lundi 28 mai 2012 - par chapoutier

Crise de la dette ? Non le pillage des nations ! 3ème partie

Le New York Times à fait le point en début d'année sur les dettes à échéance en 2012. 3000 milliards de dollars pour le Japon, 2800 pour les Etats-Unis. Du côté européen, l’Italie en aura pour 428 milliards, la France 367, l’Allemagne 285. Le dette canadienne est de 221 milliards, celle du Brésil de 169 et du Royaume-Uni de 165. La Chine n’aura que 121 milliards à échéance en 2012, l’Inde 57, et la Russie, loin derrière, avec 13 milliards. Soit un montant de la dette mondiale à échéance 2012 s’élevant à 7600 milliards de dollars. Et les taux d’intérêts s’envolent. Et à chaque échéance, de nouveaux plans d'austérité sont annoncés.

Il est indéniable que les peuples subissent une agression d'une violence inouïe remettant en cause les fondements même de la civilisation humaine.

Contrairement à ce que nous racontent les hommes politiques et les commentateurs, la crise de la dette n'est pas derrière nous, ni sur le point d’être surmontée. Il ne s'agit pas de postuler au rôle de Cassandre mais d’être lucide sur le déroulement futur de la crise de la dette.

En ce mois de mai 2012, personne n'est en mesure de dire quand le système économique mondial va s’effondrer, dans six mois, dans deux ans, personne ne peut le prédire, comme personne ne peut prédire d'où viendra l'élément déclencheur de la panique généralisée qui emportera les bases mêmes du système économique mondiale. Cela viendra-t-il de la faillite des États-Unis ? N'est-il pas légitime de le penser ? Qui peut croire que la dette grecque avec ses ''malheureux'' 350 milliards d'euros de dette serait le détonateur alors que la dette publique américaine est de 16 000 milliards de dollars.

Si une nation capitaliste majeure fait défaut, l'onde de choc sera dévastatrice, c'est pourquoi le capitalisme financier tente désespérément de retarder les échéances ( au propre comme au figuré) en liant le sort des peuples à la survie du système capitaliste à bout de course.

Les commentateurs médiatiques aux ordres de la Troïka pérorent sur la nécessité de réduire les déficits budgétaires, autrement dit de casser nos droits à la santé, à la retraite, de diminuer le nombre de fonctionnaires, de privatiser les services publics, de faciliter les licenciements, tentant ainsi de faire croire que nous sommes collectivement responsable de cette dette parce que nous vivons trop longtemps, que nous nous soignons trop, que nous avons trop de services publics, trop d'enseignants, trop d'infirmières. En définitive, à entendre les commentateurs aux ordres et les dirigeants politiques, la dette publique des nations trouverait son origine dans une politique trop protectrice des états et qu'en conséquence il faut accepter de nouveaux sacrifices, une austérité encore plus grande pour réduire les déficits budgétaires.

Mais rien n'y fera, la ''Grande Crise'' est devant nous.

Les gouvernements aux ordres de la Troïka auront beau continuer de sabrer dans les budgets sociaux, l'inéluctable catastrophe aura lieu quels que soient les sacrifices imposés aux peuples.

Face à cette dictature de la dette, le peuple laborieux et ses organisations politiques et syndicales n'ont d'autre alternative que de mettre au centre de leur combat l'annulation de la dette, du MES et du TSCG.

Une seule certitude donc, nous devons tout mettre en œuvre pour préserver les conquêtes sociales que nos aïeux ont arraché par la lutte car cette dette n'est pas notre dette, les seuls responsables étant à chercher du coté de ceux qui ont grassement profité du financement de l'économie parasitaire d'armement des USA par la planche à billets.

C'est ce que les deux premières parties (1) (2) de ce texte consacré à la dette tentaient de démontrer en mettant l'accent sur le mécanisme économique ayant aboutit à la crise de la dette qui entraîne l'humanité toute entière à la catastrophe.

Explosion de la dette dans les pays capitalistes dominants à partir des années 1980.

Pourquoi et comment ?

Jusqu'au début des années 1970, l'essentiel des ressources de ces états proviennent principalement de la fiscalité ( directe et indirecte ). Lorsque les recettes fiscales ne suffisaient pas, les caisses de la banque centrale étaient sollicitées. C'est à cette période que le financement budgétaire auprès des banques centrales commencent à être limitées pour disparaître peu à peu avec la mise en place de ''l'indépendance'' des banques centrales.

Les gouvernements des pays capitalistes dominants contraignent par la loi et les règlements les états qu'ils dirigent à se financer auprès des marchés financiers dominés par le capital financier américain au moment même où Nixon rompait la parité or-dollar et que d'énormes quantités de capitaux fictifs créés aux USA dans la période précédente vont devoir trouver coûte que coûte des nouveaux champs de ''valorisation''.

C'est dans cette '' trahison '' des nations au seul profit des marchés financiers dominés par le capitalisme financier états-unien que se situe l'origine première de l'explosion de la dette publique dans les pays capitalistes dominants.

Mais pour justifier le besoin de financement des budgets nationaux auprès des marchés financiers, il fallait au préalable créer cette nécessitée en créant de toute pièce des déficits par la réduction des recettes budgétaires. C'est à quoi vont se livrer les différents gouvernements en mettant en place de substantielles diminutions d'impôts et d'exonérations de charges sociales au seul profit des capitalistes, liées à la réduction des dépenses budgétaires en sabrant dans le social et et les services publics.

Il s'agit en permanence de diminuer le coût du travail, autrement dit la valeur de la force de travail. Pour s'en convaincre, il faut se souvenir que la part des salaires à diminué de 11 % en 25 ans dans le PIB soit annuellement 200 milliards d'euros détournés des salaires et sur-salaires et qui ont profité aux spéculateurs.

C'est donc un mécanisme d'une perversité et d'une efficacité redoutable qui se mettra graduellement en place à partir des années 1980 pour permettre aux énormes masses de capital inemployés à trouver de nouveaux champs de '' profitabilité'' :

1)mise en place de ''l'indépendance'' des banques centrales

2)contrainte par la loi et les règlements du financement des états auprès des marchés financiers

3)création artificielle de déficits budgétaires par réduction d'impôts et exonérations

4)emprunts auprès des marchés financiers pour combler le déficits budgétaire créer artificiellement

5)réduction des dépenses budgétaires en sabrant dans le social et les services publics afin d'honorer la dette souscrite auprès des marchés

Mais arrivé à ce stade, la remise en cause des conquêtes sociales se heurte à la résistance des travailleurs ( en France le souvenir de la grève de 95 est encore vivace ) et se conjugue avec la spéculation sur les taux d'intérêts et les délocalisations massives avec comme conséquences

6)de nouveaux emprunts pour honorer les échéances et les intérêts des emprunts précédents

S'ensuit une course mortelle entre les emprunts successifs destinés à honorer les échéances et les plans successifs de destruction des conquêtes sociales et des services publics destinés à diminuer les dépenses budgétaires. D'autant augmente la dette, d'autant augmente la férocité des plans successifs d'austérité faisant supporter au seuls peuples laborieux la réduction des déficits budgétaires.

La dette gonfle la dette.

Il faudrait faire preuve d'un angélisme béat pour croire un seul moment que les marchés financiers, avec la complicité des agences de notation, ne poussent pas les taux d'intérêts à la hausse afin d'obtenir le maximum d'intérêts.

Les marchés financiers, ayant déniché la poule aux œufs d'or, entendent bien rentabiliser au maximum la dette des états. L'intérêt de la dette devient un produit spéculatif qui se négocie sur les marchés des millions de fois avant son échéance. La spéculation sur les taux d'intérêts amplifie l’explosion de la dette.

La dette mondiale est estimé à 90 000 milliards-euros dont 45 000 milliards-euros pour la dette publique.

Mais le marché de la dette ( il s'agit bel et bien d'un produit spéculatif ) représente environ la moitié du marché mondial des capitaux et surtout il est à la base d'un autre marché, celui des taux d'intérêts sous la forme de produits dérivés, dont le montant total était estimé à 452 000 milliards-euros en juin 2010.

Le seul marché des taux d'intérêts de la dette représente 5 fois le montant total de la dette mondiale et représente 80% du marché mondial des produits dérivés !

On ne peut douter que l'éclatement de la bulle spéculative de la dette balayera l'économie mondiale.

Les taux d'intérêts constituent désormais la question centrale de l'économie mondiale.

Or les taux d'intérêts conditionnent le niveau de ponction des recettes futures des états, dés lors que les recettes diminuent, les états doivent emprunter de nouveau pour payer les intérêts arrivés à échéance. Ces emprunts s'ajoutent au montant de la dette ancienne et la gonfle par effet boule de neige. Deux exemples déjà cités illustrent parfaitement les conséquences de ce mécanisme mortifère : en 2012 la Grèce doit rembourser 52 milliards d’euros dont 17 milliards d’intérêts soit le tiers et 35 milliards d’obligations parvenues à échéance ! En 1995, la dette fédérale canadienne était de 543 milliards dollars canadiens en date du 31 mars 1995, dont 487 milliards dollars d'intérêts composés.

À cette dette fabriquée artificiellement s'ajoutent, depuis 2007, les plans massifs de sauvetage des banques, combinées aux pertes fiscales dues à la récession, qui ont accru l'effet boule de neige.

La dette publique de l'union européenne est passée de 7300 à 8300 milliards d'euros entre 2007 et 2009.

Le payement de l'intérêt de la dette est devenu le principal facteur du gonflement de la dette, similitude parfaite avec le mécanisme de la dette des pays '' dominés '' lors des années 80.

Cet accroissement exponentiel de la dette à une limite : la faillite des états. Cette dynamique mene forcément à une impasse. Le capitalisme mondial est aujourd’hui au fond de cette impasse, nez à nez avec le « mur de la dette ».

Pour prendre une image, la dette est au capitalisme ce que la morphine est au malade condamné. En y recourant, le souffrant surpasse momentanément ses crises, mais peu à peu, la dépendance à ces doses quotidiennes augmente. Le produit, dans un premier temps salvateur du système, devient à son tour nocif… jusqu’à l’overdose !

Le système de la dette, nouvel eldorado pour les marchés financiers en mal de placements profitable, a permis de reculer les échéances portées par les contradictions insurmontables du capitalisme, a atteint ses limites et l'accumulation exponentiel de la dette in-remboursable inquiète les marchés financiers qui demandent davantage de taux d'intérêts, mettant les états à genoux qui vont à leur tour sabrer encore plus dans le vif les conquêtes sociales.

La dette devient l'argument par excellence pour attaquer toutes les conquêtes sociales, véritable arme de destruction massive des forces productives et de la civilisation humaine.

Au risque de se répéter, la dette ne résulte ni d'une quelconque dérive, ni d'une mauvaise gouvernance du système capitaliste, et encore moins des conséquences des conquêtes sociales.

La crise de la dette n'est que la conséquence de la tentative de survie d'un système parasitaire qui précipite l'humanité vers une issue fatale. Seule la classe ouvrière est en mesure d'en libérer l'humanité, à commencer par combattre pour l'annulation de toutes les dettes, l'annulation de tous les textes maastrichiens ainsi que le MES et le TSCG.

La position adoptée par Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition Syriza (arrivée en deuxième position lors des élections grecques ), qui a refusé de participer à un gouvernement qui appliquerait le mémorandum de la Troika va dans ce sens !

À suivre....



30 réactions


  • Robert GIL ROBERT GIL 28 mai 2012 10:19

    salut Chapoutier,
    il faut répéter, répéter , pour que les gens comprennent enfin l’arnaque de la dette, comment elle a été voulu, creusé pour enlever toute souveraineté aux nations et entretenu pour domestiquer les peuples.
    pour les curieux qui voudraient essayer de comprendre qui detient cette dette :

    http://2ccr.unblog.fr/2012/02/29/qui-detient-la-dette-de-la-france/

    enfin il faut bien comprendre que cette dette est completement illegitime et donc son remboursement en est de meme !


    • jmdest62 jmdest62 28 mai 2012 17:13

      bonjour !

      J’aimerais que qqun m’explique : Les banques prêtent à la Grèce (et d’autres pays ) à des taux dithyrambiques parce que (nous dit-on ) prêter à ce pays représente un risque .....alors elles (les banques) se « couvrent » par anticipation donc , si la Grèce fait défaut ..les banques ne risquent rien .
      Tant qu’une banque accepte de prêter , c’est , à mon avis , qu’elle a intérêt à le faire ou qu’elle a plus à perdre à ne pas le faire .

      Par conséquent , le peuple Grec n’est il pas maître du jeu contrairement à ce que ON ( Leur gouvernement , les Européens etc...) veut lui faire croire ?

      cordialement


    • chapoutier 28 mai 2012 17:49

      les grecs, comme nous et les autre, pourrions être les maitres du jeu si les élus avaient un minimum de courage politique.


    • jmdest62 jmdest62 28 mai 2012 18:33

      @ chapoutier

      c’est bien ce qu’il me semblait......
      Alors , si la tendance se confirme ...il n’y a plus qu’à attendre le 17 juin et nous serons fixés !
      Encore un peu de patience !

      @+


  • Cigogne67 28 mai 2012 10:54

    certains parlent pillage des nations...et d’autres de souveraineté...

    rappelons que des candidats du rassemblement pour la nation se présentent les 10 et 17 juin, bien loin des européistes mondialisés et de leurs suppots (modem, FDG, centre, EEVL...)


  • luluberlu luluberlu 28 mai 2012 11:20

    *à suivre : « nous y sommes » déjà, et jusqu’ici tout va, ici en bas ceux d’en dessous, R.A.S.


  • diverna diverna 28 mai 2012 11:34

    Je viens de lire cet article mais je n’ai pas lu (1) et (2). On comprend le raisonnement et ce texte se lit facilement. ; bravo pour la pédagogie. La chûte laisse à désirer car elle est impossible à appliquer, à mettre en oeuvre. La dette c’est aussi les « avoirs » de nombreux petits épargnants et l’effacement de ladette c’est la ruine de tous ces épargnants dont des caisses de retraites etc...

    Autrement dit, on commence en lisant un texte comme pour une causerie au coin du feu et on se retrouve avec la révolution au bas de la porte. Peut être, en viendront nous là mais vous voudriez nous y précipiter sous prétexte que ça paraît inéluctable.


    • chapoutier 28 mai 2012 11:44

      bonjour
      «  »vous voudriez nous y précipiter sous prétexte que ça paraît inéluctable.«  »

      je ne sais pas si cela est inéluctable ( la revolution ) mais ce qui est certainement inéluctable c’est que le paiement de la dette entrainera des conséquences incalculables. et en définitive probablement des émeutes, cela est du domaine probable au vu du développement de la crise grecque.

      et pour les petits épargnants, si une mesure de salut public devait etre prise, il est tout à fait possible de faire le trie entre les petits et le capital financier.


    • diverna diverna 28 mai 2012 16:09

      Il y a quand même un décalage énorme entre la situation actuelle et l’effacement préconisé qui ne pourraît être appliquée que par un régime autoritaire étant donné le caractère très contraignant. La dette n’est pas isolable du système financier, aucun « scalpel » ne pourra extraire la dette et garder le système bancaire fonctionnel. Bref, c’est tout bonnement la révolution et peu de personnes souhaitent en arriver là.


    • chapoutier 28 mai 2012 16:29

      Diverna

      personnellement je n’ai jamais pensé que les «  »« révolutions »" se décrétaient.

      les gens n’ont pas et non jamais voulu faire la révolution, les gens veulent une vie paisible, veulent profiter paisiblement des dernières années de vie avec une retraite digne et surtout permettre à leurs enfants de s’épanouir dans la vie.

      cela, c’est ce que nous voulons. mais les financiers en ont décidé autrement ; vie de misère, retraite de misère, misère pour nos enfants.

      les révolutions naissent SPONTANÉMENT quand le peuple n’accepte plus la misère et la déchéance . cela à été le cas en 1789, en 1871 en russie 17 etc etc.

      la crise de la dette n’en est qu’à ses débuts, une immense bulle spéculative s’est formée, 
      les plans de restructurations, comme ils disent, les plans de misère, ne font que retarder l’inéluctable.

      nous avons donc le choix : maitriser l’avenir par l’annulation de toutes les dettes, ou aller à la catastrophe à coté de laquelle celle de 29 était de la roupie de sansonnet.


    • diverna diverna 28 mai 2012 19:04

      Prenons un exemple : les grecs refusent de payer. Que se passe-t-il  ?
      Le scénario le plus probable me semble la sortie des grecs de la zone Euro, pour commencer, et un isolement total du reste du monde car les USA etc... ne vont pas s’aligner sur ce pays.
      J’ai bien compris que vous souhaitez un alignement sur les grecs dans ce cas (ne pas payer) mais le probleme n’est que déplacé : les pays ne payant plus la dette se retrouvent au ban des nations. Il faudrait donc une sorte de décision commune, mondiale. C’est ça qui semble utopique. Dites nous comment vous voyez les pays du monde adopter de concert une telle attitude ...


    • Denis Rezler 28 mai 2012 23:46

      " Dites nous comment vous voyez les pays du monde adopter de concert une telle attitude ..."


      Mais il ne voit rien, il récite un mantra. Incroyable de ne pas comprendre que les retraites, la sécu et tous ces acquis sociaux gagnés de haute lutte par nos glorieux ancêtres sont financés par la dette ? Il ne voit pas que ne pas payer c’est ruiner des millions de tous petits épargnants, il ne voit pas... bref, il ne voit rien.

    • bigglop bigglop 29 mai 2012 02:13

      Bonsoir à tous,

      Grand merci à @Chapoutier pour cet excellent article plein de pédagogie.

      Arrêtons de croire le storytelling des merdias qui nous matraquent avec une « crise de l’euro ».

      En réalité, il y a une crise des banques et des institutions financières, qui sont devenues un risque systémique mondial en créant une immense bulle spéculative de la dette mondiale.

      Nous sommes assis sur une pyramide de Ponzi gigantesque (Madoff=pipi de chat) alimentée en continu.

      Dernier exemple en date, Rajoy affirme qu’il n’a pas besoin « d’aide ».
      Pour sauver Bankia et les trois Caixa de Valence, de Galice et de Catalogne, il va créer de la dette souveraine espagnole qu’il va prêter à ces banques pour qu’elles l’échangent contre des liquidités fournies par la BCE en espérant « revenir à meilleure fortune »

      Donc on transfère, encore et toujours de la dette, des pertes privées à la dette publique de l’Etat qui sera payée, in fine par les citoyens et leur épargne

      Mieux, l’audit bancaire des banques espagnoles sera réalisé par des« experts » du FMI et de la BCE et vive les réformes structurelles européennes du Pacte Budgétaire (TSCG, Six et Two Packs)

      « Tout va bien » pour le moment


    • chapoutier 29 mai 2012 07:59

      merçi bigglop pour votre appréciation


    • chapoutier 29 mai 2012 07:59

      Diverna

      ’’Dites nous comment vous voyez les pays du monde adopter de concert une telle attitude’’

      votre question concentre le problème de la démocratie, d’un coté le capital financier en face l’immense majorité des populations prisent en otage de la dette, culpabilisées, ( on nous rabâche que la dette est le résultats des politiques de protection sociale ).

      ’’les pays ne payant plus la dette se retrouvent au ban des nations. Il faudrait donc une sorte de décision commune, mondiale. C’est ça qui semble utopique. ’’

      mais la quasi totalité des pays sont endettés. Les seuls bénéficiaires de la dette sont les capitalistes financiers.

      Donc le problème est bien la démocratie, les élus trahissent les peuples pour le seul bénéfice des capitalistes financiers.


      L’utopie n’est pas de vouloir annuler la dette, ce qui est utopique c’est de croire que payer ce racket est possible. La crise de 2007 n’a été qu’un premier avertissement de ce qui se profile.


      Et non Diverna, je n’ai pas de solution, car cette solution n’appartient qu’aux peuples


    • chapoutier 29 mai 2012 08:08

      rezlzer

      ’’Mais il ne voit rien, il récite un mantra. Incroyable de ne pas comprendre que les retraites, la sécu et tous ces acquis sociaux gagnés de haute lutte par nos glorieux ancêtres sont financés par la dette  ? Il ne voit pas que ne pas payer c’est ruiner des millions de tous petits épargnants, il ne voit pas... bref, il ne voit rien ’’

      incroyable de lire toujours les mêmes poncifs dénués de fondements et de bases .

      Je vous donne des chiffres et que donnez-vous : des incantations, la dette c’est la sécu et la retraite.

      Le budget militaire usa sur quelques années 13000 milliards de dollars, les intérêts de la dette 4000 milliards de dollars , où est le social dans tout cela ?


      Où ils sont vos millions de petits épargnants qui financent les dettes ?

      Et vous ne voyez pas que rembourser les intérêts de la dette c’est ruiner l’avenir de l’humanité.


    • diverna diverna 29 mai 2012 11:18

      Vous avez peut être bien raison mais je persiste sur un point : le passage à l’effacement de cette dette ne pourra se faire que lorsque les USA (ego nominor leo) en seront là. On peut dès lors réfléchir au scénario aboutissant à l’effacement de leur dette par les USA. Jusqu’à présent, ils nous ont tout fait (étalon dollar, planche à billet etc...) mais ils n’ont pas osé effacer la dette car , justement, ils savent que ce serait le signal de la curée.


  • le poulpe entartré 28 mai 2012 12:46

    Zemmour jeté comme une salariée d’Aubade. RTL n’en avait plus rien à faire de son pitre. Cette radio l’a utilisé. Ca n’a pas marché (la ré-élection de Sarkozy) alors pour faire moins tâche, elle a décidé de le ferrailler. RTL ne pense qu’au fric et ceux qui s’imaginait autre chose (liberté d’expression, idées réactionnaires, se sont fourvoyés. Cette société privée agit comme elle veut et ce qui la guide c’est le fric à court terme. Zemmour est périmé comme un yaourt pourri ? A la poubelle ! Pas de sentiment pour ses chroniques boulevardières qui faisaient rire les beaufs et donc un vivier de pognon à faire. Il se retrouve comme une vieille speakrine méritante pour le travail accompli mais trop ridée malgré le maquillage pour encore prétendre passer devant les caméras.qs


  • visaa 28 mai 2012 13:07

    Merci pour cet article fort sympathique !

    J’essaye de parler à tous les gens que je croisent de la dette et de cette arnaque mais une bonne partie des gens à qui j’exprime cette réalité ne me croyent pas pour la plupart car ils jugent cette idée impossible ou trop grosse pour être vraie..
    « Plus c’est gros, plus ça passe ! »

  • BA 28 mai 2012 14:43

    Grèce, Espagne, Italie : toute l’Europe du sud est en train de s’effondrer.

     

    Lundi 28 mai 2012 :

     

    L’Italie emprunte 4,25 milliards d’euros à des taux en hausse.

     

    L’Italie a emprunté lundi 4,25 milliards d’euros sur le marché, atteignant ainsi son objectif maximum, à des taux en nette hausse dans un marché tendu, dominé par les inquiétudes des investisseurs sur l’état de santé du secteur bancaire espagnol, a annoncé la Banque d’Italie.

     

    Le Trésor italien a levé 3,5 milliards d’euros de certificats du Trésor zéro coupon à échéance 2014 à un taux de 4,037%, contre 3,355% le 24 avril.

     

    Il a émis en outre 418 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2016 à un taux de 4,39%, contre 2,71% le 24 février.

     

    Il a aussi levé 333 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2017 à un taux de 4,6%, contre 3,88% le 24 avril.

     

    Lundi matin, le marché obligataire était dominé par les vives inquiétudes des investisseurs à l’égard de l’état de santé du secteur bancaire espagnol.

     

    Sous l’effet de ces craintes, les taux à dix ans de l’Espagne s’approchaient de 6,5%, tandis que sa prime de risque, c’est-à-dire le surcoût que le pays doit payer pour emprunter à dix ans par rapport à l’Allemagne, s’inscrivait à un niveau record de 509 points de base.

     

    http://www.romandie.com/news/n/BONDSL_Italie_emprunte_425_milliards_d_euros _a_des_taux_en_hausse61280520121200.asp


    • tf1Goupie 28 mai 2012 14:47

      Ce message est envoyé par un robot, veuillez ne pas répondre merci.

      En cas de panique, merci d’emprunter les issues de secours


  • dom y loulou dom y loulou 28 mai 2012 15:38

    on reconnait facilement les esclaves dociles de l’empire de toutes le déceptions


    ils portent tous un garrot étrangleur qu’ils trouvent très joli


    en soie peut-être, en nylon ou en coton et en satin, de toutes couleurs et d’amusements garnis


    mais au moyen âge on aurait appelé cela un garrot de condamné à mort 

    par strangulation

    et on leur dit non pas pour les juger ni se moquer

    mais pour qu’ils comprennent à quelle sauce ils se font bouffer

  • nightwings nightwings 28 mai 2012 21:26

    Un petit point quand même il n’y aurait pas d’intérêt si il n’y avait pas de prêt et il n’y aurait pas de prêt si les budget des états étaient à l’équilibre.

    certes votre développement met le doigt sur un effet mais pas sur la vrai cause des problèmes que nous avons.

    Les gouvernements doivent cesser de déséquilibrer leurs recettes ou leurs dépenses, pointer les responsables extérieurs est toujours tentant mais ils profitent d’une situation que nous avons nous même causé (ou tout du moins les gouvernement pour qui nous votons).

    nous ferions défaut, nous emprunterions à zero % mais avec des budgets en déficit pendant 10 ans nous nous retrouverions à nouveau en difficulté la 11ème, incapables de faire face à la dette ou en faisant tourner la planche à billet et causant une inflation, qui ne rêvons pas ne sera pas contrôlé car personne n’aime être payé en monnaie de singe.


    • iris 29 mai 2012 10:58

      d’accord avec vous
      trop de dépenses à la tete de l’état et des hautes aministrations-
      l’informatique la robotisation internet on révolutionné le travail administratif
      à tous ces super diplomés des grandes écoles il faut trouver du travail bien payé -c’est pour ça que l’on a décuplé assemblées départements régions -pour qu’il trouvent salaires
      appropriés aux études et diplomes reçus-
      et on ajuste les impots payés par tous pour ces dépenses-


  • Denis Rezler 28 mai 2012 23:38

    " Il est indéniable que les peuples subissent une agression d’une violence inouïe remettant en cause les fondements même de la civilisation humaine."


    Heu... c’est quoi la civilisation humaine ?

    • chapoutier 29 mai 2012 08:23

      je pense que ma réponse ne sera pas à votre goût :
       la civilisation humaine, c’est le concentré de milliers de générations d’humains qui ont sué eau et sang pour nous laisser des hôpitaux , des écoles, des maisons de retraites, des champs cultivés, des usines , des palais, des oeuvres d’art, ( etc etc) et surtout l’espoir de bâtir un monde nouveau.

      tout ce que les spéculateurs sont en train de jeter aux ordures pour se maintenir à flots .


  • alf guitarman alf guitarman 28 mai 2012 23:55


    Il y a deux solutions :

    1/on oblige à la BCE à prêter de de l’argent aux états ce qui implique que les banques privés ne peuvent plus mettre à l’amande aux états, ni aux citoyens, ni exiger de politiques en faveur des riches et contre les pauvres.

    2/ En cas de refus, la banque central française, commence à créer de la monnaie pour financer le budget de l’état. Dans ce cas là, on arrête de payer la dette pour faire pression à tout le lobby financier et à la première ministre allemande. On nationalise les banques. On peut aussi être solidaire avec la Grèce, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, et tous les pays qui ne veulent plus la politique de Angela Merkel.


    Je pense aussi que il est temps de commencer à boycotter tous les produits qui viennent de l’Allemagne, ce qui pourrait changer la politique égocentrique de l’État Allemand vers l’Europe.

    En cas de refus on peut aussi créer un nouveau Euro mais laissant en dehors l’Allemagne et tous les pays qui veulent continuer à massacrer les citoyens honnêtes.


    Maintenant je vous encourage à tous à ne plus acheter une seule voiture ou tout autre produit qui viendrai de l’Allemagne. De cette façon, vous verrez comment l’Allemagne change vite son comportement....


    • iris 29 mai 2012 11:06

      ok avec vous
      peut etre l’allemagne veut t elle étendre son modèle à l’europe ?? creer des filliales de production dans toute l’europe ??ils exporterons moins et cela entrainera du chomage en allemagne-
      s’ils veulent garder leurs productions ils seront contraint de partager les profits car c’est dans les entreprises qui produisent qu’on gagne le +-à part peut etre les banquiers-
      dans tous les cas le boy cott et la grève de la consommation sont une alternative dans une société de consommation


    • diverna diverna 29 mai 2012 11:28

      On mesure là l’échec des Européens : on est passé du Marché Commun qui, en créant une zone de marché protégé solidarisait les peuples partie prenante, à une situation où les peuples engagés dans l’ Euro « monnaie commune » sont, en fait, en guerre ouverte. Les appels à la solidarité (pour les grecs , par exemple) tombent à plat car il n’y a aucune solidarité de base dans cette construction.
      Qui a réussi à imposer un tel changement ? J’ai pourtant vécu cette période (étudiant) mais je suis incapable de mettre un nom sur cette connerie.


  • Le Grunge Le Grunge 4 juin 2012 12:55

    Comme trop souvent sur Agora, encore un article qui crie contre « l’oligarchie financiere », qui par sa forme (aucune citation, aucune source rien, un travail de blogeur en somme qui voudrait répondre seul au plus gros probleme que traverse la civilisation humaine)...) fini dans le style du pamphlet des plus populistes. Tant que le discours de ceux qui sont contre la finances ne s’élèvera pas un peu, nous resterons (car le monde financier n’est pas dans mon coeur non plus) des paria, des marginaux, des gaucho que personne n’écoutera...


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