samedi 30 mai - par Dover63

Covid-19, The Lancet, Véran, HCSP, ANSM, décrets, Conseil d’État, loi… Alors, dans les faits, l’hydroxychloroquine interdite ou pas ?

Revue de presse/web.

Flash info.

Vendredi 29 mai 2020, un titre de La Croix interpelle : « Chloroquine  : interdite mais toujours prescrite »[1]. Sur beaucoup de sujets on pourrait se demander si tout n’est pas fait pour embrouiller sur fond d’habillage officiel[2]. Le c… serait-il celui qui respecterait les consignes ? On peut s’interroger.

L’article cité se positionne dans la foulée de l’étude publiée dans The Lancet le 22 mai 2020 sur l’hydroxychloroquine ou la chloroquine dans le traitement du Covid-19[*][3][4][5][6]. Suite à cette étude Olivier Véran a saisi le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) en moins de 24 h[3]. Très rapidement les décisions s’enchaînent : « Le gouvernement a abrogé mercredi les dispositions dérogatoires autorisant la prescription de l'hydroxychloroquine contre le Covid-19 à l'hôpital en France »[7]. « l'Agence du médicament (ANSM) a annoncé avoir "lancé" la procédure de suspension "par précaution" des essais cliniques évaluant l'hydroxychloroquine chez les patients atteints de Covid-19 » [7]. Même « le CHU d'Angers suspend son étude sur la chloroquine »[8]. Pourtant cette étude (Hycovid) avait été lancée « afin de "clore le débat" sur l'efficacité d'un dérivé de la chloroquine » [8]. Tout serait devenu à ce point dangereux en l’espace de quelques jours, pour une molécule utilisée depuis des dizaines d’années par des millions pour ne pas dire des milliards de personnes ? On peut trouver bien étrange qu’une étude « "aux standards scientifiques et méthodologiques les plus élevés" » [8] soit suspendue aussi promptement.

L’étude parue dans The Lancet a été très rapidement critiquée[3][9]. Durant la semaine, en quelques jours seulement, concernant cette étude on peut lire : « des scientifiques demandent l'accès aux données »[10], il y a des « inquiétudes »[11], elle est « largement critiquée »[12]… Les critiques en effet se multiplient[13][14][15][16], les lettres ouvertes rassemblant des dizaines voire des centaines de médecins à travers le monde apparaissent[17][18][19][20]

Revenons à l’article paru le 29 mai 2020[1]. Un paragraphe intrigue : « Depuis le 27 mai, le recours à l’hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19 est interdit par le ministère de la Santé. Dans les faits toutefois, les médecins pourront continuer à délivrer des ordonnances, au nom de leur liberté de prescription. ». Il est précisé : « Le code de la santé publique, dans son article 8, indique en effet que « le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance. » ». De ce fait, « tant que les molécules prescrites bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) », même pour une autre indication, « un médecin peut les prescrire, y compris hors de cette indication ». Dans ce cas, le médecin peut le faire moyennant certaines conditions et engage alors sa responsabilité. L’article conclut fort pertinemment : « Si elle n’est pas contraignante, quelle est alors l’utilité de cette décision du ministère de la Santé ? Unanimement, les professionnels estiment qu’il s’agit d’une manière de « déresponsabiliser l’État » » [1]. En période d’urgence sanitaire, serait-ce la priorité ?

Cette concession exprimée à l’interdiction de prescrire, présentée ainsi, semble tellement évidente. Toutefois il faut remarquer que la liberté de prescription n’a pas été souvent rappelée en ces termes depuis fin mars, concernant les décrets relatifs à l’interdiction de la prescription de l’hydroxychloroquine, en médecine de ville hors AMM[21]

À ce sujet, une « requête en référé suspension » avait été déposée au Conseil d’État par Maître Krikorian[22][23][24]. Au passage, récemment on se souvient avoir lu : « Yves Lévy, scientifique et époux d’Agnès Buzyn, quitte le Conseil d’État »[25]. Concernant le Conseil d’État, Paul Cassia (Professeur des Universités en droit) annonçait la couleur en écrivant : « le Conseil d’Etat est un organe de labellisation juridictionnelle des décisions prises par le Premier ministre, lui-même membre de cette institution. »[26].

Une analyse des décrets parus fin mars concernant l’hydroxychloroquine a été présentée par Marcel Monin (Maître de conférences honoraire des Universités - Docteur d’État en droit)[27]. Dans son article il s’interroge sur l’habileté des rédacteurs de ces décrets. Il invoque les « dispositions de l’article L 5121-12-1 » du code de santé publique. Marcel Monin écrit qu’il n’est « pas nécessaire de déroger en quoi que ce soit à quoi que ce soit. Les médecins (TOUS les médecins) tiennent l’autorisation de prescrire une spécialité pharmaceutique non conforme à son AMM, directement de la loi elle-même. ». On comprend que les décrets publiés fin mars peuvent être vus comme « une dérogation à une loi » mais que « la loi ne prévoit pas qu’il puisse être dérogé à la loi par une simple mesure de nature réglementaire ». Que penser ?

La décision du Conseil d’État du 22 avril 2020 concernant la requête de Maître Krikorian est passée assez discrètement dans la presse et sur le web[22][23][24]. Des lectures différentes peuvent être trouvées[23][24][28].

La requête a été rejetée[29]. Toutefois, dans la rédaction même du rejet, Maître Krikorian voit le rétablissement pour les « médecins [de] leur droit de prescription, et ce à travers l’exposé des motifs. ». Ces motifs semblent rappeler l’article L 5121-12-1 cité ci-dessus. Il semblerait que : « « L'objet du litige se déplace, donc, du terrain de la légalité vers celui de la responsabilité, ce qui paraît cohérent, puisque c'est en conscience et responsabilité que le législateur demande au médecin de prescrire la spécialité pharmaceutique dans une autre indication que celle retenue pour la délivrance de l'autorisation de mise sur le marché » précise Maître Krikorian. Un autre conflit pourra ainsi se déplacer entre la prescription du médecin et le refus de dispensation du pharmacien. Cela pourra se résoudre par l'intervention de leurs ordres respectifs. » [23].

La liberté de prescription malgré les décrets, telle que rappelée le 29 mai 2020[1], est bel et bien d’actualité depuis fin mars. Avec quel écho médiatique ?

Le sujet de conflits potentiels entre la liberté de prescrire et le refus de dispensation de la part du pharmacien semblerait bien réel. Concernant la prescription d’azithromycine dans le traitement du Covid-19, on pouvait lire dans les commentaires d’une récente contribution[22][30][31][32] : « « […] On attend la suite. Interdiction de prescrire de l'azithromycine et aux pharmaciens d'en délivrer ? » […] « Malheureusement c’est ce qui risque d’arriver. » […] « J'ai rencontré le problème suivant : les pharmacies me rappellent pour me dire qu'elles n'ont pas le droit de délivrer l'azithromycine au-delà des durées définies dans l'AMM, donc 5 jours » ». Pharmaciens contre médecins ? Serait-ce cela l’union nationale ?

Des joutes législatives qui traînent en longueur, des décrets qui ne seraient pas contraignants, de maigres éclaircissements médiatiques, des décisions prises en quelques jours… Tout ceci semble bien louche. On pourrait y voir un étrange usage des décrets et du Journal Officiel.

« Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup » ?

Fin de communication.

 

[*] Prescription du genre masculin au covid[2b]. En attente d’un décret d’interdiction par l’Académie française ?

 

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[1] https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sante/Lhydroxychloroquine-interdite-toujours-prescrite-2020-05-29-1201096585

[2] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/covid-19-puisqu-il-n-y-a-jamais-eu-224707

[2b] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-covid-ou-la-covid-trois-mois-224674

[3] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/hydroxychloroquine-une-etude-224659

[4] https://stopcovid19.today/

[5] https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)31180-6/fulltext

[6] https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2820%2931180-6

[7] https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/coronavirus-haut-conseil-sante-publique-siffle-fin-partie-hydroxychloroquine-interdite-france-1833556.html

[8] https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-le-chu-d-angers-suspend-son-etude-sur-la-chloroquine_3983485.html

[9] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/hydroxychloroquine-le-grand-224648

[10] https://www.sciencesetavenir.fr/sante/chloroquine-etude-du-lancet-des-scientifiques-demandent-l-acces-aux-donnees_144688

[11] https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/chloroquine-inquietudes-de-scientifiques-sur-l-etude-du-lancet_144746

[12] https://www.sciencesetavenir.fr/sciences/hydroxychloroquine-nouveau-rebondissement-l-etude-lancet-largement-critiquee_144759

[13] https://stopcovid19.today/2020/05/26/des-conflits-dinteret-pour-loms/

[14] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ces-sept-petits-details-qui-tuent-224731

[15] https://pgibertie.com/

[16] https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/etude-anti-chloroquine-science-ou-224773

[17] https://www.huffingtonpost.fr/entry/chloroquine-raoult-contre-attaque-sur-le-fond-a-letude-du-lancet-et-il-nest-pas-le-seul_fr_5ed0cd03c5b611c4a8df6249

[18] https://zenodo.org/record/3862789#.XtF_gsDgr_X

[19] http://www.francesoir.fr/societe-sante/la-science-de-la-pandemie-science-collaborative-acte-2?fbclid=IwAR11PMVwOWQRpY6JUHGD1ZrRfzOsRI4EIGdi_3Dq_uZUa1GenCu78JxoU7o

[20] https://conexaopolitica.com.br/ultimas/brazilian-scientists-and-academics-write-an-open-letter-on-the-science-of-the-coronavirus-pandemic/

[21] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/decret-rivotril-compassion-223015

[22] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-traitement-precoce-du-covid-19-224377

[23] https://www.alta-frequenza.corsica/actu/les_medecins_de_ville_peuvent_prescrire_de_l_hydroxychloroquine_selon_maitre_krikorian_qui_explique_une_decision_du_conseil_d_etat_103810

[24] https://www.zinfos974.com/Hydroxychloroquine-Une-victoire-paradoxale—malgre-le-rejet-de-la-requete-pour-exces-de-pouvoir_a153466.html

[25] https://www.ouest-france.fr/politique/institutions/conseil-detat/yves-levy-scientifique-et-epoux-d-agnes-buzyn-quitte-le-conseil-d-etat-6841631

[26] https://blogs.mediapart.fr/paul-cassia/blog/100420/le-conseil-d-etat-et-l-etat-d-urgence-sanitaire-bas-les-masques

[27] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-mauvais-coups-de-l-223970

[28] https://www.jim.fr/e-docs/les_medecins_de_ville_peuvent_ils_prescrire_de_lhydroxychloroquine_pour_le_traitement_du_covid_19_non_tribune__182858/document_actu_pro.phtml?fbclid=IwAR0cdgkTFt5orfQ747EccXbcvYd9QhV7fRV1nzdJe-e9pQmtoIMZxGGXTc0

[29] https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?idTexte=CETATEXT000041820848

[30] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-azithromycine-aurait-un-role-224216

[31] https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/infectiologie/un-traitement-efficace-contre-covid-19-existe-deux-etudes-vont-clore-la-polemique-raoult-estime-un

[32] https://blogs.mediapart.fr/gabas/blog/080520/le-quotidien-du-medecin-un-traitement-efficace-contre-covid-19-existe



40 réactions


  • rogal 30 mai 18:51

    Merci pour cette analyse fouillée.


  • symbiosis symbiosis 30 mai 20:08

    Étude parue dans le Lancet en novembre 2003 contredisant celle de mai 2020.

    Titre :

    Effects of chloroquine on viral infections : an old drug against today’s diseases.

    https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S1473-3099%2803%2900806-5



  • Jean Guillot le retour Alain Melon 30 mai 21:00

    Bonjour mes amis d’agoravox , je suis ici pour mettre tout le monde d’accord .

    Si on s’intéresse à l’HCQ , il y a autant d’études pour que contre .

    Comment départager , c’est impossible .

    Si on regarde les guérisons , 95% des gens ont guéri sans rien .

    Donc le meilleur médicament dans 95% des cas , c’est rien .

    Mon étude personnelle a été réalisée sur près de 6 millions de personnes infectées sur tous les continents de la planète terre .

    Etant moi même chercheur et médecin , je préconiserais en cas de surinfection pulmonaire de l’azythromicine et du supplément en zinc .

    Ne croyez pas que je sois anti-Raoult , loin de là , il avait vu juste : « il n’y aura pas de courbe en dos de chameau » , en gros il n’y aura pas de deuxième vague .


    • babelouest babelouest 31 mai 07:15

      @Alain Melon
      L’important, c’est que les gens guérissent. Ce que ne souhaitent manifestement pas les Autorités françaises. Le reste c’est du bla-bla. Ce n’est pas de l’incompé-tence, pas à ce point-là quand tous les indices convergent.

      On appelle cela tentative de meurtres multiples par personnes ayant autorité, en réunion. La facture peut être lourde !


    • JL JL 31 mai 07:49

      @babelouest
       
       ’’ meurtres multiples’’ ?

       A cette échelle on appelle ça génocide.


    • Désintox Désintox 1er juin 13:53

      @Alain Melon

      Si je suis d’accord avec le début de votre intervention, je me demande de quelle boule de cristal vous disposez pour savoir qu’il n’y aura pas de « deuxième vague ».


    • Iris 1er juin 14:01

      @Alain Melon

      « Donc le meilleur médicament dans 95% des cas , c’est rien . » Encore merci !


    • Désintox Désintox 1er juin 14:25

      @Iris
      Il a raison.


    • Iris 1er juin 14:41

      @Désintox

      Bien sur qu’il a raison ! Merci à vous également.


    • CoolDude 1er juin 14:43

      @Désintox

      @Iris
      Il a raison.



      Être d’accord avec Alain MELON vous va très bien, mais est-ce un gage de qualité... !?



    • Désintox Désintox 1er juin 19:19

      @CoolDude
      Vous préférez croire en des fables plutôt que d’accepter les limites de la connaissance humaine.


    • Iris 1er juin 23:37

      @CoolDude

      Non. Je soulignais juste que dire « Donc le meilleur médicament dans 95% des cas , c’est rien . » est une évidence sans intérêt.


    • pemile pemile 1er juin 23:54

      @Iris « Non. Je soulignais juste que dire « Donc le meilleur médicament dans 95% des cas , c’est rien . » est une évidence sans intérêt. »

      Sauf lorsqu’elle est opposée à l’argument que le médicament miracle l’est dans 91.7% des cas ?


    • CoolDude 1er juin 23:58

      @Iris

      Avec beaucoup de si quand même...

      D’où vient c’est 95% ?
      Et comment vous distinguez c’est fameux 95% qui n’ont pas besoin d’aucun traitement aux autres.

      Bref bizarre, comme qui dirait bizarre.


    • pemile pemile 2 juin 00:14

      @CoolDude « 95% qui n’ont pas besoin d’aucun traitement »

      Gaffe à la double négation smiley


    • pemile pemile 2 juin 00:17

      @CoolDude « D’où vient c’est 95% ? »

      La provo un peu exagérée de Alain Melon ci dessus pour l’opposer au 91.7% de l’annonce de Raoult.


    • CoolDude 2 juin 00:32

      @pemile

      @CoolDude « 95% qui n’ont pas besoin d’aucun traitement »

      Gaffe à la double négation 



      Bien vu !!! Hihi...

      Donc il fait référence au 90% de « Raoult », qui est un résultat constaté avec ses premiers patients. Le Virus n’est plus détectable au bout de « je ne sais pas combien temps » dans 90% des cas pour les patients traités (HCL + AZ comme on dit) !

      Je pensais plus a un autre chiffre à connaitre qui et le taux de létalité du COVID-19, qui est de l’ordre de :
      0.5% pour les moins de 60.
      5% pour les plus de 60.

      Si l’épidémie est saisonnière... Le problème de la retraite va être vite réglé !


    • Iris 2 juin 10:56

      @pemile

      Et donc le raisonnement de Raoult est aussi absurde que celui de Melon. 


    • pemile pemile 2 juin 11:00

      @Iris « Et donc le raisonnement de Raoult est aussi absurde que celui de Melon. »

      A la différence qu’Alain Melon est un inconnu qui s’amuse sur avox, alors qye Raoult se présente comme LE cador mondial.


    • Iris 2 juin 15:20

      @pemile

      Bon on va pas encore refaire le match smiley 


  • Jean Guillot le retour Alain Melon 30 mai 21:02

    Bonjour mes amis d’agoravox , je suis ici pour mettre tout le monde d’accord .

    Si on s’intéresse à l’HCQ , il y a autant d’études pour que contre .

    Comment départager , c’est impossible .

    Si on regarde les guérisons , 95% des gens ont guéri sans rien .

    Donc le meilleur médicament dans 95% des cas , c’est rien .

    Mon étude personnelle a été réalisée sur près de 6 millions de personnes infectées sur tous les continents de la planète terre .

    Etant moi même chercheur et médecin , je préconiserais en cas de surinfection pulmonaire de l’azythromicine et du supplément en zinc .

    Ne croyez pas que je sois anti-Raoult , loin de là , il avait vu juste : « il n’y aura pas de courbe en dos de chameau » , en gros il n’y aura pas de deuxième vague .


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 31 mai 09:10

    Le traitement hydroxychloroquine + azithromycine sur les patients pris avant la phase 3 de la maladie

    avec la posologie du professeur Raoult n’a jamais démontré sa dangerosité et l’OMS n’a aucune preuve pour affirmer que dans ce cas, cela est dangereux, or les droits de l’homme de 1789 qui sont constitutionnels énoncent :

    ART. 5. — La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société.

    ART. 6. — La loi est l’expression de la volonté générale.

    S’il n’est pas prouvé que ce traitement appliqué avec les précautions d’usage est nuisible à la société, il ne peut être défendu.

    Conclusion : L’interdiction de ce traitement est anticonstitutionnelle.


    • Désintox Désintox 1er juin 13:50

      @Daniel PIGNARD

      Encore une fois, pour prescrire une substance, il faut disposer d’expérimentations qui prouvent son efficacité et son innocuité.

      Remettre en cause une étude qui affirme le contraire ne suffit pas.


  • Eric F Eric F 1er juin 11:55

    Il y a de nouvelles études en faveur de l’afficacité HCQ & AZM, dont une issue de médecins traitants français (maladie en phase précoce), en preprint https://www.preprints.org/manuscript/202005.0486/v1, et une d’une équipe en Inde (usage prophylactique en milieu médical) : http://www.ijmr.org.in/preprintarticle.asp?id=285520


    • Désintox Désintox 1er juin 19:19

      @Eric F
      On verra.


    • Eric F Eric F 2 juin 11:26

      @Désintox
      Je ne m’attends pas à ce qu’on ait une campagne d’essais totalement indubitable, car la létalité réelle étant de l’ordre de 0,5% donc faible, et variable selon les profils de population (avec parfois un très fort taux d’asymptomatiques), on aura difficilement des « échantillons » vraiment comparables et les chiffres sur l’« effet améliorant » en début de maladie risquent de rester controversaés (ce n’est pas comme pour un antibiotique contre certaines maladies bactériennes où l’effet de stoppage de la maladie est très net).


  • Désintox Désintox 1er juin 13:48

    Encore un article qui défend la « liberté de prescription ».

    Et puis quoi encore ?

    Au bout de la prescription, il y a un être humain.

    La médecine est scientifique ou bien elle n’est pas.

    Tout médecin doit se limiter à des prescriptions validées scientifiquement. Sinon, c’est un charlot.

    À partir de là, il ne peut y avoir de « liberté » en ce domaine.

    Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas revendiquer la liberté de faire ce qu’ils veulent pour les responsables de centrales nucléaires ?

    Non à la « liberté de prescription » !


    • Iris 1er juin 13:55

      @Désintox

      « Tout médecin doit se limiter à des prescriptions validées scientifiquement. Sinon, c’est un charlot. »

      Donc sa connaissance du patient et son expérience ne comptent pas ? Autant les remplacer par des robots.


    • Désintox Désintox 1er juin 14:23

      @Iris
      Les scientifiques sont aussi des êtres humains.


    • Iris 1er juin 14:48

      @Désintox

      Bien sur, mais c’est aux médecins que je fais confiance pour ma santé, et je ne veux pas qu’ils soient remplacés par de robots.


    • eau-pression eau-pression 1er juin 14:52

      @Désintox

      Votre propagande, si elle est sincère, consisterait à rendre obligatoire le don de notre corps à la science.
      Si elle est commerciale, alors il faut nous donner un prix pour ce corps sur lequel la science vient assouvir son doute.


    • Désintox Désintox 1er juin 19:22

      @eau-pression
      Au contraire. En tant qu’utilisateur de la médecine, j’exige que celle-ci soit sérieuse.

      Je ne veux pas de prescription « au feeling ».

      Si vous acceptez de recevoir des « soins » dont l’efficacité n’est pas prouvée, c’est vous qui faites don de votre corps.


    • Eric F Eric F 2 juin 11:32

      @Désintox
      les médecins peuvent effectivement ne pas être infaillibles, le problème est que les instances qui décident des AMM ne sont pas non plus toujours infaillibles (j’exprime ça en termes mesurés), il y a déjà eu des cas où certains praticiens ont fait preuve de davantage de discernement que ces instances.


    • Iris 3 juin 10:59

      @Désintox

      Votre commentaire frise l’intox. Les médecins ne prescrivent pas « au feeling ». Ils s’appuient sur leur expérience, l’expérience de leurs confrères, leur connaissance des patients, et les recommandations de leur autorité de tutelle bien entendu.


    • Iris 3 juin 11:05

      @Désintox

      La médecine ne peut pas être que preuves et science pour la simple raison que nous sommes loin de comprendre les fonctionnement intimes de la vie.
      Mais peut être faudrait-il s’entendre sur le sens qu’on attribue à science et preuve ?


    • foufouille foufouille 3 juin 11:07

      @Iris

      si la médecine est bien preuves et science sauf pour un khmer vert.


    • Iris 3 juin 12:30

      @foufouille

      Quel est le rapport avec les "khmer vert ? Votre but est juste de m’insulter ? 


  • CN46400 CN46400 1er juin 15:00

    DRaoult à Bercoff : Le Kérala et Cuba qui n’ont pas les moyens de payer les molécules modernes ont, en n’utilisant que des génériques, une espérance de vie aussi bonne, voire meilleure que l’Occident...


    • Désintox Désintox 1er juin 19:23

      @CN46400
      Cela ne veut pas dire que ces pays ne pratiquent pas de médecine scientifique.


    • CN46400 CN46400 2 juin 06:47

      @Désintox
      Bien sûr et même de la recherche. Laquelle ne se résume pas à la détection de nouvelles molécules, mais aussi à un meilleur usage des molécules existantes. Le principal n’est pas d’inventer, mais de soigner et, si possible, de guérir.


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