mardi 8 octobre 2019 - par Michel DROUET

Budget 2020 : y’en aura pas pour tout le monde

Soyez rassurés, le budget 2020 de l’Etat vous sera présenté avec des beaux petits rubans autour mais quand vous aurez ouvert le paquet cadeau concocté par le gouvernement vous constaterez sans doute qu’avec un déficit de près de 100 milliards (dépenses autour de 400 milliards et recettes de 300), il y aura beaucoup de perdants et peu de gagnants.

La baisse des impôts

Super, l’impôt sur le revenu va baisser et la taxe d’habitation sera bientôt supprimée, encore faut-il être assujettis à ces impôts, ce qui n’est le cas que à peine de la moitié des contribuables pour l’impôt sur le revenu. Pour la taxe d’habitation, compte tenu des dégrèvements accordés tout le monde ne la paye pas non plus et il faudra attendre 2022 pour les plus aisés.

Encore faut-il intégrer quelques paramètres importants qui permettent de passer outre l’affichage et s’interroger sur les effets de ces mesures. Certes, en théorie, cela devrait permettre de relancer la consommation, mais consommer est-il l’alpha et l’oméga, à une époque où l’on s’interroge sur l’avenir des ressources planétaires ? Alors il y a de fortes chances que ces gains terminent sur des livrets d’épargne afin de préparer la déflagration sur les retraites en cours et la dépendance de fin de vie, autrement dit en épargne de précaution.

Ces mesures ne bénéficieront par ailleurs pas à ceux qui ne payent pas d’impôts et aux demandeurs d’emplois déjà dans la précarité et qui verront leurs fins de mois se transformer en cauchemar en raison de la baisse drastique des conditions d’indemnisation du chômage.

La fin de la taxe d’habitation dont on ne sait toujours pas comment elle sera compensée aux collectivités locales se traduira par une réduction des budgets sociaux locaux et il y a fort à craindre que les plus démunis devront se contenter de la seule mesure de réduction de 1 euro sur la redevance télévision prévue au budget : champagne ! 

Donc, l’Etat organise son appauvrissement et son inaction

Ce ne sont ni les ventes des bijoux de familles (ADP, Française des Jeux), ni la hausse de la collecte de la TVA consécutives aux baisses d’impôts ou aux mesures de relance « gilets jaunes » qui vont permettre à l’Etat d’avoir un budget présentable : le déficit de 100 Milliards financé par de la dette, comme d’habitude, nous le démontre aisément.

Peut-être que le gouvernement, dans un effort de communication destinés aux imbéciles, nous fera-t-il le coup des taux d’intérêts négatifs qui seraient, en quelque sorte, un impôt sur le capital qui lui permet de s’endetter à bon compte en baissant la charge de la dette, mais en occultant les 2000 milliards de dette en capital.

Les mesures « gilets jaunes » très bien accueillies par le Medef, consistent, on le sait à pouvoir verser à certains salariés des primes défiscalisées et désocialisées, c’est à dire que l’Etat implore les entreprises d’avoir recours (quand elles le peuvent) à ces gratifications, sachant que ce sont des recettes en moins pour les caisses de l’Etat et celles des régimes sociaux.

Et comme il faut tout de même faire des économies, ce sera en supprimant des emplois de fonctionnaires

Gérald Darmanin a annoncé que la Direction générale des Finances publiques donnerait l'exemple avec près de 6000 postes en moins sur trois ans. Plus surprenant la Transition écologique (près de 5000 emplois supprimés en trois ans) et celui des Solidarités et de la santé (-1080 postes) font les frais de la rigueur.

Autrement dit, la réouverture de guichets de finances publiques en zones défavorisées est un vœu pieux, la surveillance des usines Seveso (comme celle qui a brûlé à Rouen), le contrôle des entreprises du médicament qui organisent les pénuries ou bien encore le règlement de la situation des services d’urgence montrent bien la distorsion existante entre la communication gouvernementale et les actes.

Place aux bouts de ficelles, comme les démarches en lignes pour tout le monde qui donnent à notre pays une image de « Start up Nation », place aux autocontrôles des industriels et entreprises pharmaceutiques qui nous donnent le scandale de Rouen, celui du lait contaminé chez Besnier, de la viande polonaise ou bien encore le Médiator ou les prix qui explosent pour les médicaments qui soignent le cancer.

On l’a vu récemment, la communication gouvernementale qui n’arrête pas de bafouiller constitue désormais le mode d’action principal d’un Etat qui préfère déverser l’argent public en subventions et aux baisses de charges des entreprises, sans contreparties, favorisant ainsi la rente, l’accumulation des richesses et l’évasion fiscale, plutôt que de se préoccuper de ses citoyens.

Et ce n’est pas tout

Dans sa volonté irrépressible de limiter son action au régalien, c’est-à-dire la justice, l’armée et le maintien de l’ordre (si précieux en période de crise sociale), l’Etat se désengage sans trop le dire du champ de l’accompagnement social, cherche à tordre les systèmes d’aides au plus défavorisés et à laminer les systèmes de retraites, au nom de « l’égalité », bien sûr en favorisant les compagnies d’assurances.

Il nous l’avait dit : « les aides, ça coûte un pognon de dingue » et il avait même dans un grand élan néolibéral baissé les APL de 5 euros par mois. Il est désormais en train de tripatouiller dans le système du financement du logement social et baisser les dotations aux départements pour l’aide sociale, faisant ainsi de ces collectivités locales des organismes de « défaisance » pour les « dettes pourries » de l’Etat à l’image du CDR qui gère les dettes du Crédit Lyonnais.

En attendant des jours moins bons, nous avons eu droit à l’épisode de la CSG pour tous les retraités, puis pas pour tous, à l’équilibre des comptes de la Sécu en début d’année puis à son déficit de 5 milliards, in fine, suite à l’exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires et les primes exceptionnelles de fin d’année. On n’a aucune idée du ruissellement provoqué sur l’économie par la suppression de l’ISF, et pour cause, les riches sont de plus en plus riches et se substituent à l’Etat pour la reconstruction de Notre Dame de Paris (ce serait bien qu’ils se mobilisent aussi pour les urgences hospitalières…) et nous sommes toujours à la recherche de la cohérence du jeu de chaises musicales financière qui consiste à faire la part belle aux « premiers de cordée » et à laisser les autres se démerder pour les fins de mois.

On est dans la politique spectacle avec grands débats sur tous le sujets avec des acteurs de seconde zone qui bafouillent devant les micros et dont le nez s’allonge et s’il fallait endormir encore un peu plus les français, on nous propose un débat à la con sur le coût de l’immigration plaçant ainsi le sujet « au cœur des préoccupations des français », ce qui est loin d’être le cas.

En fait, M. Macron s’aperçoit bien qu’il n’a plus la confiance du peuple pour la conduite des affaires. Il place donc le sujet sur ce qui a fait le succès de la petite entreprise Le Pen depuis quarante ans en espérant une fois de plus se poser en sauveur : « moi où le chaos », jusqu’à ce que la ficelle se casse…



49 réactions


  • zygzornifle zygzornifle 8 octobre 2019 16:12

    C’est comme le homard .....


  • Michel DROUET Michel DROUET 8 octobre 2019 16:21

    @cadoudal

    Vous vous êtes trompé d’article ?


  • Le421 Le421 8 octobre 2019 19:29

    Il est tout à fait normal que l’impôt sur le revenu soit baissé.

    En effet, quoi de plus injuste que cette règle que chacun participe au pot commun en fonction de ses moyens...

    https://www.youtube.com/watch?v=3_DvThM81fo


    • Michel DROUET Michel DROUET 8 octobre 2019 20:41

      @Le421
      Un peu d’humour ne fait pas de mal.


    • Eric F Eric F 9 octobre 2019 09:53

      @Le421
      « chacun participe au pot commun en fonction de ses moyens »
      Le principe est louable, mais de moins en moins de gens contribuent à l’impôt sur le revenu (40%) et ceux qui sont tout en haut l’esquivent grâce à des artifices, officiels comme la flat tax, ou officieux comme les sociétés écran ou les paradis fiscaux. Le problème est donc une accentuation de la concentration de l’effort fiscal sur le haut des classes moyennes (non revalorisation des retraites, taux maximal de CSG appliqué sur l’ensemble du revenu, réduction d’impôt nulle ou quasi nulle, taxe d’habitation maintenue, aucun droit à allocation...).


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 octobre 2019 11:04

      @Le421
      L’impôt sur le revenu, c’est 23%, le gros de l’impôt, c’est la TVA et les taxes, qui proportionnellement, impactent davantage les pauvres que les riches.
      « Justice fiscale, la TVA », document de la CGT.


    • Fergus Fergus 9 octobre 2019 11:23

      Bonjour, Le421

      En réalité, le seul impôt juste est une taxe : la TVA !
      Encore faudrait-il pour que cela soit réellement le cas que les revenus soient répartis de manière équitable, ce qui n’est pas le cas et n’est pas près de l’être.


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 octobre 2019 12:00

      @Fergus
      Bonjour Fergus
      La dernière phrase est essentielle.


    • Fergus Fergus 9 octobre 2019 13:20

      Bonjour, Michel DROUET

      En effet !


    • JL JL 9 octobre 2019 13:42

      @Fergus
       
      ’’le seul impôt juste est une taxe : la TVA !’’
       
      Et vive l’évasion fiscale !
       
       smiley
       
       Ps. dites nous svp, donc comment il faudrait faire pour que la répartition des revenus soit équitable ? Vous avez une recette ?


    • Fergus Fergus 9 octobre 2019 13:50

      @ JL

      On est là dans un schéma théorique qui n’a pas l’ombre d’une chance de voir le jour. Inutile donc de polémiquer sur ce sujet.


    • JL JL 9 octobre 2019 14:16

      @Fergus
       
       si on considère que c’est plié du coté de la répartition des revenus, on ne dit pas que les mesures visant à redresser tant soit peu cette injustice sont injustes.
       
       Un peu de bon sens, voyons !


    • Le421 Le421 9 octobre 2019 15:11

      @Fergus

      En réalité, le seul impôt juste est une taxe : la TVA !

      Vous avez fumé quoi ??
      Le seul impôt juste, c’est l’IRPP.
      On gagne beaucoup, on paye beaucoup (théoriquement) et inversement.
      La TVA, quand vous achetez une machine à laver, riche ou pauvre, on paye pareil...


    • Fergus Fergus 9 octobre 2019 16:08

      Bonjour, Le421

      Je n’ai rien « fumé », je suis au contraire très pragmatique.

      Le problème n’est pas de payer au même prix un même produit de consommation, mais de disposer de revenus équitables. Si l’on ramène lesdits salaires dans une fourchette de 1 à 20 — et mieux encore, de 1 à 10 —, cela change tout, et c’est dans ce cas que la TVA, et dans ce cas uniquement, que la TVA cesse d’être injuste !
      Cela dit, je vous concède que, dans une société capitaliste comme la nôtre, c’est de l’économie fictionsmiley


    • foufouille foufouille 9 octobre 2019 16:42

      @Fergus

      tu es gravement malade de la teteu, faut consulter. 20% de 1000 ou 100 000 c’est toujours 20%.

      va en suisse te faire euthanasier car tu es indigne.


    • Fergus Fergus 9 octobre 2019 17:56

      @ foufouille

      Tu n’as manifestement rien compris !!!
      Si un riche et un pauvre achètent le même objet et paient la même TVA, par exemple 10 euros, quel est celui qui à le plus à perdre, entre le pauvre dont le revenu est resté à 1000 euros et le riche dont le revenu, dans un souci d’équité, a été ramené de 100 000 euros à 10 000 ???
      Ce n’est pas la TVA qui pose problème, mais les écarts inéquitables et scandaleux de revenus !!!


    • Eric F Eric F 9 octobre 2019 22:52

      @Fergus
      « Si l’on ramène lesdits salaires dans une fourchette de 1 à 20 — et mieux encore, de 1 à 10 »

      Il y a de la marge, on en est à 1 à 100 voire 1 à 1000 dans certains grands groupes, et cela s’accentue. Mais extrêmement peu de gens sont à de tels niveaux, il y a confusion lorsqu’on parle par exemple des « 20% les plus riches », en net après impôt et redistribution, ça commence à 2 ou 3 fois le salaire minimum+prime d’activité, et ça monte à 100 fois plus....


    • Aristide Aristide 10 octobre 2019 12:18

      @Fergus

      Si l’on ramène lesdits salaires dans une fourchette de 1 à 20 — et mieux encore, de 1 à 10 —, cela change tout

      Changer tout, c’est sûr mais dans quel sens, limiter les revenus des seuls salaires dans une fourchette aussi restrictive est le bon moyen de figer les classes populaires et moyennes dans leur situation, c’est elles qui travaillent et pour la plupart sont des salariés, ils seraient donc les seuls touchés par cette limite. Les « riches » seraient eux à l’abri de cette ... mesure idiote. Actionnaires, rentiers, etc ... se marrent devant cette énormité.

      Cette vision à la Marchais, reprise bêtement par ces chers de LFI est LA connerie la plus évidente d’un parti qui ne sait pas que les propriétaires des moyens de production, de la grande richesse,... ont des revenus énormes qui n’ont rien à voir avec des salaires. 

      Limiter tous les revenus quelque soit leur nature, tout le monde sait que c’est impossible, en France et ailleurs ... L’enfumage tourne à la mascarade ...


    • Eric F Eric F 10 octobre 2019 13:51

      @Aristide
      il est vrai que l’écart tout au sommet de la pyramide des revenus est lié aux revenus du capital financier, or loin de réduire les écarts, le présent gouvernement s’est empressé de les accroître, les tout derniers centiles ont bénéficié de la suppression de l’impôt sur le capital et l’instauration de la flat tax. Le gouvernement, sous la pression, a consenti des mesures compensatoires pour les plus modestes, et ceux qui sont entre deux raquent pour tout le monde.


    • Fergus Fergus 10 octobre 2019 14:46

      Bonjour, Aristide

      Il vous a sans doute échappé qu’il y a quelques décennies, l’économie pourtant capitaliste fonctionnait très bien avec des écarts de revenus de 1 à 40 !

      Cela démontre que votre raisonnement est erroné.


  • titi 8 octobre 2019 19:43

    @L’auteur

    « La fin de la taxe d’habitation dont on ne sait toujours pas comment elle sera compensée aux collectivités locales se traduira par une réduction des budgets sociaux locaux »

    Bah justement.

    Le découpage du mille feuille administratif consiste normalement a attribuer des compétences au niveau territorial le plus adapté.


    Légalement les collectivités ne doivent se mêler que de ce qui les regarde : leurs compétences.


    En l’espèce le social c’est le département pour le RSA, et les CAAF pour le reste.

    Que les communes et leur CCAS qui ne sert qu’à acheter des voix en dehors de tout cadre juridique ne puissent plus le faire, c’est très bien.




    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 8 octobre 2019 20:06

      @titi
      Peut-être, mais la réforme des régions n’a pas fait faire d’économies.
      Elles avaient été vendues aux Français pour faire une économie de 10 milliards, on en est à 50 milliards de plus qu’avant !


    • Michel DROUET Michel DROUET 8 octobre 2019 20:52

      @titi
      Le mille feuille administratif : L’art de faire payer par les autres les conséquences de sa politique en ajoutant des frais de structures à chaque fois...


    • Michel DROUET Michel DROUET 8 octobre 2019 21:00

      @Fifi Brind_acier
      Exact, et j’avais dit dès le départ que cela aurait coûté plus cher.


    • titi 8 octobre 2019 21:29

      @Fifi Brind_acier

      Bah c’était pourtant couru d’avance : les élus ne veulent pas lâcher leurs sièges dans les commissions, et les agents s’ils sont titulaires sont quasiment propriétaires de leur poste et de leur affectation.

      La réforme des régions était une réforme à la Hollande : on ne veut fâcher personne alors on oblige, mais pas trop.
      Comme pour les rythmes scolaires : on impose mais pas trop, et au final c’est le merdier.


    • Eric F Eric F 9 octobre 2019 10:04

      @Fifi Brind_acier & al.
      ce regroupement des régions a été un leurre (« pour avoir la taille des länders »), alors que les « petites régions » qui existaient auparavant avaient juste la taille adéquate pour qu’il y puisse y avoir réduction du millefeuille administratif par fusion région/département en un seul niveau (l’idée du « conseiller territorial » de 2011 n’était finalement pas sotte).

      NB : A la révolution, la taille du département avait été établie pour qu’on puisse aller à la préfecture en une journée à cheval. A notre époque, on peut le faire en voiture pour la préfecture de « petite » région.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 octobre 2019 11:14

      @titi
      La réforme des régions était une réforme à la Hollande :


      Pas du tout, les réformes territoriales sont demandées par Bruxelles.
      Hollande bien expliqué qu’il fallait « des régions à taille européenne ».

      Asselineau explique depuis des années que les euro régions ont pour but de faire disparaître la France dans un système fédéral. Je ne compte plus le nombre de ses détracteurs qui ont traité l’ UPR de complotiste, et bien nous y sommes !

      Si vous voulez connaître la prochaine étape dans la disparition de la France, lisez le programme européen de Macron.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 octobre 2019 11:25

      @Eric F
      ce regroupement des régions a été un leurre


      Pas du tout, c’était l’étape nécessaire pour une Europe fédérale que les mondialistes espèrent mettre en place pour faire disparaître les nations. Quand comprendrez-vous que nos dirigeants mentent constamment pour dissimuler leurs vraies intentions, tellement ils ont peur des réactions des Français ?

      Les seuls moments où ils disent la vérité, c’est quand ils pensent que leurs propos ne seront pas connus, comme Fillon devant les patrons, sur la retraite à points :

      « Le système de la retraite par points, cela permet une chose qu’aucun homme politique n’avoue. Cela permet de diminuer chaque année la valeur des points et donc de diminuer les pensions. »


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 octobre 2019 11:51

      @Eric F
      Je partage le raisonnement jusqu’à « l’idée du conseiller territorial » qui n’était rien d’autre que le recyclage inutile d’élus (sauf pour les partis politiques qui disposent ainsi d’un vivier et d’un maillage politique du territoire) aboutissant à des assemblées pléthoriques.
      Il me semble aujourd’hui que l’on pourrait supprimer le Conseil Départemental et par conséquent les élus et tous les conseillers chefs de cabinets, directeurs généraux et autres chargés de missions qui gravitent dans leur orbite et ainsi faire des économies substantielles.
      Il faut se souvenir que les compétences des conseils départementaux sont désormais constituées à plus de 70 % de compétences sociales financées par l’Etat et qui pourraient sans problème être exercées par les CAF. Les autres compétences iraient à la Région (comme récemment les transports scolaires ou l’économie).
      Votre raisonnement sur la taille des collectivités et les déplacements n’est rien d’autre que la reconnaissance que les choses évoluent et qu’on peut s’adapter sans que le service rendu au citoyen se dégrade. Encore faut-il le vouloir et l’expliquer car la politique prospère souvent sur l’ignorance et la bêtise. 


    • Michel DROUET Michel DROUET 9 octobre 2019 11:58

      @Fifi Brind_acier
      Je confirme : pour moi c’était avant tout une réforme à la Hollande destinée à faire des économies d’échelle sur les services de l’Etat. Il me semble d’ailleurs que le rapport de la Cour des Comptes évoque ce point.


    • Eric F Eric F 9 octobre 2019 14:06

      @Fifi Brind_acier
      Ce n’est pas sur directive européenne, mais par mimétisme par rapport à d’autres pays que les régions ont été regroupées. Mais cela s’est fait sans changer leurs attributions,et bien au contraire d’une fédéralisation, les spécificités comme celle de l’Alsace ont été diluées dans un ensemble « grand Est » sans cohésion, idem la gigantesque « nouvelle (sic) Aquitaine » qui va du Pays Basque jusqu’au Poitou, lequel est plus proche de la sensibilité ligérienne que bordelaise. C’est typiquement technocratique, du reste la découpe a été bricolée et replâtrée entre caciques.
      Le motif de faire des économies aurait pu se justifier, mais bien au contraire, il y a éclatement des instances entre les anciennes métropoles pour complaire à tout le monde, en alignant les standards sur les plus coûteux et en ajoutant des déplacements et interfonctionnements onéreux.

      La retraite à points est un tout autre sujet, mais déjà dans le système actuel, les points de retraites complémentaires sont dores et déjà fixés selon les recettes, et la pension de base de la sécu est quasi bloquée depuis près de 10 ans. Harmoniser les droits selon ce qui est effectivement cotisé est, sur le principe, plus équitable que le bric à brac actuel de régimes très disparates. Reste effectivement à bétonner les garanties sur la fixation du « point » pour assurer a minima la garantie de pouvoir d’achat, c’est ce sur quoi il faut focaliser la pression, plutôt que la défense d’avantages caduques des forteresse syndicales (il n’y a plus de chaudières à charbon dans les locomotives)


    • Eric F Eric F 9 octobre 2019 14:15

      @Fifi Brind_acier
      « Si vous voulez connaître la prochaine étape dans la disparition de la France, lisez le programme européen de Macron »
      L’article du magazine de droite « Valeurs Actuelles » est tendancieux, il s’agit d’extrapolations, jamais Macron -quelle que soit l’opposition qu’on puisse avoir avec sa politique- ne demande une Europe fédérale, mais une Europe qui puisse défendre ses intérêts face aux autres blocs, ce qui est le seul avantage qu’il y ait à en faire partie. Le problème n’est pas tant ce qu’il déclare, que le fait que cela reste du domaine de la rhétorique, sans actes concrets.


    • Le421 Le421 9 octobre 2019 15:14

      @titi
      La fin de la taxe d’habitation n’est pas pour demain.
      J’en paye plus qu’il y a trois ans.
      Va comprendre Charles !!
      Ceci dit, je ne devrais pas payer d’impôt en 2019 et j’ai eu un prélèvement à la source...
      M’étonne pas qu’il y ait des rentrées d’argent imprévues chez Dardmalin...  smiley


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 octobre 2019 07:30

      @Eric F
      Vous êtes têtu ! C’est écrit noir sur blanc dans les feuilles de route de Bruxelles. Exemple en 2014 sur la réforme des régions ;

      « ... à fixer un calendrier clair pour le processus de décentralisation en cours et à prendre des mesures préliminaires, d’ici à décembre 2014, en vue d’éliminer les doublons administratifs, de faciliter les fusions entre les collectivités locales et de préciser les responsabilités de chacun des échelons des collectivités locales ; à renforcer les mesures incitant les collectivités locales à rationaliser leurs dépenses en fixant un plafond pour l’augmentation annuelle des recettes fiscales des collectivités locales tout en réduisant comme prévu les dotations octroyées par l’État... »

       Et dans la feuille de route pour 2019/2020, c’est au chapitre n° 10


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 octobre 2019 07:38

      @Eric F
      Vous avez lu le projet de Macron pour l’ Europe ?
      Expliquez moi où il respecte la souveraineté des nations ? Il me propose que des Instances supranationales à ajouter à celles qui existent déjà.


    • Eric F Eric F 10 octobre 2019 10:25

      @Fifi Brind_acier

      il ne faut pas systématiquement foncer dans la surinterprétation, les objectifs d’éviter les doublons administratifs sont parfaitement louables, du reste Bruxelles ne préconise pas de regrouper des régions, je pense qu’il aurait été préférable de fusionner les étages département et région. Idem la décentralisation de ce qui relève d’intérêts locaux, souvenons nous que de Gaulle l’avait proposé lors du referendum de 1969 (le « non » l’avait alors emporté du fait de considérations politiciennes, j’étais lycéen à l’époque et ça m’avait consterné).
      Je suis défavorable à la proposition de Macron d’ajouter des instances supplémentaires à l’Europe, mais un pilotage politique de l’euro pourrait être plus favorable aux nations de la zone par rapport aux autres blocs. Ceci étant, l’actuelle politique de taux bas est favorable au budget des états ainsi qu’aux emprunteurs privés, et on aurait pas pu se le permettre avec une monnaie nationale qui aurait été attaquée.


  • troletbuse troletbuse 8 octobre 2019 19:57

    • Michel DROUET Michel DROUET 8 octobre 2019 20:56

      @troletbuse
      Dès le départ on savait qu’il y allait y avoir des cocus dans l’affaire : c’est le jeu des chaises musicales qui continue.


    • Eric F Eric F 9 octobre 2019 10:11

      @troletbuse
      « nouvelles taxes... »
      et double peine pour ceux qui continuent à assumer la taxe d’habitation, qui avait été annoncée comme devant être supprimée totalement en 2021 suite à avis du conseil constitutionnel sur « l’universalité de l’impôt », mais repoussé en catimini en 2022 puis 2023


    • Le421 Le421 9 octobre 2019 15:15

      @Eric F
      Si vous vous mettez à croire ce que dégoise la bande d’hurluberlus de ce gouvernement...
      Ils ont tous avalé des hormones du mensonge !!!


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