samedi 8 octobre 2016 - par Robert Bibeau

Centenaire de « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » de Lénine

 Dans cet article nous disposons de quelques erreurs commises par Lénine et propagées par les apologistes du léninisme. Nous ferons cette critique à partir du résumé du volume publié par un laudateur que le lecteur trouvera sur Internet (1).

 

De la concurrence libérale à la concurrence monopolistique

Ainsi, pour résumer une des thèses léninistes l’auteur écrit ceci : « Ils gèrent et contrôlent l’ensemble de la vie économique, ce qui conduit à la transformation de la concurrence en monopole. Hier comme aujourd’hui, ce sont eux les vrais détenteurs du pouvoir. D’ailleurs aujourd’hui, les 1% les plus fortunés concentrent 46% du patrimoine mondial. »

Sous l’impérialisme moderne : A) Il n’y a pas transformation de la compétition en monopolisation qui impliquerait la fin de la concurrence et l’émergence d’une ère de bonne entente entre trusts et cartels capitalistes internationaux. Nous voyons partout autour de nous que la concurrence s’exacerbe sous les pressions de la monopolisation croissante. Nous voyons partout autour de nous que les belligérants – entreprises privées et entreprises étatiques – se déchirent via leur état respectif, isolé ou regroupé en alliances impérialistes meurtrières (avec ou sans recrutement de mercenaires crypto communistes ou pseudodjihadistes). Souvent, les prolétariats nationaux servent de chair à canon dans leurs manigances concurrentes avec la complicité de la gauche nationaliste. B) Sous l’impérialisme les 1% de fortunés forment la classe sociale bourgeoise hégémonique et c’est cette appartenance de classe qui les solidarise et les criminalise. Le fait qu’ils détiennent 46% d’une partie du patrimoine mondial (cela dépend de ce que l’on inclut dans ce calcul de ce patrimoine) n’est qu’une conséquence du développement impérialiste monopolistique et cette concentration est sans grande importance du point de vue historique, sauf pour la petite bourgeoisie qui envie le style de vie des richissimes décadents.

 

Capital industriel et capital bancaire ne font pas le capital financier

Une deuxième erreur du léninisme concerne le concept de capital financier. Monsieur Vila écrit : « Les entreprises sont ainsi sous le contrôle des grands groupes bancaires avec lesquels elles travaillent. » C’est ne rien comprendre au fonctionnement du capital que de scinder ainsi le capital des entreprises industrielles et commerciales de celui des entreprises bancaires (fiducies, assurances, fonds de pension, etc.) La phase impérialiste du mode de production capitaliste est caractérisée par la profusion du capital argent (monnaie, crédit) et l’imbrication des différentes formes du capital, dont la forme primordiale restera toujours la forme de capital productif industriel et commercial (moyens de production-distribution). En effet, dans son cycle de reproduction élargie le capital prend différentes apparences, sans pour autant changer de substance. Tantôt le capital épouse la forme argent ; puis, il devient moyens de production – salaires – machines-outils – robots cybernétiques – énergie ; puis, le capital devient marchandises ou services pour enfin se retransformer en capital argent marchand ou capital mercantile et le cycle reprend. Afin de rendre plus fluides ces différentes métamorphoses, la classe capitaliste a été contrainte de spécialiser les tâches et les opérations de transformation et de circulation. Ainsi, l’un est devenu banquier, l’autre est devenu commerçant – Wall Mart, Costco – alors que le troisième est devenu industriel – PDG de Rio Tinto. Le fait que le capital devienne à un moment donné une marchandise (produit ou service) est fortuit et ne vise qu’à donner au capital une valeur d’usage afin de le transformer en valeur d’échange via le travail salarié. Pour le capitaliste l’unique but de l’opération est de réaliser la valeur d’échange. Sous l’impérialisme stade suprême du capitalisme, les forces productives et les moyens de production mécanisés – surdéveloppés à haute productivité – entrainent des crises de surproduction de plus en plus importantes ce qui entrave la circulation-reproduction élargie du capital et rend ce mode de production obsolète. Seule la classe prolétarienne peut mettre fin à cette alternance de phases de sous-production absolue et de surproduction relative. La Russie semi-féodale paysanne et agraire du début du XXe siècle était bien loin de présenter les caractéristiques impérialistes industrielles et financières requises pour enclencher une révolution prolétarienne antiimpérialiste moderne internationale.  

Ce qu’il faut aussi comprendre c’est que tous ces PDG (banquiers, financiers, commerçants, capitalistes des communications et des transports, ainsi que les chevaliers d’industrie) se cooptent et siègent aux mêmes conseils d’administration. Autrement dit la fusion du capital est aussi la fusion des intérêts et la collusion des individus appartenant à la classe dominante hégémonique. La concurrence concerne les grands groupes et s’exacerbent au fur et à mesure des fusions-concentrations. À titre d’exemple, l’entreprise Bayer qui absorbe Monsanto renforce sa concurrence contre le groupe ChemChina-Syngenta qui se sent aujourd’hui menacé par ses anciens alliés. Demain, ne soyez pas étonné d’apprendre qu’une guerre tribale, ethnique ou djihadiste (sic) a éclaté en Afrique où ces deux groupes multinationaux vendent semences OGM, herbicides et insecticides à la paysannerie et aux propriétaires fonciers locaux (2).

 

Les ressources à développer plus qu’à partager

Vila, paraphrasant Lénine, écrit ceci : « Mais comme le monde était entièrement partagé depuis le début du XXe siècle, la lutte pour les marchés et le contrôle des différentes zones du monde, a abouti au conflit de 14-18. » Comment les marxistes-léninistes et les communistes ont-ils laissé passer une telle billevesée ? En 1914-1918, le monde n’était absolument pas entièrement partagé entre les différents trusts et conglomérats industriels – commerciaux – de communication – du transport – et les cartels bancaires et financiers. Par contre, des secteurs de ressources et de main-d’œuvre salariée à exploiter, et des espaces de marchés étaient effectivement convoités en Europe centrale, dans les Balkans, au Moyen-Orient et en Russie arriérée par différents conglomérats internationaux ayant leurs sièges sociaux aux États-Unis, en Allemagne, en Suisse, en France, en Italie, en Grande-Bretagne, en Belgique et en Hollande (proue ou pas en Russie cependant). Encore plus importants, pour le capital productif impérialiste, des centaines de millions de paysans restaient à prolétariser, dans les plaines du Gange et du Yang Tsé. Des millions d’exploités à intégrer au processus de reproduction élargie du capital en tant qu’esclaves salariés (capital variable) et en tant que consommateurs (capital marchand). Assurément, en 1917, le mode de production capitaliste n’avait pas complété la destruction du mode de production féodal et l’intégration de toutes les forces productives dans le giron du capital. 

Sous l’impérialisme capitaliste, ce n’est pas le rattachement formel avec nomination d’un résident général, d’un gouverneur ou d’un vice-roi qui fait foi de l’appartenance à une zone d’influence, mais l’emprise économique réelle que détient le capital international sur le territoire et ses ressources, sur sa main-d’œuvre et sur le capital national en somme. Ainsi, le roi Léopold de Belgique était propriétaire du Congo (2,3 millions de KM2), mais ce sont des trusts internationaux apatrides qui achetaient le caoutchouc pour l’usiner et en faire des pneus pour le marché. Le Congo faisait ainsi partie de leur zone d’influence et de leur patrimoine ce qui a déterminé la Belgique à s’engager du côté des alliés lors de la Première Grande Guerre. Même chose pour la Hollande et sa dépendance indonésienne (3).

 

Capital marchandise, capital argent et capital financier

Comme le rapporte Vila, Lénine commet une autre erreur quand il déclare : « Le capitalisme classique se caractérise par l’exportation de marchandises, mais arrivé à son stade impérialiste, c’est l’exportation de capitaux qui prédomine » (4). Lénine en introduisant le concept de capitalisme « classique », crée une scission dans l’évolution du mode de production capitaliste et laisse entendre que le stade impérialiste du capitalisme présenterait un capitalisme différent du précédent, ce qui est une erreur. Sous le capitalisme, en phase impérialiste, ce n’est pas l’exportation de capitaux-argent qui prédomine. Chez Marx, le terme capital recouvre toutes les formes du capital, les forment marchandise, services, moyens de production, monnaie, investissements, etc. Ainsi, un investissement de 100 millions de dollars de capitaux d’une banque canadienne en Côte d’Ivoire signifie simplement qu’une ligne de crédit équivalente a été ouverte à une entreprise ivoirienne pour qu’elle achète des machines, des marchandises, des services, des produits d’entreprises installées au Canada (vous aurez noté que nous n’avons pas écrit d’entreprises canadiennes, mais bien d’entreprises installées au Canada, pouvant être des multinationales américaines ou autres). Un capital argent n’est jamais que la forme temporaire d’un capital marchand, seul capital capable de métamorphoser la valeur d’usage en valeur d’échange (ce qui inclut la marchandise force de travail et sa valeur marchande salariale).

Ainsi, la Chine est le premier exportateur capitaliste au monde. Le capital chinois exporte surtout des marchandises pour lesquelles il reçoit des transferts de fonds (capital-argent) que les capitalistes chinois s’empressent de transformer en capital-pétrole iranien et en capital-gazier russe, du capital marchandise qui lui aussi prendra temporairement la forme de capitaux-argent avant d’être transformé à son tour en capital-marchandise. Il en est de même de l’Allemagne le deuxième exportateur impérialiste mondial. Bref, la forme argent du capital a vocation de se transformer en capital-marchandise. Le « capital financier » n’est qu’une métaphore pour représenter la masse globale des capitaux en circulation à travers le cycle de reproduction élargie du capital formant l’économie impérialiste mondialisée.

  

Les accords, les traités et les guerres sous l’impérialisme stade ultime…

Vila poursuit et paraphrasant Lénine il écrit : « les groupes (monopolistiques) peuvent parvenir à se mettre d’accord pour occuper le monde de façon à ce que chacun puisse en tirer le maximum. » Voilà l’une des grandes supercheries du léninisme. Les lois économiques du capitalisme ont toujours préséance sur les tractations et les accords politiques. Quand différentes alliances de cartels et de trusts internationaux en viennent à un accord pour le partage des zones d’influence, cet accord est toujours le résultat d’un rapport de force d’abord économique, ensuite politique, diplomatique, et militaire. Tout accord est une façon de poursuivre la compétition entre concurrents, compétition qui sera éventuellement entérinée par un prochain accord tout aussi éphémère que le précédent (5). Ainsi, le candidat républicain Donald Trump applique ce principe quand il promet de renégocier les ententes de libre-échange signées par ses prédécesseurs. Ce que Donald Trump, ou sa concurrente découvriront c’est que la capacité de reproduction élargie du capital américain étant en chute libre ils ne pourront tirer avantage de la réouverture de ces traités (6). Sous le capitalisme un traité n’est jamais que la mesure de la puissance économique sur laquelle repose la puissance politique et militaire d’un État bourgeois.

 

La guerre sous l’impérialisme moderne

Contrairement à ce que prétendait Lénine, et à ce que répète Vila, son thuriféraire : «  pour le grand capital, la guerre n’a que de grandes vertus. La principale est de supprimer une partie non négligeable des classes laborieuses qui pourraient être tenté par renverser le capitalisme ». La guerre mondiale n’a pas que de grandes vertus pour le capital international. Si le capital impérialiste pouvait éviter la guerre mondiale, il l’éviterait. À chaque Grande guerre, les séquelles économiques sont profondes et chaque fois les risques d’une révolution sociale sont importants. Mais il vient un moment ou la compétition pour la reproduction élargie du capital devient si intense que la guerre entre puissances capitalistes mondialisées s’impose. C’est alors que tous les politiciens représentants les différentes tendances de la droite et de la gauche bourgeoise renouvèlent leur serment d’allégeance à leur capital national concurrentiel. Ce furent les sociaux-démocrates en 1914 et les communistes-bolchéviques en 1941. Heureusement, les formations politiques gauchistes n’ont plus d’influence parmi la classe prolétarienne qu’elles ont si souvent trahie que le prolétariat ne les écoute pas. Ce qui nous fait dire, de grâce camarade, éloigne de nous cette « avant-garde », quand à nos ennemis on s’en charge.

C’est dans ces circonstances que la classe sociale véritablement révolutionnaire pour cette étape historique particulière s’avance pour mettre fin à l’ancien mode de production pleinement épanouie et moribond, et pour construire un nouveau mode de production. 

 

 

RÉFÉRENCES

 

(1) http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/limperialisme-stade-supreme-du-capitalisme-100-ans/

(2) http://affaires.lapresse.ca/economie/agroalimentaire/201609/14/01-5020267-bayer-achete-monsanto-pour-66-milliards-us.php

(3) http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/la-belgique-heritiere-du-criminel-leopold-ii-en-pleine-nostalgie-coloniale/

(4) http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/limperialisme-stade-supreme-du-capitalisme-100-ans/

(5) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-vrais-patrons-sont-derriere-les-rideaux-quatre-traites-inegaux/

(6) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-ou-clinton-ont-ils-le-choix/

 



30 réactions


  • JP94 8 octobre 2016 16:07

    Lénine part d’une analyse concrète de la situation concrète.

    C’est lui faire un mauvais procès que de lui reprocher 100 ans après l’Impérialisme, stade suprême du Capitalisme, d’avoir commis des erreurs pour une projection dans 100 ans qu’il n’a jamais ambitionnée !
    Lénine, comme Marx et Engels, ont toujours réactualisé leurs analyses, ce qui les amenait à remettre en cause leurs précédentes analyses, mais c’est le propre de toute analyse scientifique.
    ça ne signifie pas du tout la fausseté de la précédente mais de l’évolution des connaissances et du mouvement de la matière.
    Lénine n’est pas un mage.
    L’acuité de sa réflexion lui a permis de mener à terme la Révolution russe. Il était donc dans le vrai.
    Qui aujourd’hui serait capable d’une telle puissance d’analyse pour mener à bien une nécessaire révolution ? 

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 octobre 2016 19:11
      @JP94

      Vous apportez de solides réflexions que je partage tout à fait pour un grand nombre du moins

      1) Aucune intention de ma part de dénoncer Lénine pour ses insuffisances de l’époque MAIS OUI critique sévère envers ceux qui prenant LÉNINE comme un gourou sont incapables de reconnaitre les erreurs de Lénine normal il y a un siècle mais inacceptables aujourd’hui 100 ans plus tard.

      2) Contre le sectarisme et contre le dogmatisme

      3) je ne suis pas d’accord avec vous sur ce point et je vous cite « ça ne signifie pas du tout la fausseté de la précédente mais de l’évolution des connaissances et du mouvement de la matière. » Si l’on adopte votre raisonnement cela signifierait qu’a une certaine époque les scientifiques croyaient que la Terre était plate et que donc l’apport de Kopernik ne fit que mettre à jour une croyance scientifique exacte. NON Copernic balaya ce qui était une erreur pour introduire une vérité scientifique. 

      4) Lénine fit des erreurs quant à sa compréhension de l’économie politique capitaliste et il faut aujourd’hui rejeter ces erreurs (la terre n’est pas plate) et introduire les connaissances scientifiques rigoureuses

      5) La Révolution russe fut effectivement victorieuse mais ce fut une révolution bourgeoise (équivalent de la Révolution française) et non une révolution prolétarienne

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com
       

  • roman_garev 8 octobre 2016 16:56

    Un article on ne peut plus opportun. Comment pouvait-on vivre en cet an 2016 sans cette analyse ?


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 8 octobre 2016 17:16

    Quand Pierre Laval a demandé à Staline de dénoncer les erreurs de Lénine, Staline a répondu : « Bibeau, combien de divisions ? »


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 octobre 2016 19:16
      @Jeussey de Sourcesûre

      En effet le pape n’avait aucune division à aligner dans ce qui n’était pas un conflit prolétarien - mais le pape François trône sur le trône suintant de St-Pierre alors que Staline à laisser la place à son digne successeur POUTINE le milliardaire. 


      Preuve qu’ave ou sans DIVISIONS - les deux idéologies se confondent...

       

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 9 octobre 2016 15:15

      @Robert Bibeau
      « les deux idéologies se confondent... »
      Sauf que quand il a fallu écraser Hitler, on s’est alliés avec Staline et on a fait des belles photos à Yalta, à Téhéran et à Potsdam.


  • sarcastelle sarcastelle 8 octobre 2016 17:52

    Centenaire du capitalisme 

    .
    Nous n’y serons plus, mais souhaitons au capitalisme un heureux bicentenaire ! 

  • Luniterre 8 octobre 2016 20:29

     


    Afin de « démonter » l’œuvre de Lénine, Bibeau nous dit :

    "Sous l’impérialisme capitaliste, ce n’est pas le rattachement formel avec nomination d’un résident général, d’un gouverneur ou d’un vice-roi qui fait foi de l’appartenance à une zone d’influence, mais l’emprise économique réelle que détient le capital international sur le territoire et ses ressources, sur sa main-d’œuvre et sur le capital national en somme. "

    De quoi s’agit-il ici, sinon de la domination du capital exporté par les métropoles impérialistes ?


    Évidemment, le but est l’élargissement de ce capital, et il se fait notamment par l’« exportation » de marchandises partir des pays semi-colonisés, vers les pays où la revente est plus profitable, et au profit de ce capital réellement exporté !

    Mais ces marchandises sont fabriquées essentiellement pour le compte des « investisseurs » venus des métropoles impérialistes, et en tant qu’« exportations de marchandises » elle sont encore un aspect de cette domination impérialiste.

    Lénine n’a pas dit autre chose.

    Le cas de la Chine, à partir du pacte Mao-Nixon, en 1972, est l’illustration de ce cycle, exactement tel que décrit par Lénine, et précisément à propos...de la Chine !

    Ce qui ne signifie pas qu’une puissance impérialiste ne puisse se former ou survivre à partir de l’exportation de marchandises originaires de sa propre métropole, mais ce n’est pas le signe d’une puissance supérieure, par rapport au processus néo-colonial d’exportation de capitaux.

    L’histoire comparée des USA et de l’Allemagne illustre assez bien cette différence.

    Sur ce thème essentiel de la « scission dans l’évolution du mode de production capitaliste » Bibeau se contredit donc tout à fait.

    D’une manière générale, au lieu de s’attaquer au texte de Lénine lui-même, il s’attaque au résumé de Vila, qui vaut ce que valent les résumés de ce genre, avec leurs qualités et leurs défauts.

    Luniterre

    • Luniterre 8 octobre 2016 21:40

      Correctif

      Évidemment, il faut lire :

      « l’« exportation » de marchandises à partir des pays semi-colonisés, »

      Luniterre


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 octobre 2016 22:20
      @Luniterre

      1) Pourquoi revenir avec cette argumentation ?? Ma critique est simple il me semble. On ne peut et on ne doit pas faire de distinction entre exportation de marchandises et exportation de capitaux. Les marchandises sont des capitaux, les capitaux sont des marchandises. Seul la forme (l’appellation formelle) change de nom temporairement tantôt capital - tantôt marchandise mais en définitive seul le réelle = la marchandise compte. Le capital financier est une métaphore.


      2) Relire mon texte pour comprendre le cycle de circulation du capital dans ses différentes dénominations. Je crois que tu peux parvenir à comprendre ce point relativement simple. 3) j’admet que ton concept de « scission dans l’évolution du mode de production capitaliste » est nouveau dans nos altercations... Il faudrait en dire un peu plus sur ce nouveaux thème 

      Robert Bibeau. Éditeur http://www.les7duquebec.com


    • Luniterre 8 octobre 2016 23:14

      @Robert Bibeau

      Tu me dis :

      "2) Relire mon texte pour comprendre le cycle de circulation du capital dans ses différentes dénominations. Je crois que tu peux parvenir à comprendre ce point relativement simple. "

      Le cycle décrit par Marx (...que je peux comprendre) est évidemment à la base, mais on ne voit pas en quoi il serait contradictoire avec la dialectique du développement impérialiste décrite par Lénine dans les premiers chapitres de son livre.

      Cette dialectique, entre capital financier et productif, et leur intrication, est, à ce stade, une nouvelle strate d’évolution, qui ne contredit ni n’exclut la précédente, mais l’inclut, au contraire, en la dépassant.

      Mais ce n’est que la dialectique de tout processus évolutif, à mon avis.

      "3) j’admet que ton concept de « scission dans l’évolution du mode de production capitaliste » est nouveau dans nos altercations... Il faudrait en dire un peu plus sur ce nouveaux thème« 

      Je ne vois pas en quoi ce thème peut te paraitre nouveau, vu que c’est le thème de base du bouquin de Lénine...


      Le terme « scission dans l’évolution du mode de production capitaliste » est tout simplement celui que j’emprunte à ton article pour éviter toute confusion à ce sujet...

      Apparemment, ce n’est pas gagné... !

      Luniterre

      PS : pour mémoire, ton texte :


       »Comme le rapporte Vila, Lénine commet une autre erreur quand il déclare : «  Le capitalisme classique se caractérise par l’exportation de marchandises, mais arrivé à son stade impérialiste, c’est l’exportation de capitaux qui prédomine » (4). Lénine en introduisant le concept de capitalisme « classique », crée une scission dans l’évolution du mode de production capitaliste et laisse entendre que le stade impérialiste du capitalisme présenterait un capitalisme différent du précédent, ce qui est une erreur. "

      A mon avis, et à en juger par l’histoire des USA et de la Chine, NON, ce n’est pas une « erreur », mais au contraire une analyse à la fois lucide et une prospective quasiment « visionnaire », et en même temps la marque d’un esprit dominant son sujet très concrètement.

      RE-PS : Une bonne édition numérique, pour ceux que cela intéresse...


      L’IMPERIALISME, STADE SUPREME DU CAPITALISME,

      http://www.marx.be/fr/content/limp%C3%A9rialisme-stade-supr%C3%AAme-du-capitalisme-i-l%C3%A9nine





    • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 octobre 2016 23:28
      @Luniterre

      Parfait, je voulais m’assurer que nous parlions de la même chose - c’est confirmé. Tu adhères au concept que l’impérialisme constituerait une scission dans l’évolution du mode de production capitaliste = presque un nouveau mode de production en lui-même

      Je te reviens à ce propos

      Merci de la clarification.

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com



  • Divide Et Impera (---.---.230.115) 8 octobre 2016 21:17

    Clinton accélère les naturalisations
     
    pour le vote GOLDMAN-SACHS ...
     
    Flanby aussi pour le vote ROTHSCHILD

    Multiethniquage, stade suprême du capitalisme mondialiste.
     
    http://www.egaliteetreconciliation.fr/2017-approche-Hollande-inverse-la-courbe-des-naturalisations-41881.html
     
    SOROS FINANCE LES MIGRANTS : 500 MILLIONS !
     
    Soros sponsorise l’immigration | Nice Provence Info


  • Luniterre 9 octobre 2016 06:06
    La dialectique entre capital financier et capital productif, décrite par Lénine, dans ce livre centenaire, est déjà exactement celle qui s’est développée à l’extrême, de nos jours, entre « économie de casino », la « spéculation » financière, et « économie réelle », c’est à dire la production marchande, qui reste évidemment à la base du capitalisme :

    "Traduit en clair, cela veut dire que le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production marchande, bien que continuant de « régner » et d’être considérée comme la base de toute l’économie, se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux « génies » des machinations financières. A la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production ; mais l’immense progrès de l’humanité, qui s’est haussée jusqu’à cette socialisation, profite… aux spéculateurs.« 


    Et si Lénine reprend à son compte le terme de »spéculation« pour caractériser le rôle du capital financier,

     »...к организаторски-спекулятивной.« 

     »..., а спекулятивный гений (? !),... « 

     »...но гигантский прогресс человечества, доработавшегося до этого обобществления, идёт на пользу… спекулянтам."

    Etc... (15 occurrences, repérées à partir du chap 1, déjà...)


    Il ne nous en montre pas moins la fonction « indispensable » et devenue aujourd’hui incontournable, pour le processus de concentration des monopoles et pour l’expansion néo-coloniale du capitalisme.

    Il est le premier à décrire l’aspect parasitaire (*) de cette évolution, et c’est pourquoi il décrit ce stade impérialiste comme la « putréfaction » (**) du capitalisme, ce qui ne signifie pas qu’il puisse néanmoins s’effondrer de lui-même, comme une lecture simpliste du seul titre pourrait le faire penser...

    Cette putréfaction est un état de crise larvée, latente et permanente, où le processus se « renouvelle » par la guerre et la destruction comme processus également à la fois larvaires et endémiques, mais toujours susceptibles de dégénérer en conflit mondial généralisé.

    N’est-ce pas le monde d’aujourd’hui ?

    Luniterre

    ( * VIII. Паразитизм и загнивание капитализма

    19 occurrences repérées à partir du chap 8 )

    ( ** 17 occurrences repérées, autour de la racine du verbe гнить, pourrir, et de ses différentes formes (imperfectif, perfectif, adjectif, substantif, participes diverses, etc...) en Russe. )
     


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 9 octobre 2016 16:41
      @Luniterre

      Sans t’en rendre compte tu fournis le bois pour te flageller. MERCI pour cette citation de Lénine...

      « se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux « génies » des machinations financières. A la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production ; mais l’immense progrès de l’humanité, qui s’est haussée jusqu’à cette socialisation, profite… aux spéculateurs. » 

      Lénine se révèle ici en tant que réformiste en prétendant que machinations et tripotages des spéculateurs seraient la cause de la crise permanente du capitalisme en phase ultime impérialiste et que cette phase impérialiste serait différente du capitalisme classique, notamment à cause de l’apparition du capital financier (fusion du capital bancaire et du capital industriel dit Lénine sur les traves de Hilferding).

      C’est exactement la critique que nous faisons aux léninistes .

      1) Le capital financier a toujours existé depuis les premiers pas du capitalisme. Ce n’est pas l’apparition du capital financier qui marque la phase impérialiste du capitalisme

      2) De fait la phase impérialiste du capitalisme n’est que le plein développement des contradictions internes au capitalisme - leur exacerbation - et en aucune façon un détournement de la socialisation du procès de production

      3) La spéculation sous différentes formes a toujours existé même sous le mode de production féodal et évidemment sous le mode de production capitaliste. La spéculation n’est pas une machination-tripotage imaginée par des génies du capital financier pour s’accaparer les bénéfices de la socialisation de la production - la spéculation est la façon que le capital a poussé ses gestionnaires à tenter de résoudre le problème de la baisse tendancielle du taux de profit - bref de résoudre le problème de la non valorisation du capital.

      4) À Lénine et à ses tentatives d’expliquer la crise systémique du capitalisme par les malversations des requins de la finance et les tripotages des banquiers = exactement comme le font les économistes bourgeois en ce moment pour « expliquer » la faillite de la Deutsche Bank = nous répondons l’explication ultime des crises qui secouent un mode de production se trouvent toujours dans son procès de production (dans l’infrastructure sur laquelle repose la superstructure) jamais dans les rapports de production. 

      5) Appliquons ce principe à la faillite imminente de la Deutsche Bank. En plaçant son argent dans des prêts risqués - sulfureux - les banquiers allemands n’ont pas tripoter - ils ont fait la seule chose qu’ils pouvaient faire - ce que tous les autres banquiers du monde entier ont fait comme eux. S’ils ne l’avaient pas fait la banque serait déjà en faillite. Ils ont été forcé par le système économique et financier (par le mode de production) à ces opérations puisque toute autre chemin pour la valorisation (production de plus-value) de leurs capitaux leur était coupé. Aucun système de contrôle gouvernemental - aucune réglementation étatique capitaliste - ne pourra jamais empêcher le capital de tenter de se frayer un chemin au sein de la superstructure financière dans une veine tentative de fructifier (profiter). Ce phénomène n’a rien à voir avec la « socialisation de la production ». Il ne faut jamais prendre la conséquence pour la substance.

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com&nbsp ;
       


       

    • Luniterre 9 octobre 2016 21:02

      @Robert Bibeau

      Comme d’habitude, lorsque tu es à court d’argument valide, tu tentes d’en retourner un ou deux pour déformer la pensée de Lénine, et, accessoirement, la mienne aussi... De plus, tu fais donc mine d’avoir « oublié » ce post déjà posé par moi-même sur ton blog « 7 du Québec » et qui traite déjà de ce point important, sur lequel tu tentes de t’appuyer...Le revoici donc, tel quel :

      « Luniterre

      7 octobre 2016 à 4 h 09 min (heure du Québec...)

      Ce que la dialectique et/ou le marxisme nous disent, camarades, et Lénine aussi, en conséquence, c’est que capital financier et capital productif, c’est évidemment à la fois la même chose, fondamentalement, et pas tout à fait, par certains aspects, et ce sont ces différences qui sont structurantes, dans les mutations de la société capitaliste, dans ses différentes formes, dans ses différents stades, dirait encore Lénine, et il aurait encore bien raison…

      Simple, pourtant…

      Moins simple : décrypter ces mutations à l’œuvre dans la société capitaliste contemporaine…

      Pour bien comprendre le bouquin de Lénine, nous devons déjà bien comprendre que le capital bancaire préexistait évidemment au capital industriel, et qu’il était déjà dans un rapport dialectique similaire, par bien des aspects, avec le capital commercial, puis manufacturier.

      Attention : similaire par certains aspects ne veut pas dire identique. Se garder de tout raisonnement simpliste, de type comparatif/analogique.

      On ne peut pas refaire, dans un post, l’histoire de la genèse du capital…

      Si l’on voulait résumer à l’extrême l’idée de Lénine avec les mots d’aujourd’hui, on pourrait dire que « économie de casino » (le capital « spéculatif », dirait Lénine (*)), et « économie réelle » sont toujours dans ce même rapport dialectique. Elles sont absolument inséparables parce qu’interdépendantes.

      Le développement du « réel » a besoin de la masse des capitaux « spéculatifs » en circulation pour ses mutations « à risques », mais dont une bonne partie génèrent les forces productives d’avenir, et le spéculatif n’a d’intérêt qu’en tentant de jouer « gagnant » sur ces mutations, au delà du boursicotage quotidien.

      Avec le stade impérialiste, cette dialectique devient encore plus complexe, en liaison avec les phénomènes néo-coloniaux et l’émergence de bourgeoisies « nationales » nouvelles, qui ont vocation naturelle à devenir impérialistes à leur tour, comme nous le montre la Chine.

      D’où la difficulté apparente a resituer cette dialectique dans le mouvement des capitaux, entre export de marchandises et export de capitaux… Difficulté sur laquelle semble buter le camarade Robert Bibeau…

      ( * https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/27/724_de-lenine-ou-pas_/ ) »

      Le propos de Lénine n’est donc jamais de considérer que le capital spéculatif est une sorte de « tare » du capitalisme industriel productif, même s’il a un aspect « parasitaire », de type « usuraire », en quelque sorte, mais au contraire, qu’il est une nécessité incontournable de son évolution monopoliste et impérialiste...

      Le point de vue réformiste qui veut opposer le capital productif au capital spéculatif est précisément celui qu’il combat dès le premier chapitre de son livre...


      De sorte que l’on peut se demander si tu l’as vraiment lu, ou bien si tu t’es contenté du résumé fait par Vila, et qui est l’objet, en fait, de ton article...

      Toutefois, ce résumé, même sommaire, ne fait nullement allusion à une telle thèse réformiste, et pour cause...

      On ne peut donc qu’en conclure à ta mauvaise foi la plus extrême sur ce point, ou bien à ton incapacité totale à comprendre le livre de Lénine dont tu prétends nous parler.

      Luniterre





  • Jao Aliber 10 octobre 2016 16:04

    Ce qui préoccupait Lénine ce n’était pas la recherche scientifique mais la prise du pouvoir par le parti bolchevique.C’est dans ce sens qu’il faut comprendre son ouvrage. Comment expliquer les causes de la guerre 14-18 pour légitimer la prise du pouvoir,etc.


    Ce gars était le pire ennemi du communisme.Mais les ouvriers d’alors le méritait.Ils ne voulaient que le pain et la paix et Lénine les avait mais à quel prix ? Au prix d’une pénurie chronique qui dura tout au long du 20 e siècle.En 1989, cette pénurie était devenu intenable et le pouvoir bolchevique fut renversé.

    Les léninistes n’aimaient pas la pénurie mais indispensable pour exploiter les ouvriers de même que l’Etat actuel déteste le chômage mais indispensable pour exploiter les travailleurs salariés.

    C’est pour cela que la pénurie a fini par les emporter de même que le chômage finira par emporter le système actuel.

    On peut dire que le léninisme est une tentative de domination de la classe ouvrière sur la classe bourgeoise mais qui se termine toujours par la domination d’une infime partie du prolétariat : le parti « communiste ».

    La classe ouvrière est incapable de dominer.C’est une classe conservatrice(salariat) et réactionnaire(veut retourner la roue de l’histoire en arrière : lutte contre la mondialisation, rêve des trente glorieuses, lutte désespéramment contre les délocalisations,etc.).

    Seule la classe chômeuse, qui est l’expression de la destruction de toutes les classes(sans travail, ni capital), a intérêt à une société sans classe.C’est à dire sa société à elle.

    La société communiste n’est rien d’autre que la liaison entre les éléments communistes actuels(sans travail, exclus du salariat) et les moyens de production superflus.

    Au lieu de la dictature du prolétariat(Marx s’est complètement fourvoyé ici mais cela était dû aux conditions économiques de l’époque où la différentiation entre chômeurs et ouvriers n’était pas palpable), nous aurons la dictature des chômeurs sur toutes les autres classes.Et c’est cette dictature qui mènera au communisme.

    Déjà la classe chômeuse s’est constituée sur le plan national en force politique(ce qui cloue le bec à ceux qui pensent que les « SDF » sont incapables de s’unir et de lutter collectivement).

    Cependant, les chômeurs sont minoritaires(économiquement) par rapport aux salariés alors ils sont(la majorité d’entre eux) naturellement dominés par l’ idéologie du salariat(d’où l’ alliance entre syndicats chômeurs et syndicats salariés même si la tension est grande entre eux).Mais plus ils deviennent majoritaires plus l’idéologie communiste prendra le dessus.

    Il y a donc une véritable lutte de classes entre la classe chômeuse, qui est révolutionnaire, et la classe salariée qui cherche à conserver le travail salarié par touts les moyens : réformisme, léninisme, etc.

    Cette lutte se terminera par la victoire de la classe chômeuse parce que la majorité de la population sera jeté sur la pavé par l’industrialisation mondiale qui n’est qu’à ces débuts.Déjà, c’est la stagnation dans plusieurs pays développés après ce sera la dépression perpétuelle.



  • Aristoto Aristoto 10 octobre 2016 18:08

    C’est une blague Robert : tu dis plus ou moins la même chose que ce que tu prétend contredire.

    Haaaaaaaaaa, les conflit interne entre coco sur le degrés de contraste de leur chiffon rouge.

    En passant très bel article qui résume dans les grande largeur le Capitalisme Financier moderne en approfondissant d’avantage ( forcément !) la première ébauche léniniste datant d’un siècle.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 10 octobre 2016 22:43
      @Aristoto

      Si c’est le cas alors je vais réviser mes notes ( smiley

      Merci du commentaire
      Robert

    • Aristoto Aristoto 11 octobre 2016 12:26

      @Robert Bibeau

      Je suis peut être pas assez intelligent peut être. Ha le bon temps ou le parti faisait des atelier populaire pour extirper le populo de son ignorance et lui faire saisir toute la subtilité et la substance de la dialectique.

      Mais grosso merdo vous dites la même choses.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 octobre 2016 13:53
      @Aristoto

      Je nie catégoriquement cette assertion.... Un exemple le soi-disant parti se promène encore dans les sous sol de bungalow et moi je lui conseil fortement de se saborder et je recommande fortement à tout révolutionnaire prolétarien (je n’utilise jamais les termes marxistes, marxistes-léninistes - maoïstes - communistes - socialistes - stalinien - trotskystes -) de ne surtout pas créer de PARTI

      autre exemple Ce parti proclamait que les jeunes étaient le fer de lance de la révolution communiste ce que je nie catégoriquement et de plus la révolution ne sera pas communiste 

      je dénonce toute lutte de libération nationale et je recommande fortement au prolétariat de fuir toute lutte de libération nationale alors que ce parti appuyait les Kmers rouges et le Vietcong 

      Je suis anti maoiste alors que ce parti n’a pas répudier le maoisme

      Je pourrais poursuivre ainsi pendant des pages. 
       
      Bref, il se pourrait que tu ne sois pas assez intelligent - je suis tout à fait désolé de devoir t’approuver pour cette assertion ( smiley

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com

    • Aristoto Aristoto 11 octobre 2016 14:58

      @Robert Bibeau

      Bon d’accord ! Mais moi en plus d’être un prolétaire, plutôt révolutionnaire dans l’âme ! Je suis un pragmatique...et qui ne craint pas ni d’être déçu ni de décevoir.

      J’aurai été un bon petit soldat du léninisme je trouve. Mais par contre je sais pas si sur le long terme, dans le goulag, j’aurais fini en casseur de caillou ou en porteur du fouet. Quoiqu’il ens oit je reste convaincu de l’utilité du goulag, nous vivons dans un monde hostile.. smiley


    • Luniterre 11 octobre 2016 18:17


      @Robert Bibeau

      @Aristoto

      Bonjour,

      Je doute que cela puisse vous mettre d’accord, mais, à toutes fins utiles, voici une autre lecture de l’œuvre de Lénine :

      Lénine, 1 Siècle après…, « ringard » ou « visionnaire » ?


      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/10/11/lenine-1-siecle-apres-ringard-ou-visionnaire/

      Bonne lecture,

      Bien à vous,

      Luniterre


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 octobre 2016 23:18
      @Aristoto

      Salut camarade

      La question n’est pas de savoir si Lénine est ringuard ou d’actualité. Ca ne présente aucun intérêt sauf pour ses groupies.

      Si tu dis être plutôt révolutionnaire seul ce point doit te préoccuper - LA RÉVOLUTION.

      Personnellement je cherche la bonne compréhension du mode de production capitaliste afin de mieux percevoir son fonctionnement - déceler les indices de sa dégénérescence - et de éventuel écroulement

      Le goulag n’était pas nécessaire (pour la classe ouvrière s’entend) et il fut une mauvaise chose car la révolution russe-bolchévique n’était pas et ne pouvait être une révolution prolétarienne ce qui signifie que le goulag pour sauver la révolution russe fut un goulag pour sauver le capitalisme en Russie.

      Aujourd’hui le goulag ne sert qu’a mystifier le prolétariat mondial en lui faisant croire que c’est cela le nouveau mode de production communiste - et évidemment si c’était cela - qui voudrait de ce nouveau mode de production ? 

      Il faut tout reprendre depuis le début - et contrairement a mon camarade LUNITERRE -un groupie de Lénine et un fanatique de Marx - je n’attache aucune importance aux héros - je leur pille leurs bonnes idées et je rejette les moins bonnes sans état d’âme je ne suis ni sectaire ni dogmatique et la couleur rouge de quoi que ce soit m’indiffère

      LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE EST MON SEUL OBJECTIF ET À N’IMPORTE QUEL PRIX

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com
       

    • Luniterre 12 octobre 2016 00:03

      @Robert Bibeau

      @Aristoto

      Il ne s’agit pas d’être un « groupie » ou un « fanatique » de l’un ou de l’autre...

      Si demain la méthodologie de Robert Bibeau s’avère plus efficace que celle de Marx et Lénine pour comprendre le monde actuel, je la prendrai aussi, évidemment... Voire même, à la place de... Qui sait ?

      Mais sauf le respect que je dois à ce camarade, ce n’est pas encore le cas, et je continue donc à combiner l’étude des documentations économiques contemporaines diverses avec la lecture des « œuvres rouges » du passé qui nous fournissent encore un éclairage valable, manifestement, si on les prend de manière analytique et non dogmatique, pour en utiliser les fondamentaux toujours actifs.

      Sinon, côté présentation, il y a évidemment un côté « second degré » et un rien « provoc » dans le choix de quelques illustrations...

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/10/11/lenine-1-siecle-apres-ringard-ou-visionnaire/

      Cela n’empêche pas, à mon avis, le respect que l’on doit également à ce grand révolutionnaire qu’était Lénine !

      Enfin, dernière image : le ciel est bleu sur la Place Rouge...

      Luniterre


    • Aristoto Aristoto 12 octobre 2016 15:23

      @Luniterre

      Je suis sur cette ligne là. A la vue de l’extrême violence qu’on a opposé à ces idées nouvelles par le passé, je penses qu’il y avait vraiment danger pour la « bourgeoisie » sur ce point là. Ils avait peur...et beaucoup plus qu’aujourd hui.

      Donc avant de commencer de nouvelles luttes... achevant celle encore en cours smiley


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