jeudi 12 octobre - par GéraldCursoux

DSK, encore une frasque !

DSK lors de l’hommage à Nicole Bricq au CSE n’a pas redit que le PS était un « astre mort », ce qui aurait pu se comprendre lorsqu’il a rappelé que Nicole Bricq « avait su faire des compromis avec ses adversaires », c’est-à-dire la droite, elle qui avait des convictions de gauche, mais après avoir également rappelé que les valeurs de gauche et de droite n’étaient pas les mêmes – vieux refrain qui évite de faire une analyse des dites valeurs, analyse qui pourrait provoquer cette révolution copernicienne que redoutent les apparatchiks qui en vivent – il a rompu avec la doctrine du PS qui a toujours déclaré détenir la vérité comme toute Eglise, en se lançant dans un exposé d’inspiration platonicienne pour défendre : « le clivage droite gauche qui est nécessaire à l’équilibre de la société » ! Sartre avait bien compris cette obligation d'exclure qu'il a résumé en un mot : Salaud ! Ceux qui ne sont pas de cette gauche prolétarienne sont des salauds. Rien de moins ! Que dirait-il aujourd'hui à DSK ?, on en frémit !

C’est un peu comme si le pape François déclarait que l’islam était nécessaire pour qu’un équilibre soit maintenu avec le catholicisme, au bénéfice de la foi ; que les croyances des uns valaient bien celles des autres etc., etc. ; qu’un pèlerinage à La Mecque et Lourdes c’est un peu pareil ; bref comme l’a dit l’autre Dieu reconnaîtra les siens ! C’est d’ailleurs un peu vrai lorsqu’on se penche sur la doctrine œcuménique du Vatican, nonobstant le fait que le pape veut toujours tirer la couverture à lui, vieux réflexe de croyant.

Mais DSK va plus loin, en conceptualisant cette opposition entre gauche et droite, lorsqu’il déclare devant les nombreux fidèles de « l’astre mort » qui ne mouftent pas : « leur opposition dialectique vivra tant que vivra la démocratie ». A droite on n’en demandait pas tant, ce n’est pas une reconnaissance mais un acte de foi ! En substance cela peut se résumer dans une formule : nous à gauche, nous n’existons que grâce à la droite. (Faut-il rappeler que les extrêmes sont exclus de cette relation dialectique, point sur lequel tous seront d’accord, y compris Le Pen et Mélenchon qui évoluent dans des sphères supra-lunaires.)

Et pour mettre une couche de vernis sur ce brillant tableau le brillant orateur, qui fut l’un des grands animateurs de « l’astre mort » au temps de sa splendeur (à l’extinction de laquelle il contribua par des frasques dont se félicitent encore les médias tant grimpèrent audimat et tirages !), termine cette apologie de la droite par ces mots : « les mêler (les valeurs bien sûr) ce n’est pas les confondre. Les faire avancer ensemble, c’est savoir garder l’équilibre ». Paff !

On peut comprendre pourquoi l’astre est mort, le PS avatar du communisme, gardien d’une pensée religieuse porteuse des espoirs d’une transformation sociale (lutte ses classes) au bénéfice des damnés de la terre, sorte d’idéalise hégélien hybridé de théories économiques marxistes (plus-value) ne pouvait résister à une telle ouverture œcuménique ! A partir du moment la droite n’est plus l’ennemi de classe qu’il faut tuer, le Parti n’a plus de métaphysique, et devient un astre mort. On voit bien que la force de certaines religions repose non pas sur la solidité de leurs croyances et de leurs doctrines mais bien sur l’affirmation qu’elles sont seules à détenir la vérité et que toutes les autres doivent être combattues, et pas uniquement par des écrits et des prêches !

La dialectique DSKanienne, Macron la pratique. Et en croyant glisser par les mots qu’il a prononcés lors de cette cérémonie laïque, bienvenue pour honorer cette femme qui l’a mise en pratique malgré les réticences des derniers fidèles de l’astre mourant, une pierre dans la chaussure de Macron, il lui a au contraire donné raison. Mais rien n’est perdu pour les thuriféraires du socialisme, « l’astre mort » renaîtra de ses cendres car il est certain que Macron échouera. Pourquoi ?, parce qu’il est impossible à un Président français de réussir avec le complexe-mediatico-industriel que l’on a. Wait and see…

En attendant DSK s’est marié, souhaitons-lui tous les bonheurs…



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