lundi 13 juin - par Elric Menescire

Discussion avec un national-socialiste

Le communisme n'est pas un état de choses qu'il convient d'établir, un idéal auquel la réalité devrait se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement resultent des données préalables telles qu'elles existent actuellement. 

​​​​​​-Marx

 

Ce week-end j'étais invité à une soirée entre amis. 

J'y ai fait la connaissance de quelqu'un d'intéressant : Hamid (le prénom a été changé), 48 ans, fils d'émigré algérien, qui a vécu son enfance dans une des cités les plus difficiles de Marseille.

Hamid est fier d'avoir pu en sortir : il me dit pratiquement de but en blanc qu'il a voté Zemmour à la présidentielle, et qu'il compte refaire pareil pour les législatives de demain, dimanche 12. Il faut préciser que je n'ai pas abordé d'entrée le terrain politique avec lui, c'est plutôt lui qui a très rapidement bifurqué là-dessus, après les banalités d'usage.

Hamid me provoque constamment : il sait que je suis "gauchiste", mais il n'avait sans doute pas pris la mesure du niveau de gravité de ma maladie. Je suis bien plus à gauche que ce qu'il croyait au début : après m'avoir successivement traité de "socialiste", puis de "woke", il se rend compte que je suis bien plus à gauche que cela. Je suis même tellement à gauche que je pourrais le toucher s'il tournait la tête sur sa droite.

Je suis donc en phase terminale, et c'est un choc pour lui. Il pensait se faire un gaucho-bobo-ecolo-woke, il tombe sur un rouge vif de la pire espèce, dont le cuir est bien, bien trop dur pour être mangé et avalé tout cru du premier coup. 

Je lui fais ainsi bien comprendre que la caricature socialiste ou woke est une conception implantée dans sa tête pour lui éviter de trop réfléchir sur la vraie nature du concept de Gauche radicale. Il n'en démordra pas : je me plante, j'ai quinze ans de retard, je n'y comprends rien, je suis déconnecté des réalités. Je lui fais remarquer qu'en tant que travailleur, je connais bien la réalité du travail et de "la valeur travail", alors que lui, qui vient de m'avouer qu'il va bientôt se retrouver au RSA, je pourrais lui retourner ce compliment de "déconnexion"... Il esquive. 

Nous avons une discussion sur le souverainisme (" je ne suis pas souverainiste, sinon je comprendrais le concept de drapeau, et j'y adhèrerais" vs "la souveraineté doit d'abord être sur le travail, pas sur des concepts"), puis sur l'économie, à bâtons rompus, mais souvent très intéressante.

Nos constats, parfois, se rejoignent : le pays va mal. Le monde va mal. La peur grandit, les gens font l'autruche en attendant l'orage.

Nous parlons Histoire : plusieurs fois il convoquera l'Histoire, les faits historiques, se basant en cela sur la culture zemmourienne, mais quand je lui fais remarquer que zemmour tord les faits, et qu'il n'est pas très honnête, il évacue. Tout comme quand moi je convoquerai l'Histoire, à de multiples reprises au cours de notre discussion, en bon marxien que je suis : il évacuera à chaque fois, en disant que "l'histoire c'est du passé, allons de l'avant". C'est la nouvelle version de l'histoire pour les nuls : quand ça m'arrange, sinon on évacue.

Hamid admet finalement assez facilement que le programme de la FI était "le meilleur, et de loin", à la présidentielle, ce qui ne l'a pas empêché de voter pour Zemmour. "Melenchon, comme tous les gauchistes, rêve". 

Je préfère rêver que cauchemarder, chacun son truc. 

Il reconnaît également avoir voté pour un candidat très riche, qui n'a jamais connu la faim ni la galère, car "il veut foutre le bordel et se débarrasser de tous les traîtres".

Je lui fais remarquer que si son champion passait, il serait un des premiers sur la liste : au RSA, arabe, il coche beaucoup de cases...il serait là première victime du "bordel" mais au contraire, cela le renforce dans ses convictions. Il me fait penser à ce Philippin qui avait milité, et voté pour Rodrigo Duterte, et qui s'est fait assassiner quelques jours après son élection, au motif qu'il était un toxicomane (ce qui était faux), et que le président Duterte avait promis "la mort pour tous les trafiquants". Rien n'y fait. C'est pas pareil. 

Quand j'aborde le sujet des oligarques, et que je cite Bolloré, grand promoteur et financier de Zemmour, il ne s'énerve pas : il dévie juste le sujet avec habileté, en refusant littéralement de prendre ce fait en compte.

Les contradictions s'enchainent : je risque, selon lui, "de me faire sodomiser par ceux que je défends car je suis aveugle". De qui parle-t-il ? De ses anciens coreligionnaires bien sûr : les "'racailles des cités".

C'est marrant, parce que moi je pensais défendre "les travailleurs", rien d'autre. A aucun moment je n' ai dit que je défendais "les racailles des cités". Il zappe. 

Et puis, concernant la pratique sodomite, chose qui semble le terroriser, en ce qui me concerne je pense que c'est déjà (hélas) le cas pour 99,9% de français en ce moment, la seule différence entre moi et cette multitude macroniste, c'est que je refuse de la subir en souriant. Je préfère y mettre du gravier, c'est plus douloureux pour celui qui s'y risquera... Il ne relève pas le trait d'humour, ce sera d'ailleurs une constante tout au long de la soirée : il refuse même de sourire, rien n'y fera, car pour lui c'est très grave ce qui se passe. Il discute avec un ennemi politique, il faut absolument saisir la gravité de ce moment.

Je lui dirai à de multiples reprises que tout ça n'est pas très grave, que nous avons de la chance de passer un agréable moment, chez des amis communs, mais rien n'y fera. Je lui avoue même que je suis rompu à la rhétorique, et qu'en bon "fils de p*te de gauche" , je ne lâche jamais rien dans un débat, même si c'est avec le sourire. Je lui propose plusieurs fois de passer à autre chose s'il le souhaite, car je ne veux surtout pas plomber l'ambiance de la soirée : rien n'y fait, il tient absolument à continuer, devant le (petit) public qui écoute cette discussion, et est assez sidéré il faut le dire.

Sur le terme "travailleurs" qu'il vient encore d'employer donc...Il ouvre grand les yeux quand je lui révèle qu'il vient de citer 4 fois ce terme dans les 10 dernières minutes, en parlant de lui-même. Et qu'il se définit donc comme travailleur, malgré qu'il soit au RSA, et qu'il ait la haine contre ceux qui provoquent le racisme dont il a été, et est victime constamment -j'ai oublié de vous dire : hamid a été victime de racisme durant toute sa vie. Son oncle a même été assassiné dans une ratonnade en 73, et les assassins (des "socialistes affiliés aux Guérini") n'ont jamais été inquiétés. C'est un évènement traumatique pour lui et sa famille, malgré qu'il n'était pas né lors des faits, c'est un squelette énorme dans le placard famlial, ce qui se comprend.

Il évacue aussi très rapidement ce concept de travailleur, car il n'en saisit pas toutes les implications, surtout quand je lui fais remarquer qu'il est marxiste sans le savoir : un travailleur se définit non pas par l'emploi qu'il tient, mais par l'activité qu'il exerce constamment. Même en dehors de l'emploi. Et le fait qu'il soit au RSA n'enlève rien au fait qu'il s'occupe de ses 3 enfants, et cherche activement un boulot, ce qui constitue déjà 2 emplois non rémunérés...Il le reconnaît, mais il refuse, bien sûr, de voir ce que cela implique. Nouvelle esquive.

Arrivé à ce point de nos discussions, je comprends qu'il cherche des responsables, et qu'il pense les avoir trouvé. Il a d'ailleurs en partie raison. Les promesses de la fausse gauche ont dupé beaucoup, beaucoup de monde, et on se rend tellement peu compte des dégâts qu'ont fait Mitterrand, Hollande et compagnie...C'est pour cela qu'il est très étonné quand je démonte devant lui successivement le wokisme, puis les socialistes, puis que je lui révèle que je suis plutôt pro armes, et même souverainiste. Sa vision très binaire des "gauchos" dans laquelle il souhaitait me caser, vision forgée à grand coup de vidéos et de tweets émanant d'individus aussi grotesques que Papacito ou Einthoven, se voit mise à mal assez rapidement.

Le gaucho-bobo-écolo que je serais ne tient pas la comparaison quand je lui révèle que pour moi, Mélenchon n'est pas un modèle ni un héros, mais juste un Keynésien qui veut réguler le capitalisme alors que je souhaite purement et simplement l'éradiquer. Mélenchon est bien, bien trop mou selon moi. Mais il constitue la meilleure alternative crédible au macronisme par les temps qui courent...Ce qui ne m'empêchera pas de tenir la guillotine le temps venu.

Avec joie.

C'est ce qu'on appelle la stratégie.

Il esquive de nouveau.

Nous nous retrouvons alors sur le terrain de l'effondrement : nous sommes tous les deux preppers, c'est à dire que nous pensons que d'ici quelques années, la situation ne sera carrément plus la même que maintenant, et qu'il faudra être un minimum préparé pour survivre. Ce que nous tentons de faire, chacun de notre côté.

C'est juste que les constats divergent : lui est devenu complètement nihiliste, alors que "je rêve encore".

C'est à ce moment que nous revenons sur le concept de souveraineté, et de nation : en ce qui me concerne, comme Todd (qu'il me dit admirer, et lire, ce qui est rare chez lui car il m'avoue ne pas beaucoup lire), je suis pour la souveraineté économique. 

Lui pense plutôt en termes de nation : il n'y aurait de souveraineté que sur le drapeau, la nation, et les individus en tant que peuple. Puis il me lâche de but en blanc qu'il se considère comme "national-socialiste".

J'évite de tomber dans le point Godwin en lui faisant remarquer que vu ce qu'il vote, et ce qu'il me dit depuis tout à l'heure, cela ne m'étonne pas plus que cela, mais que je pense qu'il ne saisit pas vraiment toutes les implications de ce qu'il dit. Un Arabe national-socialiste, il fallait la trouver celle-là ! Mais je respecte ce point de vue, puisque c'est le sien, et que nous discutons assez cordialement après tout... Je pense donc que comme il estime que "je ne suis pas un vrai souverainiste", car je ne comprends pas ce que c'est... Il n'est sans doute pas "un vrai national-socialiste" car il ne sait pas ce que c'est. 

Il me rétorque qu'au contraire, pour lui c'est très clair : socialisme, et nationalisme, c'est la bonne solution, la bonne vision face aux problèmes de notre société.

Il me réaffirme aussi que selon lui les idéalistes comme moi seront écrasés par ceux qu'ils prétendent défendre (encore cette rengaine). Je lui dis que c'est peut-être sans doute vrai, mais que pour moi, l'idéalisme consiste à chercher des responsables parmi les plus faibles(les étrangers), plutôt que parmi les plus forts(les oligarques). Ce qu'il fait constamment. 

Avec encore de l'esquive : les oligarques "ne sont pas le problème" selon lui. Les étrangers, oui.

Je lui fais remarquer que je n'idéalise pas plus (contrairement à lui) quand je parle des étrangers : j'en ai recueilli et aidé un certain nombre, et pas que des ukrainiens (en fait pas un seul ukrainien) . Ce qui ne m'empêche pas de recommander à des gens qui voudraient visiter Marseille d'éviter à tout prix certains quartiers, et d'être très prudent quand je me balade, où que je sois. Est-ce que cela fait de moi un gauchiste exceptionnel ? Certainement pas, mais un citoyen qui se veut responsable, avec ses défauts bien sûr, mais conscient du chemin, oui. Peut-être que je me plante ?

Cela le renforce dans ses convictions : je ne vois pas la réalité, alors que lui oui. Je devrais être dans son camp...je fais erreur, et c'est dommage, selon lui.

Nous parlons alors économie : il hait les spéculateurs, mais m'avoue avoir boursicoté, et posséder un portefeuille de cryptomonnaies... Mais bien sûr quand je lui demande plus d'explications "je ne comprendrais pas s'il prenait la peine de m'expliquer", donc nous passons à autre chose. C'est fou le réel, hein. 

Pour finir, je lui re cite ce qu'a dit Zemmour à de multiples reprises, et qui lui a d'ailleurs valu condamnation devant les tribunaux à de multiples reprises : "Les mineurs isolés comme le reste de l'immigration [...] n'ont rien à faire ici : ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont » "Tous ?" "Oui, tous !".

Si je reprends cette citation de son champion, comme tout ce qu'il a pu dire depuis des années, alors je ne peux pas être "dans son camp", malgré ce qu'il me demande, c'est juste impossible.

Il me soutient que Zemmour n'a jamais dit cela.

Je lui enjoins de se renseigner, ce qu'il ne fera sans doute pas, car "il sait que c'est faux".

Il est 3 heures du matin : nous nous quittons, fatigués, en nous faisant la bise.

Je te salue, Hamid, car, comme je te le disais, "nous ne nous allierons sans doute jamais, comme tu le souhaiterais, mais nous sommes tous deux "des gens de bonne volonté".

Nous aimerions que les choses changent.

Et c'est déjà pas si mal...



13 réactions


  • PascalDemoriane 13 juin 18:20

    Oui de telles expériences on en a tous probablement, parfois dans l’autre sens avec des gauchistes circulaires (pas dit de gauche, des « gauchistes ») et c’est pire ! Avec certaines personnes d’essence maghrébine, surtout algérienne, oui, qui ont transité via tant de contradictions vécues et incubées, l’interaction est difficile, on sent une tension identitaire quasi shizophrénique.
    Il y a peut-être dans le cas que vous rapportez, un aspect indirect des ravages qu’a causé la « gauche antiraciste », canal « SOS racisme » avec son injonction à la victimisation instrumentalisée des français de branche, à leur renvoi contre-identitaire et contre-assimilationniste à eux-mêmes, à leur histoire difficile.
    C’est une terrifiante violence psychologique pour certain.es.
    Déjà que les incohérences de la vraie / fausse gauche, avec ses injonctions contradictoires furtives et insidieuses, sont psycho-pathogènes (on le voit sur AVox) pour des français de tradition construits, mais pour des personnes à fragilité, ambiguité identitaire et affective c’est une cata !

    Si comme moi, vous êtes d’école marxienne, pourquoi ne pas démilitariser d’emblée la relation ? autrement dit la « dégauchiser » tout de suite ! Désarmer le conflit qui n’est qu’un conflit psychique intérieur ! ici muté en « anti-gauchisme » irrationnel.
    C’est une de mes thèses : en gros, le « gauchisme est un loisir bourgeois (Begaudeau), un luxe qui, incubé chez le prolétaire qui n’en a pas les moyens est une pathologie mentale ». Donc le contraire d’une conscience de classe.


    • Joséphine Joséphine 13 juin 18:27

      @PascalDemoriane

      Le gôchiste est son propre ennemi

    • nenecologue nenecologue 14 juin 16:06

      @PascalDemoriane
      Oui, vous avez raison, les trotskistes ont pris le pouvoir à gauche et tant que ce sera le cas, ils ne verront plus mes bulletins !


    • quijote 14 juin 20:10

      @PascalDemoriane

      Un pauvre qui a compris qu’importer des pauvres dans un pays qui s’appauvrit, c’est pas son intérêt. Un type normalement intelligent, quoi.

      Et l’auteur qui parle de « National-socialiste »... Le gauchisme est vraiment une forme de maladie mentale tout court, ça fait de moins en moins de doute dans mon esprit. N’avoir honte de rien et en être fier. « Chuis quelqu’un de bien : chuis de gauche ! »

      Citation :« Donc le contraire d’une conscience de classe. »

      Tiens, dis-nous, toi qui sait ce que doit être « une conscience de classe ». Un pauvre qui veut pas qu’on importe ou laisse entrer d’autres pauvres par paquets de cent mille dans le pays où il vit, est-ce que c’est mal ? Est-ce que c’est contre « la conscience de classe » ? Ou est-ce que « la conscience de classe », c’est abdiquer son intérêt personnel bien compris pour devenir un nouveau genre de tribaliste ? Je n’ai pas le droit de m’opposer à leur venue : y sont arab... euh, ils sont pauvres comme moi !

      Mmmmh... j’attends tes réponses avec impatience ! On va se régaler !


    • quijote 14 juin 20:22

      @quijote

      « Un type normalement intelligent, quoi. »

      Je corrige : un type correctement adapté à la réalité.


  • Joséphine Joséphine 13 juin 18:26

    C’est bien beau de parler de gauchistes et de droitards en France, sauf que c’est la société française toute entière qui s’est complètement gauchisée. Et pas dans le bon sens du terme ! Je ne parle pas ici de gauche vertueuse, mais de la gauche vérolée et alcoolique ! 


    C’est pas juste le bobo, l’antifa ou le prof de l’educ-naze qui s’est gauchisé en France .... Même le droitard français est un gauchiste en rébellion, un gauchiste qui s’ignore , mais un gauchiste quand même. Le paradigme de notre société a complètement changé en 2 siècle, et ce qu’on appelait « la gauche » avant serait appelée « Fascisme » aujourd’hui. Il n’y a qu’à lire les échanges entre Marx et Engels sur l’homosexualité, jamais Marx n’aurait cautionné le LGTBétisme de Mélenchon, ni son Wokisme d’ailleurs.


    Les textes de Proudhon aussi, regardez ce que Proudhon écrivait sur la femme, jamais Proudhon n’aurait supporté le féminisme hystérique des gauchistes de LFI. 


    La république, la révolution française ont gauchisé complètement la société en 2 siècles. De la rue, de la banlieue populaire, aux bourgeois versaillais, jusqu’aux catho tradis ; même le trader français est gauchiste. Le paysan d’autrefois aurait été traité de droitard par les gens d’aujourd’hui , le prolétaire des mines du Nord il y a plus d’un siècle pareil, même le père de famille de 1800 ouvrier serait traité de fasciste aujourd’hui.


    En France a droite n’est plus, elle a disparue avec De Gaulle . La droite c’était Maurras, les Camelots du roi, et ça c’est peu à peu éteint avec la société moderne. C’est toute la société et tout le peuple qui c’est gauchisé, pour arriver au wokisme, à l’indigènisme ; au progressisme . 





  • I.A. 13 juin 19:24

    Hmm, ils sont en vérité assez nombreux, à tenir ce genre de propos, parmi les minorités.

    En Afrique noire, certains autochtones agressent et pourchassent d’autres noirs, parce qu’ils sont « étrangers »...

    Bon, on dira que vous ne vous êtes pas fait un Hamid de ce garçon.


  • Pauline pas Bismutée 13 juin 19:34

    « nous ne nous allierons sans doute jamais,..... mais nous sommes tous deux »des gens de bonne volonté«  ».

    Comme disait St Exupéry ; « paix aux hommes de bonne volonté »...

    Je trouve même Zemmour assez sympa, avec ses sourires de môme, ses origines berbères, et je comprends ceux (et celles, bla..) qui le soutiennent.

    Et je n’aime pas spécialement Mélenchon, mais son programme a l’air de tenir la route (et puis dedans y a les zandicappés, les zanimaux, bla..et même les zartistes, alors..)

    Oui, c’est bien embêtant, malgré tous mes efforts, je n’arrive pas a être de droite.

    Sans doute aussi a cause de cet « anti-gochisme » assez primaire en fin de compte qui ferait de moi, ( de nous ) une islamo machin (et ça veut dire ? musulmane ? ben, j’en aurais le droit, dans un pays laïc, ou ... pro attentat ? ben voyons, comme dirait quelqu’un), une féministe woke (une nana anti mec pro location d’utérus, ben non, j’aime bien tout le monde a des degrés différents s’entend, et je suis contre la GPA), une végétarienne handicapée mentale (j’ai mieux a faire que d’emmerder les bouffeurs de viande) et patati et patata...

    Ouais, on n’est pas sorti d’affaire....


    • PascalDemoriane 13 juin 21:13

      @Pauline pas Bismutée
      Oui, mais le titre de l’article était « discussion avec un national socialiste » Or au regard du verbatim, on voit en creux que l’interlocuteur algéro-français, pointe « national » comme signifiant ordre politique rassurant, refuge, autorité (droite) et socialiste comme signifiant « solidaire, communautaire » (gauche). Toutes choses qu’on retrouve dans la notion islamique de Califa (politique) et d’Oumma (communauté, famille).
      Manière de dire que du point de vue anthropologique, la conscience de l’humain socialisé est toujours duelle, de droite (ordre statique social, structural) et de gauche (fonction dynamique solidaire, tribale).
      La pathologie du gauchiste, c’est l’inversion de la dialectique, vouloir se construire avec du fonctionnel sans le préalable structural.
      Cela nous donne cette fausse gauche qui prétend faire de la solidarité mais sans état, sans frontière, sans grammaire, sans ordre. évidement çà marche pas ! Car sans ordre contraignant pas de solidarité possible car pas de communauté délimitée ! Tout simplement !
      Donc en fait nous sommes structurellement tous ET de droite ET de gauche ! sans le comprendre ! Donc à la fois nationaux et socialiste. Scinder les deux est une psychopathologie entretenue pour pathologiser le peuple, le rendre schizoïde.


    • Pauline pas Bismutée 13 juin 22:20

      @PascalDemoriane

      Dire que nous sommes structurellement tous et de droite et de gauche est comme dire que nous sommes tous hommes et femmes (psychologiquement, sens Jungien, anima/animus), Bien sur, a des degrés différents, et dans doute malgré nous quelquefois ! Surtout en France (perspectives historiques).

      J’ai quelques réserves quant a  « cette fausse gauche qui prétend faire de la solidarité mais sans état, sans frontière, sans grammaire, sans ordre..... », car, effectivement l’équivalent du « from the cradle to the grave » (système britannique pour faire du très général *du berceau jusqu’à la tombe’) implique l’immiscion constante du gouvernement dans la vie des citoyens (ce qui irrite tant l’esprit américain, par opposition). En d’autres termes donnant- donnant, mais c’est déjà pas mal le cas, pour des raisons ou plutôt des « excuses » différentes (notre « sécurité » etc,,,)

      Mais les clichés quand meme plutôt débiles ont décidément l’air d’avoir un brillant avenir devant eux (pas comme nous !)..

       


  • L'apostilleur L’apostilleur 14 juin 08:14

    @ l’auteur 

    « ...il convoquera l’Histoire... se basant en cela sur la culture zemmourienne, mais quand je lui fais remarquer que zemmour tord les faits... »


    Vous avez probablement un exemple en tête  ?



  • L'apostilleur L’apostilleur 14 juin 08:24

    @ l’auteur 

    Votre« ...fils d’émigré algérien... nationaliste » n’est pas un « arabe » mais un maghrébin assimilé. 

    Un exemple à encourager plutôt qu’à combattre.


  • leypanou 14 juin 09:44

    Il me soutient que Zemmour n’a jamais dit cela  : propos caractéristique de quelqu’un de lobotomisé.

    Avec ce genre d’individu, c’est de la perte de temps que de discuter.

    Je résume Gargamelle en son idée de vouloir privatiser FranceInter et FranceInfo : il est certain que cela fait plaisir à son ancien patron Bolloré.

    En tout cas, article intéressant à lire.


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