mercredi 20 septembre - par Daniel Dimermanas

Contraception : faites le bon choix

La contraception a beaucoup évolué depuis quelques années. Entre l’implant, le patch, l’anneau vaginal, la pilule ou le simple préservatif, la diversité des moyens proposés permet une contraception en phase avec votre situation affective et médicale. Et une contraception adaptée à votre mode de vie est plus efficace, renforceant ainsi ce droit fondamental, gagné en 1967, de choisir le moment d’avoir un enfant.

Importance du critère de l’ « efficacité pratique »

Les nouveaux moyens de contraception n’ont pas encore totalement trouvé leur place dans le schéma contraceptif persistant en France, qui suit les différents moments de la vie. Quand démarre la sexualité, les jeunes femmes ont ainsi recours le plus souvent au préservatif pour une durée dépendant de leurs modes de rencontre. Quand le choix du partenaire est stabilisé, elles adoptent le plus souvent la pilule, s’assurant une protection constante. Si une famille se construit et que le nombre d’enfants souhaité est atteint, le stérilet apparaît comme la solution la plus courante.

Cependant ce schéma ne tient pas vraiment compte des habitudes, caractère et contraintes de chacune. Pour garantir une bonne protection, il est ainsi important que le mode contraceptif se révèle « pratique », c’est-à-dire facile à utiliser et en phase avec la personnalité de son utilisatrice. Ainsi, la pilule n’est pas toujours le moyen le mieux adapté pour une femme étourdie. Telle femme peut aussi souhaiter une solution très discrète. Telle autre refuser d’absorber des hormones pour ne pas en subir les effets secondaires ou pour continuer à fumer sans augmenter son risque de cancer. Parmi les moyens contraceptifs exposés ci-dessous, vous devriez trouver celui qui vous convient, en accord avec votre médecin qui vous en exposera l’utilisation précise et ses éventuels inconvénients.

 

La pilule :

Il existe différentes sortes de pilules mais toutes contiennent des hormones proches des hormones naturelles du corps. Votre médecin saura vous prescrire celle qui convient à votre situation médicale. Leur efficacité est de 99,7%, à condition que leur prise soit rigoureuse c’est-à-dire sans aucun oubli. Leurs effets secondaires sont communs à tous les moyens contraceptifs à base d’hormone : nausées, gonflement douloureux des seins, saignements, migraines...

Attention, prendre la pilule et fumer : il faut choisir ! Car ensemble, les deux augmentent votre risque d'accidents cardio-vasculaires.

En cas d’oubli, il existe une « pilule du lendemain » que vous pouvez acheter directement en pharmacie sans ordonnance jusqu’à 72 heures après l’acte sexuel, et sur ordonnance jusqu’à cinq jours après. 

 

Le diaphragme :

Le diaphragme est un dispositif en latex ou en silicone, réutilisable plusieurs fois, que la femme glisse au fond de son vagin, contre le col de l’utérus, pour faire barrage aux spermatozoïdes. Il peut être mis en place à l'avance, en prévision des rapports sexuels. L’avantage : pas d’hormones et une utilisation à la carte. Les inconvénients : une fiabilité de seulement 94%, inférieure à celle des autres moyens contraceptifs, mais qui peut être améliorée avec l’utilisation de spermicide.

 

La cape cervicale :

Proche du diaphragme mais moins efficace (seulement 91% et encore moins pour les femmes ayant déjà eu un enfant), la cape cervicale en silicone se glisse également contre l’entrée du col de l'utérus, pour empêcher le passage des spermatozoïdes, pour plusieurs utilisations.

 

L'implant :

En plein essor, l'implant est un petit bâtonnet cylindrique de la taille d’une allumette qui diffuse au fil du temps les mêmes hormones que les pilules progestatives. Il est inséré sous la peau du bras par une aiguille spéciale après application d’une crème anesthésiante, par un médecin ou une sage-femme. Il ne se voit pas et ne se sent pas. Il est efficace à 99,9% pendant une durée de trois ans. L’intérêt : la possibilité de le faire retirer quand vous voulez, la même protection qu’avec la pilule, les risques d’oubli en moins !

 

Les progestatifs injectables :

Injectés tous les trois mois, les progestatifs sont très efficaces mais ont l’inconvénient de générer parfois des effets secondaires indésirables tels que prise de poids ou troubles des règles. A la différence des implants, ils ne peuvent pas être retirés pour mettre fin à ces effets. Ces injections sont contre-indiquées dans de très nombreux cas de figure.

 

DIU (Dispositif Intra Utérin), anciennement « stérilet » :

Le DIU est un dispositif médical d’une taille variable adaptée à la taille de l’utérus, en forme de T, inséré dans l'utérus par un professionnel de santé. Il se termine par un fil coupé court afin de ne pas gêner les rapports sexuels. Il existe deux sortes de DIU : celui en cuivre, qui rend inactifs les spermatozoïdes mais ne contient aucune hormone, seul le cuivre agissant chimiquement. Le DIU « hormonal » qui délivre une hormone progestative en petites quantités et empêche le passage des spermatozoïdes tout en agissant sur les règles, dont il réduit le cas échéant les douleurs associées et l’abondance.

Le DIU est efficace à 99%.

L’intérêt : le confort, la simplicité, la fiabilité sans hormones pour le DIU en cuivre, les règles normalisées pour le DIU hormonal.

Le patch contraceptif :

Le patch est un timbre qui se colle sur la peau du ventre, du dos, ou des épaules : chaque semaine pendant trois semaines, un nouveau patch diffuse des hormones dans le sang à travers la peau. La quatrième semaine sans patch, les règles se déclenchent. S’il ne se décolle pas et est utilisé correctement, il est efficace à 99,7% mais a les mêmes inconvénients que la pilule. Très simple à utiliser, il n’est en revanche pas toujours très discret.

 

Le préservatif

Le préservatif reste le moyen le plus élémentaire et le plus accessible pour à la fois se protéger d’une grossesse indésirable et des maladies sexuellement transmissibles.



16 réactions


  • Gatling Gatling 20 septembre 17:33

    La masturbation ....


  • Elixir Elixir 20 septembre 18:26

    sujet intéressant mais un peu incomplet selon moi.


    Il manque les contraceptifs masculins, les contraceptifs alternatifs( contrôle des cycles, des glaires cervicales, etc...), ce serait bien d’évoquer l’abstinence, comme premier contraceptif, 100% efficace, on peut avoir aussi une sexualité moins axée sur la pénétration, çà existe(cf tantra, massages, ou autres pratiques). Apprendre à maitriser ses pulsions plutôt que de compter sur la science qui peut abîmer le corps çà peut-être sympa aussi...



  • arthes arthes 20 septembre 19:59

    L’abstinence...


    Autres pratiques......... smiley

  • jjwaDal jjwaDal 20 septembre 20:20

    Le très gros inconvénient de la pilule (disons de la contraception hormonale au sens large) , c’est qu’on est en train de balancer des doses massives d’hormones féminines dans la nature (via l’urine de ces dames) et qu’il y a forcément des conséquences à exposer la population masculine à ce déluge d’oestrogènes...
    Très étonné aussi que l’abstinence ne soit pas mentionnée, comme la vaste gamme des pratiques sexuelles n’impliquant pas pénétration vaginale avec le sexe masculin (y compris avec orgasme des deux partenaires). On a toutes les connaissances en anatomie et tous les gadgets « Made in China » pour exceller dans le domaine et ça vaut mieux à mon sens que vidanger des hormones dans toute la biosphère.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 20 septembre 21:07

    Je préfère Pilule rouge.


  • sarcastelle sarcastelle 20 septembre 21:20

    Le stérilet a changé de nom. 

    C’est normal puisqu’il n’y plus de personnes stériles, mais seulement infertiles. Il faut donc l’appeler l’infertilet. 
    A euphémisme politiquement correct, commentaire à la hauteur ! smiley


    • sarcastelle sarcastelle 20 septembre 21:22

      @sarcastelle

      .
      Et je salue l’auteur issu de la boîte Garancière où on m’a complexé toute mon adolescence avec des arcs d’odontologie ! smiley)

  • njama njama 21 septembre 11:32

    Témoignages : elles en ont ras le bol de la pilule !

    Elles ont la trentaine et ont un jour décidé de jeter leur plaquette à la poubelle. Pas parce qu’elles voulaient un enfant, mais parce qu’elles oubliaient trop souvent le fameux comprimé ou ne le supportaient plus. Dix femmes nous ont raconté les raisons de leur choix.


  • Orageux / Maxim Orageux / Maxim 21 septembre 13:05

    Je suis tombé amoureux d’une chèvre durant mes vacances dans les Alpes, nous avons donc entamé une belle histoire, mais nous ne voulons pas d’enfants pour le moment....


    Quels sont les moyens contraceptifs les plus efficaces pour ce cas particulier ? smiley 

  • Orageux / Maxim Orageux / Maxim 21 septembre 13:07

    Un gynécologue marié, une fois sa journée terminée, et dans l’intimité avec son épouse n’a-t-il pas l’impression de faire des heures supplémentaires ? 


  • Mitchess 21 septembre 13:21

    Hello, Fidèle lecteur depuis quelques temps, Cet article m’a donné envie de sauter le pas, et publier mon premier commentaire pour partager mon expérience. A presque 40 ans, ma femme se plaignait d’humeur et d’important troubles physiques, liés « visiblement » a la pilule. Ensemble nous avons trouvés toutes les solutions proposées pénibles ou polluantes... le plastique soit disant fantastique... Et puis on m’a proposé la vasectomie. Ok, anesthésie et opération ne sont pas aussi anodins que mettre un preservatif... Ne voulant pas d’enfants, il m’a été conseillé de quand même faire une « congélation » de sperme dans un organisme spécifique. (On a bien rigolé là-bas ;) Le professionnel qui m’a conseillé de faire cette congelation, m’a fait comprendre que cela permettrait de tenir a distance les démons du regret... j’ai trouvé ce conseil fort judicieux. Apres reflexion, ayant un antécédents de trisomie 13 parmi les cousins, une amyosynthese aurait été prescrite, donc procréer par fécondation in-vitro n’est pas si exagéré. Depuis, plus de soucis, ma femme va bien, et je peux respecter mon choix de ne pas rajouter d’enfants dans ce monde tant déconnecté des réalités... et si égoïstement je changeai d’avis, tout resterai possible


  • Orageux / Maxim Orageux / Maxim 21 septembre 13:28

    Ah la Fac de Garancière !!!! Je me souviens du chat géant des gardiens , des étudiants plus autour de la machine à café qu’en consultation.....


    Des pauvres gens qui croyaient trouver des soins efficaces alors qu’ils n’étaient que cobayes !!! smiley


  • Orageux / Maxim Orageux / Maxim 21 septembre 14:43

    Une femme peut-elle tromper une fois ses trompes ligaturées ? 


Réagir