samedi 24 février - par Jean Dugenêt

Du « nouvel ordre mondial » au « désordre mondial »

Le capitalisme dans la phase de putréfaction où il est arrivé secoue l'humanité dans des soubresauts qui n'ont rien d'aléatoire et qu'il faut essayer de comprendre. Nous allons donc examiner comment a évolué la situation internationale depuis que le capitalisme a été restauré dans les pays de l'ancienne URSS.

Il faut en effet remonter à la période du changement de millénaire. Le capitalisme venait d'être restauré en Russie et dans les pays de l'ancienne URSS. Cela changeait évidemment grandement la situation internationale. Les dirigeants des USA, et avec eux les dirigeants des pays de l'OTAN, rêvaient depuis longtemps de rétablir le capitalisme. Finalement, ils n'ont pas eu à agir pour que cela advienne.

Les bureaucrates du régime stalinien tiraient leurs privilèges uniquement de leur fonction et, dans la période post-stalinienne, nombre d’entre eux ont commencé à vouloir asseoir leurs avantages bien fragiles sur la propriété privée. C'est une aile de la bureaucratie, avide de conforter ainsi ses privilèges, qui s'est chargée de restaurer le capitalisme avec successivement à sa tête Gorbatchev, Eltsine et Poutine. Cela s’est fait dans une situation où la bureaucratie, dans son ensemble, devait faire face à de multiples difficultés et était déchirée sur la conduite à tenir. Toute une aile plus conservatrice était d’avis d’employer la manière forte pour régler les problèmes tant en Russie qu’en Afghanistan, en Pologne… Au cours du processus des divergences ont pu apparaître, au sein cette aile restaurationniste, sur la méthode mais pas sur le but.

Les forces capitalistes et notamment les dirigeants américains voyaient évidemment d’un œil favorable le processus enclenché par Gorbatchev et ils se sont bien gardés d’intervenir d’une quelconque façon dans ce processus. Plus que cela, ils sont allés jusqu’à refuser l’adhésion à des pays d’Europe de l’Est qui en faisaient la demande et répondaient pourtant aux critères d’adhésion de l’époque. Je reproduis ci-dessous, à ce sujet, un document classé secret mais qui est maintenant déclassifié. Il s’agit du compte-rendu d’une réunion préparatoire à la réunion du Conseil de l’Atlantique Nord de printemps qui sera seule habilitée à définir la position de l’OTAN dans une déclaration. Le CAN (Conseil de l’Atlantique Nord) est en effet le principal organe décisionnel de l’OTAN et les sommets de l’OTAN sont des réunions du CAN à son niveau le plus élevé : celui des chefs d’Etats et de gouvernements. Cette réunion s’est tenue à Bonn, le 6 mars 1991. Le document montre que l’OTAN refuse l’adhésion de ces pays pour ne pas « ostraciser les Russes ». Mais la réunion décide d’accompagner ce refus de propositions bienveillantes.

Cette observation ne change rien à la nature agressive et contre-révolutionnaire de l’OTAN mais elle remet en question tout le mythe créé par Poutine après 2007. Ce n’est pas sur le mode de la recherche à tous crins et le plus vite possible de l’extension de l’OTAN vers l’Est que s’est manifestée la politique des USA et de leurs alliés dans cette période qui a suivi la chute du mur de Berlin (novembre 1989). Remarquons aussi que les craintes d’une réaction de l’aile conservatrice de la bureaucratie stalinienne était pleinement justifiée puisque, quelques mois plus tard, lors du coup d’Etat d’août 1991, des putschistes déposèrent brièvement Gorbatchev et tentèrent de prendre le contrôle du pays.

En 2002, l'amitié, la collaboration et la coopération entre les dirigeants russes et américains, qui avaient été en opposition lors de la guerre froide, battait son plein. Ils venaient tous de remporter une grande victoire en restaurant le capitalisme. C'est à cette époque que Georges W. Bush faisait la fête avec Vladimir Poutine à Sochi, dans la luxueuse résidence du maître du Kremlin (notre photo). Leur étroite collaboration s'est notamment manifestée en mai 2002 lors du sommet de Rome du Conseil OTAN-Russie, Poutine déclarait, lors de ce sommet (voir les pages 17 et18) : 

"Pour la Russie, étant donné sa position géopolitique, le renforcement de la coopération avec l'OTAN, en tant que partenaires égaux, est l'un des aspects concrets de l'approche multiple, qui est la seule solution que nous puissions adopter, et que nous avons l'intention de mettre en œuvre résolument. (...) Ce n'est qu'en combinant harmonieusement nos actions dans tous ces domaines que nous créerons de vastes possibilités qui permettront de bâtir une seule grande région où régnera la sécurité - de Vancouver à Vladivostok. Je pense que tous ceux qui participent à la réunion aujourd'hui partagent cet avis."

 

 

L’objectif commun de lutter contre les mobilisations de la classe ouvrière était affiché au nom d'une prétendue lutte commune contre le terrorisme. Poutine était très clair sur cette question :

"Le 11 septembre de l'année dernière, le terrorisme a fait des milliers de victimes à New York. Et tout récemment, le 9 mai, jour de célébration de la Grande victoire sur le fascisme, les terroristes n'ont épargné ni les femmes, ni les vieillards, ni les enfants dans la ville russe de Kaspiisk. Ils ont violé la mémoire de ceux qui ont apporté au monde la liberté et l'espoir. Nous ne devons pas oublier qu'il y a plus d'un demi-siècle, l'humanité a payé de dizaines de millions de vies le manque de clairvoyance criminel et l'hésitation des hommes politiques à unir leurs forces contre l'ennemi commun. Nous sommes maintenant confrontés à une tâche d'une ampleur comparable, si l'on se réfère à l'histoire. Oui, la menace actuelle se présente sous une autre forme et son origine est différente, mais elle n'en est pas moins dangereuse pour le sort de l'humanité. C'est pourquoi toutes les institutions et formes de coopération internationales doivent maintenant prouver qu'elles sont pertinentes et capables de relever les nouveaux défis." 

Poutine fut autant affecté par l'attentat de Kaspiisk que Staline le fut par l'assassinat de Kirov. Bref ! Ce fut pour lui une aubaine ! Il donna immédiatement l'ordre "d'écraser la vermine"... Il tenait là une opportunité qu'il exploita autant que Staline avait su exploiter l'assassinat de Kirov.

Un tournant se produit en effet à cette époque qualifiée par les dirigeants américains de "nouvel ordre mondial" ou encore de "global war". Poutine a pu massacrer autant qu'il le voulait notamment en Tchétchénie ou en Syrie avec l'accord des dirigeants américains qui de leur côté ont massacré en Afghanistan et en Irak. Mais cette politique sera à terme un échec pour les deux protagonistes qui étaient pour l'essentiel complices. C'est ce que nous allons voir maintenant.

Toute cette période qui va de 2001 à 2023 mériterait d'être étudiée plus en détail avec notamment le printemps arabe, la révolution syrienne et l'écrasement des rebellions en Géorgie (2008), le conflit en Ukraine (2014) avec l’invasion de la Crimée et la guerre au Donbass, les révoltes en Biélorussie (2020) et au Kazakhstan (au début de 2022). Voyons notamment comment les relations entre Poutine et les dirigeants américains ont évolué au cours de cette période. Des nuances, voire même des divergences, sont apparues mais leur volonté commune de lutter contre les mobilisations ouvrières est restée constante.

Poutine, dès son accession au pouvoir a essayé de maintenir l'empire russe qu'est devenu l'URSS sous la dictature de Staline. Il voulait le retour au capitalisme mais il ne voulait pas la désintégration de l’Empire stalinien. En ce sens, il a constamment affiché son attachement au stalinisme tout en voulant le retour au capitalisme. Il ne faut y voir aucune contradiction. Nous l’avons dit : la bureaucratie, ou nomenklatura, aspirait à asseoir ses privilèges sur la propriété privée des moyens de production.

En effet, alors que l'URSS s'est constituée, sous Lénine, par application du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, elle est devenue un Empire avec Staline. D'ailleurs les pays Baltes ont été intégrés à l'URSS dans la période de l'accord Hitler-Staline par la volonté conjointe des deux dictateurs et nullement par la volonté des populations. La restauration du capitalisme s'est accompagnée dans toute l'URSS d'une volonté de retrouver les libertés bafouées par la longue période de dictature. En particulier, les peuples qui ont subi une situation de colonisation par la Grande Russie ont voulu reprendre leur indépendance. Les pays Baltes, ont été les premiers pays de l’ex-URSS à s'émanciper de la tutelle russe. Ils ont immédiatement adhéré à l'OTAN (2004) pour se placer sous la "protection" des puissances capitalistes anciennes. Dès lors, l'OTAN a commencé à apparaître comme un danger pour Poutine qui voyait cette même aspiration à l'indépendance se manifester en Tchétchénie, en Biélorussie, en Géorgie, en Ukraine, au Kazakhstan... Cependant, répétons-le cette volonté d’adhésion à l’OTAN venait des populations de l’ex-URSS qui se révoltaient contre la tutelle de dictateurs et nullement de l’OTAN ou des USA.

La lutte contre le terrorisme était, du point de vue de Poutine, le prétexte qui lui permettait de réprimer toutes les manifestations de cette aspiration à l'indépendance des peuples opprimés dans l'Empire Russe.

Dans son discours prononcé le 10 février 2007 devant la Conférence de Munich sur la sécurité, Poutine évoque à nouveau cette volonté de mâter les révoltes au nom de la lutte contre le terrorisme et d’avoir, à ce sujet, un accord avec toutes les puissances capitalistes :

"on a vu apparaître des menaces foncièrement nouvelles qui étaient connues auparavant, mais qui acquièrent aujourd’hui un caractère global, par exemple, le terrorisme. Je suis certain qu’en ce moment crucial il faut repenser sérieusement l’architecture globale de la sécurité. Il faut rechercher un équilibre raisonnable des intérêts de tous les acteurs du dialogue international. D’autant plus que le « paysage international » change très rapidement et substantiellement en raison du développement dynamique de toute une série d’Etats et de régions (...) Il ne fait pas de doute que le potentiel économique des nouveaux centres de la croissance mondiale sera inévitablement converti en influence politique, et la multipolarité se renforcera."

Dans cette situation où les USA veulent se positionner en "gendarme du monde", Poutine craint que cette puissance impérialiste concurrente soit un pôle attractif pour les pays qui veulent se détacher de l'ancienne URSS. A partir de cette date il commence donc à émettre des réserves et des critiques sur la politique des américains et de l'OTAN.

Poutine conteste les décisions d'invasion de l'Irak et de l'Afghanistan prises par les dirigeants américains sans qu'ils se soient souciés de consulter l'ONU c'est à dire en bafouant les règles qu'ils avaient eux-mêmes instituées auparavant. Il dit :

« Nous sommes témoins d’un mépris de plus en plus grand des principes fondamentaux du droit international. Bien plus, certaines normes et, en fait, presque tout le système du droit d’un seul Etat, avant tout, bien entendu, des Etats-Unis, a débordé de ses frontières nationales dans tous les domaines : dans l’économie, la politique et dans la sphère humanitaire, et est imposé à d’autres Etats. »

Et il réclame le retour aux règles de l’ONU :

« Lorsque l’ONU réunira réellement les forces de la communauté internationale qui pourront réagir efficacement aux événements dans certains pays, lorsque nous nous débarrasserons du mépris du droit international, la situation pourra changer. Sinon, elle restera dans l’impasse et les lourdes erreurs se multiplieront. Il faut œuvrer pour que le droit international soit universel aussi bien dans sa compréhension que dans l’application de ses normes »

Dans le même temps, Poutine s'attribue le droit d'intervenir comme bon lui semble dans les pays de l'ex-URSS. Poutine cherche donc à affirmer davantage son pouvoir sur la scène internationale face aux USA. De fait, lors de la révolution Syrienne, il sera l'acteur principal de la répression et les USA n'y participeront qu'en restant en retrait.

Notons que dans les critiques que Poutine adresse en 2007 à la politique américaine, il n’est nullement question du mythe qu’il développera amplement plus tard sur une volonté d’encercler la Russie avec des forces de l’OTAN agressives qui conquièrent de plus en plus de territoires vers l’Est. Il ne critique ni les adhésions à l’OTAN de la Pologne, la Hongrie et la Tchéquie en 1999 ni celles de la Bulgarie, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie en 2004. L’OTAN avait seulement répondu à de fortes demandes après de multiples réticences. D’ailleurs, les critères d’adhésion sont devenus de plus en plus draconiens. Toutefois, le retour au capitalisme étant acté, une réaction de l’aile dure et conservatrice de la bureaucratie stalinienne n’était plus à craindre. C’est dans ces conditions que l’adhésion de ces 10 pays a pu être acceptée.

Au cours la période suivante (de 2007 à 2024), la situation a évolué par étapes. L’armée américaine s’est embourbée dans des occupations en Irak et en Afghanistan. Lors de son élection en 2008, Obama a annoncé la période du « désengagement », mais cela n’a guère été plus glorieux. Le départ de l’Irak s’est étalé sur plusieurs années sans laisser la garantie aux USA de pouvoir y exercer le moindre pouvoir. Le départ d’Afghanistan (août 2021), lui aussi programmé, s’est finalement fait dans une précipitation qui a ridiculisé l’armée américaine. Cette période du désengagement a notamment été marquée par le printemps arabe puis la guerre en Syrie. Au cours de cette guerre Poutine et les dirigeants américains ont contribué ensemble à écraser la révolution syrienne. Poutine a bombardé Alep et la banlieue de Damas et les américains ont bombardé Raqqa. Les massacres de la population civile ont fait entre 300 000 et 500 000 morts. Au cours de toutes ces guerres de Tchétchénie, de Yougoslavie, d'Irak et de Syrie le « terrorisme-islamique » a largement été utilisé par les puissances impérialistes (USA et Russie) pour venir à bout de toutes les rebellions et révolutions. Les puissances impérialistes ont largement contribué au développement de ces extrémismes-islamiques qui leur ont ensuite servi de prétexte pour massacrer les peuples qui se révoltaient. Au cours de la guerre de Syrie, Poutine s’est affirmé comme venant concurrencer les USA dans ce rôle de gendarme du monde. Il a renforcé ensuite cette image en « ramenant l’ordre » au Kazakhstan.

Tout en reprochant aux USA d'étendre les bases militaires de l'OTAN, Poutine, surtout inquiet de l'exemple que pourrait donner l'adhésion des pays Baltes à l'OTAN, n'a cessé, dans cette période, de mettre en place des nouvelles bases militaires russes. Voici une liste de ces bases :

  • Tartous : base navale militaire russe en Syrie.
  • Hmeimi : base militaire aérienne russe en Syrie.
  • Sébastopol : base navale militaire russe, déjà ancienne, située en Ukraine-Crimée qui est maintenant réduite à l'impuissance par l'armée ukrainienne.
  • Guioumri : base russe en Arménie qui a ouvert deux « positions d’appui » dans le sud du pays, à la frontière avec l’Azerbaïdjan.
  • Bambora et Gudauta : deux bases militaires aériennes russes placées sur le territoire géorgien. En fait la Russie considère qu’il s’agit du territoire de l’Abkhazie qu’elle est la seule à reconnaître comme étant un territoire indépendant.
  • Otchamtchira : base militaire navale russe également sur le territoire de la Géorgie-Abkhazie. Elle est donc au bord de la Mer Noire, en eaux peu profondes, et ne peut donc accueillir que des petits bâtiments.
  • La Biélorussie (ou Bélarus), en principe, n’héberge pas de bases militaires russes mais nous savons tous que Poutine y a massé des troupes en grand nombre quand il a décidé d’envahir l’Ukraine.

Finalement cette politique mondiale menée conjointement par l'OTAN-USA et la Russie fut un échec pour les deux puissances. L'échec des américains culmine en 2021 avec leur débâcle en Afghanistan et celui de Poutine avec son invasion ratée en Ukraine. Face à la résistance ukrainienne, ses troupes qui étaient arrivées à proximité de Kiev ont été contraintes de reculer jusqu'à la fin 2022 avant que le front se stabilise en 2023. La troisième année de guerre commence alors que Poutine avait prévu d’abattre le régime de Zelensky en quelques semaines pour y mettre à la place un gouvernement à ses bottes. Au même moment, les gouvernements des USA, de l’Angleterre et de la France, dans leur extrême bonté à l’égard des ukrainiens, avaient proposé d’accueillir, en tant que réfugiés politiques, le gouvernement de Zelensky. Aucun gouvernement n’avait prévu que le peuple ukrainien résisterait aussi vaillamment. Ils ont dû tous s’y adapter.

Poutine et Biden restent fondamentalement d'accord sur la nécessité de maintenir le capitalisme en écartant tout risque de puissantes mobilisations ouvrières. Les dirigeants américains n'ayant pas actuellement de solution de rechange, au cas où le régime de Poutine s'effondrerait, tiennent à ce qu'il se maintienne au pouvoir. Poutine règne en effet sur une poudrière qui risque à tout moment de se désintégrer. Les travailleurs des républiques de l'ancienne URSS ne veulent plus de cette domination "coloniale" de leur pays (Tchétchénie, Biélorussie, Géorgie, Kazakhstan et ... Ukraine).

Mais le gouvernement américain est maintenant contraint d’afficher une solidarité avec le peuple ukrainien. Il fournit une aide mesurée au compte-goutte à la résistance ukrainienne pour qu'elle se maintienne mais ils ne veulent pas lui donner les moyens qui lui assurerait une victoire éclatante. Les répercutions en Russie et dans toute l'ex-URSS seraient à leurs yeux trop importantes, incertaines et probablement incontrôlables.

Nous sommes maintenant face à une nouvelle situation internationale qui peut être qualifiée de "désordre mondial" par opposition à l'objectif réactionnaire initial de "nouvel ordre mondial. L'impérialisme américain reste la plus grande puissance mondiale mais il n'a pas pu s'affirmer comme le gendarme du monde. Par crainte d'une mobilisation incontrôlable des exploités dans les pays de l'ancienne URSS, la puissance capitaliste américaine continue à protéger le régime de Poutine mais ils ne sont plus complices. Le temps où les dirigeants des deux puissances faisaient la fête ensemble est révolu. Le temps où l'armée américaine se permettait d'envahir un pays dans la perspective d'y installer un gouvernement fantoche qui devrait être reconnu par la population et, sans doute, suffisamment apprécié par elle pour n'être contesté par personne est lui aussi révolu. Le temps où Poutine se croyait autorisé à envahir n'importe quel pays de l'ex-URSS pour y maintenir sa domination est lui aussi révolu. Nous sommes assurément dans une nouvelle période. La montée en puissance, avec la Chine, d'un troisième impérialisme est une source d'inquiétude supplémentaire pour les dirigeants américains lesquels, assurément, ne contrôlent nullement l'évolution de la situation mondiale. Aucun "gendarme du monde" n’apparaît dans ce "désordre mondial".

 

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39 réactions


  • sylvain sylvain 24 février 15:18

    Le capitalisme dans la phase de putréfaction où il est arrivé

    la capitalisme est en phase de putrefaction avancee depuis sa naissance, c’est son aliment de base la putrefaction, il s’y complait et l’entretiens par son existence meme


    • Brutus S. Lampion 24 février 16:47

      @sylvain

      c’est comme dans la forêt primaire : plus y a d arbres et plus y a de feuiles qui tombent et plus y a de compost-humus en putréfaction qui fertilise le sol et fait grossir les arbres
      c’est pour ça qui y en a qui disent que le capitalisme, c’est la nature


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 février 18:16

      @sylvain
      Il est vrai que le capitalisme dès sa naissance était un système d’exploitation des hommes (les travailleurs) par d’autres hommes (les capitalistes). Ces derniers possèdent l’essentiel des moyens de production. En conséquence, dès sa naissance, le capitalisme courrait vers sa perte.
      Il faut cependant introduire une nuance de taille. En permettant aux sociétés de sortir du féodalisme, il ouvrait la voie à un développement rapide, pendant tout le XIXème siècle, de la production de produits de consommation permettant ainsi aux hommes de vitre mieux même si les conditions de travail restaient très pénibles.
      Dans le jargon des marxistes, on dit que les forces productives de l’humanité se sont considérablement développées dans cette période en se libérant des rapports de production antérieurs.
      Pour passer au capitalisme, sous diverses formes des pays ont fait des « révolutions bourgeoises ». Ce fut le cas de la France (1789 et 1793). Ceux qui n’ont pas fait de révolution bourgeoise au cours du XVIIIème et du XIXème siècle ont alors pris un retard économique considérable. Ce fut le cas pour la Russie.
      On peut donc dire que le capitalisme a été pendant une période un facteur de progrès avant qu’à son tour (XXème siècle) il deviennent un obstacle au développement des forces productives. Depuis lors il faut qu’à nouveau des révolutions permettent de faire sauter cet obstacle au développement de l’humanité qu’est devenu le capitalisme. Dans le jargon des marxistes, nous disons que les forces productives de l’humanité ont depuis lors cessé de croître. Lénine disait qu’on était entré dans le stade de « l’impérialisme » : stade suprême du capitalisme. Je crois que nous sommes maintenant dans une situation pire que j’ai du mal à qualifier. Faute de trouver mieux je parle d’un stade de putréfaction.


    • sylvain sylvain 24 février 18:36

      @Jean Dugenêt
      On peut donc dire que le capitalisme a été pendant une période un facteur de progrès avant qu’àson tour (XXème siècle) il deviennent un obstacle au développement des forces productives

      Je comprend bien ce que tu dis jean, c’est l’analyse marxiste. Mais il faudra tout de meme qu’on se demande ce que sont au juste ces forces productives, parce que ce n’est pas evident que ce soit le bien de l’humanite ou quelque chose dans le genre qu’elles visent a produire, mais plutot quelque chose d’autre. Ces forces productrices ne sont elles pas en fait celles d’ une mise au monde ??


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 février 19:08

      @sylvain
      Les hommes sont la principale force productive mais tout ce qui leur permet de vivre mieux est le résultat de l’accroissement des forces productives c’est à dire de la capacité des hommes à produire pour leur permettre de travailler moins en vivant plus longtemps, en meilleure santé, avec plus de culture et de loisirs...

      Quand on voit ce qui est advenu des populations en Afghanistan, en Syrie, en Libye, en Irak, en Palestine, en Tchétchénie et maintenant en Ukraine, il saute aux yeux que les forces productives ont cessé de croître. La famine apparaît maintenant à nouveau dans des pays d’Afrique (Congo, Soudan du Sud, Nigéria). Il en est de même en Asie-Pacifique (République populaire démocratique de Corée, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Timor-Leste...).

      Mais, nous nous éloignons un peu du sujet.


    • sylvain sylvain 24 février 21:37

      @Jean Dugenêt
      peut etre s’eloigne on du sujet. Je suis d’accord avec le contenu de ton texte. Poutine, ou xi jinping et leurs systemes de pouvoir n’amenent rien de nouveaux, si ce n’est peut etre un renouveaux de ce qui nous tient depuis longtemps.

      Cette chose on peut l’appeller capitalisme, mais d’une maniere plus profonde, il me semble que c’est la creation du systeme industriel. Dans ce dernier commentaire, tu abordes le mythe du progres, mais depuis combien de temps nous tient il, ce mythe ?? Il me semble que la pub a outrance, l’obsolescence programme, et l’impossibilite de mettre en oeuvre une baisse du temps de travail reduit ce mythe a neant : si la technologie nous « libere », on devra inventer quelque chose de nouveaux pour nous tenir.

      Les choses que nous consommons sont encore et toujours produites par des humains qui travaillent tout le temps, vivent dans la misere et meurent jeune. En realite, certains chasseurs cueilleur avaient une esperance de vie egale a la notre, en bien meilleur sante et travaillaient beaucoup moins : le systeme industriel se propose de regler des problemes qu’il a lui meme cree, et en pratique il ne le fait pas : il en regle et en meme temps en produit de nouveaux.

      Ceci ne se terminera que par sa mise au monde, c’est a dire son autonomisation, et alors que nous restera t il ??


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 février 22:40

      @sylvain
      Je te remercie de combler le vide. Tous les sujets sont bons quand personne d’autre ne se manifeste. Le fait qu’il n’y a guère de discussion sur mon article est d’ailleurs significatif. Mon article est largement consulté avec plus de 500 vues. Il est grandement désapprouvé par ceux qui le consulte. La note de satisfaction est de 1,6 sur 5. Mais ceux qui désapprouvent l’article ne participent pas à la discussion. Ils n’ont pas d’arguments. Ils ne peuvent pas intégrer les faits, dont je fais état, dans une analyse cohérents : les discours de Poutine copain avec l’OTAN en 2002 et 2007(avec des nuances entre les deux dates). le refus de l’OTAN d’accepter des pays qui demandaient à adhérer...
      Cela est en contradiction avec ce qu’ils racontent sans arrêt. Les faits sont têtus mais il n’y a pas de remède contre la dissonance cognitive.

      Je reviens à ton commentaire. Je ne comprends pas bien ce que tu veux montrer. Tu sembles dire que les progrès technologiques n’apportent guère des améliorations à la vie des hommes.

      Il ne faut pas rejeter l’enfant avec la baignoire et l’eau du bain. Le moteur des activités de production en système capitaliste est la recherche éperdue du profit de la part de ceux qui décident (les capitalistes) puisqu’ils sont les propriétaires des outils de production. Il faut une révolution pour imposer que le moteur de l’activité de production deviennent le mieux être de tous et non plus la recherche du profit. Je te renvoie à mon article « Socialisme ou Barbarie » dans lequel je montre que l’état actuel des sciences et des techniques pourrait permettre aux hommes de vivre beaucoup mieux en travaillant beaucoup moins.

      C’est le point de départ de mon engagement politique. J’ai la certitude que la vie est belle malgré tous les malheurs dont je viens de parler : multiples guerres, famines... Les hommes ont les moyens d’apporter le bonheur sur terre s’ils se débarrassent du capitalisme. Nous ne pouvons même pas percevoir tout ce qui serait possible...


    • zygzornifle zygzornifle 25 février 09:59

      @sylvain

       La capitalisme a les armées la police et les présidents des pays a ses ordres plus « un pognon de dingue » que reste t’ils pour les autres ? 


    • sylvain sylvain 25 février 18:42

      @Jean Dugenêt
      bon je tavais ecris une longue reponse mais mon ordi a bugge. De toutes facons, il faudrait que j’ecrive un truc la dessus un jour, un commentaire ne suffit pas.

      pour le reste tu as surement raison, je pensais lire en commentaire beaucoup d’attaques contre ton texte mais ce n’est pas le cas. Il est vrai que c’est un alignement de faits donc difficile a contredire, mais tu auras bien quelques insultes


  • Com une outre 25 février 08:31

    Enormément de choses discutables dans l’analyse de l’auteur et surtout une absence de la situation actuelle, à savoir la multipolarité du monde. Les pays non-occidentaux sont devenus puissants, la Chine est passée devant les américains économiquement, et il n’est plus question pour les Brics de subir l’hégémonie US. Les transactions énergétiques internationales hors dollars en sont la meilleure preuve. La Russie a démontré qu’elle est plus forte militairement que l’Otan, donc que les US. Cela change beaucoup de paramètres dont l’auteur ne semble pas avoir pris la mesure. Vis à vis de l’Ukraine, les américains n’ont pas d’autre choix que de se retirer, sinon il risquent de perdre toute crédibilité internationale, déjà bien amoindrie.

    Ramener le problème à la doctrine capitaliste est dépassé. Nous n’en sommes plus là, le problème aujourd’hui est le poids des oligarques, des très grandes entreprises privées, dans la gestion nationale et internationale des Etats. La mondialisation est-elle une privatisation du pouvoir ou non ? Les politiques des Etats doivent-elles prendre prioritairement en compte, avant l’intérêt des peuples, l’enrichissement des multinationales les plus puissantes ? Il est sûre que la réponse en UE, en Chine ou aux US n’est pas la même.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 février 12:43

      @Com une outre
      Bonjour,
      Merci pour votre contribution dans laquelle je vois trois parties.

      « Enormément de choses discutables dans l’analyse de l’auteur et surtout une absence de la situation actuelle, à savoir la multipolarité du monde. Les pays non-occidentaux sont devenus puissants, la Chine est passée devant les américains économiquement, et il n’est plus question pour les Brics de subir l’hégémonie US. Les transactions énergétiques internationales hors dollars en sont la meilleure preuve »

      Il est exact que j’ai plus décrit le cheminement qui nous amène à la situation actuelle que la situation elle-même dont l’élément marquant est la guerre une Ukraine. J’ai montré que la situation om les dirigeants des USA voulaient s’imposer comme « le gendarme du monde » est dépassée ce qui m’amène à parler de « désordre mondial ». Vous reprenez la même idée avec le vocabulaire à Poutine. C’est en effet lui qui a parlé de monde unipolaire et multipolaire. Il l’a fait dans son discours de 2007. Ce sont les termes qu’il employé pour critiquer la politique américaine qui ne se référait même plus à l’ONU. D’accord aussi avec l’évolution de la Chine à laquelle je n’ai consacré qu’une phrase. Idem pour les Brics dont je n’ai pas parlé... Ce « désordre mondial » concerne bien évidemment l’économie mondiale.

      Je suis par contre en complet désaccord avec la deuxième partie qui est la suivante :

      « La Russie a démontré qu’elle est plus forte militairement que l’Otan, donc que les US. Cela change beaucoup de paramètres dont l’auteur ne semble pas avoir pris la mesure. Vis à vis de l’Ukraine, les américains n’ont pas d’autre choix que de se retirer, sinon il risquent de perdre toute crédibilité internationale, déjà bien amoindrie. »

      J’explique l’inverse. Les USA et l’UE ont apporté une aide militaire au compte-goutte et uniquement parce que la résistance ukrainienne sans aucune aide avec bloqué l’avancée de l’armée russe. L’expérience ukrainienne a montré au monde entier que l’extraordinaire puissance militaire russe exhibée dans des discours, des films, des journaux et des défilés militaires n’était qu’un énorme bluff. Les USA à eux seuls possède des centaines ou des milliers de fois la minuscule aide qu’ils ont apporté à l’Ukraine. En fait, il ne veulent pas que l’armée de Poutine subisse une défaite car s’ils le voulaient se serait déjà fait. La démonstration est faite que l’armée russe est minuscule au regard de la puissance militaire américaine.

      Le choix des américains d’aider ou non l’Ukraine est sans aucun rapport avec leur puissance militaire. Ils savent que si Poutine subit une défaite il s’en suivra une crise majeure qui affectera non seulement la Russie mais tous les pays où s’exprime déjà une volonté populaire d’indépendance à l’égard de la Russie (Biélorussie, Géorgie, Tchétchénie, Kazakhstan) Or les américains sont pour la stabilité du capitalisme mondial. Ils sont très satisfaits que Poutine arrive à gérer la forme de capitalisme récent sur cette région du monde et ils n’ont nullement envie qu’une crise majeure démolisse l’édifice encore fragile de ces régimes qui sont sous la botte de Poutine.

      Pour finir, vous nous donnez vos préceptes idéologiques :

      « Ramener le problème à la doctrine capitaliste est dépassé. Nous n’en sommes plus là, le problème aujourd’hui est le poids des oligarques, des très grandes entreprises privées, dans la gestion nationale et internationale des Etats. La mondialisation est-elle une privatisation du pouvoir ou non ? Les politiques des Etats doivent-elles prendre prioritairement en compte, avant l’intérêt des peuples, l’enrichissement des multinationales les plus puissantes ? Il est sûre que la réponse en UE, en Chine ou aux US n’est pas la même. »

      Vous ne voulez voir le monde que comme des blocs qui s’affrontent. Vous préférez certains bloc à d’autre. Ce n’est pas la réalité du capitalisme lequel n’est pas une doctrine. C’est la réalité du fait que des hommes en exploitent d’autres... Je suis solidaires avec tous les exploités de Russie, d’Ukraine, des USA, de Palestine et d’ailleurs et j’entends bien les défendre tous quand ils sont agressés.


    • sylvain sylvain 25 février 15:33

      @Com une outre
      Les politiques des Etats doivent-elles prendre prioritairement en compte, avant l’intérêt des peuples, l’enrichissement des multinationales les plus puissantes ? Il est sà»re que la réponse en UE, en Chine ou aux US n’est pas la même.

      la reponse est precisemment la meme dans tous ces pays. Regardez les taux d’inegalites en chine ou en russie, regardez comment vivent les plus pauvres et comment vivent les plus riches... c’est pire qu’en occident, en tout cas pas mieux !

      Ces pays sont totalement capitalistes, et ils n’affirment meme pas le contraire, ils le disent eux meme. La difference, c’est qu’il y existe un etat qui defend ses interets et qu’il y est tenu par un groupe sensiblement different que celui des grands capitalistes alors que chez nous c’est le meme groupe.

      D’autre part, poutine et son groupe de pouvoir, ou xi et le PCC sont des oligarques.
      Oligarque ne veut pas dire riches, ca designe le petit groupe qui tient le pouvoir dans une societe


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 février 15:54

      @Com une outre
      Pour être précis en ce qui concerne l’aide des USA à l’Ukraine voici la liste fournie par wikipedia :

      - 20 Mil Mi-17 ( livré en avril 2022)10

      - 31 M1 Abrams ( livré fin 2023)10

      - 186 M2/M3 Bradley ( livré a partir d’avril 2023)10

      - 300 M-113 ( livré a partir de juin 2022)10

      - 189 Stryker ( livré a partir de mars 2023)10

      - 250 M1117 Asv

      - 440 International MaxxPro10

      - + 2 000 HMMWV ( livré a partir d’avril 2022)10

      - 190 Roshel Senator10

      - 180 M77710

      - 72 M-109A1 155 mm ( livré en décembre 2022)10

      - 39 M142 HIMARS 10( livré a partir de juin 2022). 2 ont été endommagés et sont en réparation au états unis

      - 12 batterie NASAMS10

      - 1 batterie M903 Patriot10

      - plusieurs centaine de drones

      C’est une infime partie de ce dont dispose l’armée américaine. Par exemple, elle a donné 39 HIMARS. Or, elle en dispose de 363 et elle en produit 48 par an. Autre exemple : elle a fourni 31 chars M1 Abrams or, ce char n’est plus utilisé dans l’armée américaine depuis 1996 et ils en ont produit 3273. Encore un exemple : elle a livré plusieurs centaines de drones or l’armée ukrainienne a prévu d’en utiliser 1 million cette année.
      L’aide américaine est infime. Il est ridicule d’affirmer comme le font certains qu’il y aurait en Ukraine une guerre de la Russie contre l’OTAN.


    • Com une outre 25 février 19:52

      @Jean Dugenêt
      Je vous rappelle que les USA comme l’UE ne sont pas en guerre contre la Russie. Ce qui limite leur action. Surtout, ils n’ont pas de missiles hypersoniques et les américains viennent même d’abandonner ce programme, ils n’ont pas la technologie, détenue par la Russie et la Chine uniquement. Ce qui les met en très grand danger, d’où la prudence du Pentagone. Entrer officiellement en guerre n’est pas concevable pour eux (même problème au proche-orient), ils n’en ont pas les moyens.


    • Com une outre 25 février 20:05

      @Jean Dugenêt
      Effectivement, nous ne sommes pas du tout d’accord et je ne crois pas du tout à votre perception de la stratégie américaine. C’est pur fantasme à mon humble avis.
      Sinon, justement c’est vous qui voyez le monde comme des blocs que gèreraient les américains. C’est aujourd’hui faux. Je vous explique que la mondialisation, l’inverse des blocs donc, se fait grâce à d’énormes multinationales qui pèsent sur les gouvernements. Cela entraîne obligatoirement un questionnement idéologique.


    • Com une outre 25 février 20:26

      @sylvain
      Vous me dites que la réponse est la même dans les pays en exemple mais vous expliquez le contraire ensuite. Quant aux oligarques à la tête de ces pays, ils ne se ressemblent pas tous : regardez, depuis 30 ans, l’évolution du niveau de vie en Russie et en Chine, comparez avec l’UE. Consultez la progression des PIB/habitant, c’est éloquent. Il y a bien une différence d’utilisation des bénéfices de la mondialisation, pour l’instant du moins.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 février 22:01

      @Com une outre

      « Je vous rappelle que les USA comme l’UE ne sont pas en guerre contre la Russie. »

      Merci de ce rappel mais j’étais au courant. J’ai parlé de l’aide en armement donnée par les USA à l’Ukraine pour répondre à l’une de vos affirmations. Vous aviez en effet écrit : « La Russie a démontré qu’elle est plus forte militairement que l’Otan, donc que les US. » Etes vous conscient que la Russie piétine dans une guerre contre un minuscule pays qui n’a bénéficié que d’une aide minime.

      Je n’ai vraiment rien vu de la démonstration de la supériorité de la Russie. J’ai même plutôt constaté l’inverse. Vous ajoutez des affirmations gratuites qui sont obligatoirement fausses pour clamer que Russie ou Chine aurait une puissance militaire supérieure aux USA. Je combats tous ces impérialismes : Russie, Chine et USA. Cependant j’ai besoin d’accéder à la réalité de la situation internationale. C’est tout le but de mon article. Je sais que le budget militaire des USA depuis des décennies est grandement supérieur à tous les autres. Je veux bien qu’ils soient scientifiquement et techniquement particulièrement nuls mais d’une part cela reste à démontrer et d’autre part, il m’étonnerait que par incompétence ils puissent faire beaucoup moins que les autres avec beaucoup plus de moyens. Je crois surtout que dans votre logique de blocs qui s’opposent vous voulez que le bloc des USA soit le plus faible et vous finissez par prendre vos désirs par des réalités.

      Vous vous condamnez à ne rien comprendre si vous ne sortez pas de cette logique de blocs qui s’affrontent. L’ennemi des capitalistes américains ne sont pas leurs concurrents dans le domaine précisément du capitalisme c’est à dire dans la course à être la plus grande puissance à la fois économique et militaire. Cette concurrence existe mais ce n’est pas ce qui leur importe. Ils ne veulent plus jamais voir de révolutions qui font que des parties du monde sortent de leurs marchés et exproprient les capitalistes. Dans cette perspective après avoir enfin regagné tous les territoires de l’ex-URSS pour les ramener dans le giron du capitalisme, ils ne veulent qu’ils en ressortent or isl craignent un embrasement dans cette région du monde si le régime de Poutine tombe. Au delà de leurs dissensions actuelles, ils restent fondamentalement les complices qu’ils étaient clairement en 2002.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 février 11:06

      @sylvain
      Bonjour Sylvain,
      Je n’ai pas encore réfléchi et écrit sur la notion d’oligarque. Il y a-t-il une nuance à ajouter par rapport au terme « capitaliste » ? On constate que ce terme n’est employé que pour les pays redevenus capitalistes récemment. Ce sont bien les nouveaux riches qui sont ainsi désignés mais c’est comme si on gardait un peu de la définition des bureaucrates de l’ancien régime. Les oligarques sont en fait les nouveaux riches qui détiennent du pouvoir.
      De ce point de vue, il n’y a guère de différence avec ce qui se passe ailleurs. En France, Macron ne dirige rien et ne décide de rien. Il fait ce que Bernard Arnault lui demande de faire.
      La différence avec la Russie est énorme. Poutine est vraiment l’oligarque décideur. Il élimine les autres oligarques quand ceux-ci le dérange. Il est certain que fréquemment en Russie les oligarques se suicident ou ont des accidents.

      Le régime en Russie serait comparable à une France dont le président de la République serait Bernard Arnault et que celui-ci éliminerait les autres milliardaires qui ne lui obéissent pas. Ce serait évidemment une dictature.

      Il faudrait maintenant préciser qu’en Ukraine c’est un peu différent mais que des oligarques-voyous y ont aussi beaucoup de pouvoir.


    • Com une outre 26 février 18:34

      @Jean Dugenêt
      Vous éludez le problème en parlant budget militaire, comme si avec des pays comme la Chine ou la Russie cela avait un sens. De même vous dites ne pas être dans une logique de blocs mais vous ramenez tout à « les américains contre le reste du monde ». Si vous n’admettez pas que les américains n’ont plus la main, plus d’hégémonie, vous ne pouvez comprendre ce qui se passe dans le monde actuellement. Une vision d’un point de vue uniquement « otanesque » est forcément restrictive et fausse. Essayez d’être russe ou chinois ou saoudien...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 février 22:50

      @Com une outre
      Il me semble que vous avez écrit :
      « La Russie a démontré qu’elle est plus forte militairement que l’Otan, donc que les US. »

      Vous avez ensuite précisé sans donner de sources d’ailleurs :
      « Surtout, ils n’ont pas de missiles hypersoniques et les américains viennent même d’abandonner ce programme, ils n’ont pas la technologie, détenue par la Russie et la Chine uniquement. Ce qui les met en très grand danger »

      Il me semble bien que vous expliquez que les USA sont militairement plus faible que la Chine et l’URSS. Vous ajoutez maintenant :

      « Vous éludez le problème en parlant budget militaire, comme si avec des pays comme la Chine ou la Russie cela avait un sens. »

      Bien évidemment que cela à un sens. La question est largement documentée. Voici quelques url sur le web :

      https://www.lafinancepourtous.com/outils/questions-reponses/quels-sont-les-pays-depensant-le-plus-pour-leur-defense/

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_d%C3%A9penses_militaires

      https://fr.statista.com/statistiques/564916/pays-avec-les-depenses-militaires-les-plus-elevees-en/

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Budgets_de_la_d%C3%A9fense_dans_le_monde

      Bref ! Cela fait des décennies que les USA ont un budget militaire environ 10 fois plus élevé que la Russie et quatre fois plus élevé que la Chine. Vous aurez des chiffres plus précis en suivant les liens ci-dessus. Vous voudriez faire croire que les USA aurait une puissance militaire moindre que la Russie et que c’est par peur d’être battus militairement qu’ils seraient prêts à lâcher le soutien à l’Ukraine.

      Ils n’ont jamais soutenu le peuple ukrainien ailleurs que dans des discours. Le mythe d’un soutien des USA à l’Ukraine dans le but que l’Ukraine inflige une défaite à la Russie doit être abandonné. C’est le mythe de la propagande de Poutine qui prêtend maintenant que l’OTAN agresse la Russie. C’est une explication bien tardive car il n’a jamais expliqué cela avant 2007 (voir les discours que je cite) et il n’était même pas clair à ce sujet en 2022 quand il a envahit l’Ukraine (voir son discours la veille de l’invasion).

      Je vous ai donné les chiffres de Wikipedia montrant la réalité de ce que les USA ont fournit à l’Ukraine. Ce sont des miettes au regard de ce qu’ils pourraient donner et cela prouve qu’ils ne veulent pas infliger une défaite à Poutine. Jusqu’à maintenant, ils ont tout fait pour que la guerre dure. Je vous ai expliqué pourquoi ils agissent ainsi.

      Sur la question des blocs. A partir du moment où vous expliquez que les USA sont plus faible que la Russie et la Chine c’est bien d’une analyse de conflits ou d’opposition entre des pays ou des blocs de pays (la Russie a des alliés) que vous menez. J’y oppose une analyse en terme de luttes de classes ce qui inclut évidemment la lutte des puissances capitalistes pour interdire toute mobilisation de peuples exploités notamment pour leur indépendance. Sur ce point toutes les puissances capitalistes sont d’accord ensemble c’est donc le cas pour les dirigeants actuels des USA mais aussi de la Russie et de la Chine. Il n’en a pas toujours été ainsi.

      Cette analyse de lutte entre pays ou groupes de pays a pour conséquences :
      de nier l’importance dans l’évolution historique du rôle des masses populaires. Tout est expliqué par des manœuvres sournoises et secrètes visant à déstabiliser des pays. Il n’y a aucune place là dedans pour des révolutions.
      de supprimer les conflits internes à chaque pays entre les exploités et les exploiteurs. Dans le pays des gentils tout le monde est gentil et dans les pays des méchants tous le monde est méchant.
      cela amène à des explications différentes selon le pays qui est concerné. Nous sommes les seuls à vouloir tenir le même discours cohérent aux exploités du monde entier. Le discours que nous tenons aux ukrainiens, aux russes, aux américains et aux français est le même. Nous voulons construire un parti mondial.

      Les préceptes idéologiques de ce type sont d’ailleurs le plus souvent ceux de l’extrême-droite. Voir à ce sujet mon article : « Les composantes de l’extrême-droite ».


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 février 23:35

      @Com une outre

      J’ai l’impression que vos informations concernant les technologies de pointe de l’armée américaine doivent être revues. Je vous propose pour cela quelques liens :

      Je m’arrête-là mais il me semble évident qu’avec un budget 10 fois supérieur à celui de la Russie, les USA ne peuvent pas être en retard par rapport à cette Russie qui piétinent face à l’Ukraine : un petit pays qui n’a jamais prétendu être à la pointe de l’armement. La propagande russe a, depuis longtemps, voulant faire croire que la Russie était suréquipée militairement. C’est l’attitude commune des animaux qui se défient en espérant faire peur à l’adversaire sans avoir à engager le combat. Le conflit ukrainien a au moins permis de mettre les pendules à l’heure sur ce sujet. Pour se tenir au courant il faut être ouvert à tous les discours et ne pas toujours écouter ceux qui viennent de la même source. Il est vrai que sur AgoraVox on est gâté en manière de sources poutiniennes.

  • Fanny 25 février 18:10

     

    la résistance ukrainienne sans aucune aide avec (avait  ?) bloqué l’avancée de l’armée russe.

     

    Les trotro sont toujours dans le délire russophobe. Cette phobie date de l’assassinat de Trotski par Staline et leur fait raconter n’importe quoi.

    Huit années d’aide militaire importante par US/UK, aide matérielle et d’encadrement en vue de permettre à l’Ukraine de reconquérir l’Est du pays et la Crimée, sont ici réduites à zéro dans le délire russophobe du trotro.

    l’armée russe est minuscule au regard de la puissance militaire américaine.

    Et ça continue de plus belle. Si cette affirmation avait une once de réalité, la guerre d’Ukraine serait terminée depuis longtemps et n’aurait sans doute même pas été engagée, l’OTAN aurait empêché préventivement l’agression russe.

    L’OTAN est effectivement dans un rapport de 10 à 1 relativement à la Russie, mais notre trotro semble ignorer l’existence des forces nucléaires russes qui paralysent l’OTAN et l’empêche d’intervenir en Ukraine. Sans l’équilibre des arsenaux nucléaires américain et russe, il n’y aurait pas eu de guerre d’Ukraine, il n’y aurait pas eu d’engagement militaire de l’armée russe en Ukraine.

    C’est à cette époque que Georges W. Bush faisait la fête avec Vladimir Poutine à Sochi,

    Cette vision du monde actuel avec la paire de lunettes à double foyers « lutte des classes » d’une part et « américanolâtrie/russophobie » d’autre part, les deux mamelles du trotskisme, n’est plus du tout à l’ordre du jour.

    Ce qui se joue actuellement est un bouleversement dans l’architecture du monde, la Russie et sa guerre d’Ukraine jouant le rôle de catalyseur pour la montée de nouveaux géants qui neutralisent le G7 et le coifferont ou le feront disparaître à terme : Afrique, Chine, Inde, Indonésie ...



    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 février 21:40

      @Fanny

      "Les trotro sont toujours dans le délire russophobe.« 

      Vous osez m’insulter en parlant de délire avec une expression pleine de contradictions. Comment un internationaliste pourrait-il être russophobe ou xénophobe contre un quelconque peuple ? Nous défendons les travailleurs de tous les pays contre les capitalistes de tous les pays. Quand un pays est dirigé par un gros capitaliste qui est en plus un dictateur nous avons mille raison de défendre ce peuple. Quand en plus le gros-capitaliste-dictateur envoie des pauvres travailleurs se faire massacrer en leur imposant d’aller tuer d’autres travailleurs... la coupe est pleine.

      A propos de délire vous parlez d’aide militaire importante. Je viens d’indiquer ce qu’a été en tout et pour tout l’aide militaire des USA à l’Ukraine. Je n’ai plus qu’à faire un copier-coller et je ne vais pas me fatiguer davantage. J’ai déjà parlé de vous dans au moins un article intitulé »êtes-vous d’extrême-droite ?".

      =====================================

      Pour être précis en ce qui concerne l’aide des USA à l’Ukraine voici la liste fournie par wikipedia :

      - 20 Mil Mi-17 ( livré en avril 2022)10

      - 31 M1 Abrams ( livré fin 2023)10

      - 186 M2/M3 Bradley ( livré a partir d’avril 2023)10

      - 300 M-113 ( livré a partir de juin 2022)10

      - 189 Stryker ( livré a partir de mars 2023)10

      - 250 M1117 Asv

      - 440 International MaxxPro10

      - + 2 000 HMMWV ( livré a partir d’avril 2022)10

      - 190 Roshel Senator10

      - 180 M77710

      - 72 M-109A1 155 mm ( livré en décembre 2022)10

      - 39 M142 HIMARS 10( livré a partir de juin 2022). 2 ont été endommagés et sont en réparation au états unis

      - 12 batterie NASAMS10

      - 1 batterie M903 Patriot10

      - plusieurs centaine de drones

      C’est une infime partie de ce dont dispose l’armée américaine. Par exemple, elle a donné 39 HIMARS. Or, elle en dispose de 363 et elle en produit 48 par an. Autre exemple : elle a fourni 31 chars M1 Abrams or, ce char n’est plus utilisé dans l’armée américaine depuis 1996 et ils en ont produit 3273. Encore un exemple : elle a livré plusieurs centaines de drones or l’armée ukrainienne a prévu d’en utiliser 1 million cette année.
      L’aide américaine est infime. Il est ridicule d’affirmer comme le font certains qu’il y aurait en Ukraine une guerre de la Russie contre l’OTAN.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 février 14:30

      @Fanny

      Un copier-coller est plus efficace qu’un simple lien

      -=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-= Etes-vous d’extrême-droite ? -=-=-=-=—=-=-=-=-=-=-=-=-

      Je propose à chacun un petit test. Regardez chaque item de la liste suivante et comptez ceux que vous approuvez :

      • Pour vous, l’ennemi est l’Empire. Vous ne précisez pas de quel Empire il s’agit car vous considérez qu’il n’y en a qu’un. Cette notion est pour vous une évidence.
      • Vous pensez que l’Empire est dominé par les grosses fortunes juives. Il est parfois qualifié d’Empire anglo-sioniste ou d’Empire américano-sioniste. Il est essentiellement américain avec la complicité de pays européens comme la France, le Royaume Uni...
      • La CIA et les milliardaires juifs sont, de votre point de vue, responsables de tous les malheurs : les guerres, les conflits…Ce sont eux qui élaborent les stratégies politiques de l’Empire.
      • Vous considérez que les stratégies de l’Empire visent essentiellement à s’accaparer les ressources en hydrocarbures de toute la planète afin de dominer le monde.
      • Vous considérez que l’Empire est à la base du projet sioniste.
      • Vous assimilez la défense du peuple palestinien à la lutte contre les juifs.
      • Vous défendez tous les chefs d’état qui donnent l’impression d’être opposés aux USA surtout si ce sont des dictateurs, des envahisseurs et des gros capitalistes.
      • Vous défendez Poutine et El Assad. Vous n’émettez jamais la moindre critique contre eux.
      • Vous êtes contre le communisme qui, de votre point de vue, ne peut amener que des dictatures, de la répression et des massacres.
      • Un régime capitaliste, comme celui de la Russie, vous conviendrait très bien pour la France pourvu que celle-ci soit dirigée par un homme qui ait les qualités de Poutine.
      • Vous vous opposez aux 8 organisations syndicales françaises (CFE-CGC, UNSA, CFDT, CGT, FO, Solidaires, FSU, CFTC) puisqu’elles se sont déclarées solidaires du peuple ukrainien attaqué par « l’opération militaire spéciale » lancée par Poutine.
      • Vous justifiez votre opposition aux organisations syndicales en expliquant que les syndicats sont soudoyés par l’UE qui les finance avec la CES (Confédération Européenne des Syndicats).
      • Vous expliquez les grands conflits par des oppositions entre pays ou « blocs » de pays liés par des traités. C’est ce que vous appelez de la géopolitique et vous estimez avoir une claire analyse à ce sujet.
      • Pour vous la lutte des classes n’a qu’une influence très secondaire dans l’analyse de la situation mondiale et des grands conflits. Pour vous, la lutte des classes ne peut en aucun cas expliquer ces conflits.
      • Pour chaque conflit, il convient, de votre point de vue, de défendre le pays ou le « bloc » de pays qui défend la cause que vous estimez juste et il faut donc aussi défendre leur(s) dirigeant(s).
      • Vous ne vous demandez pas s’il convient de défendre les exploités contre les exploiteurs à l’intérieur d’un pays car pour vous l’essentiel est de savoir si ce pays dans sa globalité est ou non dans le camp que vous défendez contre d’autres pays.
      • Vous défendez les valeurs traditionnelles : travail, famille, patrie.
      • Vous êtes pour la défense de la famille et par conséquent de l’hétérosexualité. Vous êtes contre les « changements de genre » et autres « déviances » caractéristiques de la décadence des civilisations occidentales.
      • Vous voulez une Europe dominée par des peuples de race(s) blanche(s), de culture chrétienne et de politique anticommuniste comme le prévoyait le projet de « Neue Europa » d’Hitler.
      • Vous défendez la Nation et l’Europe contre l’invasion migratoire principal danger de notre civilisation.
      • Vous êtes opposé aux musulmans potentiellement islamistes et djihadistes. Ce sont, de votre point de vue, les forces les plus sombres de l’humanité.
      • Vous pensez qu’il n’y a pas de révolutions populaires mais seulement des révoltes fomentées par la CIA et les grandes fortunes juives à l’instar des « révolutions de couleur ».
      • Vous considérez qu’avec de l’argent, il est possible de déclencher n’importe quelle révolution. Le complot « judéo-bolchévique » se répète à l’infini. Vous pensez que toutes ces fausses révolutions font intervenir des agents étrangers financés par la CIA. Vous pensez d’ailleurs que les principaux conflits sont en fait des complots ourdis par des officines étrangères pour attaquer de glorieux dirigeants politiques qui font obstacle aux visées impérialistes de l’Empire.
      • Vous pensez que l’extrême droite est la seule force capable de faire connaître la vérité. Elle essaie donc de contrer la propagande occidentale dont sont abreuvés les peuples soumis. Vous estimez que ceux qui ne comprennent pas que les discours de l’extrême-droite sont l’exacte transcription de la vérité sont de pitoyables imbéciles.
      • Pour être informé intelligemment vous consultez certains sites web de cette liste : Réseau International, Egalité et Réconciliation, Réseau Voltaire, Les Crises, Le Saker Francophone, Investig’Action. Vous regardez aussi des vidéos de TVlibertés.

      Je rappelle que les marxistes sont opposés à toute idéologie. Ils analysent le monde en ne prenant en compte que les faits matériels (matérialisme) avec notamment l’exploitation de l’homme par l’homme qui est le fondement du capitalisme. Ils s’opposent en cela à toutes les idéologies. Ils ne partent pas d’idées préconçues, telles que celles de l’extrême-droite, qui viendraient se plaquer sur les faits. Ils partent des faits qu’ils analysent comme des données brutes. De plus les marxistes manient la dialectique. Ils ne mettent jamais un signe « égal » quand il s’agit d’analyser des réalités mouvantes, qui sont donc chargées de contradictions. C’est notamment le cas lorsqu’ils analysent ce que sont les syndicats, les partis du mouvement ouvrier... Bref ! Les marxistes ne valident aucun de ces items.

      Comptez le nombre d’items avec lesquels vous êtes d’accord. S’il y en a plus de dix, vous pouvez considérer que vous adhérez à une idéologie d’extrême-droite. Nous admettons que des idéologues peuvent valider quelques items sans être nécessairement d’extrême-droite. Il n’est d’ailleurs pas possible d’exiger l’adhésion à tous les items. Dieudonné doute qu’il faille que les européens soient de race blanche et, ni Thierry Meyssan, ni Florian Philippot ne tiennent à ce que l’homosexualité soit réprimée. Par ailleurs certains concentrent leur racisme exclusivement contre les juifs alors que d’autres le concentrent sur les arabo-musulmans. Les militants de l’UPR se défendent d’être racistes mais ils ont un nationalisme tellement exacerbé que cela confine nettement, dans bien des cas, à de la xénophobie. De plus, on trouve, en fait, plusieurs idéologies d’extrême-droite qui coexistent avec des nuances notamment entre JNR, GUD et Soral. J’ai essayé, avec ce test, de faire ressortir les traits qui reviennent le plus souvent dans toutes ces idéologies.

      Ceux qui découvriront, avec ce test qu’ils sont d’extrême-droite ne seront pas satisfaits. Il est inutile qu’ils m’expliquent que mon test n’est pas valable. J’ai compris.


    • Fanny 27 février 01:13

      @Jean Dugenêt
      Ceux qui découvriront, avec ce test qu’ils sont d’extrême-droite 

      Bel effort de votre part.

      Comme vous êtes manifestement un laborieux, tentez l’exercice suivant : inversez toutes vos propositions. Vous trouverez un amoureux de l’Empire américain avide de toutes les richesses du monde, en permanence en guerre pour les accaparer, résolument hostile aux Palestiniens, jugeant les universitaires et géopoliticiens américains Mearsheimer et Walt comme fascistes, promouvant un transfert d’une partie de l’Afrique en Europe pour réduire les salaires et les coûts …

      Pas très sexy comme portrait, à la limite je préfèrerais un bon trotro, sa passion pour l’Empire américain est équilibrée par un certain populisme.

      Pour ce qui me concerne, marxiste version Zemmour, souverainiste version Phlippot, lucide/analytique version Asselineau, antisémite version Groucho Marx, arabophobe version Adjani, franchouillard à béret et baguette version Bourvil, syndicaliste de gauche durant un-demi-siècle, je suis d’abord et avant tout Français, dans l’attente du Messie qui redonnera vie à cette nation qui fut géniale.

      D’extrême droite en somme, comme la moitié des Français, et comme nous désigne notre corporation des imbéciles, je veux dire notre corporation des journalistes (pourquoi sont-ils résolument médiocres, plus mauvais, moins ouverts sur le monde, moins factuels et réalistes si on les compare aux journalistes américains, israéliens, anglais … ?).


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 février 09:07

      @Fanny

      Vous avez le mérite d’avouer que vos schémas de pensée place au-dessus de tout vos préceptes idéologiques dont vous n’avez pas l’intention de vous départir. La recherche de la vérité ne nécessite nullement pour vos de partir des faits pour mener des analyses. Il s’agit toujours, pour vous, d’interpréter les faits pour les mettre en concordance avec vos préceptes.

      Parmi vos préceptes si quelqu’un n’est pas d’accord avec vous ou si (réciproquement) vous n’êtes pas d’accord avec quelqu’un c’est que, obligatoirement, cette personne défend « l’Empire américain avide de toutes les richesses du monde, en permanence en guerre pour les accaparer... ». Vous avez oublié de dire que vous considérer que cette personne est abreuvée par la propagande occidentale... C’est vrai que je doute. Quelqu’un qui écrit : « je suis d’abord et avant tout Français, dans l’attente du Messie qui redonnera vie à cette nation qui fut géniale. » ne me semble pas abreuvé par de la propagande orientale. Je vous rassure je déteste toute les propagandes. J’analyse les faits pour chercher la vérité.

      Je cherche en vain chez vos amis une mise en concordance des faits que j’évoque dans mon article : 
      — le refus de l’OTAN d’intégrer des pays qui en font la demande alors qu’ils sont en conformité avec les critères d’adhésion.
      — le discours de Poutine de 2002.
      — le discours de Poutine de 2007.

      Il est normal que vous veniez lancer vos insultes mais que vous ne disiez pas un mot de l’article que vous êtes censée discuter. J’espère que vous appréciez que je sois le seul à proposer avec véhémence la lecture des discours de Poutine.

      Conformément à vos préceptes, vous ne définissez pas ce que vous appelez « Empire américain ». Les femmes de ménages, les petits noirs d’Harlem et autres exploités américains sont-ils membres de cet Empire ? Conformément à vos préceptes vous lancez vos accusations de ce type sans nullement essayer de les justifier par la moindre citation. Je n’ai rien de commun avec vos discours mais vous avez décidé que je suis dans le moule de ceux que vous prétendez combattre au nom de votre idéologie qui est assurément d’extrême-droite et donc parfaitement conforme, de mon point de vue, à celle de Poutine, Biden, El Assad et autres gros capitalistes et massacreurs.


    • Fanny 27 février 11:01

      @Jean Dugenêt

      le refus de l’OTAN d’intégrer des pays qui en font la demande alors qu’ils sont en conformité avec les critères d’adhésion.

       

      En chargeant toute l’honnêteté dont je suis capable (euh …), voici ce que j’en pense.

      Les Américains ont peut-être, sans doute hésité à intégrer dans l’OTA N des pays de l’Est de l’Europe qui en ont fait la demande. Ils auraient dû hésiter jusqu’au bout et refuser ces adhésions. Enfin, ils auraient dû dissoudre l’OTAN après la disparition du Pacte de Varsovie. Ils ont fait un autre choix : couper l’Europe en deux après 1991, pour notre malheur.

      Car pour nous Européens, le résultat de cette politique américaine est pire que tout, proprement catastrophique : nous voici en guerre en Europe, avec le chef d’un Etat européen sous influence US (le nôtre) projetant d’envoyer des soldats français faire la guerre à la Russie.

      Peut-on imaginer pire, plus tragique ?

      Les Américains ont géré la sécurité en Europe durant 80 ans et se tournent vers le Pacifique en délaissant une Europe coupée en deux, une Europe en guerre. Le pire est que notre oligarchie française a perdu toute lucidité dans sa soumission à la politique délétère US en Europe. Espère-t-elle purger nos 3000 ou 6000 milliards de dette par la guerre ?

      Que les pays de l’Est de l’Europe aient très mal vécu la période 45/91 est bien naturel. Après l’agression (occidentale) nazie de1941, et les menaces (occidentales) de guerre US dans la fenêtre 45/49 où l’URSS n’avait pas la bombe, l’URSS a utilisé les pays de l’Est comme bouclier contre l’Ouest. Ces pays de l’Est en ont conservé une profonde rancœur, et on les comprend. Fallait-il tirer profit des résultats de la guerre pour maintenir une Europe coupée en deux après 91 ? Les USA ont fait le choix d’en tirer profit aux dépens de l’Europe.

      Jusqu’en 1991 du fait du communisme, l’Europe était de fait coupée en deux. Après 91, il n’y avait plus de raison de maintenir une Europe coupée en deux. C’est pourtant ce qu’ont fait les Américains avec l’OTAN. Pour affaiblir l’Europe ? Pour couper l’Allemagne de la Russie dans la tradition britannique d’affaiblir les puissances continentales ? La réponse paraît évidente et le résultat est là aujourd’hui : une Allemagne (et l’UE) en dépression économique …

      Si l’on y ajoute les rancoeurs historiques : la Pologne qui a raté la colonisation de la Russie au XVIIème et a été agressée par la Russie en 39 lors du Pacte, l’opposition entre les Empires d’Occident et d’Orient, entre catholiques et orthodoxes, les Américains étaient sur un terrain idéal pour maintenir une Europe coupée en deux avec l’outil OTAN, une Europe en guerre aujourd’hui, dont les USA portent l’entière responsabilité (Maïdan), ne serait-ce que parce qu’ils ont pris en charge la sécurité de l’Europe depuis 45.

      Que la France et l’Allemagne continuent de couler l’Europe en étant incapables de construire une défense européenne et en se soumettant aux dictats américains est profondément déprimant. Deux raisons à cela : les défaites de 40 et 45 dont ces deux pays se sont mal relevés, et le fait que l’UE soit dominée par l’ethnie et la culture anglo-saxonnes, par les « WASP » version européenne. Toute l’Europe du Nord, qui domine l’UE, se vit comme américaine et parle couramment l’Américain.

      Trump, en laissant tomber l’Europe, va-t-il la sauver ?


    • Fanny 27 février 12:20

      @Jean Dugenêt

      — le discours de Poutine de 2002.
      — le discours de Poutine de 2007.

       

      Tout s’est joué, le destin de l’Europe d’abord, entre ces deux discours.

      Que s’est-il passé ?

      Cette rupture est tout simplement la conséquence de la politique américaine de coupure en deux de l’Europe que je décrivais ci-dessus.

      Poutine, à la tête d’un Etat dix à vingt fois plus faible que l’US-OTAN aux plans économique et militaire, a pris acte de ce choix américain d’exclure la Russie de l’Europe. Il a compris que c’était irréversible et il s’est tourné vers le reste du monde et vers la Chine.

      Poutine a résumé cette rupture par une anecdote face au journaliste américain : pproposant à Clinton de faire adhérer la Russie à l’OTAN, Poutine a reçu une réponse en deux temps.

      Super idée ! dit Clinton, mais je dois en parler à mon équipe.

      Le lendemain, refus net. L’Etat profond américain a parlé. Poutine a compris. La guerre d’Ukraine vient de là.


    • Fanny 27 février 13:13

      @Jean Dugenêt

       Les femmes de ménages, les petits noirs d’Harlem et autres exploités américains sont-ils membres de cet Empire ?

       

      Le misérabilisme et la victimisation, très tendance en France dans les argumentaires, ne me font aucun effet.

      Votre question ne fait que renvoyer à votre obsession : la lutte des classes et la révolution mondiale marxo-trotskiste de tous les prolétaires contre tous les exploitants. L’horreur absolue par son mondialisme/universalisme/uniformisme.

      Après l’expérience soviétique, même les Chinois en sont revenus. Ils n’essayent pas d’exporter le communisme en Afrique, mais le développement économique.

      La lutte des classes est une réalité, bien mise en évidence par le génial économiste Karl Marx. Que cette réalité commande tout le reste dont l’histoire de l’homo économicus et notamment « l’aliénation » qui est une notion de psychologie humaine, est une vision réductrice de l’humain. Marx n’était pas psychologue.

      Cette erreur tragique, cette vision rousseauiste de l’homme a conduit aux pires horreurs. Il faut assumer la nature humaine : une salle bête dotée de raison, de culture et parfois de génie dont il faut gérer l’avidité et la violence. C’est compliqué, mais nier cette nature ou chercher à l’effacer est la pire des approches.

      Après les Soviétiques et les Chinois, Dugenêt comprendra un jour (il faut l’espérer) que La Révolution Permanente de tonton Léon est une connerie.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 février 19:57

      @Fanny

       « Ils ont fait un autre choix : couper l’Europe en deux après 1991, pour notre malheur. »

      En 1991 les choix fait par les US/OTAN étaient de s’aligner sur ce que voulaient Gorbatchev/Eltine/Poutine. Ils voulaient le retour au capitalisme. C’était la seule chose qui les intéressait en ce qui concernait le b:oc de l’Est

      « Enfin, ils auraient dû dissoudre l’OTAN après la disparition du Pacte de Varsovie. Ils ont fait un autre choix : couper l’Europe en deux après 1991, pour notre malheur. »

      Quand Poutine est arrivé au pouvoir en URSS, il s’est entendu avec les US/OTAN sur la politique a mener. Ils ont mis en place d’un commun accord une structure Russie/OTAN. Je vous ai donné le lien sur le discours de Poutine qui était très satisfait de cette politique. Vous avez en plus les photos de Poutine absolument réjouit qui fait la fête avec le Président des USA. Il n’est pas possible d’en condamner un sur ce qu’il a fait à l’époque sans condamner l’autre.

      Pour ma part, je trouve que depuis des petites choses ont changé dans les relations US/Poutine mais bien peu de choses.

      Il faudra encore que j’aille plus loin dans mes explications avec des sources. Savez vous que quand Poutine a décidé d’envahir l’Ukraine il en a informé les américains qui lui ont donné le feu vert ? Ils n’ont pas dit qu’ils soutenaient cette décision mais qu’ils ne s’y opposeraient pas. Ils avaient décidé de le laisser faire et ils s’étaient mis d’accord avec lui sur ce point. Ils étaient sur la même ligne qu’avec la Syrie puis le Kazakhstan.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 février 20:18

      @Fanny

      Imaginez donc la foule d’abrutis français qui ont fait une révolution en 1789-93. Ils voulaient des horreurs. Je ne vais pas vous transcrire la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

      Combien de temps a-t-il fallu pour que les grandes idées des premiers républicains puisse prendre forme de manière viable dans une république ?
      Pour y arriver il a fallu de multiples changements de régimes. Le Consulat, l’Empire (le premier). Une première restauration puis les cents jours et une nouvelle restauration. Chute de la monarchie pendant les trois glorieuses de 1830. Récupération de ce départ de nouvelle révolution par Louis Philippe qui propose avec une nouvelle forme de monarchie « d’éviter les excès » des deux « extrémismes » (la monarchie absolue et la terreur républicaine). Nouvelle entrée en Révolution en 1848. Espoir d’une nouvelle république (la deuxième). Les français républicains ne trouve rien de mieux pour faire une république que d’élire le neveu de Napoléon. Il fait inévitablement un coup d’Etat et s’autoproclame Empereur. Il veut redorer son blason en guerroyant avec les prussiens-allemands. Résultat : Paris est assiégé mais les parisiens se révoltent. Ils mettent en place le premier gouvernement ouvrier : une horreur pour toutes les monarchies et autres régimes de l’époque qui signent rapidement une paix pour aller ensemble massacrer ces parisiens. On est en 1871. Personne n’a vu se réaliser les « utopies » des révolutionnaires et pourtant...

      La troisième république se met en place.

      Il en a fallu des avancées et des recul pour qu’enfin une république bourgeoise se mette en place.

      Combien faudra-t-il d’avancées et de reculs pour parvenir à se sortir du capitalisme ? Y arrivera-t-on ? Je n’ai aucune certitude pour répondre à ces questions. Ce que je sais, par contre, c’est que si l’humanité n’arrive pas à se sauver par cette unique solution elle va sombrer dans une monstrueuse barbarie et courir à sa perte.

      Je vous invite à lire mon article « Socialisme ou Barbarie ».


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 février 13:26

      @Fanny

      Vous écrivez ceci :

      « Poutine a résumé cette rupture par une anecdote face au journaliste américain : pproposant à Clinton de faire adhérer la Russie à l’OTAN, Poutine a reçu une réponse en deux temps.

      Super idée ! dit Clinton, mais je dois en parler à mon équipe.

      Le lendemain, refus net. L’Etat profond américain a parlé. Poutine a compris. La guerre d’Ukraine vient de là. »


      Cela m’intéresse grandement. Pouvez vous préciser votre source avec des liens sur des documents ?
      Merci


    • Fanny 2 mars 01:39

      @Jean Dugenêt
      Pouvez vous préciser votre source avec des liens sur des documents ?

      JExclusive : Tucker Carlson Interviews Vladimir Putin (youtube.com)


  • zygzornifle zygzornifle 26 février 14:16

    L’ordre et le désordre sont les armes du capitalisme .....


  • suispersonne 27 février 11:44

    Concernant le concept de capitalisme.


    1. En faire une catégorie économique amène à des absurdités, comme l’affrontement, dépourvu de toute consistance, entre deux conceptions « opposées » du fonctionnement « souhaitable » de la société humaine, => enfermement maléfique de la réflexion.

    2. Ce concept réducteur permet des anathèmes insignifiants comme « marxisme », « communisme », « étatisme », « libéralisme », « investissement », « profit nécessaire et juste », ...

    3. Alors qu’il s’agit d’un concept d’une catégorie morale.

    4. Qui échappe à toutes les classifications des zéconomistes infects, dont la partialité est l’essence, qui récitent leurs préjugés, en voulant toujours faire croire que l’économie serait une science.


    En fait, le capitalisme s’explique aisément comme l’idée de la supériorité et de la légitimité de l’avidité individuelle,

    indifférente à la spoliation et à la destruction du bien commun.


    Ce qui est tout de même incroyable, c’est que cette évidence douloureuse, qui n’est jamais avouée par les avides zaxionnères et milliardères, est parfaitement perçue par les gueux.

    Et pourtant ...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 février 12:50

      @suispersonne

      Je suis assez d’accord avec nombres de remarques que vous faites mais absolument pas d’accord avec ce qui est à la base de votre raisonnement : faire du capitalisme une catégorie morale

      Mon point de vue est matérialiste. Ce ne sont pas des conceptions différentes de la morale qui modifient les conditions de vies ce sont au contraire les conditions de vie qui génèrent des consciences différentes chez les hommes. Cette attitude des « forts » qui consiste à se croire supérieurs est en effet constante mais c’est parce qu’ils sont placés dans des conditions d’existence privilégiées qu’ils acquièrent cette attitude et non l’inverse. Cela s’étend d’ailleurs à toutes les formes de privilèges. Les puissances capitalistes pratiquant le colonialisme, et même actuellement le néo-colonialisme, peuvent à certains moments faire bénéficier les « exploités nationaux » des surplus de plus-value extorquée dans les colonies. Il en résulte concrètement qu’en France, au moment de la décolonisation, nombreux étaient les partisans de l’Algérie Française qui avaient la certitude d’être des êtres supérieurs aux indigènes des colonies. Aujourd’hui, en Russie, des partisans de la Grande Russie, tout en étant parfois énormément exploités, ont la certitude d’être supérieurs aux Ukrainiens qui ont toujours étaient considérés comme des petits-russes (qualificatif raciste parfois utilisé pour désigner la langue ukrainienne) et veulent que cette « Petite-Russie » reste sous la domination de la « Grande Russie ».

      Je crois utile de citer les classiques du marxisme. En 1859, dans son « Avant-propos » de la Critique de l’économie politique, Karl Marx raconte comment il reprenait à son compte la dialectique d’Hegel mais il abandonnait sa vision idéologique de l’économie pour adopter une conception matérialiste de l’histoire. Selon lui, “Ce n’est pas la conscience des hommes qui déterminent leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience".


    • suispersonne 27 février 15:20

      @Jean Dugenêt
      Merci pour votre réponse travaillée.
      Permettez moi de dénoncer ce que je vois comme une erreur majeure.
      Vous opposez matérialisme et morale.
      Le concept de matérialisme est une réduction de la réalité.
      Bien commode pour ne pas parler du fait qu’être humain entraîne le choix d’être moral ou pas, d’avoir une conscience ou pas, de se sentir responsable ou pas.
      Le terrain dans lequel vous travaillez ne gêne jamais les monstres partisans d’une avidité qui serait légitime, et qui les autorise à la spoliation et à la destruction du bien commun.


  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 février 13:49

    @tous

    Je viens de préparer une modification de mon article pour une prochaine édition sur mon blog de Médiapart. A la fin du paragraphe qui suit la photo où on voit Poutine et Staline, je vais ajouter ceci :

    "La restauration du capitalisme s’est accompagnée dans toute l’URSS d’une volonté de retrouver les libertés bafouées par la longue période de dictature. En particulier, les peuples qui ont subi une situation de colonisation par la Grande Russie ont voulu reprendre leur indépendance. Les pays Baltes, ont été les premiers pays de l’ex-URSS à s’émanciper de la tutelle russe. Ils ont immédiatement adhéré à l’OTAN (2004) pour se placer sous la « protection » des puissances capitalistes anciennes. Dès lors, l’OTAN a commencé à apparaître comme un danger pour Poutine qui voyait cette même aspiration à l’indépendance se manifester en Tchétchénie, en Biélorussie, en Géorgie, en Ukraine, au Kazakhstan...

    Cependant, répétons-le, cette volonté d’adhésion à l’OTAN venait des populations de l’ex-URSS qui se révoltaient contre la tutelle de dictateurs. Elle ne venait nullement de l’OTAN ou des USA. Cela présente d’ailleurs une difficulté majeure pour ceux qui veulent construire, dans ces pays, des sections d’une internationale révolutionnaire. Nous approuvons et nous sommes solidaires de cette volonté populaire d’indépendance nationale mais nous contestons que la volonté d’adhérer à l’OTAN ou à l’UE soit une solution. Cela revient à se débarrasser de la tutelle d’un impérialisme pour se placer sous la tutelle d’un autre impérialisme et il serait vain d’essayer de choisir un impérialisme qui serait meilleur qu’un autre. Nous ouvrons, avec cette ligne politique, la seule perspective qui soit réellement internationaliste, puisqu’elle est la même dans tous les pays où les révolutionnaires, avec la classe ouvrière mondiale, combattent l’oppression d’où qu’elle vienne."

    Il ne m’avait pas paru nécessaire de marteler que lorsque nous condamnons un impérialisme ce n’est pas parce que nous en soutenons un autre mais il y a tant de bornés des différentes composantes de l’extrême-droite sur AgoraVox qu’il est nécessaire d’enfoncer le clou. Ce ne sera d’ailleurs pas suffisant. Ils estimeront toujours que ceux qui ne soutiennent pas Poutine défendent les dirigeants américains.

    Je crois que leurs problèmes de dissonance cognitive leurs interdisent de regarder les photos où j’exhibe Poutine festoyant avec un Président de « l’Empire Américains ».


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