri Krasucki, membre du bureau politique du PCF, a demandé au conseil central des syndicats de l’URSS d’accorder à son syndicat une aide urgente de 10 millions de francs (1 million deroubles convertibles). 
    Cette demande a un caractère strictement confidentiel et seuls les dirigeants de la CGT membres du comité central du PCF ont été informés de cette demande. Cette aide sera accordée en deux versements en 1985 et 1986 de 500 000 roubles provenant du Comité du tourisme et d’excursion. 

    Après l’effondrement de l’ex-URSS, Cuba reprend en main « l’international socialiste », avec le pétrole du voisin Venezulien elle « arrose » les membres « frères » de 600 millions de USD, dont CGT, PCF et FdG

    En Il y a seulement 5 ans, en 2007 une enquête révèle que le syndicat du livre CGT, envoie tous les mois 200 tonnes de papier vers CUBA.

    En 2012 la CGT organise le financement actif d’un candidat à la présidentielle Melenchon avec l’argent destiné à son fonctionnement. Les autobus, podium, sonos de ce candidat est entièrement financé par la centrale CGT qui prélève sur son budget la campagne politique, manifestement hors objet social d’un syndicat.

    Mais il est vrai que vous avez cru que les goulag étaient de joyeux camps de vacances jusqu’en 89. 
    Vous croyez donc naïvement que Melenchon va au Vénézuéla pour les beaux yeux de Chavez, un putschiste autocrate, qui donne son argent à ses « frères de pensée ».

    • jaja jaja 5 février 2013 19:04

      Plutôt que lire tes âneries de faux Spartacus autant écouter la vraie colère de Mercier (PSA) de Martin (Arcelor) et de Wamen (Goodyear) ces syndicalistes de combat face au journaliste à la botte qu’est Elkabach....

      Il faut absolument que le 12 février on soit des milliers et des milliers à bouger !

      http://bellaciao.org/fr/spip.php?article133220


    • olfe olfe 6 février 2013 11:57

      Spartacus est en pleine crise de délire !!! Et ce depuis longtemps, à mon avis !
      Son fantasme ??? : Il voit des cocos-bobos-écolos partout !!!
      Il voit même des cocos dans l’ancienne URSS Stalinnienne, qui n’était qu’une dictature sanglante, dans laquelle les vrais communistes, au sens où Marx l’entendait, étaient systématiquement envoyés au goulag, de la même façon que le faisaient les Nazis, et à plus petite échelle, toutes les dictatures, y compris celles soutenues par les états-unis en Amérique latine.
      Il prétend que la CGT n’est pas un syndicat, alors que doit-on penser du MEDEF ? Que c’est un ramassis de grands patrons ultra-riches pour la plupart qui ne rêvent que de réduire les salaires, les avantages sociaux des travailleurs, de gagner toujours plus de fric avec le moins de moyens possible et en pressurant au maximum les salariés. S’ils pouvaient les réduire à l’esclavage, ils le feraient !!!!


  • TSS 6 février 2013 10:23

    @spartaguguss

    L’homme entreprenant qui crée des sociétés mais passe la majeure partie de son temps

    derrière son écran à bavasser ,c’est un peu contradictoire... !!

     Malgré tous ses griefs contre l’etat et les français ,il ne crache pas sur l’argent des contribuables

    pour la mise en route de ses sociétés !!

    C’est ce l’on appelle un entrepreneur decomplexé d’une droite decomplexée ... !!


  • LE CHAT LE CHAT 6 février 2013 10:52

    Les trentes glorieuses sont finies depuis logtemps , fini le temps où on pouvait produire à tour de bras pour aligner la France et l’Europe sur les standards américains . Les gens sont équipés ,et pour exporter vers le tiers monde , le seul endroit où le besoin de consommation
    donne de la croissance , on est vraiment pas les plus compétitifs !
    vouloir à tout prix préserver une économie du passé est un vain combat , on ne pourra pas maintenir l’emploi industriel sans develloper de nouvelles technologies et de nouveaux produits , mais qui pourra se le payer chez nous sans pouvoir d’achat ????

    On est mal barrés............


    • jaja jaja 6 février 2013 12:00

      En ce qui concerne l’automobile dire que c’est une industrie du passé est sûrement exagéré. Ceci dit pour une société davantage axée sur l’écologie et l’économie en pétrole il faudrait penser au développement nécessaire des transports en commun et donc sûrement reconvertir certaines chaînes de montage des entreprises automobiles actuelles..

      Ceci dit la question de fond est que cette industrie produit des voitures trop chères que l’on ne peut pas acheter avec la baisse continue des salaires..

      Salaires qui pourtant ne représentent que 10% du coût de fabrication d’une automobile. Donc pour être « compétitifs » les patrons devraient baisser les salaires de 10% pour ne gagner qu’ un pour cent sur le prix de vente d’une voiture... Ce qui serait dérisoire (et inacceptable) sur le prix final mais pèserait fortement sur les salaires...Je vous laisse faire le calcul pour une baisse significative du prix de vente de disons de 10%....

      Il ne faut donc pas se laisser prendre aux discours misérabilistes du patronat du secteur. Ce ne sont pas les salaires qui causent le problème.C’est la voracité des actionnaires qui cherchent à réduire les salaires des travailleurs afin d’augmenter leurs profits qui est largement la cause de cette crise. Exemple chez Renault :
      "Pour le constructeur, il est essentiel de trouver un accord avant le mercredi 13 février. Passé ce délai, il sera plus compliqué d’imposer des efforts aux salariés.La raison est toute simple : le groupe Renault publiera ses résultats financiers jeudi prochain, le 14 février. Des comptes qui seront approuvés lors d’un conseil d’administration, la veille. Or, les résultats s’annoncent convenables, dégageant une marge opérationnelle supérieure à 7%. Plus difficile dans ces conditions de justifier auprès des syndicats la nécessité de gagner en productivité"

      On voit qu’Il s’agit bien une politique désastreuse imposée par les directions patronales pour attaquer les travailleurs et leur pouvoir d’achat .... C’est bien ces patrons et leur soif de profits qu’il faut combattre...C’est bien développé sur « Auto-critique » le site automobile du NPA :

      http://www.npa-auto-critique.org/article-renault-veut-imposer-sa-competitivite-avant-l-annonce-de-profits-records-115078324.html


    • LE CHAT LE CHAT 6 février 2013 14:48

      @jaja

      pourquoi les voitures si chères ?

      Alors que bien des gens se contenteraient d’une voiture basique ( style Dacia ) pour aller au boulot , on a rajouté chaque année des gadgets( air bags , climatisation etc etc ) faisant augmenter les prix de 4 à 5 % , bien au delà de l’augmentation des salaires


  • iris 6 février 2013 11:04

    les anciens ouvrières d’usine textiles sont devenues aide ménagères aide -soignantes
     ont t elles perdu dans l’interèt du travail et au point de vue pécunier ??


  • aimable 6 février 2013 15:29

    beaucoup d’entreprises sont plombées par des faux dirigeants , vous savez ces « arlésiennes » qui donnent comme masses salariales une pyramide a l’envers !!!!!!


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 février 2013 16:07

    Moi j’ dis que tous les gens qui sont pas bien dans leurs entreprises 

    qui sont mal payés , que leur chef etc ... eh bien ces personnes devraient,
    rien que pour l’ exemple monter des boites et montrer au monde entier
    de quelle façon ils se débrouilleraient à la place de ceux qu’ ils exècrent .

    Ca donnerait une vraie leçon à tous ces salauds d’ employeurs pourris .

    • aimable 6 février 2013 16:13

      monter une boite et réussir en restant honnête est mission impossible même en travaillant jour et nuit !!!!


    • Pyrathome Pyrathome 6 février 2013 16:23

      À la lèche, ya que ça de vrai, hein mon bon capitaine ?
      T’es un bon larbin, un bon lécheur, mais un très mauvais pâtissier, t’en a empoisonné combien, de clients ?
      Et puis tu dis que tu as toujours travaillé tout seul, je comprends, un apprenti t’aurais déjà jeté dans le pétrin et puis enfourné à 350°..... smiley smiley


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 février 2013 16:29

      Ben oui hein , un tel message ne peut qu’ être moinssé . ... 

      ou insulté ...

      Tandis que monter une boite et montrer l’ exemple ....ça c ’est plus dur . 

      On a déjà le premier contre argument : ça peut pas être honnête . 

      Suivant ....



  • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 février 2013 16:16

    Dans ce cas si c ’est pas honnête aucun homme honnête ne devrait 

    aller y travailler . 



  • jaja jaja 6 février 2013 19:29

    Aujourd’hui à Strasbourg tirs de flashball contre les Arcelor, des blessés... Valls le premier flic de France est bien l’égal d’Hortefeux... Tout ce beau monde de salopards ferait bien de se méfier....

    http://www.dna.fr/economie/2013/02/06/les-arcelormittal-devant-le-parlement#jimage=8de9486d-5a6c-4100-b57a-d9b052087c5b


  • Gauche Normale Gauche Normale 6 février 2013 21:15

    Le problème avec ces mouvements, c’est qu’ils finissent toujours par s’évanouir. Les Indignés ont beaucoup fait parler d’eux en 2011 jusqu’à début 2012. Puis plus rien. Je trouve ça bien dommage car il y a des grèves générales qui se perdent.


  • lsga lsga 26 février 2014 13:26

    une magnifique défense de l’industrie néo-coloniale en France.

     
    Sinon, dans le cadre d’une planification scientifique de la production à échelle mondiale (tu sais ? ce truc qu’on appelle « le communisme »), il sera grand temps de relocaliser toutes ces usines en Afrique, là où sont produites et extraites les matières premières.

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