lundi 29 mars - par Hamed

Cycles économiques et tournant inattendu de la conjoncture économique 2019-2021

  Qu’en est-il de cette « humanité qui se débat » dans ce mouvement sans fin de l’histoire. Une histoire constituée à la fois de développements et de régressions, d’avances et de reculs. A l’image même des cycles économiques, une phase ascendante suivie d’une phase descendante, et ainsi de suite. Au point qu’aujourd’hui, le progrès du monde ne se comprend plus, « avance-t-on ou régresse-ton ? » Les temps passés sont-ils meilleurs que ceux qui viennent. Et à cette question cruciale du sens de la flèche du temps, que se pose la question : qu’apporte l’approche de Nikolai Kondratieff sur les crises économiques longs récurrents émise il y a 90 ans sur le sens de l’histoire ?
 

  1. Une approche cyclique sur le temps de l’histoire

  Il faut rappeler seulement il y a un peu plus d’un siècle, les hommes se transportaient sur des carrosses tirées par des chevaux, ou utilisaient des charrettes pour transporter leurs marchandises. Le cheval, l’âne, à dos d’homme ou des attelages sur des hommes, y compris la navigation par la rame ou les voiles ont été les moyens privilégiés pour les déplacements et les voyages. Il n’y avait pas d’autres moyens, et après d’incroyables péripéties faites de découvertes scientifiques dans tous les domaines, inimaginables à l’époque, et d’applications sur le terrain du progrès, de guerres meurtrières qui ont au contraire accéléré le progrès et y ont concouru bien plus à l’évolution du monde, une démographie à peine perceptible qui s’est transformée aujourd’hui en menace au point que les Etats adoptent des moyens pour diminuer le flot des naissances, le monde fit connaissance de l’automobile, de l’avion subsonique à l’avion supersonique, de l’énergie nucléaire, des vols spatiaux, la révolution dans la médecine, et aujourd’hui la toile mondiale d’Internet, la face du monde s’est vue radicalement changée.

 Ce rappel est nécessaire parce qu’il met en évidence une accélération de l’histoire en un peu plus d’une centaine d’années et d’une vitesse qui n’a pas son égal par le passé. En 3000 ans, le monde n’est entré réellement dans la modernité que depuis 1900, le XXe siècle a été une véritable rupture avec les siècles passés. Un « siècle de transition » entre les environ 3000 ans passés et les mille ans à venir, et le XXIème siècle préfigure déjà des changements intenses et considérables dans le comportement de l’humanité sur tous les plans.

 Précisément, cette incroyable dynamique de l’accélération du temps a été partiellement théorisée sur le plan économique par Nicholas Kondratieff, dès les années 1920. Ancien révolutionnaire russe, adjoint au ministre du ravitaillement des gouvernements, économiste brillant, il a pu observer que le capitalisme évoluait de manière cyclique. Une phase d’expansion économique est suivie d’une une phase longue de dépression, et le cycle de nouveau recommence, ce qui sous-tendrait que la phase de dépression porte en germe la phase d’expansion, i.e. la crise étant le moyen par lequel le capitalisme se réorganise. Cette thèse « contredisait déjà la théorie marxiste » qui affirme que la crise provoquerait la chute du mode capitaliste. Théorie sur les cycles qui lui valut d’être condamné par le régime soviétique au Goulag puis fusillé en 1938.

 Malgré ses contradicteurs, le quatrième cycle de Kondratieff (1945-1992) – de nombreux économistes adhérèrent à la théorie de N. Kondratieff – fait ressortir la débâcle économique de l’Union soviétique. Elle cessa d’exister en décembre 1991. L’économiste russe a eu une vue prémonitoire. Le régime communiste a été une « aporie nécessaire de l’histoire » que le capitalisme a vite refermée comme une brève parenthèse de l’Histoire.

 La théorie de Kondratieff, en termes purement économiques, décrit une phase ascendante qui s’accompagne d’un excès d’investissements et donc l’octroi de crédits par les banques (création monétaire) qui provoque une hausse des prix. D’autre part, une phase ascendante fait généralement intervenir de nouveaux acteurs dans les échanges économiques, ce qui se traduit par une opposition d’intérêts et de concurrence, affectant les coûts sur les produits. La création monétaire et l’inflation qui en résulte qui provoquerait le resserrement monétaire (hausse des taux d’intérêt par les banques) ralentirait la production. Il s’ensuit un point de rupture durant lequel l’activité économique décline rapidement. La baisse des prix due à un excès de l’offre et à une baisse de la demande enclenche la phase de retournement. La crise apparaît au grand jour. Ce n’est qu’après que la phase dépressive ait expurgé ses excès que le cycle peut recommencer au cours duquel de nouveaux moteurs dans l’innovation économique apparaissaient. Moteurs qui n’existaient pas dans le cycle passé.

 Ainsi, si des phénomènes se répètent régulièrement sous l’influence de facteurs endogènes, et donc si le passage de la phase A à la phase B est endogène, causée par le déclin du taux de profit, le passage de la phase B à la phase A dépend pour sa part de causes exogènes qui n’avaient aucune raison de se produire nécessairement. Mais l’histoire confirme que le cycle qui revient ne procède pas à l’identique, que des causes exogènes entrent à la fois dans une nouvelle configuration du champ économique que dans le redressement durable qui permettent de renouer avec une nouvelle phase d’expansion longue. C’est dans cette optique que Kondratieff semble identifier des cycles récurrents tous les 40 à 60 ans, en prenant pour référentiel la fin du XVIIIe siècle, époque jugée comme posant les assises d’une histoire économique structurée de l’humanité. Avant cette date, il n’y avait pas pour ainsi dire une économie à l’échelle-monde. Il fit ressortir à partir de cette date trois cycles longs :

  • Le premier cycle est daté de 1789 à 1849. La phase A dure jusqu’à 1814, la phase B jusqu’à la fin du cycle.
  • Le deuxième cycle de 1849 à 1896. La phase A dure jusqu’à 1873, la phase B de 1873 à 1896 qui fut l’époque de la Grande Dépression (déflation et dépression).
  • Le troisième cycle de 1896-1945. La phase A dure jusqu’à 1920, la phase B jusqu’en 1945.
  • Pour le quatrième cycle 1945-1992, il ne voit pas la fin du fait de sa déportation et de son exécution.
     
  1. Les cycles, un dédale de crises qui ont un sens pour faire avancer le monde

  La plupart des économistes ne considèrent pas la théorie de Kondratieff comme suffisamment fiables. Les auteurs soviétiques qualifient cette théorie « d’erronée et de réactionnaire » (Encyclopédie citée par Eric Bosserelle, 1994, p.22). Ernest Mandel rejette l’idée de cycle systématique d’une cinquantaine d’années. Pour lui, les cycles sont influencés tant par la baisse tendancielle du taux de profit que par la lutte des classes qui module, de manière originale et à chaque fois différente, la durée du cycle (Mandel, 1980 et 1997, chapitre 4). Paul Samuelson parle de « science-fiction », il a changé néanmoins d’opinion ensuite. Joseph Stiglitz, dans ses récents Principes, déclare que le « terme de cycle suggère une certaine régularité qui n’existe pas dans la réalité ». Et si l’économie « fluctue », c’est de « façon permanente » (Stiglitz, 2000, p.465 et 673).

 Les critiques émises par les économistes, on ne peut en disconvenir, sont fondées. Il y a réellement un problème de normes de rationalité dans la théorie de Kondratieff, une norme exigée d’ailleurs pour toute théorie émise, et, pour qu’elle soit admise, le Kondratieff demande dans les débats un large consensus. Cependant, s’il ne recueille pas un large consensus, le Kondratieff ressort à chaque fois qu’une crise économique ne se résout pas rapidement. Présentant des singularités inexpliquées, les ressemblances avec les crises passées plus ou moins formelles, le cycle long, ou pour certains économistes des « ondes longues », demeure une énigme. Et le sens de la crise qui resurgit reste toujours inexpliqué.

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 Pour la compréhension des phénomènes de crise, ne faut-il pas sortir des explications classiques y compris des réfutations et critiques de la théorie de Kondratieff, et aborder le cycle comme l’a vu l’économiste russe non comme un simple processus cyclique récurrent, mais comme un phénomène qui se déploie et interagit dans le développement même de l’histoire. Le caractère cyclique des crises ne sont pas seulement une évolution périodique des prix et des crédits (une phase à la hausse, une phase à la baisse), mais un écheveau où les crises sont des « instruments » pour faire aboutir l’histoire. Dans le sens que l’histoire d’aujourd’hui n’est pas l’histoire d’hier, et l’histoire de demain ne sera pas l’histoire d’aujourd’hui.

 Les crises économiques sont ce qu’elles sont parce qu’elles sont complexes et appartiennent au « continuum du Temps ». Dont on ne peut considérer que des parties et par abstraction. Même si les banques ont joué un rôle essentiel dans les crises, elles ne peuvent être seules au centre de l’explication. Parce que la question se poserait pourquoi les banques ont joué ce rôle en relâchant à l’excès le crédit. Pourquoi au début du cycle, le dérèglement du système n’a pas été observé. Ce n’est que lorsque l’excès du crédit est porté à son comble et la spéculation qui a suivi a tendu les ressorts économiques à l’extrême, que le renversement qui s’est opéré devenait inévitable. Le système dopé « artificiellement » ayant atteint ses limites ressemblait à une corde tendue qui rompait (forces au-delà de sa solidité).

 En réalité, dans toute crise économique majeure, il y a une « herméneutique » qui joue dans son développement, et son avènement a par conséquent un sens. On ne peut prendre argent comptant que c’est la « poussée spéculative des marchés boursiers et le relâchement des banques » qui sont les causes « essentielles » de la crise. Certes, le lien de causalité est certainement vrai sur un plan purement économique comme la sanction prise par la Banque centrale pour arrêter la spirale spéculative. Bien que la Banque centrale soit la première responsable dans la crise puisqu’elle l’a « architecturée » par sa politique ultra-expansive, ce mouvement de cause à effet n’explique pas pourquoi le retour périodique des crises, une causalité de récurrence qui devient en plus qu’énigmatique, une « fatalité ». Ce qui revient à dire que la Banque centrale ne peut agir autrement que suivre les « oscillations du balancier économique qui régit le monde ».

 Il est évident qu’il y a une nécessité d’aller au-delà de la crise. Qu’il est nécessaire de procéder à une étude dépassant les critiques sur les cycles Kontradieff, en les replaçant dans leur contexte historique. Partant du principe que ce sont les peuples qui entreprennent, qui travaillent, qui spéculent, qui luttent, qui s’opposent…, que la science économique se fait par eux et pour eux, que la crise économique est avant tout une crise des peuples, une crise qui marque une rupture dans leur évolution, et c’est tout cela qu’il faut prendre en considération pour tenter de comprendre les phénomènes des crises. Dans le sens hégélien, une phase dépressive vient contredire une phase expansive pour se résoudre dans son « dépassement ». Donc, les cycles de Kondratieff tant décriés par les économistes peuvent être une approche tangible pour l’explication des crises économiques dans le développement de l’histoire.

 Si on y fait appel aujourd’hui, et qu’un débat de nouveau sur le Kondratieff mobilise des économistes, c’est que le niveau de connaissance atteint par la science économique aujourd’hui n’est pas à même de satisfaire la raison humaine. Et la raison humaine est raisonneuse par essence, elle cherche à comprendre et tout procédé, combien même il est herméneutique, et aucune hermétisme ne pourrait la rebuter sauf s’il ne s’inscrit pas dans la dialectique de la raison.
 

  1. Les causes exogènes changent le cours de l’histoire-monde

  La crise que traversent depuis 2008 le monde et la longueur de cette phase doit nous interpeler pour nous interroger sur les nouveaux phénomènes de cette crise. Depuis 1929, il n’y a pas réellement eu de progrès dans la compréhension des crises économiques et les conséquences qu’elles entraînent en matière d’emplois, de baisses de production, d’investissements, de hausses de déficits budgétaires, d’endettement, amenant les Etats de plus en plus à un repli sur soi.

 Et si la période 1789-1896 qui a vu deux cycles complètement achevés, le troisième cycle 1896-1945 et le quatrième cycle 1945-1992, et un cycle dont la phase A est achevée en 2008, nous nous trouvons transportés dans la phase B, depuis cette date. Et elle se complique avec l’intrusion de la pandémie Covid-19. Tout compte fait, cette période n’est-elle pas qu’une « Grande Phase de transition » de l’histoire de l’humanité. Et le sens de la pandémie qui frappe le monde n’est toujours pas dévoilé, et certainement il va au-delà de ce qui laisse apparaître. La crise sanitaire n’est pas seulement le problème de la santé mondiale et des moyens mis (confinement, vaccination, etc.) pour traiter la maladie. Il faut encore la discerner en tant que cause exogène qui vient « traiter » une cause endogène.

Le monde ne se trouve-t-il pas dans une bifurcation de l’histoire ? Et cela est très possible lorsqu’aujourd’hui, on n’est que dans l’expectative devant des forces dont on ne comprend pas leur sens historique. Si on analysait très brièvement le troisième cycle 1896-1945, et ses deux phases ascendantes et descendantes, on s’apercevrait que les deux phases n’ont pas été uniformes. La phase A qui va de 1896 à 1920 est traversée par une période de croissance avec un point de rupture en 1914 (déclenchement du Premier conflit mondial), entraînant une décroissance économique. La phase B qui va de 1920 à 1945 est elle aussi marquée par une période de croissance dans les années 1920 avec un point de rupture en 1929 (le krach de Wall Street) et la Grande dépression qui suivit dans les années 1930, à l’issue de laquelle un autre point de rupture a surgi en 1939 et rompu le système-monde (Deuxième Conflit mondial).

 Ceci pour montrer qu’il n’y a pas réellement une uniformité dans les phases, i.e. il n’y a pas une idée de pré-déterminisme dans les phases, ce qui veut dire que si rien n’était su par avance, les phénomènes qui ont surgi avaient une certaine valeur de « prédictibilité » par précisément les « forces en présence ».

 Il en va de même pour le cycle suivant. Le quatrième cycle 1945-1992 lui aussi présente deux phases distinctes. La phase A que l’on qualifie communément les Trente glorieuses va de 1945 à 1973. La datation n’est évidemment qu’une approche. On peut attribuer la fin de la phase A en 1971 avec le déclenchement des crises monétaires et la décision unilatérale américaine de suspendre la convertibilité du dollar en or à cette date. Il est évident que le problème se trouve surtout dans les conséquences et le retournement du cycle qui a commencé avec le premier choc pétrolier en 1973. Retournement qui a vu l’entrée de nouveaux acteurs dans la crise mondiale. Aux causes endogènes se sont greffées des causes exogènes. Précisément, ce sont les facteurs exogènes qui tout en influant très fortement sur la phase B qu’ils vont de nouveau peser sur la phase A du cinquième cycle 1992-… au point qu’ils provoqueront un « remodelage de la configuration économique et politique du monde ». Celui-ci débouchera sur l’émergence d’une nouvelle configuration des institutions internationales.

 Si la crise financière de 2008 marque la fin de la phase A du cinquième cycle kondratieff, des mécanismes nouveaux ont été mis en œuvre par les institutions monétaires internationales pour lutter contre la dépression économique durant la phase B (période dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui).

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 On ne peut en disconvenir sur les mesures de relance et de stabilisation de l’économie mondiale. La reprise économique dans le monde comme l’annoncent de nombreuses institutions internationales paraît réelle, et rien n’infirme que la phase B qui s’étale depuis 2008 et probablement ira à l’horizon 2025-2030 ne sera pas ponctué, à l’instar des phases B du troisième et quatrième kondratieff, par des fluctuations de hausses et de baisses de croissance. Dans les phases baissières passées, l’économie-monde a évolué pour ainsi dire en dents de scie, les économistes en diront des croissances en W récurrents, ou des cycles Juglar insérés dans les phases des cycles kondratieff.

 La question qui revient dans les cycles économiques est de comprendre pourquoi « les causes exogènes à chaque fois viennent directement ou indirectement donner aux causes endogènes un nouveau souffle à l’économie-monde ». Par le truchement des cycles économiques, les situations s’éclaircissent, rebondissent pour de nouveau baisser. Qu’en est-il réellement de ces phénomènes qui interagissent par saccades dans l’évolution de l’humanité ?

 Aussi peut-on dire que la science économique s’est aujourd’hui beaucoup enrichie de concepts et d’histoire économique, qu’un temps long est passé, que le monde n’est plus à la traction par le cheval ou l’âne pour le transport des hommes et des marchandises. A l’ère des TGV, des avions supersoniques, de l’apport de l’énergie nucléaire, des sondes posées sur la Lune, de la prospection des espaces interplanétaires, l’homme doit mieux appréhender les failles du système économie-monde, et bousculer si nécessaire les concepts admis d’autant plus que l’histoire est là, elle lui offre suffisamment de recul pour qu’il creuse dans le sens de la compréhension de la marche de l’histoire.

 Mis à part les cycles courts de Juglar, Kitchin, il n’existe pas d’autres théories qui traitent un sujet aussi éminemment complexe que le cycle économique long. Sorti du « voile économique », le cycle économique long peut offrir une meilleure vision, une meilleure compréhension de l’évolution du monde, surtout avec la crise sanitaire du Covid-19 aujourd’hui. De nouveau une cause exogène qui n’a pas été pensée et a bouleversé l’économie mondiale doit être étudiée à sa vraie valeur causale. Il est certain que ce que la pandémie a provoqué sur le plan économique, et qui apparaît extrêmement négatif sur le plan de la croissance mondiale et en destructions d’emplois, il demeure qu’elle a imprimé une nouvelle trajectoire à l’économie mondiale.

Et c’est cela qui n’apparaît pas et paradoxalement est hautement positif pour la phase B du cinquième kondratieff. La crise sanitaire n’est pas seulement sanitaire, elle est économique, elle a « impulsé », « imposé » une nouvelle et formidable stratégie qui n’a pas été du tout pensé en 2019, et rien n’espérait que les tenants de l’ordre mondial allaient obtempérer aux problèmes que rencontrait une grande partie de l’humanité. Et cette situation difficile qui montait pour le monde relevant de causes endogènes allait si rien n’était entrepris provoquer une situation pratiquement intenable pour cette humanité.

Et c’est ainsi que fit irruption ce qui n’était pas du tout pensé, une cause exogène à l’instar d’une guerre mondiale vient frapper le monde. Et s’opéra le retournement providentiel qui a imposé le changement de cartes à jouer pour la planète, la période 2019-2021 a été riche d’enseignements sur tous les plans. Ce point concernant la pandémie doit être compris dans son essence dans le cycle kondratieff, puisqu’il permet de comprendre qu’il existe une rationalité de fait dans la marche de l’histoire. Et c’est là l’intérêt de l’étude des cycles longs, qui ont une valeur certaine dans la compréhension de la marche du monde.

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective.

 



2 réactions


  • Bendidon Bendidon 29 mars 20:55

    Hamed vous ne comprenez toujours pas ce qui se passe en ce moment ?

    Vous savez ça n’a rien à voir avec les cycles mais plutôt avec la KABALLE

    Ah OUI ce n’est pas enseigné en économie pfttt

     smiley


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 30 mars 11:05

    L’Éternel Retour peut être déduit du concept de volonté de puissance, en admettant certains axiomes :

    • l’être n’existe pas : l’Univers n’atteint jamais un état final, il n’a pas de but (ce qui implique aussi le rejet de tout modèle mécanique
    • en conséquence, l’Univers n’est ni devenu ni à devenir : il n’a jamais commencé à devenir (donc, en passant, rejet du créationnisme) ;
    • l’Univers est fini (reconnaissance que l’idée d’une force infinie est absurde et reconduirait à la religion) ;
    • la volonté de puissance est une quantité de force ; or, selon les points précédents, l’Univers est composé d’un nombre fini de forces et le temps est un infini, d’où contradiction
    • … toutes les combinaisons possibles doivent donc pouvoir revenir un nombre infini de fois.
    • l’histoire n’a pas de « sens » (si ce n’est un sens giratoire)

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