samedi 16 février - par Robert Bibeau

BREXIT, l’échéance du « roman-savon » britannique approche

 

La saga du Brexit s’achève (sortie du Royaume-Uni de l'UE ; 30 mars 2019). Cette joute de poker menteur n’en finit plus de tourner en rond – paralysée et paralysante – à l’image du grand capital britannique écartelé entre ses deux allégeances

 

La saga du Brexit britannique

La saga du Brexit s’achève (sortie du Royaume-Uni de l'UE ; 30 mars 2019). Cette joute de poker menteur n’en finit plus de tourner en rond – paralysée et paralysante – à l’image du grand capital britannique écartelé entre ses deux allégeances – l’Europe, à laquelle il est attaché par le commerce et les États-Unis d’Amérique – auxquels il est enchainé par la finance.

 Jusqu’à la dernière heure, le grand capital britannique a cru pouvoir quitter l’Union, se délestant de ses contraintes, tout en conservant les avantages du marché commun européen. En période de croissance économique, la partie était jouable et l’Allemagne, arbitre de dernière instance, aurait pu concéder une sortie honorable à cet important marché de voitures allemandes. Mais, en contexte de crise systémique, préparatoire à une dépression économique majeure, nul partenaire n’a les moyens de renoncer à une partie de sa plus-value. Le Royaume-Uni devra donc abandonner les avantages du marché commun en même temps que les inconvénients…et le capital britannique se demande maintenant si le jeu en vaut la chandelle. D’autant plus que le tandem franco-allemand est en guerre commerciale ouverte contre Bruxelles et les États-Unis au sujet de la construction du gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie à son client allemand. (1)

Résumant les dernières tractations, le journal conservateur "Die Welt", qui dépeint depuis deux mois la catastrophe britannique du Brexit sans accord, a interviewé un économiste influent au gouvernement :

« Les problèmes liés à la liquidation des échanges avec la Grande-Bretagne, c'est-à-dire avec un seul partenaire commercial, ne seront que temporaires et auront relativement peu d'importance. Je ne m'attends pas à un cout trop élevé pour l'économie allemande. La Grande-Bretagne et surtout l'Irlande paieront le prix fort. » (2)

 

Réalignement des blocs impérialistes

On pourrait résumer le drame britannique par cette formule : l’économie réelle – industrielle et commerciale – l’emportera-t-elle sur l’économie virtuelle – financière et monétaire – ? À la fin de la Première Guerre mondiale (1918) – le monde capitaliste connut le premier épisode du réalignement des blocs impérialistes internationaux – le Royaume-Uni étant alors la première puissance économique et financière de la planète, mais cela allait changer rapidement. Les États-Unis d’Amérique, prépondérant sur le marché des Amériques, s’imposaient déjà comme puissance industrielle et financière hégémonique. Le Royaume-Uni était alors confronté à l’alternative suivante : relancer la guerre contre les Étatsuniens, ou négocier sa sujétion au grand capital yankee, contre l’aménageant de sphères d’influence prépondérantes. Le grand capital de la perfide Albion opta pour le second choix et pour cette raison La City obtient la responsabilité de cogérer avec Wall Street la finance mondialisée. C’est cette entente que l’Allemagne hitlérienne tenta de briser en 1939-1945 ce à quoi l’Angleterre churchillienne s’opposa fermement préférant l’alliance avec le « totalitarisme » stalinien et avec le « libéralisme » étatsunien. On connait la suite de ce deuxième épisode du réalignement des blocs impérialistes, qui se termina en 1990 par l’effondrement du bloc soviétique et la victoire du camp occidental libéral (Amérique-OTAN).

 

L’article est disponible en CINQ langues sur le webmagazine http://www.les7duquebec.com

 

Troisième épisode du réalignement des grandes puissances

Le Brexit doit être vu comme un évènement s’inscrivant dans le troisième épisode du réaménagement des alliances impérialistes en cours de réalisation. La scène économique, politique, diplomatique, juridique et militaire internationale a beaucoup changé depuis 1990 (fin du 2e épisode). Le bloc occidental s’étiole, écarteler entre deux grandes puissances tendant naturellement à l’hégémonie. Les États-Unis – ce pays continent déclinant – allié à l’Union européenne – ce continent qui ne parvient pas à devenir un État-nation monolithique – face au bloc que nous appellerons « Asiatique » qui se forge autour de l’alliance Chine-Russie-Iran. Ce bloc a la particularité de regrouper des pays « émergents ».

La saga du Brexit est l’exact reflet politique des deux forces économiques qui s’équilibrent au Royaume-Uni entre les intérêts industriels et commerciaux d’une partie du grand capital britannique et les intérêts financiers (boursiers et monétaires) de La City. La population britannique ne compte pour rien dans cette équation et ne sert que de chair-à-voté entre les mains des démagogues politiques britanniques à la solde de l’un ou de l’autre camp.

 

Le pari des financiers londoniens

Dans un premier temps, la clique financière de La City a cru faire une bonne affaire en quittant l’Union européenne afin de rester enchainer à Wall Street, tout en conservant les avantages (espérait-elle) de la proximité commerciale et financière avec le continent européen (le meilleur des deux mondes clamait le banquier londonien). C’était sans compter avec le grand capital franco-allemand qui fourbissait ses armes face aux Américains protectionnistes et agressifs. Aussitôt, les entreprises industrielles allemandes et françaises (et mêmes britanniques), les banques, les compagnies d’assurances, les courtiers, les compagnies de crédit et de placement, amorcèrent leur migration de Londres vers le continent de manière à ne pas se retrouver du mauvais côté de la barrière tarifaire séparant prochainement les grandes puissances de l’Alliance atlantique (Washington-Londres contre Paris-Berlin).

La résistance européenne face au suzerain américain a surpris les courtiers londoniens qui n’avaient pas vu venir le train de la récession. Tout à coup le Brexit perdit beaucoup de ses attraits économiques, commerciaux et financiers – c’était comme si Londres, le Cheval de Troie étatsuniens, était expulsé manu militari hors de la citadelle européenne. Le grand capital britannique se retrouve aujourd’hui piégé par ses manigances au service de la haute finance internationale. Étant donné que le Royaume-Uni réalise plus de la moitié de ses échanges commerciaux avec l’Europe, il semble évident que la marche arrière s’impose pour les marchands de l’Ile esseulée… Mais comment « l’Albion prodigue » peut-elle, sans perdre son flegme et sa dignité, réintégrer le bloc impérialiste européen ? Les tribulations de ce roman-savon que l’on nous présente complexe et enchevêtré en sont là, et la question de la frontière entre les deux Irlande nationalistes n’est qu’un épouvantail que les anti-Brexit agitent à la face des lobbyistes. C’est le prolétariat britannique qui jouera sa peau si ces barricades nationalistes patriotiques reprennent feu. (3)

 

Aux prolétaires britanniques, irlandais et européens

Le prolétariat du Royaume-Uni doit démontrer au grand capital britannique que leur guerre patriotique-partitionniste il ne la fera pas et qu’il exige que le grand capital trouve la solution pour s’entendre avec le capital de l’Union (en attendant de se débarrasser de cette superstructure étatique d’asservissement continentale). Il est entendu que l’intérêt du prolétariat européen n’est ni à l’intérieur ni à l’extérieur de L’Union européenne du capital, dont il devra un jour abolir toutes les institutions gouvernementales. 

 

 

NOTES

 

  1. https://fr.sputniknews.com/international/201902111039987232-compromis-france-allemagne-nord-stream-2-signal-puissant/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr
  2. https://nuevocurso.org/brexit-season-finale/
  3. https://nuevocurso.org/el-brexit-y-el-peligro-de-guerra-en-irlanda-del-norte/?utm_medium=push&utm_source=suscriptores&utm_campaign=onesignal

 



21 réactions


  • Julot_Fr 16 février 11:51

    J’ai rien vu d’interessant sur ce site depuis un moment, s’il n’y a que de la desinformation, ca ne va pas durer longtemps.

    Brexit n’a rien a voir avec les accords commerciaux, n’en deplaise aux instigateur du projet « peur » qui racontent n’importe quoi.

    Brexit a tout a voir avec le fait que le peuple britanique veux controller ses frontieres et faire ses propres lois (retour de la souverainete), le reste est de l’enfumage.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 février 16:58

      @Julot_Fr

      Mon Julot tu te fais le porte voix des politiciens véreux et des médias bourgeois. Depuis quand le grand capital international se préoccupe-t-il de l’opinion du peuple britannique ???

      Pour avoir un RETOUR de souveraineté nationale il aurait fallu avoir déjà connu la « souveraineté » britannique face au grand capital mondialisé. 

      Incidemment attendez de voir ce qui surviendra de ce « grand projet de souveraineté BREXIT » le 1er avril prochain ( smiley)

      Pas très sérieux le trol Julot 

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com


  • Bachi Bouzouk Paracétamol 16 février 15:30

    Le prolétariat britannique, qui est-ce ?

    Plus d’industrie, plus de classe ouvrière, un parti travailliste sur le qui-vive et un parti communiste qui n’a jamais quitté les campus universitaires.

    Vous croyez à la spontanéité révolutionnaire ?


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 février 17:07

      @Paracétamol

      Très heureux d’apprendre que le parti communiste britannique n’a pas quitté les universités… C’est donc la raison pour laquelle ce PC a fait moins de dommage au prolétariat que ses frères du continent européen. Espérons qu’il y restera à l’université. 

      Le prolétariat comprend les ouvriers c’est vrai mais aussi des millions de travailleurs salariés des services privés et publics les travailleurs des transports des communications  des usines aussi il en reste encore en Royaume-Uni des travailleurs de la construction des chantiers navals des raffineries et les vendeurs à la pompe les chauffeurs de taxis BREF tous ces salariés qui font fonctionnés l’économie du Royaume-Uni et ils sont des millions comme en France où l’État les réprime si fort pour les retournés au travail 

      OUI je crois totalement à la spontanéité insurrectionnelle  première phase préparant la révolution sociale (qui elle sera beaucoup moins spontané comme le démontre les Gilets jaunes 

      Merci de votre post 

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com
       


    • Bachi Bouzouk Paracétamol 16 février 17:17

      @Robert Bibeau

      vous écrivez :

      " première phase préparant

      la révolution sociale (qui elle sera beaucoup moins spontané comme le démontre les Gilets jaunes  "

      merci de rendre compréhensible cette phrase aussi sibylline que les oracles de la pythie ou les prédictions de Nostradamus.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 février 17:53

      @Paracétamol

      Selon moi après 40 ans de militantisme gauchiste ce que la gauche appelle la Révolution socialiste est dépassée  d’une autre époque 

      Au XXIe siècle ce que nous verrons surgir ce sont des soulèvements sociaux spontanés comme en Égypte  en Tunisie  à Haiti en ce moment  au Vénézuela en ce moment ou encore les Gilets jaunes

      Ces soulèvements seront le fait de plusieurs classes sociales mais habituellement dirigés au début par la petite-bourgeoisie en cours de paupérisation et de prolétarisation mais entrainant aussi le prolétariat les travailleurs salariés et même les ouvriers  Tout cela restera spontanée réactif  entrainant la casse et la répression de l’État bourgeois

      Soit le soulèvement s’essoufflera et s’enlisera dans l’impasse où il sera récupéré par le pouvoir  une des factions du grand capital  qui l’instrumentalisera pour justifier des réformes contre le peuple 

      EXEMPLE le LREM qui pour réponde aux Gilets jaunes qui dénoncent le trop d’impôt propose ces temps-ci d’imposer tout le monde y compris les plus pauvres ( smiley(

      SOIT le soulèvement populaire populiste spontané sera pris en charge par le prolétariat révolutionnaire  avant-garde révolutionnaire qui aura germer dans le cours même de la guerre de classe prolongée et CETTE PHASE DU MOUVEMENT SPONTANÉ fera basculer le mouvement insurrectionnel populiste spontané en PHASE DE RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE visant non pas des revendications réformistes comme présentement avec les gilets jaunes mais posant la question de la destruction de l’appareil d’État bourgeois le renversement du mode de production capitaliste et à terme la construction du nouveau mode de production communiste prolétarien. À cette étape il n’y aura plus grand chose de spontané le niveau de conscience de la classe devra avoir maturé et s’être fortement consolidé pour faire avancer ce projet révolutionnaire global. 

      Chacune des révoltes populaires (qui ne sont pas des révolutions sociales pas même des insurrections -) seront autant de vagues populistes se lançant à l’assaut du pouvoir bourgeois qui viendront mourir aux pieds de la citadelle étatique du grand capital. 

      Selon moi les vagues de soulèvement spontané devront se succéder venir mourir puis reprendre ailleurs dans un autre pays un autre continent et la conscience de la classe prolétarienne accumulera ces expériences et ainsi se forgera en forgeant l’insurrection en direction instinctive de la révolution prolétarienne qui sera internationale ou ne sera pas comme la Révolution russe et chinoise nous l’ont démontré. 

      Soyons heureux de vivre ces moments historiques et suivons l’évolution du mouvement des Gilets jaunes qui participe sans le savoir à la destinée du prolétariat mondial. Soyons fier qu’encore une fois comme lors de la COMMUNE le prolétariat français montre la voie.

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com


    • Bachi Bouzouk Paracétamol 16 février 19:59

      @Robert Bibeau

      merci


    • Bachi Bouzouk Paracétamol 16 février 20:18

      @Robert Bibeau

      Huxley avait imaginé un autre scenario :

      La société était séparée en cinq castes.

      Les castes supérieures : Alpha et Béta

      Les castes inférieures : Gamma, Delta, Upsilon

      Les Gamma constituaient la classe moyenne voire populaire. Ils sont vêtus de kaki.

      Chacun des membres de la société était conditionné pour être un bon consommateur et devait participer à la vie sociale. La solitude était une attitude suspecte.

      Tout le monde dans cet état mondial utilisait du « Soma », une substance qui plongeait celui qui en prenait dans un sommeil paradisiaque. Cette substance était le secret de la cohésion de cette société. Grâce à elle, chaque élément de la société était heureux et ne revendiquait rien. Les individus de toutes les castes se satisfaisaient de leur statut par le double usage du conditionnement hypnopédique et du Soma.

      Les humains qui ne vivaient pas dans l’état mondial étaient parqués dans des « réserves à sauvages » délimitées par de hautes barrières électrifiées, une sorte de mur comme celui que veut édifier Trump : « Il n’a pas valu la peine ni la dépense de les civiliser ». Ces sauvages perpétuaient la reproduction vivipare et avaient un mode de vie primitif.

      C’était agréable à lire aussi…


    • velosolex velosolex 16 février 20:22

      @Robert Bibeau

      Il y une nouvelle contradiction capitaliste qui a surgi maintenant, ce sont les limites imposées au marché par la catastrophe écologique. On peut s’imposer à la mondialisation par les idées, suivi de coups de pieds. Reste que le résultat est suivi d’effets secondaires inattendus. C’est nouveau depuis que le patronnât se joue de façon opportunisme des frontières, et de la course vers le moins demandant en terme de salaire : Leur propre vie sur terre est impactée
      La potentialisation des problèmes écologiques ne peut être nié. Pas moyen de faire taire un thermomètre. Le casser ne résout rien. . Pour la première c’est la nature qui va nous imposer ses décisions. A moins que nous préférions le marché jusqu’au bout, ce moment au dheng zha peng ironisait en disant « Ils nous vendrons même la corde pour les pendre ! »....
      Mais le retour au local, à une économie respectueuse de notre mère nature qui commence sérieusement à se mettre en colère va sans doute nous mettre tous d’accord. Pour dire que la pensée politique date du dix hutième sur des enjeux de vingt en un ième...
      A moins qu’il ne soit déjà trop tard et qu’on est la corde au cou, en faisant route sur le titanic vers les icebergs. Certains c’est vrai envisagent MARS...Dans la sillicon valley les milliardaires parait il se font construire des bunkers, et stockent des vivent. Carlos Gohn a pris un coup d’avance….


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 février 20:55

      @velosolex

      vOUS VOUS TROMPEZ DANS VOTRE ANALYSE ÉCONOMIQUE je suis désolé.

      Cette soi-disant limite qui n’existe pas du tout est une invention du grand capital que les bobos petits-bourgeois ont repris à leur compte comme de bonnes courrois de transmission qu’ils sont. 

      Il n’y a aucun retour au local ou au respect de la mère nature pour le grand capital (oublions les hippies modernes et leurs agriculture de subsistance ce n’est pas économiquement sérieux par rapport au PIB mondial)

      L’environnement le climat etc. a toujours été considéré comme un cout de production par le capital et ça ne change pas avec le réchauffement climatique sinon que ce cout augmente ce qui amène le capital à promouvoir cette thématique afin de conditionner les travailleurs à accepter que ce cout prohibitif soit assumer par le travail les salaires et le surtravail plutôt que par la plus-value et les profits 

      Voilà pourquoi le prolétariat n’embarque pas dans votre galère écologique construite par le capital et à son service.

      Vous n’obtiendrez rien du capital qui ne pense qu’aux profits 

      Le prolétariat doit d’abord renverser le capital puis ensuite s’occuper de l’environnement 


    • velosolex velosolex 17 février 12:48

      C’est l’environnement, justement, qui est en train de précipiter la chute du capital, qui ne parvient plus à assumer les contradictions. En France, la colère contre les pesticides, contre la mondialisation, et les retombées ubuesques de la hausse contre les carburants, mesure hypocrite et matoise du gouvernement, afin de tirer profit de la crise est à l’origine du mouvement actuel. A un certain moment, les luttes se rejoignent et se potentialisent. Mais avec l’écologie, nous avons là des arguments pratiques, essentielles, vitaux, loin des vues idéologiques

      Source médiapart

      "Alors que Theresa May a encaissé jeudi 14 février un nouveau revers à Westminster sur son projet de divorce avec l’UE, Mediapart a rencontré des activistes anglais, de la lutte climatique aux résistances face à l’austérité, à l’approche de la date butoir du Brexit, fin mars. Beaucoup dénoncent un « piège politique », qui masque les urgences du moment.Liverpool et Londres (Royaume-Uni), envoyé spécial.– Assis à l’étage d’une cafétéria bon marché de Londres, Liam Geary Baulch, 25 ans, parle avec une voix douce de choses terribles : « La sixième extinction de masse


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 17 février 19:05

      @velosolex

      Vous flottez dans le vide Vélo en écrivant ceci : « Mais avec l’écologie, nous avons là des arguments pratiques, essentielles, vitaux, loin des vues idéologiques » 

      Il N’Y A RIEN DE PLUS IDÉOLOGIQUE FUMISTE QUE CES ARGUMENTS ÉCOLOGIQUES À BOBO 


  • Citoyen de base 16 février 17:53

    Peut-être que tout simplement vous sous-estimez la volonté d’indépendance des britanniques, promoteurs de la démocratie en Europe bien longtemps avant la France ou l’Allemagne. C’est un des paradoxes de cette nation, monarchie parlementaire sans constitution, mais intraitable sur l’exercice de sa souveraineté. Et si c’était justement là-bas que le peuple avait encore son mot à dire, même face aux lobbies financiers les plus puissants de la planète ?  smiley


  • velosolex velosolex 16 février 19:59

    Même pour ceux qui avaient envie de décamper de l’UE, la manière burlesque et la façon sauvage et improvisée avec laquelle le gouvernement anglais a élaboré ce brexit est une aberration. Et en même temps un révélateur

    Elle se situe un peu dans la logique impérialiste anglaise, très brutale, cassante. Je pense par exemple au rapport que ce pays a entretenu dans sa colonisation de l’Irlande, avec ses landlords, ses colons émigrés, et jusqu’au boutisme nord irlandais, voulant impérativement garder cette tête de pont aberrante. L’Europe a joué un rôle considérable dans la pacification irlandaise. Le frontière a disparu même si elle existe encore dans les têtes. Par un curieux retour du destin, l’Irlande maintenant est revenue au centre de l’échiquier. Les politiques n’avaient même pas anticipé les conséquences, qui est de remettre une mèche sur le baril de poudre. Mais pas de démineur. Le brexit est une sorte de garde à vous martial en attendant la catastrophe. Remarquons que c’est la même figure tétanisée et impuissante que le monde a maintenant aussi devant les enjeux écologiques. Tout le monde semble attendre l’emballement, la catastrophe, pour mettre les canaux à la mer. Peut être bien que derrière ces deux problèmes se cachent la même cause ; Le refus absolu de voir au delà du libéralisme, et de travailler ensemble à redonner de la faisabilité, de la raison à la planète, en bousculant les égoïsmes matois et les calculs à deux ronds. Car au départ les anglais ont cru être malin : Torpiller l’Europe et imposer un nouveau marché libéré, où ils seraient de nouveau en osmose avec la vielle Angleterre impérialiste qui dominait le monde. Une posture de mépris et de suffisance dans l’adn des anglais, tout au cour de l’histoire.. Mais au moins étaient ils pragmatiques. Peut être un brin chanceux aussi. L’armada espagnol a été laminé par une tempête...ils ont envahi les indes en profitant d’une fenêtre historique étonnante : La chute de l’empire moghol qui leur laissait la porte ouverte. La même chose à peu près que macron élu par des circonstances extraordinaires. Il y a eu aussi le chèque filé à Tatcher, qui avait été une mauvaise réponse à un chantage. Tout cela finit par vous faire perdre la tête et penser que ça va continuer. 


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 février 20:07

      @velosolex

      vOUS MÊLEZ DEUX CHOSES L’UNE le grand capital britannique impérialiste que vous décrivez bien 
      l’autre le prolétariat britannique que vous assimilez aux premiers parlant même de génétique anglaise 

      Ca n’existe pas la génétique sociale ethnique ou raciale 

      Sorry 

      RB


    • velosolex velosolex 16 février 20:38

      @Robert Bibeau
      Quand je parle de l’adn des anglais tout au long de l’histoire, il va de soi que cela est une image, liée à une certaine morgue impériale des gouvernants, et que cela n’a rien à voir avec la génétique, mais plus à l’histoire et de cette assurance qu’ils ont acquis depuis le temps où l’union jack brillait aux quatre coins du monde…
      Donc ne considérer pas cela comme une vue raciste, svp, mais un héritage du passé, comme par exemple la France de vichy continue à agir dans le comportement et les idées de certains français. 
      Une analyse que j’ai trouvé d’ailleurs dans les journaux anglais eux aussi, car cette histoire ne met pas les anglais au garde à vous, mais fait demander à beaucoup s’ils ne sont pas gouvernés par des cinglés. 
      J’ai beaucoup d’amis anglais, actuellement en France dans mon entourage, et qui en Bretagne sont catastrophés par le Brexit, et l’irresponsabilité patente de leurs gouvernants, ayant non seulement des mauvaises idées, mais aucun plan pratique pour les mettre en marche.
      Pour le reste, j’ai toujours admiré la culture anglaise. Swift et Orwell font toujours partis de mes écrivains préférés. S’il y avait une chose que les anglais avaient comme qualité, ( je ne parle pas plus sur le plan génétique, mais sur celui de la culture politique) c’était le pragmatisme. Sur ce coup là ils ont totalement déjoué.


  • Legestr glaz Legestr glaz 16 février 21:52

    Il y a un peu plus de 190 pays dans le monde. l’Union européenne a donc conclu des accords avec plus de 160 d’entre eux. 

    Qu’est-ce qui empêcherait la Grande Bretagne de conclure des accords commerciaux avec l’UE une fois en dehors de cette Union ? Quel est le problème ? En réalité, il n’existe pas de problème, tout ça c’est du vent. Le nerf de la guerre c’est bien l’argent. Et si la G.B refuse de verser les quelques 40 milliards à l’UE, au titre de l’exercice économique 2016-2020, comme elle s’est engagée à le faire, alors l’UE ne pourra pas boucler son budget. S’il y a une chose qui est certaine c’est bien celle là. Pour le reste, je ne vois pas pourquoi la G.B ne pourrait, comme la petite Suisse par exemple, conclure des accords commerciaux avec l’UE ? 

    Toute cette affaire de « difficultés » ou de « catastrophe » c’est du pipeau Robert ! Parce que les quelques 40 milliards qui vont manquer cruellement à l’UE en cas de « difficultés », ce serait la catastrophe pour l’UE. 


    • Legestr glaz Legestr glaz 16 février 22:02

      @Legestr glaz

      Il existe, fort heureusement, des visions différentes pour le Brexit que celle des « grands » médias aux ordres qui ne parlent que de « catastrophe » et de « désastre ». 
      https://www.express.co.uk/news/world/1088135/Jacob-Rees-Mogg-eurozone-European-Union-single-currency-economy-recession?fbclid=IwAR1xXD-D8l-ON0RU_KJiKkEVBTXEE8jZZVbiukloXirYJuIvW069Ga0nmqY


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 17 février 19:01

      @Legestr glaz

      Vous avez raison sur le point précis que sitôt sorti de l’UE (si elle en sort) le Royaume Uni devra conclure des accords commerciaux avec les différents pays avec lesquels elle commerce durablement… comme les USA le font présentement après chaque traité déchiré par TRUMP  

      Ce qui prouve bien que la question en ébat n’est pas la pseudo « indépendance nationale bidon » 

      Est-ce le 40 milliards de droits sur 5 ans qui est la pomme de discorde entre une faction du grand capital britannique et ses confrères européens ?? 

      Pour répondre il suffit de comptabiliser les avantages commerciaux d’appartenir à l’UE et de comparer à ce 8 milliards de droits annuels 

      A mon humble avis si cette comparaison était en faveur du retrait = le retrait BREXIT se ferait aussitôt et sans discussion ni protestation britannique et THeresa May aurait obtenu la majorité pour signer l’accord négocié 

      Merci de votre intervention monsieur 

      Robert Bibeau 


    • Legestr glaz Legestr glaz 17 février 21:02

      @Robert Bibeau
      Trump ne « déchire » pas les traités, détrompez-vous. Trump fait jouer la clause de retrait, c’est absolument différent. Trump respecte les traités signés par les USA. Rien n’empêche, pour autant, de dénoncer un traité selon les règles qu’il contient. 

      Par ailleurs, je vous rappelle que Theresa May, chargée de négocier le Brexit , était partisane du « remaind » ! C’est donc le végétarien qui négocie le prix de la viande pour les boucheries réunies !

      A mo n tour de vous remercier pour votre article qui engage le débat. 


  • izarn izarn 17 février 01:00

    N’importe quoi !

     smiley


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