vendredi 26 octobre 2012 - par docdory

Contre le mariage homosexuel (et son corollaire inéluctable l’adoption homosexuelle)

"Sapristi, on n’a pas deux mères dans la vie ! En voilà une situation pour un homme ! Quand on a la chance de pouvoir choisir entre avoir deux mères ou n’en pas avoir du tout, fichtre on n’hésite pas."

Maurice Leblanc. Arsène Lupin : Les huit coups de l'horloge, chapitre V, " le cas Jean-Louis "

 

Lorsque l'on aborde la question du mariage homosexuel, et que l'on déclare y être opposé, on est rapidement qualifié par ses interlocuteurs, au choix, de fieffé réactionnaire, de bigot, de catholique intégriste, de Boutiniste, de grenouille du bénitier de Saint Nicolas du Chardonnet, de fasciste, d'homophobe, et j'en passe. Je précise donc, avant tout, que je suis athée et que je n'ai strictement rien à voir avec quelque église que ce soit, que je ne suis pas non plus homophobe, que je ne suis sympathisant ou adhérent d'aucun parti et que mes choix électoraux sont éminemment variables.

 Pourquoi, me répondent certains, empêcher les homosexuels de se marier, c'est leur droit, qu'on leur foute la paix , ils sont libres de faire ce qu'ils veulent etc ...

Essayons par conséquent d'examiner quels arguments rationnels et humanistes s'opposent au mariage homosexuel.

1°) un argument linguistico-constitutionnaliste

Le mariage à une définition bien précise dans la langue française. Prenons celle, excellente, du " trésor de la langue française " en ligne ( TLF ) (1). Je cite : "Union d'un homme et d'une femme, consacrée par un ensemble d'actes civils ou parfois religieux et destinée à la fondation d'une famille"

Le pouvoir législatif est-il fondé en droit à modifier la définition de ce mot ?

En France l'article 34 de la Constitution de la Vème République (2) fixe avec une très grande précision les domaines dans lesquels intervient la loi. On s'aperçoit en le lisant que notre Constitution ne prévoit nullement que la loi soit en droit de modifier la signification des mots de la langue française.

Par conséquent, en altérant de façon plus que substantielle la signification du mot "mariage", le législateur outrepasserait ses droits à légiférer, qui sont clairement et strictement encadrés par la Constitution. 

Cette limitation des domaines d'application de de la loi est d'une grande sagesse. On sait, et cela a été clairement démontré par le roman "1984" de George Orwell (3), le caractère intrinsèquement totalitaire de toute tentative étatique d'imposer, dans un but idéologique, une altération de la signification des mots ( ce qu'on appelle une "novlangue" (4) ). Or, l'extension législative du concept de mariage aux unions homosexuelles a un but idéologique, qui est un des buts recherché par les promoteurs de la fameuse et fumeuse "théorie du genre" (5) . Ce but idéologique est d'affirmer que un couple marié homosexuel c'est en réalité "la même chose" qu'un couple marié hétérosexuel, parce que, selon cette théorie, le concept de genre masculin ou féminin est une construction sociale ( il va sans dire que cette " théorie du genre" n'a strictement rien de scientifique, et que ses promoteurs ont, hélas, remporté une victoire idéologique de première grandeur et très alarmante en la faisant introduire au lycée dans les cours de biologie où elle n'a strictement rien à faire ! ). Certains m'objecteront que les partisans de la "théorie du genre" n'ont jusqu'ici montré aucune intention totalitaire. Les monstrueuses expériences auxquelles ces dangereux idéologues se livrent actuellement sur des enfants scolarisés en Suède au sein de l'école " Egalia" (6) prouvent précisément le contraire...

Si le législateur voulait instituer un nouveau type de contrat unissant deux personnes du même sexe, il devrait donc, afin de respecter les limites que lui a sagement fixé la Constitution, l'appeler par un autre terme que celui de "mariage". C'est ce qui avait été fait avec le "PACS".

2°) L'argument des droits et de la discrimination.

Un des arguments en apparence le plus forts des partisans du mariage homosexuel est le suivant : en interdisant le mariage aux homosexuel(le)s, la loi actuelle leur donne des droits inférieurs à ceux des hétérosexuels , ce qui aboutirait à une discrimination. Examinons cet argument :

- Tout d'abord, on peut dire que les homosexuels ont le droit, comme tout citoyen français, de contracter un mariage selon la définition actuelle du terme telle qu'elle a été précisée plus haut. Donc, il n'y a aucune discrimination, la loi est, actuellement la même pour tous : chaque citoyen, qu'il soit homosexuel ou hétérosexuel, est en droit de se marier selon la définition légale et linguistique du mariage, c'est à dire avec une personne du sexe opposé. Si les homosexuel(le)s refusent de se marier avec une personne du sexe opposé, libre à eux, nul n'est obligé de se marier dans notre pays !

- Essayons néanmoins d'approfondir la question :

La déclaration des droits de l’homme de 1789 met en évidence le conflit entre une position que l’on pourrait qualifier de "culturaliste" ou "d'ethnologique" et la position libérale, en ce qui concerne la loi . Je cite :

Article IV : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi

Article V : La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Article VI : La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse.

Schématiquement, le point de vue libéral est contenu dans l’article IV : la seule limite à la liberté est celle qui est imposé par la liberté des autres individus alors que le principe "culturaliste" ou "ethnologique" est contenu dans les articles V et VI : en effet, sont défendues les actions nuisibles, non seulement aux autres individus, mais à "la société ", celle-ci étant assimilée à "la volonté générale" de l’article VI.

Implicitement, la DDH reconnaît , en plus de l’existence des droits individuels, des normes sociales non écrites qui peuvent éventuellement dans certains cas faire l’objet de lois écrites si elles se mettent à être transgressées trop souvent au point d’entraîner une sensation de malaise collectif dans la société, ou un trouble à l’ordre public.

Ainsi, par exemple, la loi interdisant la burqa et le niqab ne fait que traduire législativement le profond malaise général provoqué par cette transgression d’une norme sociale française non écrite ( cette norme est d’avoir le visage découvert en public ). Si elle paraît en apparence contrevenir à l’article IV de la DDH, elle est parfaitement en accord avec les articles V et VI.On peut également constater un exemple similaire, quoique visuellement opposé : le fait de se promener nu dans la rue est également interdit alors que cela n’entraîne aucune nuisance objective à autrui.

Dans certains pays, le législateur privilégie la liberté individuelle par rapport aux normes sociales. C’est le cas des pays qui ont légalisé le "mariage" homosexuel. Le corollaire de ce type de législation, c’est qu’il devient dans ce cas nécessaire de faire des lois complémentaires censurant l’ancienne norme sociale ( dans ce cas, des lois réprimant durement l’homophobie ), car cette ancienne norme sociale ( rejet de l’homosexualité visible) n’est supplantée ( par exemple dans le cas de la France ) par la nouvelle norme sociale ( homosexualité considérée comme une variante de la norme ) que dans certains quartiers de Paris et des grandes agglomérations. Il suffit d’imaginer la réaction qui surviendrait si un couple d’homosexuel(le)s, quand bien même serait-il marié après une éventuelle adoption législative du "mariage" homosexuel, s’embrassait dans un bistrot de campagne ou dans la rue d'une "zone urbaine sensible" pour comprendre que les lois non écrites des normes sociales peuvent être beaucoup plus puissantes que les lois écrites supprimant celles-ci !

L’application intégrale des principes libéraux aboutit à une sorte d’anomie ( disparition législative de toutes normes sociales, seuls restant prohibés les actes objectivement nuisibles à autrui ) mais ceci aboutit à un paradoxe : la nécessité de la création de nouvelles législations fort contraignantes pour assurer à chacun la possibilité de transgresser sans risque les normes sociales non écrites du passé censées avoir disparu, mais qui, dans le monde réel, existent toujours, et pour longtemps ! Une nouvelle norme sociale inflexible est donc édictée, qui interdit de garder ou de préconiser d’anciennes normes ( une sorte d’application du fameux slogan soixante-huitard « il est interdit d’interdire » )

D’un point de vue libéral, il n’y a évidemment aucune raison d’autoriser le mariage homosexuel et d’interdire simultanément les autres formes anomiques du mariage ( mariage incestueux, mariage à trois , à quatre, polygame, polyandre ).

On peut d'ailleurs prévoir que les bisexuel(le)s, qui seraient en réalité beaucoup plus nombreux que les homosexuel(le)s exclusifs, se mettent à protester contre une nouvelle discrimination : en effet s'ils se marient avec une personne du même sexe, il renoncent à la composante hétérosexuelle de leur personnalité, alors que s ils se marient avec une personne de sexe opposé, ils renoncent à leur composante homosexuelle. L'existence d'une limitation du mariage aux couples de deux personnes va donc paraître comme une atteinte discriminatoire aux droits des bisexuel(le)s, qui ont besoin, pour s'épanouir pleinement, d'avoir simultanément un mari et une femme ! Il faut donc, si le but est d'éviter les discriminations, aller jusqu'au bout de cette logique anti-discrimination et ouvrir le mariage aux couples de trois personnes constitués par les bisexuel(le)s, voire aux couples de quatre personnes pour ne pas discriminer les échangistes ! Par ailleurs , pour ne pas stigmatiser la sexualité musulmane ou mormonne à l'ancienne, il faut autoriser les mariages polygames, et ensuite, pour ne pas instituer par cette reconnaissance une nouvelle discrimination sexiste, instituer le mariage polyandre ! On n'en sort pas ...

A noter que certaines de ces formes anomiques pour nous étaient ou sont encore "normales" dans certaines civilisations ( exemple , le mariage incestueux dans l’Egypte pharaonique et le mariage polygame dans le monde musulman et chez certains mormons ayant gardé leurs anciennes coutumes ).

3°) L'argument du mariage, cheval de Troie pour l'adoption par les homosexuel(le)s

Le mariage est avant tout une institution sociale qui ne se préoccupe que peu ou pas du tout de l’amour éprouvé entre eux par les futurs mariés, mais uniquement de la structure familiale qui en résultera. Le but principal de cette institution est de codifier de façon précise un ensemble de règles sociales telles que la filiation, l’héritage, la responsabilité de l’éducation d’éventuels enfants, etc … Un mariage est un contrat établi devant témoin entre deux individus, et qui a force de loi comme tout contrat.

Dans certain pays comme la France, dans lesquels l'institution du mariage est en forte perte de vitesse, une des fonctions de la persistance du mariage (bien que la plupart des couples soient simplement concubins ) est de garantir la laïcité et la prépondérance de la loi républicaine sur la loi religieuse ( le mariage civil doit toujours précéder le mariage religieux ) : si la France abolissait le mariage civil, seul persisterait le mariage religieux pour ceux qui voudraient se marier, ce qui serait une atteinte à la laïcité de la République.

Comme dans l’état de nature, il n’y a de famille que dans le cadre du couple hétérosexuel, il n’y a rien d’étonnant au fait que jusqu’à il y a peu, aucune société au monde n’ait jugé utile de codifier un mariage pour les homosexuel(le)s 

Or, évidemment, celui-ci n’a aucun sens en l’absence de possibilité naturelle pour ces couples d'avoir des enfants. La société se fiche complètement du fait que Monsieur X aime Monsieur W ou que Mademoiselle Y aime Mademoiselle Z et qu’ils ont décidé de vivre ensemble jusqu’à ce que la mort les sépare.

A ceux qui contesteraient l'expression "d'état de nature", sus-mentionnée, je répondrais que dans le fonctionnement basique et naturel de l’être humain que l'on appelle, à tort ou à raison "état de nature" , le fait d’avoir des enfants est soumis à diverses contraintes extérieures d’ordre biologique : le fait d’avoir un partenaire du sexe opposé, le fait d’avoir eu sa puberté, le fait de ne pas être ménopausée pour une femme, de ne pas être impuissant pour un homme, le fait de n’avoir aucune maladie empêchant la reproduction… Le malaise que l’on ressent à l’idée de l’adoption par des couples homosexuels est , d'une certaine façon, du même ordre que le malaise que l’on ressent lorsque certaines femmes de 60 ans et plus, par le truchement de procédures médicales dangereuses et éthiquement plus que douteuses, parviennent à avoir des enfants alors qu’elles ont l’âge d’être grand-mères. C'est une impression dérangeante de s'éloigner par trop de l'état de nature.

Il est évident que le désir que pourraient avoir certains hommes de faire une célébration pendant laquelle ils puissent être en robe de marié pendant une journée, ou le désir de certaines femmes de revêtir un costume-cravate ou à noeud papillon dans le cadre d’un tel cérémonial de mariage, eh bien ces désirs ne sont en rien l’affaire de l’Etat, qui n’a certainement pas d’argent à dépenser pour organiser légalement cette fantaisie, d’autant qu’il y a déjà le PACS pour organiser les questions patrimoniales entre concubin(e)s homosexuel(le)s.

Il est donc clair que le but réel poursuivi par les partisans du mariage homosexuel est bel et bien l’adoption homosexuelle, puisque ces mariages sont par définition stériles.

On doit noter à ce sujet une différence entre les couples homosexuels féminins et masculins.

Pour ce qui est des homosexuelles, on imagine mal qu’une légalisation du mariage ne s’accompagne pas en supplément d’une légalisation de l’insémination artificielle. En effet les homosexuelles n’ont pour l’instant que deux possibilités : l’insémination artificielle en Belgique ou l’insémination artisanale en France [ j’ai eu connaissance du cas d’une femme qui procédait de la façon suivante : elle demandait au frère de sa concubine ( sans doute dans l’espoir que son futur rejeton ait un air de famille avec celle-ci ! ) d’aller dans la chambre d’à côté afin de lui fournir "à chaud" une cuillère à soupe de sperme, qu’elle faisait ensuite insérer dans son vagin par sa concubine présente sur les lieux...]

Mais cette légalisation de l’insémination artificielle introduirait une inégalité de fait avec les homosexuels hommes qui, bien évidemment , ne peuvent recourir à d’aussi poétiques expédients ! Ceux-ci ne peuvent recourir qu’à l’adoption, en effet, le recours aux « mères porteuses" artificiellement inséminées avec leur sperme est une procédure interdite en France et qui le restera très certainement, car moralement inacceptable (l'utérus des femmes n'est pas une marchandise à louer ).

4°) Les arguments s'opposant au prétendu " droit à l'enfant"

Nous avons vu précédemment que le but principal, et même unique, du mariage homosexuel était le "droit à l'adoption" par les couples homosexuels, qui résulterait selon eux d'un "droit à l'enfant" dont ils seraient abusivement privés.

Il faut quand même rappeler que l’adoption n’a rien à voir avec un quelconque "droit à l’enfant" . La déclaration des droits de l’homme de 1789 ne prévoit d'ailleurs aucun "droit à l’enfant " pour qui que ce soit, y compris pour ceux qui, en raison des particularités de leur sexualité, ou bien de leur âge ou de leur stérilité, ne peuvent pas en avoir , pas plus qu’il n’y a un droit pour les aveugles à voir les tableaux du musée du Louvre ni un droit pour les sourds à entendre la neuvième symphonie de Beethoven !

L’adoption est en réalité un droit de l’enfant à avoir des parents de substitution lorsque l’infortune de l’existence l’a privé de ses parents naturels, et c’est à la société de choisir parmi ceux de ses membres volontaires ceux qu'elle juge les meilleurs à assurer cette fonction et à éduquer ces enfants, orphelins ou abandonnés, dans les meilleures conditions. Qui pourrait penser que, pour un enfant qui a eu un père et une mère par exemple jusqu’à l’âge de cinq ans, il serait normal de se retrouver avec deux pères ou deux mères suite au décès de ses parents ?

En France, la quantité d’enfants à adopter est très inférieure au nombre des demandes d’adoption. Il est bien évident que, pour les autorités responsables de l’adoption, les couples hétérosexuels auront toujours la priorité sur les célibataires et sur les couples homosexuels. Il y a fort à parier que le droit à l’adoption pour les hommes homosexuels restera un droit strictement théorique, sauf à recourir à l’adoption internationale. A ce sujet, il est probable que de nombreux pays refuseront bientôt l’adoption de leurs enfants par des marié(e)s homosexuel(le)s, ou simplement par des ressortissants de pays autorisant le mariage homosexuel. De nombreux pays refusent déjà l'adoption par les célibataires. Le résultat risque donc d'être que même les couples hétérosexuels français ne puissent plus recourir à l'adoption internationale dans de nombreux pays si l'adoption homosexuelle est légalisée en France.

Resterait donc au lobby homosexuel masculin, pour bénéficier de ce prétendu "droit à l'enfant" d’exiger la mise en place, parmi les enfants adoptables, de "quotas" d’enfants à adopter réservés aux homosexuels, mais la détermination de tels quotas et de leur pourcentage légal dans la population d’enfant à adopter serait manifestement entachée d’inconstitutionnalité ( sans parler de leur caractère éthiquement choquant ! ) ...

Pour ce qui est des femmes homosexuelles, le problème est l’adoption de l’enfant conçu par l’une des femmes du couple (grâce à l'insémination artificielle ou artisanale ) par l’autre membre du couple, ce qui supposerait l’existence d’enfants ayant une vraie mère et une fausse ayant l’autorité d’une vraie … Tout cela ne tient pas vraiment debout, tout au plus pourrait-on admettre à titre exceptionnel la possibilité de l’adoption par la conjointe survivante en cas de décès de la vraie mère, après accord de l'enfant et du juge aux affaires familiales.

5°) L'argument du risque pour la santé mentale des enfants

Un des arguments fréquemment ressassés par les partisans de l'adoption homosexuelle est d'affirmer péremptoirement : " toutes les études montrnt que les enfants élevés par des couples monoparentaux ne subiraient aucune conséquence de cette situation atypique" .

Malheureusement, ce discours convenu semble à la limite de la désinformation.

Une très intéressante revue de la littérature psychologique et sociologique concernant le devenir des enfants élevés dans des couples monoparentaux avait été réalisée dans un rapport espagnol, (7). Cette compilation démontrait avec éclat que les études sur le sujet étaient grossièrement biaisées pour nombre d'entre elles, et étaient loin d'aboutir aux conclusions optimistes que prétendent en tirer les partisans du mariage homosexuel. En réalité, selon ce rapport, de nombreux indices montrent que le fait d'être élevé dans des familles homoparentales semble entraîner des dégâts psychologiques non négligeables.

Une étude de l'université d'Austin au Texas (8) (9) met en évidence le fait que le devenir des enfants élevés dans les familles monoparentales est marqué par une fréquence très marquée du chômage et de la dépression, parmi d'autres anomalies.

Un sordide fait divers récent démontre de façon éclatante les effets désastreux dans certains cas de ce type d’adoption.

En effet , un enfant de 11 ans, adopté à l’âge de deux ans par un couple de lesbiennes californiennes, a adopté un comportement transsexuel à partir de l’âge de 8 ans, et est maintenant soumis par ses " mères " indignes à un traitement hormonal afin de pouvoir "bénéficier" d’une "opération de changement de sexe" avant l’âge adulte.(10)

La probabilité que ce cas de transsexualisme soit sans rapport avec cette adoption homosexuelle me paraît infinitésimale. L’hypothèse d’une simple coïncidence ne tient tout simplement pas debout.

Il n’est guère étonnant que ce garçon, vivant dans un univers où la masculinité est absente, voire niée, soit victime d’une nouvelle variante du complexe d’Oedipe ( si du moins on accorde encore du crédit à la psychanalyse ! ) . Il essaie de se transformer en fille pour prendre, non pas la place du père , mais celle de l’une de ses « mères » adoptives !

Nous sommes-là en présence des résultats tangibles d’une expérimentation psychologique sauvage dont le résultat n’était hélas que trop prévisible. Le droit qu’a un garçon de devenir un homme a été sacrifié sur l’autel du politiquement correct, au profit du prétendu "droit à l’enfant" dont prétendait à bénéficier ce couple d’homosexuelles.

6°) L'argument humaniste 

Il se trouve que l’un de mes meilleurs amis a été adopté dans sa petite enfance. Je lui ai demandé s’il imaginait l’hypothèse d’avoir été élevé par un couple homosexuel, si la loi l’avait permis à son époque. Bien qu'il soit très nettement "de gauche", cette hypothèse l’a fait frémir d’horreur…. " tu comprends, m’a t-il dit, c’est déjà très dur à vivre d’être un enfant adopté, mais s’il faut en plus que ce soit par un couple homosexuel, ça ne peut qu'être psychologiquement insupportable, c'est n'importe quoi ! "

Pour essayer de te mettre en situation, je vais te proposer, ô lecteur, de faire une expérience de pensée au sujet du fait d’être adopté par un couple homosexuel.

Imagine que tu as environ 6 ou 7 ans, tu es un enfant d’un pays sous-développé, tu vis dans un orphelinat, dans des conditions de vie plus ou moins désastreuses, en tous cas, peu confortables. Tu as peut-être assisté à la mort de tes parents, soit à l’occasion d’atrocités de guerre, soit dans une catastrophe naturelle, genre séisme ou cyclone.

Tu es, dans cet orphelinat, parmi une centaine d’autres enfants ayant subi le même sort, ta vie d’avant n’est plus qu’un souvenir d’un bonheur lointain et à jamais révolu.

De temps en temps, un couple d’étrangers vient voir à plusieurs reprises un de tes compagnons d’infortune, et finit par repartir avec. Les dames qui s’occupent de toi à l’orphelinat te disent que ce compagnon s’est trouvé un nouveau papa et une nouvelle maman.

Au bout de très longs mois passés dans cet orphelinat, ce sont des dizaines de camarades que tu as vu partir avec de nouveaux parents. Tu vis dans l’espoir qu’un papa et une maman viendront pour toi, et t’ emmèneront dans un riche pays lointain dans lequel il n’y a ni guerre, ni cyclone, ni séisme.

Un beau jour, deux hommes (ou deux femmes ) arrivent pour toi, et tu apprends que ce sont tes deux "nouveaux papas" ( ou tes deux "nouvelles mamans" ). Ces deux hommes ( ou ces deux femmes ), t’embarquent dans leur pays . Tu te dis : "ce n’est pas juste, pourquoi les autres ont un papa et une maman et moi deux papas et pas de maman ? ( ou l’inverse ). Je veux un papa et une maman comme les autres ! "

Mais, malheureusement, il n’y aura personne dans ce pays lointain pour écouter ta plainte, et tu comprendras rapidement que cette injustice s’ajoutera irrémédiablement à celle, énorme, que le sort t’ a déjà fait subir. Puis il te faudra aller à l’école, mais alors là tu verras que tous les enfants, sauf toi, ont un papa et une maman. Tu ne parleras jamais de tes "parents" adoptifs à l’école, mais ça se saura ( parfois, c’est un de tes "pères", ou une de tes "mères" qui vient te chercher à la sortie de l’école , parfois l’autre. ). Or , rien n’est plus impitoyable et conformiste qu’un enfant à l’école : on sait de quels quolibets permanents sont victimes les enfants qui ont une disgrâce physique, un nom bizarre ou tout autre caractéristique inhabituelle. Alors imagine ce que tu subiras, toi, un enfant à deux pères ou à deux mères !!! Personne ne voudra jouer avec toi, tu seras traité de fils de pédés ou fils de gouines , tu seras, avec un peu de chance parfois invité chez des copains , par contre , les parents de tes copains refuseront qu’ils viennent chez toi. Les "grands" s’amuseront à te donner des coups pendant la récréation, que tu passeras tous les jours seul dans ton coin, en essayant de rester à proximité du surveillant de récré, pour éviter le pire.

Oui, voilà la vie qui sera dans de nombreux cas celle des pauvres enfants qui auront le malheur d’être adoptés par des couples homosexuels.

Certains osent appeler cela un progrès social ? Moi, j’appelle ça une régression absolue de l’idée de civilisation.

En effet , il ne peut pas y avoir de civilisation sans un degré minimum d’empathie, qui est la capacité à s’imaginer dans la peau de quelqu’un d’autre, et qui, pour une société, est de s’imaginer ce que ressentent les plus faibles d’entre nous , à commencer par les enfants, et de penser à l’intérêt des plus faibles au moment de légiférer.

7°) L'argument des sondages d'opinion

Les partisans du mariage homosexuel exhibent régulièrement des sondages montrant que plus de 60% des français souhaitent le mariage homosexuel.

D'une certaine façon, pour ce qui est du mariage homosexuel, nous sommes en présence d’un cas typique de ce qu'on pourrait appeler le « syndrome de l’aéroport »

Nombre de gens se plaignent de devoir faire 150 km ou plus pour prendre l’avion. Néanmoins , lorsque l’installation d’un aéroport est décidée à 2 km de chez eux, ils constituent immédiatement un comité de défense des riverains.

La plupart des gens qui se disent partisans du "mariage" homosexuel au nom de la tolérance et de la liberté individuelle seraient en réalité profondément ennuyés ou malheureux de voir leur fils leur présenter un futur "gendre" ou leur fille une future "gendresse". Nul doute que ces adeptes du politiquement correct feraient alors tout pour ne pas assister à ce " mariage " ou en tout cas à faire en sorte qu’il se déroule en petit comité ( ils n’auraient certainement pas envie d’organiser une grosse fiesta à l’occasion d’un tel événement, dont ils se garderaient bien d’avertir famille et amis ). Ces infortunés parents préféreraient certainement prendre un aller simple pour la Nouvelle-Zemble ou la Karatchevo-Tcherkessie plutôt que de se retrouver dans cette galère !

La tolérance est parfois le nom dont s’habille l’intériorisation d’un nouveau tabou passé dans la loi ( il est interdit d’être "homophobe" ) , tabou dont les gens ne s’imaginent pas que ses conséquences logiques peuvent les concerner personnellement dans l’avenir ! Ceci explique les résultats surprenant des sondages en faveur du mariage homosexuel. Nul doute que les résultats en seraient très différents si l'on posait aux gens la seule question pertinente : "et vous , seriez-vous heureux d'apprendre que votre fils ou votre fille contracte un mariage homosexuel ? "

 

En conclusion, le mariage homosexuel, comme cela vient d'être démontré, n'a qu'un seul but : l'adoption. Or il faut rappeler que l’adoption est avant tout le droit de l’enfant à vivre dans une famille si possible normale, et n'est en aucun cas un droit des parents à se voir accorder par l’Etat la compensation d’un désordre biologique tel que la stérilité ou d’une particularité comportementale telle que l’homosexualité.

Pour cette dernière, je pense qu’on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, on ne peut pas être à la fois homosexuel(le) et parent, sauf à abandonner provisoirement son homosexualité dans le but de procréer.

Toute revendication par les homosexuel(le)s d’un droit à l’enfant n’est rien d’autre que l’expression d’un égoïsme un peu infantile et irréaliste, et démontre de la part de ceux d’entre eux qui souhaitent être "parents" l’absence totale d’empathie pour les enfants qu’ils prétendent adopter, et l’absence de considération pour le droit fondamental de l’enfant adoptable à vivre dans une famille normale, c’est à dire comportant un père et une mère !

D’une certaine façon, ce droit fondamental qu’a l’enfant orphelin à vivre dans une famille adoptive constituée d’un père et d’une mère est un droit naturel du même ordre que le droit fondamental de l’enfant à garder son prépuce jusqu’à l’âge adulte, droit qui vient d’être reconnu à juste titre par un tribunal allemand…

Ce droit paraît tellement fondamental que je prends le pari que de nombreux pays pauvres refuseront à l’avenir de laisser leurs orphelins être adoptés par des couples homosexuels.

 

(1) http://atilf.atilf.fr/

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Article_34_de_la_Constitution_de_la_Cinqui&egrave ;me_R&eacute ;publique_fran&ccedil ;aise

(3)http://fr.wikipedia.org/wiki/1984_(roman)

(4)http://www.catallaxia.org/wiki/George_Orwell:Les_m&eacute ;thodes_d%27oppression_dans_1984#II.1_Novlangue :

(5)http://fr.wikipedia.org/wiki/Gender_studies

(6) http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2011/06/29/suede-egalia-un-pas-vers-la-folie.html

(7)http://www.jurivie.org/documents/articles/rapport_adoption_homo.pdf

(8)http://www.docbuzz.fr/2012/07/04/123-le-devenir-des-enfants-eleves-par-un-couple-gay-ou-lesbien-differe-t-il-de-celui-des-enfants-eleves-par-un-couple-heterosexuel/

(9)http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0049089X12000610

(10)http://www.dailymail.co.uk/news/article-2043345/The-California-boy-11-undergoing-hormone-blocking-treatment.html



261 réactions


    • JL JL 29 octobre 2012 08:00

      Ceci dit, Mmarvin,

      ce que font les adultes entre personnes consentantes ne me regarde pas. Et ne regarde pas non plus la République : ; mais je comprends qu’elle concerne l’État libéral lequel n’est pas moral mais moraliste : au nom du libéralisme et de son rejet de la morale, cet État moraliste va finir par régenter nos vies intimes.

      Pour moi, le mot inceste est un mot valise qui protège les parents pédophiles, puisqu’il désigne aussi bien le viol aggravé par ascendant sur personne mineure en situation de détresse, qu’une relation librement consentie entre consanguins adultes.

      Je pourrais vous demander des excuses pour cette phrase, je vous cite : « Cela montre votre mentalité. »


    • EricB 29 octobre 2012 09:02

      à Mmarvinbear.

      « Intéressant de voir que cela ne vous scandalise pas. »

      Moi ce qui me scandalise surtout, c’est que dans la France de 2012, on puisse épouser un(e) mort(e), mais pas un conjoint du même sexe !
       ;o)


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 octobre 2012 09:18

      « Je pourrais vous demander des excuses pour cette phrase, je vous cite : »Cela montre votre mentalité."


      J’ai appris qu’il ne fallait jamais s’excuser quand on avait raison.

      Les rapports incestueux existent, mais ils ne devraient pas pouvoir être sanctionnés par le mariage pour des raisons morales, mais aussi sociales et selon moi, évidentes quand au tabou régnant sur ce type de relation.

      De façon plus large, le Code Civil mérite d’être quelque peu nettoyé des anciennes scories moralistes qui ont fait leur temps. L’ Ordre Moral a fait bien plus de mal que de bien, en finir une bonne fois pour toute serait un grand plus.

      L’interdiction faite d’empêcher ceux qui s’aiment de pouvoir se marier en raison de leur sexes identiques en est une.

    • Leo Le Sage 29 octobre 2012 10:09

      @Par EricB (xxx.xxx.xxx.95) 29 octobre 09:02
      Vous dites : "Moi ce qui me scandalise surtout, c’est que dans la France de 2012, on puisse épouser un(e) mort(e), mais pas un conjoint du même sexe" [...]

      Ce n’est pas scandalisant. je préfère çà au mariage homo... qui est contre nature.
      D’ailleurs la mariée et le mort ont prévu une date de mariage et elle respecte la parole donnée.
      Vous n’aurez pas respecté la parole donnée vous ?

      D’ailleurs personne ne m’a toujours pas démontré en quoi le fait que je ne veuille pas d’un homme ne soit pas naturel.
      Je dis que c’est naturel.

       
      Cordialement

      Leo Le Sage
      (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 octobre 2012 10:34

      « D’ailleurs la mariée et le mort ont prévu une date de mariage et elle respecte la parole donnée. »


      Sauf que la mort met fin aux droits civiques, sociaux et électoraux ( sauf en Corse ^^...) du défunt. Il n’est donc pas normal, ni même moral d’épouser un mort.

      Le mariage posthume a été instauré lors de la Première Guerre Mondiale afin de faire face au carnage provoqué et surtout pour légitimer un enfant né après la mort du soldat : il semblait normal de limiter le nombre de bâtards et de filles-mères qui à cette époque n’avaient que le droit d’être traitées de salopes.

      Autant dire que désormais, le mariage posthume n’a plus de justification morale.

    • JL JL 29 octobre 2012 10:46

      Mmarvinbear,

      je vous ai démontré que c’est votre interprétation de mon propos qui est vicieuse. Nuance.

      Ceci dit, vous écrivez : "Les rapports incestueux existent, mais ils ne devraient pas pouvoir être sanctionnés par le mariage pour des raisons morales, mais aussi sociales et selon moi, évidentes quand au tabou régnant sur ce type de relation.« 

      Votre formulation tordue, dénote la déformation de votre pensée, j’en veux pour preuve le fait que le mariage n’est pas une sanction, contrairement à ce que vous dites ! Sauf pour vous peut-être ?

      Vous êtes provocateur quand vous déclarez que les rapports incestueux entre adultes consentants si j’ai bien compris, soient punis au pénal ? Je n’ai pas d’avis sur la question et je laisse ça aux personnes compétentes, ça ne me regarde pas. Et je me refuse à réclamer l’institutionnalisation d’une inquisition, contrairement à vous, semble-t-il.

      Dois-je vous rappeler Mmarvin, que vous vous êtes publiquement ici déclaré homosexuel ayant perdu sa virginité très jeune ? »Certainement l’un des plus jeunes ici«  avez-vous ajouté ! Et que vous avez refusé ma définition de la perte de la virginité comme étant le premier rapport hétérosexuel accompli ?

      Oui, Mmarvin oeuvre clairement pour la destruction de la République au profit d’un État moraliste et niveleur des comportements »qui ne veut voir qu’une tête".

      A bon entendeur salut.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 octobre 2012 15:22

      « Votre formulation tordue, dénote la déformation de votre pensée, j’en veux pour preuve le fait que le mariage n’est pas une sanction, contrairement à ce que vous dites ! »


      Sanction : n.f. Acte par lequel un usage, un événement, une action sont entérinés, reçoivent une forme de validité.

      Ouvrez donc plutôt un dictionnaire avant de l’ouvrir.



    • JL JL 29 octobre 2012 15:40

      pfff !

      le mariage n’est pas un événement que l’on entérine : Mmarvin, il ne suffit pas de savoir lire, encore faut-il comprendre ce qu’on lit.

      Vous me faites penser à un élève de primaire qui voudrait mettre en boîte un khâgneux.en lettres classiques ! ou le même qui voudrait donner des cours d’arithmétique à un agrégé de maths !


    • JL JL 29 octobre 2012 15:44

      lire « Le mariage n’est pas un acte par lequel on entérine quelque chose »

      Je suppose que dans votre esprit vous pensiez au fils de famille qui a engrossé la bonne, et qu’on oblige à se marier avec elle ?

      Vous avez appris la vie où ? Dans les vaudevilles ?

       smiley


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 octobre 2012 22:08

      Toute personne qui possède un minimum de logique aura compris que le mariage scelle socialement, sanctionne donc l’amour que deux êtres se portent.


      On dirait que ce n’est pas ton cas.

    • JL JL 29 octobre 2012 22:54

      Quand on est tordu, on tord les mots :

      Mmarvin dit d’abord, je cite  : "Les rapports incestueux existent, mais ils ne devraient pas pouvoir être sanctionnés par le mariage pour des raisons morales, mais aussi sociales et selon moi, évidentes quand au tabou régnant sur ce type de relation.« 

      Puis trois posts plus loin, finit par dire, je cite  : »Toute personne qui possède un minimum de logique aura compris que le mariage scelle socialement, sanctionne donc l’amour que deux êtres se portent."

      Conclusion : Toute personne qui possède un minimum de logique aura compris que Mmarvin ne s’embarrasse pas de logique.

      Oui, vraiment, ça ose tout.

       smiley


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 1er novembre 2012 11:43

      Sanction : n.f. Acte par lequel un usage, un événement, une action sont entérinés, reçoivent une forme de validité.


      Autres sens : 

      - Conséquence naturelle d’un acte

      - Mesure répressive infligée par une autorité pour l’inexécution d’un ordre, l’ inobservation d’une loi, d’ un règlement

      - Conséquence juridique du non-respect d’une règle de droit


      Ce qui nous montre que : 

      - JL semble ignorer qu’un même mot eut avoir plusieurs sens.
      - Il ne se donne pas la peine de vérifier ses arguments avec un simple dictionnaire. Mais peut-être n’en a t-il pas.

  • EricB 27 octobre 2012 15:18

    Le plus étonnant dans l’histoire, c’est que le Docdory continue de publier ses « pensées profondes » après la raclée qu’il s’est prise avec son « article » sur le 9/11.... Il y a quand même des masos.....


    • docdory docdory 27 octobre 2012 15:29

      @ EricB

      Mon article sur le 11/9 est à mon avis l’un des meilleurs que j’ai écrit ! Désolé qu’il ne vous ait pas plu... Mais sans doute faites vous partie de la clique des complotistes du 11/9, ça ne m’étonnerait pas de vous !

    • EricB 27 octobre 2012 15:35

      Mais votre avis n’engage que vous.... (et heureusement !)


    • EricB 27 octobre 2012 15:36

      Mais enfin si vous-même considerez celui-là comme « le meilleur que j’ai écrit », c’est pas trés positif pour les autres....


    • EricB 28 octobre 2012 16:40

      Mais enfin cet article ci n’étonnera guère ceux qui auront constaté dans vos « thèmes favoris » l’heureuse juxtaposition des termes HOMOSEXUALITÉ et DÉSINFORMATION...


  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 28 octobre 2012 06:31

    La reconnaissance juridique des pseudo changements de sexe et la dé-pathologisation du transexualisme par le décret Bachelot ont ouvert la voie à cette oxymore qu’est le « mariage homo ».


  • Julien.M 28 octobre 2012 10:20

    Tu m’excuseras de ne pas avoir 10 dictionnaires différents chez moi. Quelque soit celui- ci cela n’invalide en rien mon argument ce point luinguistique , à savoir , je me cite :

    « 3- Enfin et surtout , les significations des mots ne sont pas et n’ont jamais été gravées dans le marbre, hormis celles concernant les sciences pures. Elles sont toutes tributaires de l’histoire, de l’historicité plutôt, ce qui a pour résultante directe que leur signification change en fonction de leur usage au cours du temps, ici en l’occurrence des changements de pratique de la société civile. »


    • COLRE COLRE 28 octobre 2012 12:36
      C’est une évidence, Julien. La définition du Petit Robert montre bien que la signification basique du mot dépend d’un référentiel législatif (Union légitime de deux personnes dans les conditions prévues par la loi). Dans un dictionnaire anthropologique, il y aurait eu encore une autre définition. La langue est vivante, et il n’y a pas une définition ex cathedra, qui l’emporte sur les autres. Puisque l’auteur se réfère au Larousse, regardons sa définition actuelle de ambassadeur, ambassadrice : Représentant(e) permanent(e) d’un État auprès d’un État étranger. Peut-il nous faire croire que sa définition de l’ambassadrice aurait été celle-ci il y a 10 ans ?
      Déclarer que : « Le mariage à une définition bien précise dans LA langue française » est une bêtise. Les Belges utilisent la langue française, que je sache ? Or, voici une définition du mariage en Belgique :
      « Le mariage est une institution par laquelle deux personnes s’unissent pour former un couple. Le mariage est une institution par laquelle deux futurs époux décident de s’unir en associant leur existence. Ils créent une communauté de vie qui, en principe, est destinée à ne pas être dissoute »


  • Julien.M 28 octobre 2012 10:33

     Et bien Mr Redeker ferait mieux de retourner à l’université, quand on amalgame « les règles objectives de la biologie » au fonctions symboliques et par là même culturelles de père et mère. Comme l’auteur du post initial ceci dit . Quant à moi je me recite :


    « - Ne t’en déplaise si par »état de nature«  tu entends »contraintes biologiques«  , je te rappelles que celles - ci ne nécessitent pour la reproduction qu’ un spermatozoïde, une ovule et un utérus. Les différentes modalités pour que la procréation arrive à son terme, soit à donner naissance à un être humain, sont du ressort de la culture et des progrès scientifiques et techniques. Il devient évident que ton »état de nature« reflète simplement un état très déterminée idéologiquement de .. culture. Mais dans ce cas je te propose d’interdire la fécondation in vitro, qui à ce titre n’est pas naturelle non plus, tout comme l’insémination artificielle, comme le dit bien son nom. Sous ce terme de nature c’est la morale chrétienne qui parle , comme on le voit de façon de plus en plus évidente dans la succession de tes points, sauf qu’elle n’est pas franche et se cache à elle même sous la confortable »nature«  :  »nature« des mots, »nature« des lois, »nature« de l’ Homme… c’est tellement élimé comme procédé. La nature c’est la religion des athés, comme les écolos »extrémistes« d’ailleurs. C’est même factuellement, historiquement la religion la plus ancienne, mère Gaia.. »


    • COLRE COLRE 28 octobre 2012 12:50
      Toujours d’accord. Il y a une totale confusion (entretenue ?) entre plusieurs réalités qui fonctionnent pourtant sur des registres différents : le couple, l’union, le mariage, la procréation, la parentalité…

    • JL JL 28 octobre 2012 16:55

      Ha ha ha !

      « La nature c’est la religion des athés, comme les écolos »extrémistes« d’ailleurs » (Julien-M)

      Si je comprends bien, Julien-M, vous êtes un catho favorable au mariage gay ? Et vous croyez que ce sont les athées et les écolos extrémistes qui s’opposent au mariage gay ?

      Et Colre est d’accord avec vous ?

      Qu’est-ce qu’on s’marre ici.


  • Vipère Vipère 28 octobre 2012 16:34

    Bonjour à tous

    Tout ou presque a été dit sur l’adoption d’enfants par les couples de même sexe, excepté que l’opinion « des adoptés » est absente des contributions.

    Ces enfants adoptés par des couples homo ne peuvent ils s’exprimer et donner le témoignage quant à leur vécu au sein de ce type de famille ?

    Et enfin, y a t’il assez de recul pour dire qu"un enfant adopté par des homo a les mêmes chances de développement qu’au sein d’une famille traditionnelle ???

     

     


    • JL JL 28 octobre 2012 16:48

      "Ces enfants adoptés par des couples homo ne peuvent ils s’exprimer et donner le témoignage quant à leur vécu au sein de ce type de famille ?« 

      Je ne sais pas si c’étaient des enfants ayant été élevés par des couples homos, mais j’ai entendu s’exprimer des enfants adoptés : il en ressort que l’adoption est un traumatisme, et que »trop c’est trop« . Ces enfants qui ont »déjà donné« au malheur de la vie ne doivent pas servir de cobayes car c’est ce qu’ils seraient, pour satisfaire cet ignoble »droit à l’enfant" revendiqué ici par certains, même et peut-être surtout s’ils sont une minorité.

      Mais il est sûr qu’on ne leur tend pas beaucoup les micros, et eux-mêmes ne souhaitent pas trop s’exprimer sur le sujet.


    • Vipère Vipère 28 octobre 2012 17:16

      Sabine

       

      Le problème est que ce sont toujours les adultes qui s’expriment, les opposants à l’adoption et les aspirants à l’adoption.

       Et la parole des enfants ??? 

      Pourquoi, n’y a t’il pas de place pour la parole des enfants ?


    • EricB 28 octobre 2012 17:21

      à Vipère

      "Tout ou presque a été dit sur l’adoption d’enfants par les couples de même sexe, excepté que l’opinion « des adoptés » est absente des contributions.

      Ces enfants adoptés par des couples homo ne peuvent ils s’exprimer et donner le témoignage quant à leur vécu au sein de ce type de famille ?« 

      Ben si, ils peuvent, et certains l’ont fait, quand on leur a donné la parole.
      http://www.franceinter.fr/emission-interception-homosexualite-en-debat-la-parole-oubliee

      Mais quand le discours de ces enfants ne va pas dans le sens que l’on voudrait, on trouve soudain »qu’on ne peut pas faire de généralisations à partir de cas particulier« , ou qu’il n’y a »pas assez de recul pour juger des effets à long terme d’une telle loi".


    • JL JL 28 octobre 2012 17:32

      éMais quand le discours de ces enfants ne va pas dans le sens que l’on voudrait, on trouve soudain "qu’on ne peut pas faire de généralisations à partir de cas particulier« , ou qu’il n’y a »pas assez de recul pour juger des effets à long terme d’une telle loi". (Eric B)

      Mais qu’est-ce que vous racontez ? D’abord, ce témoignage que vous nous montrez va dans le sens des lobbyistes gays. Ensuite, il n’y en a qu’un seul ! Donc vous êtes deux fois dans la contradiction.


    • Vipère Vipère 28 octobre 2012 17:35

      Eric B

      Où sont les enfants heureux de l’adoption homosexuelle ?

      Aucune visibilité à mon sens, c’est la discrétion qui domine !


    • EricB 28 octobre 2012 17:52

      à JL

      « Mais qu’est-ce que vous racontez ? »

      Je vous retourne la question... et vous en pose une autre : savez-vous seulement LIRE ?

      "D’abord, ce témoignage que vous nous montrez va dans le sens des lobbyistes gays (donc pas dans votre sens) Ensuite, il n’y en a qu’un seul ! Donc vous êtes deux fois dans la contradiction.« 

      Ah bon, c’est moi qui suis 2 fois dans la contradiction, et pourtant c’est vous qui venez de confirmer par 2 fois en 1 seule phrasen ce que j’ai écrit :
       »Quand ca ne va pas dans votre sens, on trouve soudain qu’on ne peut pas faire d’un cas particulier (« un seul témoignage ») une généralité« .

      Et manifestement, vous n’avez pas pris le temps d’ouvrir le lien ou d’écouter ces témoignages car il y en a plusieurs, et non »un seul".


    • Vipère Vipère 28 octobre 2012 17:53

      Sabine

      Et si l’on demandait à un jeune enfant s’il voudrait avoir un père et une mère ou deux pères et deux mères, quelle réponse obtiendrait-on ?

       


    • docdory docdory 28 octobre 2012 17:53

      @ Eric B

      La ligne éditoriale de France Inter n’est que trop bien connue et répétée à l’antenne à longueur de journée : cette radio publique est massivement en faveur du mariage homosexuel et, bien que les français soient très partagés sur la question ( ça doit être du 50/50 ) cette radio jette l’opprobre sur la moitié des français qui y sont opposés en les ringardisants , en les fascisant et surtout en ne leur donnant guère la parole.
      Donc, il est clair que, parmi les témoignages d’enfants élevés par des couples homosexuels, cette radio, dont la partialité est des plus notoires sur ce genre de sujets, ne présentera que les témoignages allant dans le sens du mariage homosexuel !

    • Vipère Vipère 28 octobre 2012 17:56

      et ou deux mères, bien sûr !


    • EricB 28 octobre 2012 17:58

      à Sabine
      « Depuis toujours les adultes parlent à la place des enfants et en leur nom, pour le meilleur comme pour le pire. »

      Et c’est d’ailleurs pour maintenir leur influence que la plupart des grandes religions ont institué des rites (bapteme, circoncision....) pour imposer leur marque avant que l’enfant puisse avoir son mot à dire et verbaliser un « consentement éclairé ». Mais je ne suppose pas que ce genre là de « viol de l’enfance » choquera beaucoup d’intervenants sur ce fil....


    • JL JL 28 octobre 2012 18:00

      Eric B,

      ce n’est pas moi qui ai des difficultés de lecture, c’est vous qui êtes dans l’ambiguïté ou le sabir. Cela vous permet sans doute de vous esquiver et à l’occasion, de faire trébucher vos interlocuteurs.

      Si au lieu d’écrire « quand le discours de ces enfants ne va pas dans le sens que l’on voudrait »

      vous écriviez « que le voudraient les adversaires du mariage gay », vous ne croyez pas que ça faciliterait les choses ?

      Entre les illettrés et les fourbes, il y a du taf ici comme ailleurs, pour faire sens.

      Je ne suis quant à moi, ni illettré ni fourbe : j’essaie de m’exprimer le plus clairement possible. Tachez d’en faire autant : lorsqu’on ne vous a pas compris, excusez vous et réexpliquez. Sinon, vous n’êtes qu’un troll, comme Colre.


    • EricB 28 octobre 2012 18:03

      à Docdory

      « La ligne éditoriale de France Inter n’est que trop bien connue et bla bla bla »

      Mais qui empêche les radios fachos d’aller chercher leur propres témoignages ?

      On s’étonne de ne pas entendre le parole des enfants concernés, et quand on l’entend, on dit « oui, mais c’est pas crédible parce que ça vient d’une radio notoirement connue pour être pro mariage gay »

      Vous croyez que les témoignages des radio Notre-Dame ou Radio-Vatican ou Radio-FN seront plus objectifs ? En tous cas, on les attend toujours LEURS témoignages.


    • JL JL 28 octobre 2012 18:06

      Eric B,

      naturellement, les gens qui comme vous défendent l’indéfendable, ne peuvent pas s’exprimer clairement puisque leurs contradictions leur sauteraient aux yeux. C’est pourquoi ils demeurent dans l’ambiguïté, ce qui leur permet de projeter leurs contradictions sur leurs contradicteurs.

      « On ne sort jamais de l’ambiguïté qu’à ses propres dépens » F. Mitterrand


    • EricB 28 octobre 2012 18:08

      à JL

      « Si au lieu d’écrire »quand le discours de ces enfants ne va pas dans le sens que l’on voudrait"

      vous écriviez « que le voudraient les adversaires du mariage gay », vous ne croyez pas que ça faciliterait les choses ?"

      Si j’ai écrit cette phrase de cette manière précisément, c’est bien parce que ça peut marcher dans les 2 sens. Il se trouve juste que ces témoignages-là ne vont pas dans VOTRE sens. Mais ça aurait parfaitement pu être l’inverse, et le jour où vous me trouverez des témoignages qui ne vont pas dans MON sens, peut-etre pourrais-je aussi utiliser l’argument qu’on ne peut faire d’un cas isolé une généralité.


    • JL JL 28 octobre 2012 18:17

      « Si j’ai écrit cette phrase de cette manière précisément, c’est bien parce que ça peut marcher dans les 2 sens. »

      Faux, vous fournissez précisément une radio qui produit un (des ?) témoignages qui vont dans son sens.

      Quant aux « radios fachos », je ne sais pas de quoi ni de qui vous voulez parler ? Celle qui ne diffusent pas la pensée libérale ? Il y en a ? « radio Notre-Dame ou Radio-Vatican ou Radio-FN » ? kekseksa ?

      « La liberté de la presse est entière ; il suffit d’avoir les milliards nécessaires. » Alfred Sauvy


    • EricB 28 octobre 2012 18:25

      à Docdory

      « La ligne éditoriale de France Inter n’est que trop bien connue et bla bla bla »

      Par ailleurs, vous nous avez déja fait le même coup à propos de l’autre témoignage fait par le Nouvel Obs. Vous devriez écrire au Fig ou à Minute pour leur demander qu’ils s’empressent de sortir de derriere les fagots des témoignages d’enfants malheureux et/ou traumatisés d’avoir été adoptés et/ou élevés par des couples homos. Ca doit bien se trouver, non ?


    • docdory docdory 28 octobre 2012 23:26

      @ Eric B

      Vous avez une vision binaire de la France. Ses habitants se résument pour vous à deux catégories : les partisans du mariage homosexuel et les fachos.
      Vous seriez étonné du nombre de gens qui votent pour le PS , le Front de gauche ou les Verts et qui sont contre le mariage homosexuel. Vous les classez comment ? Parmi les fachos ?

    • EricB 29 octobre 2012 08:56

      Vous seriez vous-même étonné, Docdory, de savoir qu’il y a des homos de droite comme des homos de gauche...

      Un facho est un facho, qu’il soit de droite ou de gauche...
      Un homophobe est un facho qu’il soit de droite ou de gauche.
      Un raciste est un facho qu’il soit de droite ou de gauche.
      Et j’ai bien peur, à la lecture de la très grande majorité de vos commentaires et de vos opinions, d’avoir eu à vous ranger dans cette catégorie, Docdory.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 octobre 2012 09:21

      Il y a même des gays à l’UMP. Avec les dernières sorties fillonesques, je me demande encore pourquoi ils y sont encore. D’après leur président cependant, ils partiront avec armes et bagages si l’ancien premier ministre devient le patron de l’ Union des Malandrins Patentés.


      Je me demande ce qu’ils attendent avec les dernières déclarations des candidats.

    • docdory docdory 29 octobre 2012 19:42

      @ Eric B 

      Je me permet de vous rappeler une des définitions ( prise sur Wikipedia ) du mot fascisme, pris au sens large, je cite : « Au sens large, le terme fascisme a pris un sens générique. Il s’est étendu à tout mouvement politique ou organisation s’appuyant sur un pouvoir fort au service d’une classe humaine dominante, la persécution d’une classe ennemie chargée de tous les maux, l’exaltation du sentiment nationaliste, le rejet des institutions démocratiques et libérales, la répression de l’opposition et un contrôle politique extensif de la société civile. »
      En quoi les opposants au mariage homosexuel s’opposent -ils aux institutions démocratiques, en quoi s’appuient-ils sur un pouvoir fort au service d’une classe dominante, en quoi répriment-ils l’opposition et en quoi exercent-ils un contrôle politique extensif de la société civile ?
      Il faut arrêter de délirer et cesser d’appeler « fascisme » ce qui n’a rien à voir avec le fascisme.
      45 % des français sont contre le mariage homosexuel, plus de 50% sont contre l’adoption. Donc, selon vous, la moitié des français est fasciste ? Vous dites n’importe quoi ...


  • Vipère Vipère 28 octobre 2012 16:58

    Les adoptés au sein d’une famille « dans les normes » sont parfois traumatisés par leur abandon et recherchent leurs parents biologques pour en comprendre les raisons et connaître leurs géniteurs, on ne voit pourquoi les enfants adoptés par des parents de même sexe, ne rechercheraient pas eux aussi, le secret de leur naissance !!!

    Nobreux parmi eux sont en souffrance, d’une vérité qui leur est cachée et quid des enfants d’homo ???


    • JL JL 28 octobre 2012 17:09

      ’On ne voit pourquoi les enfants adoptés par des parents de même sexe, ne rechercheraient pas eux aussi, le secret de leur naissance" (Vipère)

      Quelqu’un a-t-il dit qu’ils ne le feraient pas  ?


  • Vipère Vipère 28 octobre 2012 17:09

    Les enfants d’homo ne souhaiteraient pas s’exprimer sur leur vie au sein de ces couples...

    Au contraire, il est de leur devoir de s’exprimer, pour apaiser les inquiétudes et les préjugés des opposants à l’adoption d’enfants par des couples de même sexe !

    De plus, qui mieux que « ces enfants adoptés » feraient avancer la cause de l’adption par des des couples homo ?

    Leur silence ne plaide pas en faveur de la cause homo !


    • EricB 28 octobre 2012 18:50

      à Vipère

      « De plus, qui mieux que »ces enfants adoptés" feraient avancer la cause de l’adption par des des couples homo ?

      Leur silence ne plaide pas en faveur de la cause homo !« 

      Oui, mais quand ils existent, soudain ces témoignages ne sont plus crédibles, soit »parce qu’ils vont dans le sens des lobbyistes homos« , soit parce qu’ils proviennent ou on été diffusés par des radios ou des médias notoirement acquis à la cause »...


  • Vipère Vipère 28 octobre 2012 17:19

    Il est anormal que les enfants, les principaux intéressés soient absents du débat !! 

     


  • Julien.M 28 octobre 2012 21:15

    @Vipère... si les principaux intéressés sont absents du débat peut être est ce que précisément ca ne les intéresse pas et qu’ils ne se posent pas la question en ces termes.. débat d’adultes entre adultes où chacun joue la culture de l’un contre celle de l’autre, progressiste contre conservatrice.. bref ils s’en foutent et ils ont bien raison. Moi j’attends juste un argument valable contre dans tout ce blabla.


  • Krokodilo Krokodilo 19 décembre 2012 15:45

    Salut Doc, j’avais raté la discussion, étant moins présent sur Avox. Article très intéressant et courageux. J’avoue ne pas avoir d’opinion bien tranchée sur le sujet, et ces réflexions m’ont donc particulièrement intéressé. Je confirme l’impression que, dans le « peuple de gauche », on vote parfois « oui » mais avec une certaine gêne, réticence, ou manque de conviction – c’est du moins ce que je ressens. Je trouverais bien plus justifié le droit de vote local d’étrangers qui bossent depuis dix ans en France., par exemple mais c’est un autre débat.

    « D’un point de vue libéral, il n’y a évidemment aucune raison d’autoriser le mariage homosexuel et d’interdire simultanément les autres formes anomiques du mariage ( mariage incestueux, mariage à trois , à quatre, polygame, polyandre ).  »

    J’ai trouvé ce passage pertinent ! Finalement, le mariage n’est qu’une convention sociale, reflet à l’instant « t » d’une société, donc éminemment variable. Tout ou presque est possible ; à ce sujet, sur le relativisme culturel, j’ai lu cette année deux excellents romans historiques de Gary Jennings, Azteca et « Marco Polo, les voyages interdits », pour un public adulte, averti même, tant il détaille par moments la sanguinaire culture aztèque, ou l’homosexualité, l’inceste, la pédophilie courantes à certaines époques et dans certaines cultures (j’aimerais même connaître ses sources, à quel point c’est authentique tant certaines choses sont maintenant pour nous de la barbarie).

    Tu as raison aussi de dire que le point central c’est finalement l’adoption, le désir d’enfant, et donc aussi la PMA. Car sans cela, le Pacs suffirait probablement et la revendication serait moins forte.

    Pour ce qui est des troubles psychologiques potentiels des enfants de couples homo, le doute émis sur le choix des témoignages peut s’appliquer à l’étude texane car, sans mettre en doute tous les psys du Texas, cet état est assez marqué idéologiquement... En outre, j’ai l’impression que, dans l’histoire, la famille « modèle » papa, maman, les enfants, et la parentèle, tous présents jusqu’à l’âge adulte, était plutôt rare : guerres, accidents du travail, famines, éloignement professionnels, etc. à 11 ans on s’embarquait comme mousse, à 14 les cadets étaient était bons pour la guerre, etc. Sans dire que le statut d’orphelin était la norme, la famille traditionnelle telle qu’on se la représente aujourd’hui ne l’était pas non plus. En outre, je connais des enfants de parents bien crétins qui seraient certainement mieux chez d’autres parents homoparentaux. Ce point est difficile à éclaircir, car si une étude peut être biaisée, celle qui va dans l’autre sens n’est pas forcément plus objective.

    Bref, je n’ai toujours pas d’avis clair, mais ce n’est pas grave : personne ne me le demandera !


  • docdory docdory 19 décembre 2012 18:12

    @Krokodilo

    Merci de ton appréciation. 
    J’ai l’impression que les athées ou indifférents religieux comme moi se sont assez peu prononcés au sujet du mariage homosexuel, pour la raison qu’ils ont peur d’être catalogués dans les « grenouilles de bénitier » i
    J’ai effectivement l’impression que le « peuple de gauche » et m^me ses dirigeants sont beaucoup moins affirmatifs sur le sujet qu’on veut bien le dire.
    Prends le cas de François Hollande : c’est au fond de lui un vieux rad-soc de Corrèze qui, à l’instar de nombre de français, n’en a probablement rien à faire du mariage homosexuel, ou même trouve ça vaguement grotesque comme idée. Néanmoins, pour participer aux « primaires » du PS, il a du faire semblant d’adhérer à la totalité du programme du PS, y compris les absurdités comme le mariage homosexuel et le droit de vote des immigrés.
    Au fond de lui, je pense que ça l’emmerde de conduire ce genre de « réformes » , qu’il doit considérer comme contraires aux coutumes de notre pays, ce qui explique ses atermoiements au sujet d’une « clause de conscience » des maires, ( et ce qui explique aussi pourquoi il n’essaie même pas de faire passer le droit de votes des étrangers : l’absence de majorité des trois cinquièmes doit pour le coup fortement l’arranger ! ) 

    • docdory docdory 19 décembre 2012 18:15

      Par ailleurs, pour ce qui est du peuple de gauche, je ne pense pas que le métallo cégétiste de base serait ravi que son fils lui présente un futur gendre ou sa fille une futur gendresse ! Je pense qu’il y en a même beaucoup qui sont au fond d’eux même fortement opposés au mariage homosexuel...même s’ils n’osent pas le claironner sur les toits !


    • Krokodilo Krokodilo 19 décembre 2012 19:39

      Ouvrier ou intello, je crois que nous sommes également gênés par l’étrangeté de l’homosexualité, la difficulté d’imaginer ce que ressentent et vivent les autres, malgré ce qu’on appelle le trouble de l’adolescence, l’existence de proches ou de célébrités homosexuelles ou de sa tolérance dans divers cultures dont notre antiquité gréco-romaine. C’est intime, donc rend difficile l’empathie dont tu parles dans l’article. Et nous avons tous une méfiance primitive envers l’étranger et envers ce que nous ne comprenons pas, d’autant qu’il n’y aucune explication scientifique à ce jour, hormis la vague hypothèse de perturbateurs endocriniens - d’ailleurs ’homosexualité semble attestée partout bien avant le XXe siècle. 


      Pour Hollande, pas sûr que ça l’embête tant que ça : la mesure fait très gauche, et il en a bien besoin, tout en étant gratuite, presque tranquille si on excepte les conséquences sur l’adoption et la PMA.

  • Spitoven Spitoven 4 janvier 2013 00:03

    Excellente question, Docdory. Je vous laisse avec cet élément de réponse : http://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/la_contractualisation_de_la_ societe.878 ;)


  • lilas 26 mai 2013 06:54

    merci pour votre article, que je lis aujourd’hui, j’aime bcp votre façon d’écrire car c’est pour moi pédagogique, clair et non agressif, les choses sont dites. 


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