mercredi 14 mai 2014 - par Pierre Mellifont

Détricotons les mensonges ambiants : 1 - L’instruction

A l'avènement de la presse libre, sous la Révolution française, il devint possible, au nom de la liberté, d'écrire n'importe quoi, et beaucoup en ont profité pour se mettre à écrire des mensonges de plus en plus éhontés, s'apercevant avec l'expérience que, plus le mensonge était gros (1), plus il était facile de le faire passer.

C'était d'ailleurs dans ce but qu'ils avaient d'abord milité pour obtenir ce droit, "faisant de la liberté un voile sur leur malice", comme le dit saint Paul. Cet étonnant paradoxe, ils ont aujourd'hui de nombreuses preuves de sa pertinence, si bien qu'ils se privent de moins en moins de l'utiliser, leur plus belle réalisation étant sans aucun doute l'incomparable "Naillenilèveune", mais qui n’est pas notre sujet du jour.

Nous nous proposons donc de dérouler, à travers une chronique "Détricotons les mensonges ambiants", les plus beaux et les plus célèbres de ces mensonges, si beaux et si célèbres pour beaucoup d'entre eux, que la plupart de nos contemporains, qui n'ont pas le temps ou le goût d'étudier un tant soit peu l'Histoire, se sentent obligés de rester persuadés que ce qui vient des canaux officiels ne peut qu'être l'expression de la vérité : Nous risquons ainsi parfois de leur faire de la peine, et nous nous en excusons par avance, mais la vérité n'est pas faite pour rester sous le boisseau...

Aujourd'hui, premier mensonge : L'instruction.

1 - De Charlemagne à Gerbert d'Aurillac

Dans le monde chrétien, l'instruction était, depuis Charlemagne, assurée pour tous par le clergé catholique, qui avait obligation de tenir gratuitement école dans chacune de ses paroisses : c'est ainsi que Gerbert, fils d'un misérable serf auvergnat vivant près d'Aurillac au Xe siècle, devint le pape de l'an mil sous le nom de Sylvestre II (999-1003), et le premier français à avoir jamais tenu la charge pontificale.

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Gerbert d’Aurillac

 

Gerbert fut tout simplement, comme Blaise Pascal après lui, un génie auvergnat : grand voyageur, mathématicien prodigieux, érudit polyglotte (il avait même appris l'arabe à Cordoue), théologien surdoué, précepteur de l'empereur Othon III, ami et protégé du roi Hugues Capet, précepteur de son fils, le futur roi Robert le Pieux, il fut aussi, dit-on, l'inventeur de la pendule.
Sans le système d'instruction gratuite et universelle de l'Eglise, ce génie n'eût sans doute jamais été révélé , et il aurait probablement passé sa vie à garder ses vaches ou ses moutons en taillant des flûtiaux sur le flanc de quelque beau volcan d'Auvergne...Peut-être serait-il, au mieux, devenu un poète populaire local, faiseur de chansons pour les soirées paysannes, dont il nous resterait aujourd'hui, qui sait, quelque belle complainte anonyme pour anthologie de la chanson française...

*

2 - Soudain, la Révolution française

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La tour de Babel par Bruegel l’Ancien

 

La Franc-Maçonnerie, ennemi juré de l'Eglise catholique depuis sa fondation, a pour sa part jugé plus utile de combattre par la calomnie (1) que par la contradiction théologique : De fait, sur ce plan, les francs-maçons, hommes d'action rusés rendus redoutables par leur mépris de tout scrupule, marchands avisés, habiles faiseurs d'intrigues, stratèges impitoyables, se débattaient par contre, sur le plan théologique, avec l'adresse d'un chien dans un jeu de quilles : C'est pourquoi ils savaient ne pouvoir emporter aucun combat sur ce terrain, leurs "théoriciens" étant aux vrais théologiens à peu près ce que la science musicale d'un Mick Jagger est à celle d'un William Byrd...

C'est, du reste, ce qui leur posa problème quand ils ravirent à l'Eglise catholique la souveraineté sur la nation française, c'est à dire lorsqu'ils parvinrent à faire triompher leur "Révolution" qui, quoique dite "française", se trouve être en réalité une oeuvre londonienne, mais nous en reparlerons sans doute dans un autre chapitre...

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Le Collège de Juilly en 1824

 

Les réseaux d'instruction de l’Eglise étaient denses et nombreux : Outre les congrégations de frères ou de soeurs dévouées à cette seule cause, l'instruction et l'éducation de la jeunesse constituaient de fait la principale occupation des diocèses et des presbytères, rivant fermement, avec de solides connaissances littéraires, rhétoriques, musicales et scientifiques, la foi et la morale fraternelle élémentaire au coeur du peuple de France, selon un enseignement que seules des séductions de bateleurs pouvaient tenter de contredire : Mais le bateleur de foire, si efficace soit-il, ne l'emporte jamais que sur les ignorants.

Dès la Révolution, les fils de Voltaire entreprirent donc de détruire le plus possible ces réseaux, car ils savaient que, pour soumettre sans faille le peuple des campagnes, il était nécessaire que celui-ci devînt ignorant, la connaissance devant rester l'apanage de la bourgeoisie des villes, où elle pouvait demeurer fermement orientée sous l’étroite surveillance des loges.

Ainsi, au XIXe siècle, la F.M. se fixa pour tâche de faire reculer l'enseignement (2) en s'efforçant d'entraver l'expansion des ordres religieux, qui furent brimés, dépouillés et spoliés (3) autant que possible, afin d'empêcher qu'un enseignement religieux gratuit, hypothéquant le succès de la propagation des idées "socialistes", ne puisse se développer à nouveau comme il l'avait fait sous l'Ancien Régime.

*

3 - La IIIe Répuplique

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Le Chemin de fer à Nantes

 

Puis vint la IIIe République : L'avènement du chemin de fer et du télégraphe avait considérablement facilité le contrôle global du territoire de la République , faisant du système administratif allant des cabinets ministériels jusqu'aux sous-préfectures un rouage efficace et parfaitement huilé, permettant de transmettre facilement et rapidement les ordres, et de s'assurer tout aussi facilement et tout aussi rapidement de leur bonne exécution.

Dans ces conditions nouvelles, la question de l'enseignement pouvait être reconsidérée : La mainmise efficace sur l'administration de toute la société permettait une fiscalité plus dense, donc plus rentable, à laquelle s'ajoutaient les recettes issues de la richesse apportée par la conquête de l'empire colonial : l'Etat disposait maintenant de ressources nouvelles et abondantes, qui allaient lui permettre d'entamer une destruction du réseau d'enseignement catholique non par une attaque frontale qu'il n'avait pas encore, en ce temps-là, les moyens de mener jusqu'au bout, mais par la création d'un réseau concurrent financé par l'impôt, et inspiré, cette fois, non plus par la morale théologique du clergé, mais par l'éthique philosophique des loges :

Maintenant que le petit peuple, en bonne partie déraciné par l'industrialisation et l'exode rural qui l'accompagna, n'avait plus de véritable ciment social l'inscrivant dans une tradition morale et théologique, il devenait possible, sur ce terreau désertique, de poser toutes sortes de pierres, fussent-elles d'iniquité : Car souvenez-vous que quand la fin justifie les moyens, il n'y a de place pour aucun scrupule (4).

On créa donc, sous l'impulsion du célèbre raciste (5) Jules Ferry, l'instruction publique laïque, gratuite et obligatoire, en s'efforçant de faire croire aux générations suivantes que l'on venait d'inventer ce principe d'instruction obligatoire et gratuite pour tous, prétendant délivrer ainsi le bon peuple de l'ignorance où l'aurait toujours volontairement entretenu l'Eglise (6), alors que l'on ne faisait que singer une loi mise en oeuvre plus de mille ans auparavant par cette même Eglise, et que venaient d'entraver pendant un siècle ceux-là même qui se targuaient maintenant sans vergogne d'en être les inventeurs :

*

 

4 - Conclusion

Le voilà, ce joli mensonge, voyez comme il est beau. On y trouve le principe récurrent du mensonge maçonnique  : Commettez sans crainte crimes et méfaits, et s'ils viennent à être publiés à la face du monde, rejetez-en la responsabilité sur vos adversaires, et vous ferez ainsi d'une pierre deux coups. Cette admirable mécanique fonctionne encore ; elle fonctionne même aujourd'hui mieux que jamais : voyez "Naillenilèveune" !

Mais le fait qu'elle fonctionne aujourd'hui mieux que jamais est précisément le signe qu'elle ne fonctionnera plus très longtemps : Un chant du cygne, en quelque sorte.

Finissons par une citation de Frédéric II de Prusse, "despote éclairé" initié à la F.M. par Voltaire : "Si j'avais une province à punir, je la ferais gouverner par des philosophes". Ce qui met en perspective le dilemme suivant : Frédéric fut-il plutôt un despote, ou plutôt un prophète ?

*

* *

 

Notes

(1) « Le mensonge n’est un vice que quand il fait mal. C’est une très grande vertu quand il fait du bien. Soyez donc plus vertueux que jamais. Il faut mentir comme un diable, non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardiment et toujours. Mentez, mes amis, mentez, je vous le rendrai un jour. » Lettre de Voltaire à Thiriot, 21 octobre 1736.

(2) « Moi qui cultive la terre, je vous présente requête pour avoir des manœuvres, et non des clercs tonsurés […]. Il est à propos que le peuple soit guidé et non qu'il soit instruit. Il n'est pas digne de l'être, il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants ». Lettre de Voltaire à La Chalotais, 28 Février 1763.

(3) « En 1790, il y avait peu de villages composés de soixante familles qui n'eussent pas leur instituteur, mais la loi du 18 août 1792, ayant supprimé les associations, expulsa tous les ordres religieux, même ceux qui, voués à l'enseignement public, avaient bien mérité de la patrie ».Revue d'Histoire de l'Eglise de France, annales de 1913.

(4) « Portez-vous bien, éclairez et méprisez le genre humain » Lettre de Voltaire à d'Alembert en 1757.

(5) « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures » (Jules Ferry, Assemblée Nationale, 28 juillet 1885)

(6) Cette idée pourtant si répandue est un parfait contresens : Dans les annales de 1780, on relève que « L'Eglise considère que l'instruction est utile à l'ordre public, l'ignorance entraînant l'oisiveté et le libertinage ». Cela constitue d'ailleurs le point de vue chrétien au moins depuis Charlemagne, qui considérait l'ignorance intellectuelle comme la source même de la barbarie, raison pour laquelle il rendit l'école obligatoire.
 

 



41 réactions


    • Pere Plexe Pere Plexe 15 mai 2014 11:33

      Vivement l’article qui nous vantera les bienfaits de l’école Coranique pour les mêmes raisons !
      Les obscurantistes sont les Diderot Lavoisier Spinoza est autre malfaisants....
      L’auteur et les Talibants l’ont bien compris.


    • jfortains 15 mai 2014 15:09

      Allez hop là ! L’Ecole coranique amalgamée avec les frères des écoles chrétiennes ! Mais les vigilants gardiens du web ne reculent devant aucun sacrifice pour arrêter leurs ennemis, pas vrai ?

      Dis-moi, ami « perplexe », tu dois avoir un peu chaud : Tu ne veux pas que je t’ouvre la fenêtre ?

    • Pere Plexe Pere Plexe 15 mai 2014 18:39

      @jfortains expliquez nous donc ce qui les différencie ? 


      Là aussi vous trouverez de belles âmes pas endoctrinées pour un sou pour expliquer 
      - qu’elle ont précédé les écoles étatiques,
      - que dans de nombreux pays elle pallie aux insuffisances de l’éducation nationale.
      - quelles ont eu des adversaires bien peu recommandable
      - qu’elle ont produit des gens d’exceptions

      ... Bref tous les « arguments » de cette article

    • Rounga Roungalashinga 16 mai 2014 08:53
      Là aussi vous trouverez de belles âmes pas endoctrinées pour un sou pour expliquer 
      - qu’elle ont précédé les écoles étatiques,
      - que dans de nombreux pays elle pallie aux insuffisances de l’éducation nationale.
      - quelles ont eu des adversaires bien peu recommandable
      - qu’elle ont produit des gens d’exceptions


      Et si ils expliquent cela, c’est qu’ils mentiraient ? Dites-nous ce qui est faux, qu’on y voit plus clair.

  • bourrico6 14 mai 2014 12:12

    Dommage, le titre était prometteur.

    La suite ... euh ... voir le commentaire ci dessus.


  • totor101 totor101 14 mai 2014 12:16

    - Proscrivez tout contenu injurieux, outrancier, haineux

    l’auteur a pensé à cette phrase ?


  • Michel Brasparts 14 mai 2014 12:19

    L’auteur semble manifester plus de dépit que de haine face à l’enfumage de ces 2 sicèles passés. Les commentaires à contresens semblent indiquer qu’il a raison...


  • Daniel Paruzzi 14 mai 2014 12:31

    Démosthène, Bourrico, Totor : Pavlov a lâché les chiens, on sent que les injures vont fleurir. Pas d’analyse, pas de contre-arguments, on brandit juste les clichés et les anathèmes. Vous avez été bien dressés, bravo...


    • MatthieuBelair 14 mai 2014 22:51

      J’ai l’impression, finalement, que l’auteur a raison : Vous brandissez une formule « 1200 ans d’obscurantisme », sans aucune explication, et vous prétendez que l’auteur, avec ses faits que chacun peut vérifier, veut nous « rouler dans la farine » ??? Mais qui roule dans la farine : Vous, qui dites en substance : « tout le monde sait qu’avant la Révolution, c’est l’obscurantisme, peu importe les réfutations qu’on peut en apporter », ou l’auteur ? 


      Que dit-il de faux ? Gerbert n’a pas existé ? Il n’était pas fils de serf ? il n’est pas devenu pape ? La République n’a pas spolié les ordres religieux enseignants ? Voltaire n’a pas milité pour maintenir le peuple dans l’ignorance ? Est-ce parce que ces vérités vous déplaisent que vous jugez inconvenant de les faire savoir ? 

      Qui est donc l’obscurantiste ?

      Quand pourra-t-on enfin mener des discussions sensées entre adultes de bonne foi ?

  • Pere Plexe Pere Plexe 14 mai 2014 14:37

    ... beaucoup en ont profité pour se mettre à écrire des mensonges de plus en plus éhontés, s’apercevant avec l’expérience que, plus le mensonge était gros, plus il était facile de le faire passer.



    Enfin jusqu’à un certain point.


    • Pere Plexe Pere Plexe 15 mai 2014 11:01

      ...point que vous dépassez allégrement.


    • Pierre Mellifont 16 mai 2014 01:44

      l’ajout « point que vous dépassez allègrement » était inutile, j’avais parfaitement perçu l’ironie du message dès la première édition, mais je découvre que vous aviez à coeur que j’y réponde, donc je réponds, avec franchise et sans ironie ni sarcasme, pour que les choses soient bien claires :

      Non seulement je ne dépasse aucun seuil de mensonge, mais je me garde bien, au contraire, de mentir, car c’est contraire à ma religion, cette religion que vous faites profession de haïr : C’est donc vous qui me calomniez

      Si je me trompe, extrayez de mon texte une citation qui soit un mensonge, et nous l’examinerons pour voir qui de nous deux a outrepassé les bornes de la franchise.



    • Pere Plexe Pere Plexe 16 mai 2014 19:26

      « extrayez de mon texte une citation qui soit un mensonge »

      A l’avènement de la presse libre,.. :.., il devint possible,../..d’écrire n’importe quoi, et beaucoup en ont profité pour se mettre à écrire des mensonges ../.. c’était d’ailleurs dans ce but qu’ils avaient d’abord milité pour obtenir ce droit

      Celui là est croustillant !


      Votre Gerbert, fils d’un misérable serf auvergnat ...sauf que de nombreux historien et en particulier son biographe Pierre Riché dit que c’est une legende

      Mais le gros du mensonge n’est pas là. La supercherie est de faire croire que sans l’école des religieux l’humanité était condamnée à l’ignorance.Comme si il n’ y avait pas eu de nombreux savants et philosophes avant l’avènement du christianisme,ou en dehors de lui... ?

      Marrant quand en sait que votre Gerbert à essentiellement repris les travaux d’un Perse qui à vécut un siècle avant lui. Mais là encore ce n’est pas le gros du mensonge.La plus grosse arnaque est de valider un système éducatif au motif qu’il aurait produit un savant !

      Et la suite est du meme tonneau...


    • Pierre Mellifont 16 mai 2014 22:47
      « C’était dans ce but qu’ils avaient d’abord milité pour obtenir ce droit ».
      Mensonge ? N’avez-vous pas lu la 1ère citation de Voltaire figurant au bas de mon article, dont vous conviendrez, j’espère, qu’il fut le chef de file des pourfendeurs de l’Eglise au XVIIIe siècle : N’y voyez-vous pas l’expression du besoin impérieux de pouvoir mentir sans entrave ?

      Gerbert, ensuite : Pierre Riché veut peut-être faire passer les origines de Gerbert de « très modestes » à « modestes » mais il ne se risque certainement pas plus loin que cela : Si Gerbert avait été de haute lignée, il n’aurait pas été confié aux moines de Saint-Géraud dès son enfance.

      « La supercherie est de faire croire que sans l’école des religieux l’humanité était condamnée à l’ignorance » : Tout déplaisant que cela vous semble, c’est pourtant incontestable, Pierre Riché lui-même vous le confirmera, puisque vous le prenez pour référence. Et cela n’a rien d’extravagant : L’Eglise était la sphère intellectuelle du Moyen-Age, que vous le vouliez ou non, tout comme notre système universitaire et scolaire d’Etat l’est aujourd’hui, avec ses écoles, ses universités et son CNRS : En ce temps-là, c’est à l’Eglise que revenait la charge d’organiser la formation intellectuelle et de faire avancer la recherche des connaissances, je ne vois pas l’intérêt de rêver qu’il n’en était rien..

      Quant au fait que Gerbert ait repris les travaux d’un Perse qui vécut un siècle avant lui, c’est très possible, mais là ne s’arrêta pas sa science. Et cette « reprise » dont vous parlez, est tout à fait normale dans l’évolution intellectuelle : Oppenheimer, de triste mémoire, a profité des travaux des Curie pour préparer Hiroshima. Nul savant ne trouve rien de nouveau sans assimiler d’abord les recherches des générations précédentes.

      « Et la suite est du même tonneau » : De ce tonneau sortent des vérités qui vous déplaisent, parce que vous êtes « dans l’ambiance » que je dénonce sereinement, et qui veut croire que l’humanité s’éveille enfin à l’intelligence après une ère d’obscurantisme. Contrairement à vous, je pense que cette vision orgueilleuse de la modernité est à contresens, car il semble hélas, que l’intelligence soit en train de s’endormir, j’en veux pour preuve que des Bush, des Sarkozy et des Hollande occupent les places de gens qui, il n’y a pas si longtemps pourtant, étaient d’une toute autre stature.

    • Pere Plexe Pere Plexe 16 mai 2014 23:28

      Si vous ne comprenez pas combien il est grave d’accuser la liberté d’expression je ne peux rien pour vous.

      Si vous ne voyez pas l’incohérence de vos propos pas plus.

      Et vos citations de Voltaire n’ y change rien... 


    • Pierre Mellifont 16 mai 2014 23:53
      Votre dernier message me laisse entrevoir que nous allons peut-être, finalement, tomber d’accord sur un point : Je n’en veux nullement à la liberté d’expression. Bien au contraire, j’ai à coeur de la défendre, car je crois qu’elle court aujourd’hui les plus graves dangers ! 

      Je déplore seulement l’usage malintentionné que d’aucuns se plaisent à en faire : je prendrai pour exemple la propagande étatsunienne, de plus en plus méprisable et grossièrement mensongère au fil des années.

      Mais je suppose que vous serez d’accord avec moi pour dire qu’il vaut mieux accorder cette liberté, même si elle est mal employée, que de centraliser toute expression sous le contrôle d’une censure étouffante.

      Pourtant, vous noterez que ceux qui ont arraché la liberté à la censure ecclésiastique, trop crispée sur la crainte des débordements moraux auxquels ce débridage pouvait donner lieu, les mêmes, qui trouvaient intolérable l’existence d’une censure quand ils n’avaient pas le pouvoir, sont en train, maintenant que le pouvoir est passé de leur côté, de tricoter petit à petit un grillage de censure nouvelle, sous prétexte de bonnes intentions, qui diminue d’année en année la liberté d’expression, grâce en particulier aux vociférations imprudentes de ceux qui croient soutenir la liberté tout en contribuant à mieux la faire disparaître...

    • Pere Plexe Pere Plexe 17 mai 2014 12:21

      «  Je n’en veux nullement à la liberté d’expression. Bien au contraire, j’ai à coeur de la défendre,  »

      ...en écrivant que la motivation première de ses militants est d« écrire des mensonges de plus en plus éhontés ».. ?
      Vos prétendus défenses ressemblent étrangement à de féroces attaques !


  • benedicte_gab 14 mai 2014 15:10

    L’instruction par l’église c’est assez comique ... et les francs-maçons à l’origine de la révolution française aussi ... ceci dit la bourgeoisie l’a rapidement récupérée pour prendre la place de l’aristocratie et remettre le peuple immédiatement en dehors.

    Il suffit de lire les déclarations des droits de l’homme, celle de 1789, celle de 1793 qui n’a jamais eu le temps d’être appliquée et celle de 1795 instituée par les nouveaux maîtres.
    Votre article est une belle illustration de ce que vous prétendez dénoncer dans votre premier paragraphe d’une liberté d’expression dévoyée pour raconter des mensonges éhontés ... que ce soit un sport collectif et ne datant pas d’aujourd’hui, ne dédouane en aucun cas ceux/celles qui agissent ainsi :)

    • Pierre Mellifont 14 mai 2014 19:25
      @benedicte_gab :
      Si je vous comprends bien, vous jugez délirant d’attribuer à la Franc-Maçonnerie la responsabilité de la Révolution française, c’est bien cela ? Dans ce cas, c’est que vous partez du postulat que ce que vous ne connaissez pas ne peut exister : C’est un parti-pris très imprudent et parfaitement improductif : 
      Ce qui est ici délirant, c’est de croire que la F.M. n’a fait que suivre la Révolution, alors qu’à la vérité, elle l’a entièrement guidée, que vous le sachiez ou non...

    • jfortains 14 mai 2014 23:34

      « L’instruction par l’Eglise c’est assez comique ». ??? Vous êtes certainement une historienne de renommée internationale pour trouver cela comique. Vous pensez sans doute que jusqu’en 1789, les français vivaient dans des cavernes et se taillaient des armes en silex pour chassez le sanglier ? Qu’il n’y avait aucun système d’enseignement, avant que la belle Révolution n’inventât l’école pour qu’enfin on puisse apprendre à lire ?

      Ignorez-vous que depuis l’antiquité jusqu’à la Révolution, seuls les clercs sont en charge de la transmission de la connaissance ?
      Allez, riez encore un peu, puis commencez à vous cultiver : Il n’est jamais trop tard...

  • Bubble Bubble 14 mai 2014 16:15

    Bonjour Monsieur Mellifont,
    Je pense que vous donnez là des informations que des commentateurs de bonne disposition peuvent retrouver et dont ils ont généralement entendu parler.

    L’éducation obligatoire de Charlemagne, les moines copistes comme seule mémoire de l’information et donc naturellement comme seuls référents éducatifs, je l’ai vu à l’école primaire, et c’était il n’y a pas si longtemps.

    Pour ce qui concerne Jules Ferry, je pense que le climat de l’époque était globalement raciste et qu’il serait un peu injuste de se focaliser sur une personne en particulier. En revanche, Voltaire était un personnage très cynique et on ne le dit pas trop quand on le lit, au lycée.

    Peut on espérer dans la suite de la série des titres comme « L’Inquisition, une institution judiciaire indulgente et populaire » ou bien « Les missionnaires sud-américains, démocrates avant l’heure » ?


  • Pierre Mellifont 14 mai 2014 17:25
    Aux incontournables contributeurs goguenards :

    Mise à part la « volée de bois vert », comme dit l’un d’entre vous, mélange de sarcasmes et d’insultes grossières (certaines bouches sont spécialisées dans la récurrente expectoration d’immondices, probablement l’expression du trop-plein de leur coeur), réflexes conditionnés dus aux « vérités premières » de la pensée « ambiante » que vous m’aidez à mettre en lumière, réflexes dont vous seriez naïfs de croire que je ne m’y attendais pas, je n’avais de doute que sur le point suivant :

    Se trouverait-il, parmi les prévisibles « vertus offensées » du prêt-à-penser post-moderne, une seule tentative de réfutation digne d’être qualifiée de sérieuse ? Oui, c’est sur ce seul point que j’avais un doute : A l’heure où je vous réponds, je vois que pas un point n’est entré en discussion, pas un seul contre-argument sérieux n’a pu encore éclore, ce qui me navre et me conforte à la fois, apportant la parfaite démonstration de ce qu’est la nature profonde de l’école des « lumières » à travers ce qu’elle a produit. 

    Merci pour vos témoignages si spontanément éloquents...

    • Bubble Bubble 14 mai 2014 18:27

      Hmm, pour ma part ma participation était sérieuse : vous rappelez ce qui était encore au programme scolaire il y a 15 ans, donc somme toute il ne s’agit pas vraiment d’un mensonge. Si vous parlez dans vos prochains articles d’inquisition ou de missionnaires, il y a des tonnes de mensonges ambiants à casser. Un peu d’épidémiologie sur la pédophilie aussi pourrait être intéressante. Après, je ne sais pas si vous comptez faire toute votre série sur l’église ou si vous prévoyiez autre chose, je me suis peut être avancé.


    • Bubble Bubble 14 mai 2014 18:28

      Tiens, le sexe des anges, c’est encore un sacré mythe à briser ça.


    • Pierre Mellifont 14 mai 2014 19:12
      Je suis catholique et ne cherche nullement à m’en cacher. Cependant, je n’ai pas écrit pour convertir les « Démosthène » et autres adeptes de la mantra « pipi-caca », je ne suis pas illuminé à ce point, sachant ce qu’il est possible de faire et ce qui ne l’est pas.

      Je ne veux donc pas convertir, mais juste montrer que le cliché de « l’obscurantisme » d’avant 1789 opposé aux « lumières » d’après, procède d’une oeuvre de propagande fondée sur le mensonge, citations à l’appui : Vous n’êtes pas obligés de vous convertir pour rendre justice à l’Eglise, mais visiblement, rendre justice n’est pas pour vous un souci très prégnant. 

      Par vos réactions « indignées », vous, pourtant si persuadés d’être « libres » et « larges d’esprit », vous montrez à quel point cette propagande manichéenne lancée par les pseudo-philosophes des pseudo-lumières, quoique grossière, a pu poser en vous des verrous aussi solides que sont en moi ceux de la foi dont vous riez, et ces verrous gouvernent à votre insu votre pensée tout entière : Ne croyez pas un instant que vous soyez plus libres que moi, ce n’est que l’illusion d’une promesse que vous a faite l’école de la République, et à laquelle vous avez eu la faiblesse de croire.

    • Bubble Bubble 14 mai 2014 21:05

      Bien sur, il ne s’agit pas de conversion, seulement de réhabilitation historique. Après tout, vous parlez ici de faits sociaux et non religieux.


    • manolo 15 mai 2014 10:33

      Je ne suis pas d’accord avec tout ce que vous dites, mais le terme de « manichéen », que vous utilisez dans l’un de vos commentaires, illustre parfaitement le problème qu’ont certains avec la réalité : quand les gens se rendront-ils enfin compte que tout n’est pas blanc ou noir ?


    • Pierre Mellifont 15 mai 2014 23:59
      Malgré la quasi-vacuité intellectuelle des réponses reçues, je vais tout de même prendre la peine, avant de quitter cette page, de répondre à la cohorte des détracteurs néo-bien-pensants qui ont inondé de sarcasmes et d’objections stériles mon article sans en attaquer aucun point réel, ce qui est assez édifiant : 
       
      Ils se sont contentés de projeter leur haine viscérale de l’Eglise sur un texte qui montrait que cet organisme n’est pas conforme à l’image péjorative que la propagande maçonnique en a forgée depuis maintenant plus de deux siècles, et qui a si bien pénétré les esprits.
       
      Ce texte se contente de réfuter la caricature ambiante de l’Eglise au niveau de l’instruction, et non dans les considérations morales, spirituelles ou eschatologiques, qui ne sont nulle part entrées en ligne de compte dans cet article, qui ne contient donc aucun prosélytisme : à aucun moment, je ne conclus qu’il faut se convertir ou adhérer à telle valeur spirituelle chrétienne, ou se soumettre à quelque dogme que ce soit, et pourtant ces petits démons détracteurs du web sont persuadés d’avoir entendu l’effrayant appel des anges...

      LE TEXTE NE CONTIENT QUE DES FAITS, que je récapitule :

      1- Vers l’an 800, Charlemagne a contraint l’Eglise à tenir une école gratuite pour tous dans chaque paroisse de son empire.

      2- Pour preuve de la réalité de cette action, Gerbert, un simple fils de serf, a pu, quoique sans ressources, accéder aux plus hautes études, au point de devenir pape en l’an 999.

      3- Jusqu’à la Révolution, outre la charge des paroisses, l’Eglise multiplie les confréries religieuses se vouant à l’enseignement (la plus célèbre étant d’ailleurs celle des Jésuites, non mentionnée dans l’article).

      4- La Franc-Maçonnerie, qui prend le pouvoir à l’issue de la Révolution, entrave l’action de ces confréries d’enseignants, allant jusqu’à les spolier de leurs biens et rendre désertes leurs écoles : restant développé dans les villes, l’enseignement recule dans les milieux ruraux.

      5 - Au XIXe siècle, la F.M. est plus soucieuse d’entraver l’école des campagnes que de la laisser vivre, car elle estime qu’un peuple ignorant s’avère plus malléable : voir citation de Voltaire.

      6- Ce n’est donc qu’un siècle après ces spoliations, sous la 3e République, que la F.M., disposant de moyens nouveaux, lance à son tour l’instruction pour tous, car elle peut désormais en contrôler étroitement le contenu, en propageant l’idée qu’elle vient d’inventer ce qui existait en fait depuis plus de 1000 ans avant elle.

      Voilà, c’est simple, et c’est vrai : Où est le prosélytisme là-dedans ? Où est l’intégrisme religieux ? Dans quelle idée ? 

      Où sont les mensonges ? 

      Les mensonges sont dans la tête enchaînée de ceux qui veulent à tout prix croire que l’Eglise de l’Ancien Régime « c’était l’obscurantisme et ça ne se discute pas ! », et qui sont prêts à calomnier s’il le faut ceux qui n’ont aucune raison de penser comme eux.

      Maintenant, si quelqu’un veut réfuter l’un ou l’autre des 6 alineas ci-dessus, qu’il avance ses arguments, et une discussion sérieuse pourra enfin commencer. 

      Pour ce qui est des sarcasmes, chacun aura compris que vous êtes très forts, nous sommes très impressionnés, mais vous finirez peut-être par remarquer que c’est plutôt de ce côté que se trouve, en réalité, cet « obscurantisme » qui, pourtant, soi-disant, vous répugne tellement...

  • christophe nicolas christophe nicolas 14 mai 2014 18:31

    « Commettez sans crainte crimes et méfaits, et s’ils viennent à être publiés à la face du monde, rejetez-en la responsabilité sur vos adversaires, et vous ferez ainsi d’une pierre deux coups. »

    Voila bien une chose terrible, dès qu’on admet le mensonge pour gagner, on en devient démoniaque.

    La ruse a été de couper les ressources du clergé pourtant, il est nettement affirmé par Jésus que le pasteur mérite salaire comme l’ouvrier.

    Aujourd’hui, on coupe les ressources de l’ouvrier et les ingénieurs ne sont pas toujours bien lotis.

    On pourrait penser que c’est le mérite qui est important alors j’attends tous ceux qui disent cela, prix Nobel compris mais je leur ai écrit la théorie de l’intrication et ils n’ont pas répondu pourtant, aucune théorie ne portera plus de fruit matériel que cette théorie.

    Alors qu’est-ce qui important ?

    Faire la preuve qu’on va mentir pour protéger ceux qui sont en place, c’est ça qui est important, c’est ça qu’ils appellent « le mérite », le contrôle du pouvoir.

    Mentir pour enfumer ? Jamais.


  • cathy30 cathy30 14 mai 2014 22:33

    Dans le dictionnaire de la presse française de la bien bienséance au mot christianisme, on trouvera cela :

    Christianisme. Le christianisme ou religion du Christ, apparu en Judée, fut assez répandu un peu partout pendant un certain temps, mais il ne faut rien exagérer. Selon une analyse très contestée, le christianisme aurait peut-être inspiré certaines de ses valeurs à la civilisation européenne, si tant est que celle-ci existe (voir Europe).


    Europe :  l’une des cinq parties du monde, la plus petite. L’histoire de l’Europe est peu remarquable. Ses habitants (« Européens ») n’ont rien inventé, pour ne pas vexer les habitants d’autres endroits du globe. Le terme de « civilisation » appliqué à l’Europe ou à ses habitants a des connotations indésirables et on préférera l’éviter.


  • gaijin gaijin 15 mai 2014 08:54

    " juste montrer que le cliché de « l’obscurantisme » d’avant 1789 opposé aux « lumières » d’après, procède d’une oeuvre de propagande fondée sur le mensonge« 
    bravo pour l’intention !
    mais le coté » pro église« gâche tout a commencer par le mythe de charlemagne qui a surtout travaillé a répandre la parole du christ par l’épée .......
    l’église romaine , comme les autres a travaillé au contrôle des consciences dans l’intérêt des puissances en place ......ce qui est sa vocation depuis sa fondation par l’empereur constantin
    le mythe qu’il faut véritablement détruire c’est que le combat n’est pas celui des »bons« contre les »mauvais« mais celui de différents » mauvais" pour contrôler l’immense majorité de gens raisonnables qui ne demandent qu’une chose : qu’on leur foute la paix !


    • Pasco 15 mai 2014 10:30

      C’est tout à fait ça ; Contrôler les consciences dans l’intérêt des puissances en place.
      Rien n’a changé, seul les moyens sont différents.


    • Pierre Mellifont 15 mai 2014 11:00

      @gaijin

      Enfin une critique fondée et argumentée. Je salue votre lecture sincère et honnête, bien que nous soyons en désaccord.

      Je suis, comme vous, amoureux de la paix, sans quoi je ne vois pas comment je pourrais être chrétien : Le Christ n’a-t-il pas dit à Pierre de rengainer son glaive quand, au Mont des Oliviers, il trancha l’oreille du soldat qui avait porté la main sur son maître ? Et pour illustrer sa volonté, il remit l’oreille en place, en disant à Pierre : « Celui qui prend le glaive périra par le glaive ».

      Ce qui nous oppose, c’est la vision de l’Eglise de l’Ancien Régime : Illuminé sans doute par Marx et Freud, ces vulgaires bateleurs, vous lui prêtez des intentions mauvaises qu’elle n’avait pas : Vous ignorez ou feignez d’ignorer que l’Eglise s’est élevée patiemment sur un terreau de barbarie, travaillant sans relâche pour civiliser l’homme européen, issu d’un empire romain savant mais cruellement cynique, entouré de barbares sanguinaires pour qui la vie d’autrui n’avait aucune valeur sacrée.
       
      Ce travail, certes, en vint parfois à exalter quelque prince, Charlemagne, par exemple qui, sincèrement épris de vérité, se révolte contre la barbarie qui étouffe la parole et broie les innocents : Comme Pierre coupe l’oreille du soldat, il fait alors la guerre aux barbares. Certes, alors, il tue, mais il tue de cruels oppresseurs pour libérer les opprimés : Est-ce un crime impardonnable devant Dieu de tuer un sacrificateur d’enfants, par exemple ? 

      Mais jamais l’Eglise n’a demandé de spolier le juste et l’innocent, même s’il lui est arrivé en certaines circonstances d’être dans la plus totale incapacité de s’y opposer : Le martyr livré aux lions dans l’arène peut-il, au même instant, arrêter le glaive du légionnaire qui, aux abords de l’arène, s’apprête à tuer un homme coupable de ne pas s’être incliné au passage d’un patricien ? 

      Hormis cette incapacité matérielle, l’Eglise s’est toujours faite l’avocat des justes et des innocents. Il y aura toujours, bien sûr, des évêques Cauchon et des Tartuffe pour feindre une foi qu’ils méprisent au fond d’eux-mêmes, mais l’exception n’est que la confirmation de la règle de fraternité qui est l’indéniable fil conducteur de l’Eglise.

      Nos Charlemagne modernes, hélas, ne sont plus guidés par l’Eglise. Au contraire, ils prétendent à présent lui dicter une morale contraire à sa tradition. Et ils font la guerre, non pour redresser les tyrans, mais pour asservir les ressources des peuples. 

      Et c’est un autre triomphe de ces barbares gavés de technologie, que d’avoir appris aux enfants même de l’Eglise, grâce aux bateleurs susdits, à mépriser leur propre mère, se soumettant ainsi de leur pleine volonté à d’impitoyables oppresseurs : Ayant passé l’Eglise en mépris, nous retournons à la barbarie. C’est inéluctable : On ne peut à la fois mépriser la Vérité et se mettre à son service. 

    • gaijin gaijin 15 mai 2014 13:15

      l’église versant une larme pudique sur les atrocités que ne pouvant éviter elle cautionne ?
      navré mais je ne vous suivrais pas sur ce terrain pour moi la larme est plus hypocrite que pudique.
      « Est-ce un crime impardonnable devant Dieu de tuer un sacrificateur d’enfants, par exemple ? »
      ce n’est pas aux hommes d’en décider il me semble .......on pourrait se contenter de se souvenir : « tu ne tueras point ! » « je ne jetterais pas la première pierre ... »

      comprenez moi bien je respecte tout a fait ce qui est de l’ordre de la foi ( que je différencie de la croyance ) et je partage très largement votre critique de l’état actuel des choses
      mais si on se place sur le plan de l’histoire il faut aller jusqu’au bout du démontage des mythes .......l’église a bien été crée a l’initiative d’un empereur romain pour faire cesser le bordel causé par l’ irruption de ce dieu des pauvres et des esclaves.
      êtes vous assez naif pour croire qu’il n’y a pas mit son grain de sel ? s’il y a une chose qui ne change pas dans l’histoire c’est la politique.
      quand au reste il est facile de juger barbares les peuples après les avoir massacrés et détruit leurs culture
      pourquoi avoir brulé les livres mayas ? parce que c’était des adorateurs du démon ?
      il était ensuite bien temps de se demander si les survivants avaient une ame ........

      je comprends que vous ayez envie de défendre l’église du christ mais je crois que votre message passerai mieux si vous acceptiez d’ouvrir les yeux sur les réalités de l’église politique .....


  • Pere Plexe Pere Plexe 15 mai 2014 11:08

    Zi va... Coper-nique ta reum !


    • Bubble Bubble 15 mai 2014 11:28

      Un mensonge ambiant actuel consiste aussi à croire que Copernic et Galilée ont été persécutés par l’Inquisition.
      Copernic n’a jamais été inquiété.
      Galilée a été condamné à présenter ses travaux comme des hypothèses et non comme une thèse. Ça ne mérite pas un article j’imagine, il suffit juste de consulter des biographies


    • Michel Brasparts 15 mai 2014 11:52

      Je vais citer l’auteur de cet article, car vous aimez les effets de manche, et je trouve que ça vous va assez bien : 

      « Mais le bateleur de foire, si efficace soit-il, ne l’emporte jamais que sur les ignorants »
      Ou encore Pierre Desprogres :
      « Le public est toujours du côté de Guignol... ».

    • Rounga Roungalashinga 15 mai 2014 11:54

      Galilée a été condamné à présenter ses travaux comme des hypothèses et non comme une thèse.

      Effectivement. Peu de gens savent que l’Eglise s’était montrée au départ très intéressée par les travaux de Galilée, qui avait parmi ses admirateurs des cardinaux. Galilée n’a commencé à avoir des ennuis (assez relatifs étant donné qu’il n’a jamais passé un seul jour en prison) que lorsqu’il a décidé de donner une portée théologique à ses découvertes. L’institution ecclésiastique tenait absolument à ce que le domaine théologique reste de son ressort, ce qui est tout à fait normal, puisqu’elle était formée pour, contrairement à Galilée qui, malgré son intelligence ne pouvait pas être compétent dans les disciplines autres que la sienne. De plus, Galilée n’a pas été très réglo avec les autorisations qui lui avaient été accordées, prenant des libertés avec les imprimatur qu’il avait reçu de Rome, ce qui a agacé l’autorité pontificale qui s’était pourtant montrée bienveillante à son égard.
      Mais dire ces faits, qui sont pourtant prouvés et vérifiables, c’est inacceptable pour certains, et ne constitue à leurs yeux rien de moins qu’une réhabilitation de l’obscurantisme.


  • Crab2 15 mai 2014 11:17

    « Détricotons les mensonges ambiants », pourquoi pas, dans ce cas il faut s’attaquer résolument aux racines ( sans négliger les radicelles ) de toutes les croyances ou idées reçues

    L’association « Les Amis de Jean Meslier » tient à marquer le 350ème Anniversaire de la naissance de Jean Meslier

    Organise des journées le 13 - 14 - 15 Juin prochain : informations sur le site internet : www.jeanmeslier.fr

    [ Une civilisation débute par le mythe et évolue par le doute, grâce au doute

    ( Crab 17 04 2007 ) ]

    Suites :

    http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/05/jean-meslier.html

    ou sur :

    http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2014/05/15/jean-meslier-5370082.html


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