mercredi 6 avril 2016 - par Nicole Cheverney

Cette opinion publique qu’il faut faire taire à tous prix !

Madame El Khomri vient de faire cette déclaration : "L'opinion publique n'est pas la seule boussole de l'action gouvernementale"...

Si nous vivions dans une véritable Démocratie, le principe démocratique investirait l'ensemble des citoyens du pouvoir de décider et de choisir ce qui est bon pour lui. C'est ce que le principe de l'égalité et du suffrage universel consacrerait. Il le consacrerait à tel point que chaque individu composant l'ensemble des citoyens, comme force politique constituerait la trame des évènements historiques.

Parmi toutes les forces politiques de notre civilisation, une force non négligeable est reconnue comme telle : l'opinion publique.

Avec ses particularités, son caractère spécifique ; le fruit du nombre, des hommes et des femmes, de la multitude qui la composent, dans un espace donné. 

Mais à l'heure d'Internet, cet espace donné jusqu'à présent relativement étroit s'est tout d'un coup, illimité, multiplicateur et sans bornes bien précises, ce qui déstabilise profondément nos gouvernements habitués plutôt à chercher à "contenir" l'opinion, pour l'apprivoiser et la canaliser par maintes formes de manipulations. Mais la richesse de l'opinion publique, c'est qu'elle est le surgeon de la pensée secrète des foules, du nombre, de la masse ! De milliers et de millions de femmes, d'hommes, jeunes et moins jeunes. Parce que tout ce qui la constitue est d'autant plus difficile à saisir désormais.

L'opinion publique, c'est cet élément "immatériel" et psychologique d'une importance considérable. Un autre domaine aussi évanescent que l'opinion publique, ce sont le "parfum", les "odeurs", l'évaporation, ce phénomène physique qu'avec les progrès scientifiques, l'on a finalement réussi à matérialiser, à mettre en éprouvette et à restituer artificiellement.

Maîtriser l'opinion publique comme l'on a maîtrisé le parfum, voilà ce à quoi s'attellent les politiques et les chercheurs associés sur les ressorts psychologiques de la multitude. Influencer les foules par des discours frappants de manipulation des masses, avec des techniques éprouvées.

Et il faut bien reconnaître, qu'ils soient élus ou qu'ils se soient imposés d'eux-mêmes, ils vous diront toujours que c'est au nom de l'opinion publique qu'ils s'octroient le droit de représenter les citoyens. La propagande déployée par les élus qui ne représentent plus rien de cette opinion justement est telle, qu'ils s'arrogent le droit de l'invoquer à tout bout de champs, pour n'importe quels motifs, même les plus illégitimes, alors que leurs intérêts mobilisateurs sont nominalement très larges et nombreux, exclusifs et en faveur d'un nombre très réduit de bénéficiaires, c'est-à-dire, eux-mêmes.

De tout temps, l'humanité s'est trouvée confrontée à ce désir d'imposer le pouvoir par les rois, les empereurs, les dirigeants, etc..., et afin d'impressionner leurs sujets, il fallait frapper les esprits. Alors l'on contruisait de somptueux édifices, palais, pyramides, etc...

De telles manifestations exercent encore un pouvoir attractif sur les dirigeants actuels qui veulent laisser leur marque indélébile, bien après leur mort. Impressionner l'opinion publique, oui, car sous ses formes diverses et l'ampleur des ressources cachées de l'opinion, ce sera avant tout de "gagner les esprits". Tout en tentant de modifier les dispositions naturelles de l'individu. Les puissants se préoccupent de l'opinion publique, car ils se doivent de la posséder, de la façonner à leur volonté.

Or, dans une Démocratie véritable, ils ne peuvent non plus, se substituer aux citoyens qu'avec leur accord, tacite ou explicite, l'accord du nombre, de la multitude.

Malheureusement, s'il ne le peut, généralement le pouvoir usera toujours de la "force" pour imposer ses décisions si l'opinion est frileuse, voire réfractaire. Il ne pourra d'ailleurs au nom de cette force, durer dans le temps que s'il fait admettre que cette "force" dont il use est parfaitement juste et légitime. C'est là, tout le principe même de la manipulation.

Blaise Pascal écrivait : "L'opinion est comme la reine du monde, mais la force en est le tyran".

Le principe démocratique est issu de la réflexion des philosophes du XVIIIe siècle et s'est répandu dans le monde, la société a subi une transformation profonde, transformations industrielle, démographique, technique et scientifique. Et a permis à l'opinion publique de se manifester comme une "force politique", soulignant ainsi la transformation des "structures mentales" des citoyens qui en a résulté et les conséquences psychologiques de la société née des Lumières. La mutation des activités humaines rompait ainsi avec les sociétés féodales et antiques.

Un exemple : sous l'ancien régime, une importante distanciation sociale existait entre le féodal, le seigneur "maître du donjon", et les villageois qu'il avait sous sa tutelle. La masse ne comptait guère, elle subissait et acceptait, et son opinion n'existait pas, c'est le clergé qui se substituait à la masse et constituait le lien entre le féodal et ses serfs.

La vie quotifienne de chacun était codifiée, réglée, de la naissance à la mort. La masse était assez figée, les institutions bien que par vocation évolutives, étaient beaucoup plus fixes et lentes.

Le monde moderne, lui, suite à l'extrême complexité des rapports humains et la rapidité des moyens de communication ont transformé l'homme et sa perception du monde. La simultanéité, l'ubiquité, la publicité, sont trois facteurs émergents de la transformation interne et externe des citoyens. Où que vous soyez du point du globe, l'information vous arrive et aussitôt transformée comme "objet de conscience" et sera automatiquement soumise au jugement de chacun.

Premier paradoxe  : la communication des sociétés primaires tournait autour de la tribu, du village, de la famille.

Or, tout le monde ne peut pas avoir au même moment, les mêmes opinions, volontés et perceptions des choses. Eh bien, l'opinion va se reformer automatiquement autour du groupe de groupe en groupe, s'agréger et faire passer le courant dominant, un fort courant et l'ensemble suivra.

Deuxième paradoxe et non des moindres :

Malgré le courant d'ensemble, l'opinion n'est jamais unanime, ne peut l'être, car elle est composée d'individualités aux thèses opposées parfois et le plus souvent. Aussi les politiciens recourront, pour faire gagner leur cause, parce que les retournements restent possible, à la nécessité de méthodes de matraquage publicitaire, s'adressant à la masse, conscients que de se faire élire ou de vendre une voiture, ou un objet de grande consommation, revient à l'adhésion individuelle des innombrables individualités.

Or, que nous montre l'expérience ?

Dans une société de masse, le ralliement des politiques d'un nombre très insuffisant de suffrages, acquis par des méthodes de manipulation, ne font pas d'eux les véritables dépositaires du pouvoir réel.

LE VERITABLE DEPOSITAIRE DU POUVOIR EST DETENU PAR LE PUBLIC.

Et c'est là qu'INTERNET intervient.

L'individu sollicité dans sa vie quotidienne, à chaque instant et de plus en plus se retrouve isolé, dans une société de masse déshumanisée. L'homme tend à lui échapper par son instinct grégaire, se situant par rapport aux autres, il étaye son fonctionnement personnel, toujours par rapport à celui d'autrui, cela va jusqu'au partage des opinions, grâce aussi à la connaissance et par l'effet miroir. C'est ce qu'on appelle : le "consensus omnium". C'est l'étoffe même de la coutume, la norme établie.

Au sens moderne de l'expression où un nombre de plus en plus grand, professeront une opinion similaire et partagée entre tous, au vu et au su de tout le monde.

C'est une conscience collective née de la conscience individuelle et dont la disparition serait ressentie comme une perte.

Il n'est pas possible de ne pas tenir compte de la force brute, de ce jaillissement spontané de cette conscience qui est entrain de naître. L'opinion publique est-elle suffisamment éclairée ? En avance sur les évènements, suiviste, bute-t-elle sur l'événement, ou au contraire, avec l'outil Internet est en marche vers une société nouvelle ?

De cela une chose est sûre, de la part des politiques qui assistent à ce développement individuel/collectif, tout sera mis en oeuvre pour priver les citoyens de leur libre arbitre.

Baston Berger disait : "Entre la chenille et le papillon, des correspondances existent que la diversité des formes extérieures empêchent parfois de remarquer. Il n'en reste pas moins qu'une véritable révolution s'opère, pour passer du premier état au second... Le monde humain est aujourd'hui comme une chrysalide".



34 réactions


  • Daniel Roux Daniel Roux 6 avril 2016 12:54

    Pour les hommes politiques au pouvoir, dont Hollande qui l’a théorisé, la représentation du peuple par une élite est l’alpha et l’omega de la démocratie.

    Ils proposent, vous adhérez et vous la fermez.

    Le mot utilisé pour désigner l’opinion publique est POPULISME, c’est à dire la dictature de la majorité.

    Ne pas confondre, évidemment, la dictature de la majorité du peuple avec les votes à la majorité des assemblées, ce n’est pas la même chose, eux ce sont les serviettes et nous, les torchons.

    Le pouvoir détenu par une élite auto proclamée mais très organisée, s’appelle OLIGARCHIE.

    C’est tout le sens de la nouvelle loi sur la révision des parrainages et l’équité du temps de parole dans les médias. Pas question que le peuple impose un jour son candidat contre les grands partis, ceux qui contrôlent étroitement tout le système, de la magistrature aux banques.

    Remarquez comme ils étranglent la Justice avec 2% du budget (4% dans pays développés) et lui refusent depuis toujours, l’indépendance propre aux vraies démocratie.

    C’est pour cette raison que les référendums n’existent plus.

    Ces réseaux quasi mafieux tente à tout prix de maintenir l’illusion démocratique.


    • Ouallonsnous ? 6 avril 2016 16:24

      @Daniel Roux

      Pour récupérer l’exercice de la démocratie et de notre souveraineté, au lieu de son illusion « merdiatique », dans un premier temps ;

      Lettre ouverte aux corps constitués de la République.

       

      Alors que les gouvernements pro-austérité sont discrédités dans toute l’UE/OTAN, le renforcement et l’extension des pouvoirs policiers est la menace la plus cynique contre les droits démocratiques.

       

      Le gouvernement français avec son « état d’urgence » à rallonges et alors qu’il ne fait que contempler les résultats de sa politique d’alignement sur l’Empire UE/OTAN anglo-yankee accentue ses menées souterraines liberticides contre les populations !

       

      Il est à la pointe de la montée des répressions de toutes sortes contre l’état de droit !

       

      Nous, les citoyens de ce pays demandons solennellement aux responsables des forces de l’ordre et du maintien de l’état de droit (police, armée, justice et corps préfectoraux) de se prononcer  clairement en faveur de la fidélité à leurs engagements républicains originaux et leur engagement dans la défense du peuple.

       

      De ne plus collaborer avec ces activistes de l’ingérence étrangère dans les affaires de notre pays !

       

      Nous leur demandons tout aussi solennellement de faire respecter  la souveraineté de la République en s’opposant avec tous leurs moyens que leur donne leurs statuts et en collaboration avec les autorités civiles représentatives de la population, au retour dans notre pays des troupes étrangères d’occupation chassées en 1963  !

       

      Le temps est venu de rendre au peuple sa souveraineté, c’est-à-dire sa capacité à reprendre le pouvoir à des gens qui ne lui ressemblent pas et qui finalement ne le représentent pas car ils n’arrêtent pas de le bafouer !.

      Rétablissons ensemble, « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple »

       

      A Paris, le 4 avril 2016


    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 6 avril 2016 20:07

      @Daniel Roux

      Bonsoir,

      « Les referendum n’existent plus ».

      Ils en organisent pourtant des simulacres, comme celui prévu au mois de juin prochain au sujet de l’aéroport de NDDL. Ils n’ont toujours pas compris que les habitants concernés n’en veulent pas ! Se doutant bien du résultat, ils viennent alors caresser dans le sens du poil le dos du chat, avec un autre projet tout aussi foireux porté par madame Royal qui propose : une seule piste pour cet aéroport ! De l’opinion elle n’en a rien à faire, apparemment, porteuse de ce projet ridicule. Une opinion publique pourtant bruyamment manifestée lors des nombreuses manifestations contre ce projet à Nantes, NDDL, etc...

      Deuxième déni de démocratie que je relève, deux ministresses reçoivent les syndicats d’étudiants sur la loi el Khomri, pour sans doute désamorcer le conflit. On verra la suite. Se fichant bien des cris de la rue !

      Ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est que l’opinion publique si elle est malléable, l’est de moins en moins, devant la politique du pire engagée depuis des années, parce que nous souffrons. L’opinion publique est de moins en moins perméable aux propos gouleyants du gouvernement qui observe non sans inquiétudes, tout de même la montée du mécontentement généralisé.


    • Le421 Le421 6 avril 2016 21:17

      @Daniel Roux
      Depuis longtemps (époque Mitterrand), j’ai compris que les socialistes étaient finalement des gens de droite modérée, libéraux et réformateurs uniquement sur les sujets sociétaux.
      J’ai voté Mitterrand, Jospin, Royal et Hollande.
      Pourquoi ?
      Pour l’étiquette et en second choix de second tour.
      Mais voilà.

      Jamais-vous m’entendez bien-je ne voterais plus pour la droite.
      Parce que savais que le PS était de droite.
      Mélenchon m’avait prévenu.

      Alors, vu la dose de connerie ambiante, je sais déjà pour qui je voterais au premier tour de 2017, parce qu’il a eu les couilles de passer au-dessus du blabla inhérent aux idiots idéologistes de la gauche bien propre qui n’en peux mais, et j’ai aussi préparé la feuille de PQ blanche pour le deuxième tour...
      Parce que je ne vois pas les clampins autour de moi voter pour un minimum de révolte.
      Ah si !!
      La nièce blonde qui aime les sous et les imbéciles !!
      Panama ou les Bahamas vont rigoler...


    • Habana Habana 7 avril 2016 08:28

      @Le421
      Ca fait plaisir de voir que quoiqu’il en soit vous ferez partie de ceux qui ne mettront pas le même bulletin dans la même urne (celle de l’Herpès (LRPS)) comme le font tous ces imbéciles de Français (qui de surcroît, changent encore d’avis aux législatives ! De vraies girouettes !) depuis 5 décennies. Même un singe sait changer d’outil pour casser sa noix de coco !


  • Alpo47 Alpo47 6 avril 2016 13:12

    Faire taire la « populace » va largement consister dans l’avenir à fermer les expressions critiques ou dissonantes.
    Déjà, des voix s’élèvent pour fermer tous ces sites « conspirationnistes » ... Préparation ... l’action va suivre.
    La rue ? La réaction de la police est de plus en plus arbitraire et violente. Entonnement, elle ne vise quasi jamais les casseurs, mais seulement les paisibles manifestants. La crainte s’installe.

    Souci pour le pouvoir : si la vox populi ne peut plus s’exprimer librement, la pression monte ... monte ...


    • Trelawney Trelawney 6 avril 2016 14:34

      @Alpo47
      D’ailleurs : « Je ne peux pas vous laisser dire cela ! » smiley


    • Thorgal 7 avril 2016 10:48

      @Alpo47
      La France pratique depuis des années un fascisme mou qui se solidifie au cours du temps (plus si mou que ca de nos jours). Maintenant, on espère que cette dynamique ressemble à la cuisson de la crème brûlée, produisant une structure de pouvoir facilement cassable en surface, avec un ventre mou tout aussi facile à gérer. Il revient au peuple de bouffer cette crème. Après ... après, on verra ... 


       

  • Robert GIL Robert GIL 6 avril 2016 14:43

    il est temps de mettre les socialos dehors et plus generalement de demander la séparation du Medef et de l’etat !


    • Allexandre 6 avril 2016 19:12

      @Robert GIL
      Il est surtout temps de renverser ce régime et d’arrêter que notre sacro-sainte république française est le « saint des saints » !


  • leypanou 6 avril 2016 15:09

    Maintenant, l’opinion publique est supposée être donnée par les sondages : c’est pourquoi, dans beaucoup d’émissions politiques, il y a souvent un « sondeur » qui donne la « température », dont entre autres Harris Interactive.

    Le caractère bidon de ces sondages a été étudié entre autres par A Garrigou, mais cela ne risque pas de s’arrêter car beaucoup d’intérêts sont en jeu.


  • tf1Groupie 6 avril 2016 17:03

    Cet article est vraiment super et j’espère que les Trolls ne viendront pas emettre des critiques déplacées.


  • Fergus Fergus 6 avril 2016 17:57

    Bonjour, Nicole

    Excellent article.

    Je tiens toutefois à nuancer la foi aveugle que pourraient avoir certains sur l’opinion publique.

    Certes, les gouvernants en place, soucieux de leurs intérêts et de leur carrière, se méfient comme de la peste de cette opinion publique, potentiellement génératrices d’échecs pour eux-mêmes et pour les lobbies qui les soutiennent.

    Mais ces gouvernants n’ont pas systématiquement tort. L’opinion publique est en effet sujette à des réactions épidermiques possiblement excessives.

    La recette d’une bonne gouvernance est donc dans un mix des deux : des pouvoirs publics suffisamment à l’écoute - ce qui n’est pas le cas actuellement - et une opinion publique disposant de droits accrus pour faire entendre sa voix.


    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 6 avril 2016 20:21

      @Fergus

      Bonsoir Fergus, et merci.

      Je ne suis pas d’accord, avec l’idée de réactions épidermiques possiblement excessives. Comme je l’explique dans mon article, une conscience citoyenne est entrain de naître grâce à Internet, l’outil libératoire, même s’il comporte l’autre facette aliénante, tout dépend de l’usage que l’on en fait. C’est tout de même une sacrée ouverture sur le monde. Je le dis avec d’autant plus de liberté que j’avais un grand doute sur son « utilité », il y a quelques années. Depuis, j’avoue qu’il représente pour moi plus qu’un outil d’usage privé, un outil d’élargissement de la pensée humaine. De plus, c’est une conscience citoyenne étale, ample, horizontale. Ce qui en soi est une première dans l’histoire de l’humanité. Je le crois aussi important que la découverte de la roue et de l’imprimerie bien plus tard. Je n’oublierai pas non plus la machine à calculs de Blaise Pascal.

      Cordialement.


    • Fergus Fergus 7 avril 2016 11:30

      Bonjour, Nicole CHEVERNEY

      Je n’en continue pas moins de penser que l’opinion publique n’a pas forcément raison sur tous les sujets. Par exemple sur des problèmes complexes de géopolitique, ou sur des questions sociétales. A cet égard, si l’on s’en était remis à l’opinion publique, la peine de mort n’aurait pas été supprimée.

      Je n’en suis pas moins globalement d’accord avec vous. Et c’est pourquoi je suis très demandeur d’un véritable Référendum d’Initiative Populaire, ce à quoi se refusent évidemment ceux qui, au pouvoir, détournent depuis des décennies les volontés du peuple pour servir les intérêts de l’oligarchie financière et industrielle.

      Un RIP que j’ai évidemment cité dans mes 8 propositions pour moderniser la vie politique (décembre 2015).

      Cela dit, il me semble évident qu’internet va changer la donne dans les années à venir. Et les partis traditionnels subclaquants vont l’apprendre à leurs dépens s’ils ne font pas l’effort d’adaptation nécessaire.


  • symbiosis symbiosis 6 avril 2016 18:13

    Alors, alors, TF1 Groupie, on ne sait toujours pas que les trolls, ça n’est pas fait pour émettre des critiques, mais pour polluer, parasiter et distordre le fil de discussion dans le but de le faire partir dans le décor et de faire perdre son sens à toute argumentation ?!?!
    Bon, maintenant tu le sais, tu te doutes donc bien aussi comment tes commentaires peuvent être interprétés !


  • JL JL 6 avril 2016 18:34

    Bonjour Nicole Cheverney,

     
     vous avez bien fait de ne pas céder. D’ailleurs TF1groupie plus haut, le reconnait discrètement.  smiley
     
    - ’’Madame El Khomri vient de faire cette déclaration : « L’opinion publique n’est pas la seule boussole de l’action gouvernementale ».
     
    Cela me rappelle la déclaration de la commissaire qui négocie le TAFTA, qui disait quelque chose du même ordre.
     
    - ’’qu’ils soient élus ou qu’ils se soient imposés d’eux-mêmes, ils vous diront toujours que c’est au nom de l’opinion publique qu’ils s’octroient le droit de représenter les citoyens. .’’
     
    On devrait leur apprendre cette formule : « Quand un imbécile fait une action dont il a honte, il prétend toujours que c’est par devoir. » George Bernard Shaw


     



    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 6 avril 2016 20:26

      @JL

      Bonsoir, j’avoue que j’étais à deux doigts de faire supprimer mon compte, mais je vous remercie ainsi que tous ceux qui m’ont encouragée à rester sur le site. Ce n’est effectivement pas le moment de lâcher prise.

      Le gouvernement saturé de décisions dont il ne maîtrise plus les finalités, sinon de satisfaire le MEDEF, et ses « maîtres », UE/OTAN, ne sait plus trop où il en est. La plus sage des décisions, serait de démissionner en bloc, afin que s’organisent des élections anticipées. Mais c’est à nous, Peuple, de le leur faire comprendre.

      Cordialement.


  • sloop sloop 6 avril 2016 20:46

    Il y a aussi le problème des « capteurs » de l’opinion publique.


    La proportionnelle n’existe pas, le front républicain, comment est passée la loi sur la peine de mort, tout cela pour palier à un manque de consensus qui evrait être acquit par l’éducation, la discussion issue des élites auxquelles nous avons donné plein pouvoir par délégation.

    Et, après on nous traite de veaux.

  • MacLean (---.---.68.161) 6 avril 2016 23:20

    Bonjour, jeune trentenaire je vous regarde depuis 3 semaines et suis consterné par la médiocrité générale des articles

    On n’apprend RIEN, pas d’idées, RIEN d’insolite et d’original, que du régurgité et des slogans NON à, il faut ...

    C’est donc sa le JOURNALISME CITOYEN  ?

    En plus il n’y a que des vieux sur ce site et des rédacteurs qui reviennent toutes les semaines

    C’est surement patologique non docteur ?

    Sans oublier les commentateurs qui se traitent les uns les autres de trolls et autres noms d’oiseaux

    PITOYABLE

    Je repars demain au Canada, pays jeune et dynamique

    ADIOS

     

    J’ai choisi cet article au hasard en fonction des réactions, les autres pue la mort

     


  • Jean Keim Jean Keim 7 avril 2016 09:56

    << Baston Berger disait : "Entre la chenille et le papillon, des correspondances existent que la diversité des formes extérieures empêchent parfois de remarquer. Il n’en reste pas moins qu’une véritable révolution s’opère, pour passer du premier état au second... Le monde humain est aujourd’hui comme une chrysalide >>


    Une chrysalide est un papillon en devenir mais qui peut dire ce que le monde va devenir ...

    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 7 avril 2016 10:33

      @Jean Keim

      Bonjour,

      Je viens de m’apercevoir de la coquille dans mon texte : lire Gaston Berger au lieu de Baston Berger, avec mes excuses.

      Le devenir du monde, effectivement si nous laissons les prédateurs s’en occuper, nul doute que l’avenir de l’homme et du monde est bien compromis. Nous avons affaire à des psychopathes !

      Bonne journée.


    • Jean Keim Jean Keim 7 avril 2016 12:38

      @Nicole CHEVERNEY
      Je l’avais relevée mais ce n’est pas grave, « baston » pour Gaston, c’est un beau lapsus calami, peut-être que Berger était un philosophe pugnace smiley


  • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 8 avril 2016 12:40

    @ Signal,

    Je ne trouve pas vos nombreux commentaires sur le fil que vous avez envoyés ! Je précise en outre que je ne les ai pas fait supprimer. J’attends donc que vous les repostiez pour les lire à tête reposée.

    Pour répondre à l’un de vos nombreux commentaires je suis très heureuse d’apprendre de votre plume, que Hollande est de gauche ! smiley

    Ne spéculez donc pas sur mon vote aux dernières élections présidentielles, je n’ai pas voté pour Hollande, pas plus que pour quelqu’un d’autre parce que je ne vote plus depuis longtemps, mais cela bien sûr ne pourrait pas durer.


  • tf1Groupie 8 avril 2016 22:38

    Je trouve que cet article admirable manque cruellement de commentaires, ce qui est dommageable vu son incroyable hauteur de vue.

    Je remets donc une contribution pour soutenir ce superbe dispositif anti-trolls.


  • BA 10 avril 2016 11:32

    Dimanche 10 avril 2016 :


    80% des Français ne veulent pas que Hollande se présente en 2017.


    La candidature du Président François Hollande pour la présidentielle de 2017 est fortement rejetée, selon un sondage de l’Ifop pour le JDD.


    Lorsqu’on demande à l’ensemble des Français s’ils souhaitent que François Hollande soit candidat à un second mandat, 80% d’entre eux répondent non.


    Directeur général adjoint de l’Ifop, Frédéric Dabi relève qu’il y en a même 54% pour dire, de façon tranchée, « certainement pas » (26% répondant : « Non, plutôt pas »).


    La situation est d’autant plus « compliquée » pour le chef de l’Etat qu’il n’est même pas, en l’état, majoritaire dans l’électorat PS : 53% disent non au renouvellement de son bail à l’Elysée.


    Mais voici le paradoxe : par réalisme ou par fatalisme, 67% des Français - dont 77% des sympathisants socialistes - pensent aujourd’hui qu’il sera bel et bien candidat en 2017.


    Un Hollande candidat quoiqu’il arrive à un second mandat ? C’est aussi l’avis de 68% des sympathisants du parti Les Républicains et de 60% des supporters du Front national. Prise en compte de la détermination du président ? Sans doute. Prise en compte aussi, tout l’indique, de la logique des institutions de la Vème République : jamais jusqu’ici un président sortant a renoncé à se représenter pour un second mandat.


    http://www.lejdd.fr/Politique/80-des-Francais-ne-veulent-pas-que-Hollande-se-presente-en-2017-780413



  • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 10 avril 2016 12:20

    @ BA

    Bonjour,

    Personnellement je n’ai aucun doute que Hollande se représente, plusieurs scénario sont envisageables :
     1/ au second tour un face à face Le Pen/Hollande, et ce sera Hollande élu, comme en 2002 pour Le Pen/Chirac
    2/ Juppé/Hollande, Juppé élu avec les voix du FN et de LR
    3/ Le Pen/Juppé, Juppé élu.

    Maintenant où iront se nicher les voix des socialistes déçus ? Les voix de Mélenchon ? Mystère.

    Pas de concurrence alternative, puisque tous les petits partis sont d’avance éliminés par la loi qui vient d’être votée. Temps de parole, etc....
    Ce qu’il faut retenir comme leçon de ce quinquennat calamiteux, c’est que l’opinion publique est très remontée, et que nous assistons notamment avec les manifestations et « nuit debout » à un réveil, si tant est que ce mouvement n’est pas d’ores et déjà noyauté par les partis politiques qui s’en défendent, mais...

    Ce qui fausse complètement les élections présidentielles qui sont pourtant un suffrage universel, c’est le suffrage uninominal à deux tours, mais qui tend à devenir analogue à celui en cours aux Etats-Unis, deux grandes formations politiques : démocrates contre Républicains, du pareil au même, malgré quelques petites nuances, et chez nous, pareillement. Pas de partis concurrents, ni de mouvements émergent de la société civile anonyme, rien que les toujours et mêmes représentants de l’Oligarchie. Attention, domaine réservé, pré carré ! et les barbelés avec !

    Et aussi, n’oublions pas les abstentionnistes ! Peut-être le premier parti de France !

     


  • TSS 10 avril 2016 13:22

     
    Moi qui suit un vieux monsieur ayant fait l’Algérie et Mai 68 constate

     après de longues observations de la faune politique qu’il n’y a, malheureusement,

     que la violence pour faire avancer les choses .Les négociations/discussions

     n’aboutissent qu’à une impasse car contrairement à nous ils ont le temps et

    l’argent... !!


    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 10 avril 2016 20:53

      @TSS

      Bonsoir,

      Sans aller vers une violence extrême, ce qui serait contre-productif, faire pression sur le gouvernement pour infirmer leur tendance à voter des lois qui n’arrangent personne, ni le prolétariat, ni la petite bourgeoisie. Pour ma part, les grandes manifestations de mai 68 qui ont éclaté en pleine croissance économique,(j’avais 15 ans à l’époque), avec le plein emploi, avec des structures étatiques et sociales élaborées après les deuxième guerre mondiale, et stables grâce à de Gaulle, je les regarde aujourd’hui, avec un oeil plus que critique. Bien que socialement, il y eut des avancées notamment pour les femmes.

      Mais ce qui se passe aujourd’hui est inédit avec une Oligarchie plus sûre d’elle que jamais. Il y a une prise de conscience générale, un mécontentement grandissant, un électorat déboussolé, de très fortes abstention, et surtout, une menée extrêmement violente de la part de cette même oligarchie qui n’hésite sur aucun moyen pour museler l’opinion publique.

      Non, il faut que la gauche retrouve sa vocation première, qu’elle se reconstruise sans complexes, en fait une gauche décomplexée, ce qui me semble une gageure aujourd’hui, avec le PC en miettes, et un PS vérolé et depuis longtemps versé dans le camp de la finance.
      Cette bipolarité de la vie politique retrouverait un nouveau souffle, et chacun pourrait dans le concert démocratique, jouer sa partition. Là, serait l’équilibre. Sans cela nous sommes condamnés à très court terme.


    • rocla+ rocla+ 10 avril 2016 21:09

      @Nicole CHEVERNEY


      Décomplexons la gauche voilà le mot .

      Plexons la droite et décomplexons la gauche .

  • Pierre 10 avril 2016 14:19

       Sauf que tout ce blabla présuppose que tout le monde dispose d’une parfaite culture en particulier économique, alors qu’on en est très loin. La preuve : pour obtenir les suffrages des électeurs, les candidats sont contraints de promettre toutes les conneries possibles, puis, une fois au pouvoir, le monde réel leur impose le contraire...et la comédie repart pour un tour !


    • TSS 10 avril 2016 20:31

      @Pierre

      Il y a quand même quelques promesses qui auraient pu être tenues,par

       exemple « la finance est mon ennemie » rien n’empechait fromage 1er

       de separer les banques de detail des banques d’affaires cela aurait

      permi conserver notre argent en cas de crash... !!


    • Pierre 11 avril 2016 22:52

      @TSS
      Cette séparation est le type même de fausse bonne idée du café du commerce, raison pour laquelle précisément elle est restée sans suite.


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