jeudi 11 juin 2020 - par republicain

Covid, une tragédie française

 

Covid, une tragédie française

 

Les statistiques sont impitoyables, l’épidémie est terminée et notre pays se réveille parmi les plus touchés au monde.

Laurent Mucchielli et quelques autres fournissent des données démographiques et économiques décapantes.

 Covid ; combien de morts ?

Si l’on s’en tient au bilan officiel, celui-ci a fait 28 802 victimes (dont 18 455 à l’hôpital et 10 347 en « établissements sociaux et médico-sociaux », dont les EHPAD), à la date du 31 mai 2020 . A ce chiffre, il faudrait ajouter les morts survenues à domicile qui ne sont pas comptabilisées officiellement. Fin avril, le président du syndicat de médecins généralistes MG France estimait le nombre de ces dernières à quelque 9 000. L’épidémie aurait donc causé plus de 38 000 décès.

nombre de décés par million d’habitants

Dans certaines régions la mortalité est sous évaluée : là ou des personnes âgées n’ont pas pu être hospitalisées et où elles sont mortes en Ehpad ou à domicile. C’est le cas en Ile de France où les plus de 80 ans ne représentent que 52% des décès hospitaliers contre 66% en Paca et 59% en France.

La France plus ou moins touchée que les autres ?

Chaque pays est tenu de déclarer à l’OMS, les causes de décès. Par convention, le nombre de décès (dans lesquels le covid-19 a été impliqué) est rapporté à la population totale et exprimé par millions d’habitants (tableau 2, ci-dessous).

Écartons d’emblée une objection souvent entendue : certains pays « dissimuleraient » une partie de la mortalité en enregistrant des décès sous d’autres rubriques (par exemple : arrêt cardiaque, AVC, etc). En fait, dans tous les grands pays, les statistiques démographiques sont réalisées par des organismes indépendants de qualité qui suivent les mêmes conventions en la matière. A l’inverse, en France il règne pas mal de flou autour de la mortalité hors structures hospitalières. En fait, le chiffre de 441 morts par million – généralement publié dans la presse – ne porte que sur le nombre de décès enregistrés dans les hôpitaux et les EHPAD. Si l’on intègre une estimation de la mortalité à domicile et dans les maisons de retraite, le covid-19 a été associé en France à au moins 38 000 décès, soit 580 morts par millions d’habitants. La mortalité française est donc comparable à celle enregistrée en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne et n’est dépassée que par celle de la Belgique.

En revanche, la mortalité française pour covid-19 a été 4 à 5 fois plus élevée qu’au Portugal ou en Allemagne ; deux fois et demie plus élevée qu’en Suisse ou au Canada. L’Allemagne a un budget santé comparable à la France ; c’est un pays nettement plus vieux qui devrait donc avoir une mortalité plus élevée.

La mortalité en France est 100 fois supérieure à celle de la Corée du Sud et du Japon.

Le covid, une simple grippette pour laquelle on a tué l’économie ?

Il n’est ni le premier et ne sera pas le dernier mais les scientifiques n’ont les moyens de repérer un coronavirus que depuis quelques années ? Auparavant on parlait de mauvaises grippes et surtout de pneumonies que les médecins soignaient depuis plusieurs décennies avec des antibiotiques pour combattre les complications bactériennes.

La surmortalité liée au Covid 19 est équivalente à celle d’une mauvaise grippe. En France la crise est plus sérieuse ainsi que dans les pays qui n’ont pas su gérer, pas en Allemagne .

Autre différences, les cas graves sont plus nombreux avec 20% de décès parmi les hospitalisés ? mais de 12 à 25% selon les traitements pratiqués . Le nombre de décès parmi les malades (taux de létalité ) varie de 0,5% à 2 ou 3% chez les mauvais élèves. Il n’est pas de 0,5% partout, malheureusement ….

 

 

L’économie française a-t-elle été protégée ?

http://www.touteconomie.org/dossier/covid-19-quels-impacts-economiques_15020

La comparaison internationale est éloquente : la France est un des pays les plus touchés économiquement car le dirigisme y a été le plus fort au monde après la Chine. Le confinement est intervenu plus tard, il a été plus fort et dure plus longtemps qu’ailleurs…

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Même si l’activité économique revenait intégralement à son niveau d’avant crise dès le mois de juillet, le PIB français diminuerait de 8 % sur l’année 2020, or un retour aussi rapide à la normale semble peu réaliste. La chute du PIB au premier trimestre est d’autant plus marquée que les mesures de confinement ont été strictes Variation trimestrielle du PIB au premier trimestre 2020 (en %).

Selon cette note de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui étudie l’impact du Covid-19 sur le mois d’avril, moment où de nombreux pays ont confiné leur population, l’économie mondiale a connu ce mois-là une récession de 19%, tandis que le commerce mondial a chuté de 25%. « L’Espagne, l’Italie et la France font partie des pays les plus affectés » avec une chute de leur valeur ajoutée « de plus de 30 points », détaille l’OFCE, organisme indépendant de recherches.

À l’inverse, les États-Unis (-22 points) ou l’Allemagne (-24 points) s’en sortent un peu moins mal, tandis que les économies émergentes résistent mieux à ce stade (-15 points).

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a indiqué s’attendre à une baisse de 8,7% du PIB de la zone euro en 2020 en raison de la crise sanitaire

Dans le troisième projet de loi de finances rectificatif pour 2020, qui sera présenté par Bruno Le Maire et Gérald Darmanin en Conseil des ministres mercredi 10 juin, l’hypothèse d’évolution du PIB a été fixée à – 11 %, du jamais vu en temps de paix.

Tout ça pour rien ? La peur et le dirigisme plutôt que la prévention et le traitement

Or le confinement en Allemagne ou au Portugal a été moins strict et moins long qu’en France. La comparaison est également éclairante avec la Corée et le Japon. Comme l’Allemagne, le Japon est nettement plus âgé que la France, pourtant les bars et les restaurants sont restés ouverts pendant toute la crise, les écoles n’ont été que très brièvement fermées, l’économie a fonctionné normalement et… le nombre des décès pour covid-19 a été presque 100 fois plus faible qu’en France.

Un peu de benchmark serait intéressant pour comprendre comment dans d’autres pays le taux de mortalité a été finalement bien plus bas, par exemple en Allemagne ou au Portugal sans parler du cas de pays asiatiques, tels Taiwan, le Japon ou la Corée du sud. Curieusement, ces derniers semblent plutôt servir de repoussoir. Notre presse y guette d’abord les signes de reprise de l’épidémie, continuant à privilégier la peur et le dirigisme, sans lequel toute prévention ou traitement serait impossible.

Un confinement inefficace ? Trop tardif en tous cas et qui dure trop longtemps, donc à contre temps. Des décisions prises pour pallier au manque de tests et de masques et maintenues pour que perdure une logique de peur dans la population.

Taux de mortalité : des différences incompréhensibles entre les départements

Partout en France, l’hospitalisation pour covid-19 s’est principalement faite lorsque le patient présentait des difficultés respiratoires graves et, théoriquement, le traitement a partout été le même. Dès lors, on s’attendrait à ce que la mortalité à l’hôpital soit à peu près semblable dans tous les départements. Pour l’ensemble du pays, ce taux est de 18,4 %. Curieux mais Paris avec tous les spécialistes sans doute trop occupés par la télévision, se situe au-dessus de la moyenne, de la Seine Saint Denis e du Val de Marne

Sous mortalité surprenante dans les Hauts de Seine, le Rhône, les Bouches du Rhône …

La surmortalité à l’hôpital suit une ligne continue traversant la France d’est en ouest, des Ardennes à la Charente-Maritime en passant par la Moselle, la Meurthe et Moselle, les Vosges, la Haute-Saône, la Côte-d’Or, la Nièvre, le Cher, l’Indre, la Vienne, les Deux-Sèvres mais elle touche également l’Eure, l’Oise ou la Somme. Au sud est on trouve le Var isolé.

Les explications habituelles sont complètement fausses

Plutôt qu’en Seine-Saint-Denis, on cherchera dans ces départements les indices de l’inégalité face à la maladie : vieillissement mal accompagné, appauvrissement d’une partie de la population mais aussi défaillances du système médical. Dans la grande presse, on a souligné l’existence de « déserts médicaux » en citant le Lot, le Cher, l’Indre, les Deux-Sèvres, la Nièvre voire les Vosges, mais l’Eure, l’Oise, la Meurthe-et-Moselle ou la Côte d’Or, qui ont connu des mortalités proches de ces départements, ne sont pas des « déserts médicaux »…

 Certains établissements ont été débordés par l’afflux des malades et la qualité des soins s’en serait ressentie ?

Pour au moins la moitié des départements, il n’y a aucun lien entre le nombre d’hospitalisés et la mortalité. Au pic de l’épidémie des départements comme l’Oise, la Corse du Sud, la Meurthe et Moselle, ont un taux d’hospitalisation comparable (6 pour 10 000h) et un taux de mortalité de 24 % . Les Bouches du Rhone, avec un même taux d’hospitalisation connaissent un taux de mortalité deux fois plus faible.

La position des Bouches-du-Rhône avec une mortalité attendue inférieure de 38 % à celle de Paris, est inférieure de 30 % à la valeur attendue (équivalente à la Seine-et-Marne) et pratiquement deux fois moindre que celle de l’Oise. Avec un pic épidémique à peine supérieur, le Rhône (Lyon) a une mortalité 20 % supérieure à celle des Bouches-du-Rhône.

De nombreux commentaires ont également mis l’accent sur la gravité des cas, affirmant que, dans certains départements – où les hôpitaux n’étaient pas saturés – on aurait accueilli des cas moins graves que dans les départements au cœur de l’épidémie où les services de réanimation étant saturés, les cas moins graves n’auraient pu être traités.

Il devrait exister une relation entre le pourcentage de patients en réanimation au moment du pic épidémique et le taux final de mortalité à l’hôpital.

Et bien ça ne marche pas : il y a des départements qui comptent 25% de patients en réa comme Paris et le Bas Rhin et 20% de mortalité et les Bouches du Rhone avec un pourcentage de réa comparable et 12% de mortalité seulement .

De même les Hauts de Seine et les Yvelines s’en sortent bien mieux que le Val d’Oise ou la Moselle dans des situations de gravité des malades comparables…

Enfin, on peut penser qu’une circulation précoce du virus peut expliquer ces différences de mortalité à l’hôpital. Il s’agissait d’affronter une maladie largement inconnue. Il semblerait logique que la mortalité ait été plus forte dans les premiers départements qui ont affronté la vague épidémique, les suivants bénéficiant d’une meilleure connaissance et d’une meilleure maîtrise des traitements possibles.

 C’est très exactement le contraire qui est observé ; des départements précocement ,durement, massivement touchés connaissent des taux de mortalité hospitalier moins élevés que d’autres, comme si la fatalité ou des directives rigides pénalisaient la qualité des soins.

Une politique sanitaire ultra dirigiste ?

En effet, les autorités françaises se sont posées en « chefs de guerre » face à l’épidémie. Elles ont eu recours à un « confinement » général extrêmement dur pour tenter de ralentir la diffusion du virus dans le pays. De plus, les autorités ont mis sur la touche la médecine de ville, interdit aux médecins de prescrire certains médicaments et aux pharmaciens de les délivrer ; elles ont levé le secret médical et obligé les médecins à transmettre à l’administration le nom des patients atteints de covid-19. Elles ont édicté une réglementation « sanitaire » tatillonne

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 L’affaire hydroxychloroquine se déclenche alors à la suite de la révélation du protocole hydroxychloroquine-azithromycine

Mais, l’exigence et la rigueur opposées à l’hydroxychloroquine contrastent terriblement avec les libertés accordées à d’autres médicaments. La différence de traitement est saisissante.

En premier lieu, remarquons que le vaccin attendu, censé protéger contre cette maladie, est déjà promu, vendu, dans les médias ; pourtant, nous n’avons encore aucune donnée validée et vérifiable sur son rapport bénéfice/risque : sur ladite preuve clinique réclamée avec insistance, et c’est peu dire, à l’équipe marseillaise.

De nombreux autres médicaments sont régulièrement mis sur le marché, parfois selon une procédure accélérée devenue de plus en plus fréquente, alors qu’ils n’apportent rien de nouveau ; alors que le rapport bénéfice/risque n’est pas suffisamment évalué. Certains de ces produits sont même plus dangereux qu’utiles.

Oui, ce qui est refusé à l’IHU de Marseille est permis, toléré, accepté pour d’autres.

Faut il préciser que les molécules interdites étaient sur le marché depuis 81 ans, il ne s’agissait pas de nouveaux médicaments !

Une autre question, d’ordre éthique, se pose : un médecin, qui bénéficie d’une indépendance professionnelle dans l’exercice de son art, doit-il respecter ce filtre académique incertain de façon absolue et quelles que soient les circonstances ?

La loi doit elle limiter le droit du médecin à prescrire ? La France , avec les décrets Véran s’est placée dans une position unique en son genre ? Raoult n’a pas été et de loin la seule victime. Les médecins généralistes et en particulier ceux de Lorraine sont poursuivis par l’Ordre pour prescrire de l’azithromycine et du zinc.. ?

Mais le traitement spécial réservé à l’IHU de Marseille diffère de la souplesse habituelle accordée à d’autres ; et les comportements ciblant la personne de Didier Raoult nous semblent inappropriés.

Les statistiques révélatrices de fautes graves.

Les pays qui ont obtenu les meilleurs résultats face à l’épidémie, ont adopté une attitude exactement opposée : prévention (spécialement protection spécifique pour les personnes à risques), dépistage systématique (particulièrement du personnel soignant), mise à l’écart des malades et soins précoces (souvent avec des traitements comparables à ceux interdits en France). Ces pays ont fait confiance au corps médical et aux citoyens. Ils se sont bien gardés de mettre entre parenthèse les libertés publiques et ils n’ont pas plongé leur économie et leurs assurances sociales dans une crise sans précédent.

Les inégalités départementales en France même révèlent des pratiques différentes face à la maladie et la résistance aux directives a permis de mieux soigner…

Dans un demi-siècle peut-être se trouvera-t-il un historien pour étudier les « performances des différents hôpitaux en fonctions des traitements mais les statistiques par hôpital sont pour le moment inaccessibles et on peut comprendre pourquoi.

Comment expliquer que les malades hospitalisés pour covid-19 sont morts 2,5 fois plus à Paris qu’à Toulouse ou qu’en outre-mer ? Pourquoi est-on mort deux fois plus dans les hôpitaux mosellans, ou de Meurthe-et-Moselle, que dans ceux du Var ou des Bouches-du-Rhône ? Ou encore 1,6 fois plus dans la région parisienne que dans les Bouches-du-Rhône ? Pourquoi une différence de près de 50 % de mortalité entre des départements voisins comme le Var et les Alpes-Maritimes ? Voire de 1 à 3 entre la Haute-Corse et la Corse-du-Sud ? Pourquoi la mortalité à Paris est-elle significativement plus élevée que dans le reste de l’Ile-de-France et dans la plupart des départements de province, alors que les hôpitaux parisiens sont richement dotés et que les plus grands spécialistes y travaillent ?

Quel a été l’impact du protocole Raoult suivi dans les Bouches du Rhône, dans les Hauts de Seine à Garches, ou encore au CHU de Nice (AdeHP) ?

La liberté encore laissée aux généralistes au début de l’épidémie n’explique-t-elle pas de meilleures réussites ?

Les mauvais résultats de Paris sont-ils indépendants de l’hostilité des mandarins locaux à Raoult ?

BIBLIOGRAPHIE

Covid-19 : ce que nous apprennent les statistiques hospitalières

https://www.insee.fr/fr/statistiques/4498146?sommaire=4473296

 

LAURENT MUCCHIELLI

Sociologue, directeur de recherches au CNRS (Laboratoire Méditerranéen de Sociologie), www.laurent-mucchielli.org France

https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/060620/les-chiffres-de-la-mortalite-liee-au-covid-19-premier-bilan

Amine Umlil est pharmacien hospitalier, responsable du Centre territorial d’information indépendante et d’avis pharmaceutique, au centre hospitalier de Cholet. .

https://www.lepoint.fr/invites-du-point/tribune-ce-qui-est-refuse-au-professeur-didier-raoult-est-permis-a-d-autres-07-06-2020-2378816_420.php#xtor=CS2-238

 



27 réactions


  • Decouz 11 juin 2020 18:32

     Ce n’est pas le Var qui est isolé mais le Gard.


  • Jeekes Jeekes 11 juin 2020 20:19

    ’’A ce chiffre, il faudrait ajouter les morts survenues à domicile qui ne sont pas comptabilisées officiellement.’’

     

    Moui...

     

    De la même façon qu’il faudrait soustraire à ce nombre, tous ceux qui sont morts AVEC le virus et PAS du virus.

    Et tant qu’on y est, faudrait aussi se demander où sont passés les morts ’’habituels’’ parce qu’il semble bien qu’en france on ne meurt plus que du covid !

     

    Tout ça pour dire qu’on ne sait rien de rien.

    Sauf qu’une bande d’ordure nous a encore une fois prit pour des cons...

     

    Et que leur magouille, ça marche du feu de dieu !

     

    Putain, on n’est pas rendus !!!

     


    • bebert bebert 12 juin 2020 18:27

      @Jeekes
      Et comme ce sont les mêmes branquignols qui vont gérer la crise économique bonjour les dégâts


  • machin 11 juin 2020 20:55

    C’est curieux, cette année la grippe hivernale n’a tué presque personne.

    Rien que la famine c’est 25000 morts par jour dans le monde...

    Pourtant le vaccin contre la faim existe, c’est un bol de riz ou du pain.

    Le masque n’est pas un masque, c’est un bâillon.


  • sls0 sls0 11 juin 2020 21:14

    Italie : 12 morts au 26 février, 148 morts au 5 mars, 1809 morts au 15 mars.
    Espagne : 10 morts au 7 mars, 133 morts au 13 mars, 1381 morts au 21 mars.
    France : 16 morts au 7 mars, 175 morts au 17 mars, 1995 morts au 27 mars.
    Royaume Uni : 10 morts au 13 mars, 115 morts au 18 mars, 1161 morts au 27 mars.
    Allemagne : 9 morts au 14 mars, 94 morts au 22 mars, 931 morts au 1er avril.
    État de New York : 10 morts au 15 mars, 100 morts au 20 mars, 1019 morts au 27 mars.

    Autrement dit, on obtient le tableau suivant :
    Italie : multiplication par 12 en 9 jours puis à nouveau par 12 en 10 jours.
    Espagne : multiplication par 13 en 6 jours puis par 10 en 8 jours.
    France : multiplication par 11 en 10 jours puis à nouveau par 11 en 10 jours.
    Royaume-Uni : multiplication par 11 en 5 jours puis par 10 en 9 jours.
    Allemagne : multiplication par 10 en 8 jours puis à nouveau par 10 en 10 jours.
    État de New York : multiplication par 10 en 5 jours puis à nouveau par 10 en 7 jours.

    On constate que le temps de multiplication par 10, propre à l’épidémie de Covid avant que ne soient prises des mesures de lutte contre la contagion, est d’à peine 10 jours. Ce fait apparaissait déjà dans les statistiques publiques chinoises de la fin janvier : 25 morts au 23 janvier et 259 morts au 31 janvier, soit une multiplication par 10 en 8 jours.

    Rappeler les nombres de morts du Covid comptabilisés dans les différents pays aux dates de début des confinements permet de comprendre dans quelle mesure chaque pays a été plus ou moins rapide à réagir :
    Chine : confinement progressif entre le 22 janvier (17 morts) et le 25 janvier (56 morts).
    Italie : confinement progressif entre le 8 mars (366 morts) et le 10 mars (631 morts).
    Espagne : confinement progressif entre le 13 mars (133 morts) et le 15 mars (342 morts).
    France : confinement le 17 mars (175 morts).
    Royaume-Uni : confinement le 24 mars (508 morts).
    Allemagne : confinement progressif entre le 16 mars (17 morts) et le 22 mars (94 morts).
    État de New York : confinement le 23 mars (290 morts).

    Le nombre de morts c’est surtout du fait des dirigeants qui sont plus ou moins efficaces.

    Avec de l’exponentiel la facture monte assez vite.

    On traine 10 jours et ça fait 10 fois plus de morts. Oui le coup des élections et aller au théâtre c’est pas trop fut-fut.

    Pour le coup des élections il n’y avait pas que Macron. D’autres partis ont poussé.


  • jib_jib 11 juin 2020 22:23

    Examen retrospectif de la mortalité toutes causes confondues sur 3 mois.

    Selon les statistiques de mortalité de l’INSEE, France de mars à mai 2020 comparées à 2018 et 2019, on peut observer que la courbe décolle de la normale vers le 15 mars et atterrit vers le 30 avril.

    Le supplément de décès de cette vague est de 20 à 30.000 selon la référence, soit en surplus l’équivalent de 3 semaines « normales ».

    La courbe des contaminations se situe 10-20 jours avant.

    En conclusion, l’épidémie est achevée, même si la maladie court encore et s’il reste des poches résiduelles n’entraînant aucun excès significatif de décès.

    Il faudrait simplement informer le public que les médecins ont appris à reconnaitre et traiter cette maladie.

    Ils ont discretement corrigé la procédure de réanimation. La nouvelle méthode moins agressive oxygene + anti-coagulants (à domicile) sauve des vies, enfin.


  • jib_jib 11 juin 2020 23:55

    remarques en vrac

    Les masques : Véran a dit au début en détenir plus de 150 millions ; les besoins affichés étaient de 42 millions par semaine pour les services prioritaires. Assez pour 5-6 semaines avec la production nationale.
    Sans compter les stocks de sécurité des hopitaux et grandes entreprises.

    Pour le grand public, on n’a jamais manqué de mouchoirs, foulards, bandanas.On a vite apris à improviser un masque de fortune avec un sopalin, un kleenex et quelques agrafes, élastiques et autres bouts de ficelles. (cf arrêté du maire de Sceaux cassé par le Conseil d’Etat), et aussi à en coudre pour les plus douées.

    Donc pas de pénurie vraie, mais de l’intox oui, et en particulier au détriment des médecins de ville, et de tous les soignants en EHPAD ou ailleurs.

    Jusqu’au discours d’E Philippe le 3 Mai annonçant qu’il rendra les masques obligatoires dans le Métro, mais seulement à partir du 11 Mai .

    Et aussi la pénurie organisée par la répression contre les vendeurs habituels (pharmacie) ou occasionnels, traités comme de vils trafiquants.Sans oublier la comédie des Tarmac et autres réquisitions tous azimuths.

    A la fin on croule sous des millions ou milliards de masques inutiles, impayés, invendables.

    Les tests : la liste des tests agréés et remboursés a été publiée fin mai, 4 semaines après la bataille.

    Médicaments : travail de désinformation et de sabotage de la distribution légale sur toute la chaine d’approvisionnement, Pénurie de doliprane et de patch nicotiniques, de plaquénil et antibiotiques.


  • caillou14 rita 12 juin 2020 07:16

    La caste politique au pouvoir, démunie et sans idées, a mis la France à genoux montrant son incompétence à gouverner ?

    Tous leurs « experts » défilant dans les merdias, ne trouvaient rien de mieux à dire tout le contraire du bon sens ?

    Un traitement qui guéri, on le supprime, les masques ne sont pas utiles, et les tests ridicules !

    Bref les « Brèles » au pouvoir les moralistes a deux balles, les sans couilles, affirment avoir pris les bonnes décisions ?

    En 45 ils auraient TOUS été fusillés !


    • Ouallonsnous ? 14 juin 2020 01:42

      @rita

      "En 45 ils auraient TOUS été fusillés !

      "

      Aparrement non, leurs descendants ayant hérité de leur pouvoir de nuisance sont toujours aux manettes !!!!


  • ETTORE ETTORE 12 juin 2020 11:40

    Qu’allons nous avoir comme festivités du 14 Juillet ?

    Voilà dans l’ordre des cercles CONcentriques :

    Au centre de ce cercle

    Tout simplement le représentant d’un diner de ...C..

    Monarc 1èr et sa cour, venus récolter les lauriers de la glorieuse décadence.

    1èr cercle  :

    Un milliers de personnels de la santé, médaillés ou pas, invités pour la petite sauterie de Monarc 1èr ( Fermement invités à lever leurs urnes à champagne, à ceux qui y ont laissé leur vie)

    2ème cercle  :

    20 000 policiers armés, armes pointées dans le dos des soignants, ( peut être des extracommunautaires mercenaires, qui n’ont point de comptes à rendre

    à Castafiolle, et préfet, toujours à pomper à genoux, selon les coups de fouets de leur maître )

    3ème cercle :

    20 000 policiers ( peut être avec leurs armes de service), qui veulent relever Castafiolle et Monarc 1èr de leur règne lénifiant. Et qui au juste cri, de « traitres » veulent changer l’état civil de leurs chefs qu’ils estiment trop....noir, d’âme !

    4ème cercle  :

    30 000 fantômes, tous les morts que cette magistrature de l’incapable, a généré, et qui poussent les rangs, à piétiner et a étouffer Monarc 1èr et sa SARL de pompes funèbres .

    5ème cercle :

    La foule, le bras levé, brandissant les smartphones mémoriels, parce que les plages n’étaient pas ce que promis, et que le télétravail dans la jolie maison de campagne, n’était que le lancement de la procédure d’inscription, chez Pole Emploi....

    6ème cercle :

    .....Il s’écrira, en fin de journée, pour le moment, il y a trop de ratures dans le script, trop d’invités indésirables,......et peut être que la sauterie collective dans les jardins de l’Elysée, nécessiteras le renouveau des pelouses et espaces verts, car le peuple y décideras d’y planter des LOIS, histoire de subvenir à la famine Démocratique qui se profile à l’horizon.

    Et une fois, la place de la Concorde porteras bien son nom .


  • nebari 12 juin 2020 11:59

    j’ai comme un doute en regardant la carte des départements. Les Ardennes sont rouges et la Marne et l’Aisne en orange. 

    or officiellement nombres de décès : Ardennes 54, Marne 259 et Aisne 270 donc exactement l’inverse des couleurs indiquées sur la carte. 

    Si le reste de la carte est du même tonneau il y a de quoi s’interroger.


  • njama njama 12 juin 2020 13:46

    « La peste était en route vers Damas et croisa la caravane d’un chef dans le désert. Où allez-vous si vite s’enquit le chef ? À Damas, j’ai l’intention d’y prendre mille vies. Et au retour de Damas la peste croisa de nouveau la caravane. Le chef dit c’est cinquante mille vies que vous avez prise et non mille. A non dit la peste j’en ai pris mille, c’est la peur qui a pris le reste. »
    Les Contes de Canterbury...

    Comme la peste, le confinement a pris son lot de morts au passage dont on peut supposer qu’une bonne partie a été comptabilisée « morts du Covid » faute de tests, et de confirmations sérologiques, ... et même peut-être de symptômes significatifs (?).

    Une de mes voisines infirmière travaille dans l’hôpital local (petite ville moyenne du nord), elle nous disait qu’ils n’ont jamais eu autant de décès en si peu de temps et ce dans différents services pour différentes causes d’hospitalisations...

    On appelle ça « l’effet de glissement »... qui est parfaitement connu dans les hôpitaux, en oncologie, en médecine en général ...

    Visites interdites, sentiment d’abandon, d’être charrié comme des paquets... et dans ce qui est devenu en raison de protocoles sanitaires hallucinants une usine à gaz déshumanisée les malades lâchent les amarres...c’est humain, et le Covid n’y est pour rien. C’est juste l’absurdité de cette politique sanitaire qui les a emportés. Comme le chef de la caravane notre gouvernement mettra ça sur le compte du Covid.


  • njama njama 12 juin 2020 13:53

    Âge, sexe, facteurs de risque : le profil des personnes décédées


    Depuis le 1 mars 2020 : 10 924 décès transmis électroniquement à Santé Publique France contenaient une mention de COVID-19 parmi les causes médicales de décès renseignées. L’âge médian du décès était de 84 ans et 90% avaient 65 ans et plus. Les hommes représentaient 54% de ces décès. Des comorbidités sont renseignées pour 7 178 décès,...

    https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2622115-coronavirus-covid-19-victimes-france-monde-age-region-qui-sont-les-morts-deces-profil/

    En 2019 « l’espérance de vie » (c’est à dire une moyenne) en France est de 82,52 ans, de 79,8 ans pour les hommes, de 85,7 ans pour les femmes en France métropolitaine.

    La Covid une grande tueuse ?


  • njama njama 12 juin 2020 14:08

    Dans ce contexte L’âge médian du décès était de 84 ans bilan plutôt dans la norme de mortalité usuelle suivant l’indice d’espérance de vie, est-ce le confinement général a pu être d’une quelconque utilité sanitaire  ?

    Comment répondre autre chose que NON ! et que cette mesure prise au nom de la santé publique (en notre nom, à notre insu) était profondément stupide et mortifère tant au plan sanitaire qu’économique, que social.


  • njama njama 12 juin 2020 14:15

    Dans la course à l’immunité, la Suède en tête.
    Par Mike Whitney
    Mondialisation.ca, 08 juin 2020
    Dans une pandémie, il n’y a pas de substitut à l’immunité, car l’immunité offre la meilleure protection contre la réinfection. C’est pourquoi la Suède a mis l’accent sur l’immunité dès le début. Elle a élaboré une politique conçue pour protéger les personnes âgées et vulnérables, empêcher le système de santé publique d’être submergé et, plus important encore, permettre aux personnes jeunes et à faible risque d’interagir librement afin de contracter le virus et de développer des anticorps pour lutter contre les infections futures. C’était le plan et cela a fonctionné comme un charme.

    Maintenant, la Suède est à quelques semaines de la réalisation de l’immunité collective, ce qui signifie que les futures épidémies ne seront pas aussi graves, tandis que les pays confinés – qui assouplissent actuellement les restrictions – font face à une douloureuse bataille qui peut ou non être gagnée. Conclusion : la Suède a analysé le problème, déterminé quoi faire, et l’a fait. C’est pourquoi elle se rapproche de la ligne d’arrivée alors que la plupart des états verrouillés sont toujours dans les starting-blocs...

    En revanche, la Suède n’aura pas besoin d’une stratégie de sortie car elle n’a jamais fermé son économie ni mis en quarantaine ses habitants au départ. La transition vers une vie normale et une intensification de l’activité économique ne sera donc pas aussi difficile. C’est l’avantage de la planification stratégique, elle anticipe les problèmes que l’on pourrait rencontrer sur le chemin de l’objectif.

    ... https://www.mondialisation.ca/dans-la-course-a-limmunite-la-suede-en-tete/5646386


    • troletbuse troletbuse 12 juin 2020 14:18

      @njama
      Dans la course à l’immunité, la Suède en tête.

      Ah non c’est la France qui est en tête........ pour l’immunité pénale des politicards
      https://www.marianne.net/politique/covid-19-un-amendement-de-l-assemblee-pour-exonerer-les-ministres-de-responsabilite-penale


    • njama njama 12 juin 2020 14:18

      (ibid)

      Voici un extrait d’une entrevue avec un clinicien suédois spécialiste des maladies infectieuses, Johan Giesecke, qui a été épidémiologiste d’État en Suède et scientifique en chef au Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. Giesecke aide à expliquer pourquoi l’approche suédoise est différente. C’est une question de perception et d’analyse :

      « Ce que nous voyons est une infection plutôt bénigne qui se propage dans le monde entier. Je pense qu’il y a relativement peu de chances d’arrêter cela, quelles que soient les mesures que nous prendrons. La plupart des gens seront infectés par cela et la plupart ne le remarqueront même pas. Nous avons maintenant des données en Suède selon lesquelles entre 98 et 99% des cas ont eu une infection très légère ou ne se rendaient même pas compte qu’ils étaient infectés. Nous avons donc la propagation de cette maladie bénigne dans le monde entier et l’essentiel se produit là où nous ne la voyons pas, car elle se produit chez les personnes qui ne tombent pas très malades, et la transmettent à quelqu’un d’autre qui ne devient pas très malade … Ce que nous voyons, avec le nombre officiel de cas et de décès, est une couche mince au sommet des personnes qui développent la maladie et une couche encore plus mince de personnes qui vont en soins intensifs et une couche encore plus mince de personnes qui meurent. Mais la véritable épidémie se produit là où nous ne la voyons pas. »

      https://www.mondialisation.ca/dans-la-course-a-limmunite-la-suede-en-tete/5646386

    • njama njama 12 juin 2020 15:48

      (ibid)
      Au moment d’écrire ces lignes, aucune des autres nations n’a placé l’immunité comme objectif principal, c’est pourquoi leur orientation était erronée dès le départ. Vous ne pouvez pas atteindre un objectif que vous n’avez pas identifié.

      [...]

      Mais le fait demeure que, comme le dit Paul, « les patients en convalescence de la Covid-19… présentent une réponse immunitaire significative (et auront probablement) une immunité pendant au moins 2 à 3 ans ». En voici plus de l’épidémiologiste en chef de la Suède Anders Tegnell qui a fait ce commentaire dans une interview la semaine dernière :

      « Il est tout à fait certain que l’immunité existe…. Pour tous les cas que nous avons connus en Suède, il n’y a pas eu une seule personne qui ait eu cette maladie deux fois. Et nous avons un système d’identification très strict. Il n’y a donc aucun moyen de rater une personne qui l’a eu deux fois. Je n’ai entendu aucun rapport de pays dans lesquels il y a eu un cas certifié qui s’est produit une deuxième fois. Il y a eu des rumeurs à ce sujet. Mais à la fin, ils ont été démentis. » Source “Key quotes : Sweden’s top epidemiologist challenges conventional wisdom on COVID-19”

      Répétez : « Il n’y a pas eu une seule personne qui a attrapé cette maladie deux fois. »

      La science est claire, l’immunité est réelle et la Suède est en passe de parvenir à l’immunité collective dans le mois.

      Les experts suédois de la santé publique sont sortis des griffes d’une pandémie vicieuse et ont placé le peuple suédois dans un lieu sûr, où il peut continuer sa vie sans craindre de contracter une infection mortelle.

      Hourra pour la Suède !

      Mike Withney


  • julius 1ER 12 juin 2020 14:20

    article tendancieux et à ce titre il ne va qu’en sens unique cad à charge contre le pouvoir en place !!!

    d’abord l’épidémie est loin d’être terminée, et à ce titre il faut rester modeste à la fin de l’année la France sera loin derrière les USA, le Brésil, ou l’Inde en terme de mortalité plus près de nous derrière le RU, l’Italie et l’Espagne !!!

    ce n’est pas une vérité de regarder le Covid19 qu’au travers de la statistique de mortalité car celle-ci masque tous les effets annexes cad les longues périodes de rétablissement pour ceux qui ont été gravement atteints et aussi le caractère profondément perturbateur de la contagiosité de ce Virus pour la collectivité qui est obligée dans l’urgence de mettre en place d’innombrables protocoles qui cisaillent la vie en société et là aussi un coût incalculable, mais pas seulement financier !!!

    maintenant il ne faut pas jouer les« sachants » car à peu près tout le monde a sous-estimé la contagiosité de ce Virus seulement ceux qui étaient le mieux préparés sont ceux qui ont déjà « goûté » au H1N1 ou autre Sras et ont déjà été confrontés à ces pathologies en grandeur réelle ....

    à ce titre vous l’auteur, devriez quand -même vous poser la question du pourquoi chaque hiver des milliers de gens meurent de la Grippe en France alors que simplement avec les mesures barrières adoptées cette année en raison de cette pandémie ..... on pourrait éviter quelques hécatombes !!!!

    alors si ce « choc culturel » pouvait amener les citoyens à être plus altruiste et moins enclins à refiler leurs virus aux autres chaque hiver .... on pourra peut-dire que cette leçon y compris le confinement aura été utile !!!!!!!!

    PS) on me dit dans l’oreillette que les gastros -entérites ont repris de plus belle depuis le déconfinement alors que pendant cette période aucun cas n’était signalé ???????


  • troletbuse troletbuse 12 juin 2020 19:12

    Vu que le confinement est excellent, on pourrait confiner les Français 12 mois par an. Ainsi, on mourrait de faim mais pas du Covid


  • In Bruges In Bruges 14 juin 2020 09:47

    M’enfin, je comprends pas...Finalement c’était pas une grippette, c’est ça ?

    On m’aurait menti ?

    Y compris une dizaine dE « cas soc » d’Agoravox avec leurs petite courbe de température tous les matins ????

    Rhaa, c’est decevant, toussa ;


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